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Live Report   

Killswitch Engage : l’enthousiasme et l’énergie font tout oublier


De plus en plus, les affiches de concert proposent au moins deux premières parties précédant une tête d’affiche. Nous avions presque perdu l’habitude de ne voir que deux groupes lors d’une même soirée. En l’occurrence, en ce 5 juin 2012, l’affiche était donc réduite, mais prestigieuse car pour ouvrir la soirée, Killswitch Engage était venu avec une première partie de luxe, à savoir Dagoba. Soirée chaude en perspective, d’autant plus avec une salle comme le Ninkasi Kao. Dès 19h30 et l’ouverture du show des Marseillais, les corps sont mis à mal, les fronts perlent à grosses gouttes et le public est déchaîné.

Artistes : Killswitch EngageDagoba
Date : 05 juin 2012
Salle : Ninkasi Kao
Lieu : Lyon

Dagoba : l’expérience corporelle

Dagoba entre donc sur scène face à un public déjà nombreux et sur ressorts. Malheureusement, des problèmes de son apparemment récurrents chez les Marseillais en live viennent ternir l’aspect auditif du concert. La basse est tellement présente qu’elle en devient un bourdonnement éclipsant tout et la batterie (du moins les grosses caisses) sur-mixée. Les compos sont à peine reconnaissables, même pour une oreille connaisseuse des morceaux. Pourtant qu’il serait dommage de passer à côté de cette setlist, certes très axée sur les opus What Hell Is About et Poséidon, mais ayant mis à mal plus d’une cervicale. Le plus frustrant étant de savoir que le bonheur actuel de voir Dagoba n’est vraiment qu’infime par rapport à ce qui peut être vécu si les problèmes sonores viennent à être réglés.

Chanteur le Shawter. Ah non, c’est l’inverse.

Car malgré tout, l’expérience reste puissante. Un concert de Dagoba provoque des réactions corporelles irrésistibles, impossible de ne pas headbanguer, sauter, pogotter. Cette expérience est décuplée par l’étroitesse de la salle. Cet effet étant lui même amplifié visuellement par la proximité de Franky Costanza (batterie) par rapport à ses collègues, l’arrière de la scène étant monopolisé par Killswitch Engage. Il est toujours plaisant de voir ce batteur au jeu visuel se déchaîner derrières ses fûts en jonglant habilement avec ses baguettes. On a tendance à ne regarder que lui, alors que pourtant, ses trois collègues sont tout aussi déchaînés. Circle Pits, Walls of death et pogos en tous genre se déclenchent naturellement et chauffent un peu plus une audience déjà acquise à la cause du groupe. Franky ne cesse d’invectiver la fosse à tour de rôle avec Shawter (chant). Les corps sont moites et fatigués, mais telle une drogue, le public ne peut s’empêcher d’en redemander.

Setlist de Dagoba (source setlist.fm) :

There’s Blood Offshore
The Man You’re Not
The Nightfall and All Its Mistakes
Black Smokers
The Fall Of Men
It’s All About Time
Degree Zero
Livin’ Dead
The Things Within
The White Guy (And the Black Ceremony)

Killswitch Engage, un show fraternel

Cette soirée est placée sous le signe de la récente réunion du groupe avec Jesse Leach, son chanteur originel. Un chanteur qui en impose, à la fois charismatique, souriant, détendu et, l’essentiel, en belle forme vocale. Une forme vocale mais surtout physique également présente chez Adam Jonathan Dutkiewicz, guitariste mais également en charge des choeurs. Ce grand pitre maigre attire le regard par sa gestuelle désarticulée et ses prises de paroles tellement décalées qu’elles semblent même surprendre, voire désarmer les membres du groupe. L’homme a l’air incontrôlable et ne se prive pas de couper la parole à Leach.

Si la musique de Killswitch Engage n’est pas des plus diversifiées, leur prestation live est pleine d’un enthousiasme contagieux. Les musiciens blaguent entre eux, les échanges avec le public sont véritablement fraternels. Quand l’un des membres (on vous laisse deviner qui) arrache par mégarde quelques câbles, le groupe arrive à meubler et à transformer ce moment en sketch.

Adam Dudkiewicz, le type qui s’est incrusté à un concert de Killswitch

Mais comme dit plus haut, l’un des points noirs du groupe reste sa musique linéaire. On s’énerve presque quand certaines intros samplées ou certains arpèges qui semblent annoncer une ballade et donc un peu de variété finissent par déboucher sur un n-ième archétype de metalcore. Quelques riffs saignants comme sur ‘Numbered days’ ou ‘This Is Absolution’ dénotent quelque peu avec le reste du répertoire du groupe. Bien entendu, ‘My Curse’, ‘My Last Serenade’, ‘Life To Lifeless’ et la reprise de Dio ‘Holy Diver’ mettent d’accord fans et sceptiques tant ces trois titres sont de véritables tubes. Et l’expérience scénique, grâce à l’énergie et l’enthousiasme que le groupe partage avec son public, reste efficace.

Killswitch Engage, un show linéaire mais énergique et enthousiaste

Setlist Killswitch Engage (source Setlist.fm) :

Fixation on the Darkness
Self Revolution
Numbered Days
Rose of Sharyn
This Is Absolution
Take This Oath
Prelude
Vide Infra
Temple From the Within
The Arms of Sorrow
A Bid Farewell
Life to Lifeless
My Curse
The End of Heartache

Rappels :
My Last Serenade
Holy Diver (Dio cover)



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