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Nouvelles Du Front   

Kaviar Kavalier : un truc de fou



Shining, Kaviar Kavalier et plus récemment Low Frequencies : voilà un petit résumé de ces 3 ans et demi d’activité musicale au sein de Radio Metal. C’est extrêmement réducteur, bien entendu, parce que j’ai fait – à l’instar de tous mes collègues – énormément de découvertes qui m’ont mis de sacrées claques c’est clair. Mais je souhaite dégager ces 3 artistes car ils ont vraiment proposé quelque chose de différent. Par différent j’entends « que je n’avais JAMAIS entendu auparavant ».

L’album Halmstad de Shining avait appuyé là où ça faisait mal avec cette pochette où une nana se met un flingue dans la bouche et ce black expérimental qui touche parfois au divin. Une vraie expérience à l’écoute. Dans un registre différent car industriel, Styx de Low Frequencies dont on vous a parlé récemment ne peut passer inaperçu. Même si le côté purement électronique en lui-même n’est pas révolutionnaire, c’est sa redondance qui lui confère de la personnalité et un côté véritablement unique. Et au sujet de Kaviar Kavalier, lui aussi une découverte High Hopes, il vaut à lui seul un article.

Bukakke Express est un disque génial et totalement fou.

Quand un opus pareil te tombe entre les mains tu te dis « euh… ouais… mais c’est quoi ce machin ! ». Car lorsqu’on découvre un album, c’est avant tout la pochette que l’on voit. Ici la pochette et, plus globalement, l’artwork sont dédiés aux filles asiatiques. Et là tu comprends tout de suite que ça va être le bordel. Car la police utilisée est assez kitsch (ça fait penser aux années 80) et surtout tu ne distingues pas vraiment la différence entre Kaviar Kavalier en haut et Bukakke Express au centre. A quoi avons-nous affaire ? Telle est la question.

En fait Kaviar Kavalier est le nom du projet et Bukakke Express le titre de l’opus. Apparemment, ils sont tchèques. Sous la mention du groupe on peut voir la phrase suivante « Starring : Necrocock, Marcel ». Vous vous en doutez, je me suis bien marré en voyant ça parce qu’avoir des pseudo aussi pourris est le signe imparable d’un grand disque. Avec le sigle « interdit aux moins de 18 ans » et la présence de toutes ces filles asiatiques, ma curiosité était, comme vous l’imaginez, à son comble. Plastique enlevé et cd entre les mains je me retrouve au c?ur de Kaviar Kavalier avec des photos de Necrocock en guise de (guest) star. On pourrait le décrire comme une sorte de gros dégueulasse parti en Asie pour la découverte d’une culture différente… si vous voyez ce que je veux dire.


Necrocock

Car, en effet, cet opus n’est-il finalement pas un concept-album sur le sexe en Asie ? Probablement. Tout au long de ce cd on entend des gémissements et des trucs un peu bizarres… « Mais que fait-il comme musique ce groupe ? Il l’a toujours pas dit ce con*ard de Doc ! » Vas-y lecteur, j’aime quand tu m’insultes. Bah en fait c’est super compliqué de répondre à cette question. Car si une formation ne répond à aucune étiquette, c’est bien Kaviar Kavalier. C’est un rock/metal hyper malsain (la voix de Necrocock est spéciale, une sorte de murmure tout en retenue) avec des sonorités asiatiques, album-concept oblige. On peut aussi souligner une dimension électronique dans les compositions.

Bref pour se faire une idée, il faut écouter ou voir le clip qui résume sans doute bien l’ensemble de cette bafouille :

Alors on pourrait penser à une blague, tout ça tout ça. Mais pas du tout. Kaviar Kavalier a déjà sorti 3 albums (Bukakke Express est le 4e) et vous serez d’accord avec moi, nous devons absolument rendre hommage à son statut de groupe culte car pionnier en son genre. Complètement déjanté, le projet musical de Necrocock – un grand maître au potentiel crado avéré – est original au possible et satisfera peut-être les curieux qui oseront franchir le cap de la pochette !



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