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Metalanalyse   

Kill Devil Hill, l’évidence même


« Quand la vieille école rencontre la nouveauté ! » déclarait Kill Devil Hill pour décrire sa musique, à l’approche de la sortie de son premier disque éponyme. Kill Devil Hill, c’est la rencontre entre le bassiste Rex Brown (ex-Down, ex-Pantera), le batteur Vinny Appice (ex-Black Sabbath), le guitariste Mark Zavon (Ratt, W.A.S.P…) et le chanteur Jason Bragg (Pissing Razors). Et Appice d’ajouter que le groupe sonnait « comme un mélange entre Black Sabbath, Alice In Chains avec un peu de Led Zeppelin ».

Force est de constater que… c’est exactement ça ! Kill Devil Hill, c’est du heavy à l’ancienne, malsain et solennel, remis au goût du jour avec un son et un jeu de guitare lourd, percutant et actuel. Le tout avec une sensibilité grunge, comme sur le titre « Hangman », qu’aurait très bien pu écrire Alice In Chains. « Gates Of Hell » est quant à lui l’incarnation du mélange entre Black Sabbath, pour l’atmosphère lugubre, et Alice In Chains pour le jeu de guitare et l’approche vocale.

Un mélange auquel on imagine parfaitement un ancien membre de Down insérer sa patte stoner, comme sur « Rise From The Shadows ». Pour Rex Brown, qui parle de Kill Devil Hill comme de la nouvelle étape de son « voyage musical », l’évolution est mesurée. Lui qui a toujours joué avec Phil Anselmo se retrouve maintenant dans une formation guère éloignée, d’un point de vue instrumental, de ce qu’il a pu faire avec Down ou Pantera, mais avec un chanteur plus porté sur le chant clair. Le résultat est donc un mélange on ne peut plus cohérent et évident.

Le mot d’ordre global de cet album est la spontanéité, comme vous l’aurez compris en lisant les réponses de Rex Brown à notre interview. Il n’y avait aucune intention particulière en amont concernant la musique, mais aussi les paroles et l’imagerie du groupe. Il s’agissait de faire quelque chose de cool, spontané, à l’ancienne, en rapport avec la musique et le nom Kill Devil Hill. Un démon, des paroles agressives, basta. Et musicalement, il s’agissait simplement de se faire plaisir en découvrant une nouvelle alchimie. Une spontanéité qui, justement, se traduit musicalement par une alchimie incontestable. On n’aurait pu conceptualiser un tel mélange aussi pertinemment en décidant « Tiens, il faudrait faire un mélange entre du heavy des années 70, du stoner et du grunge ».

Kill Devil Hill, c’est exactement à ça que ça devait ressembler.



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