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Live Report   

Korn : puissamment décousu


Korn, on le sait désormais, est revenu en forme depuis quelques années. Et la qualité de leur dernier album en date, intitulé The Serenity Of Suffering, de confirmer cette bonne forme. Bon album, bon groupe, la fête devrait être belle au Zénith de Paris pour ce premier jour de printemps. Sauf que… nous y reviendrons. Intéressons-nous en attendant aux valises de la bande de Bakersfield, Californie. A l’intérieur vous y trouverez tout d’abord leurs compatriotes de Hellyeah et avec eux leur dernier opus Unden!able. Ensuite, avec vingt impressionnantes années de carrière au compteur et un récent opus Wanderer à leur crédit, les Allemands de Heaven Shall Burn.

Trois groupes, trois univers différents, mais un point commun toutefois : aucune de ces formations ne fait dans la berceuse. Pour autant même en s’y mettant à trois, ils ne rempliront pas le Zénith. Entrez donc avec nous dans la salle de la Porte de La Villette pour le constater.

Artistes : KornHeaven Shall BurnHellyeah
Date : 20 mars 2016
Salle : Zénith
Ville : Paris [75]

Hellyeah vous salue bien !

En effet, la salle est en configuration réduite, rideaux tirés sur les gradins du fond de la salle. En 2014, lorsque Jonathan et ses acolytes étaient passés dans cette salle, là aussi, les rideaux recouvraient une partie des gradins. Retour en forme certes mais qui visiblement ne convainc pas la foule de masse. Tant pis, les absents ont tort. 19H30, Hellyeah ouvre le bal de belle manière, avec des titres franchement pêchus. Chad Gray prend immédiatement l’animation à son compte, se plaçant sur les retours, au plus près du public. Le reste du groupe est lui aussi actif, en particulier Kyle Sanders, bassiste aux dreadlocks.

Côté son, on a eu meilleur, première partie oblige. Côté lumières, là aussi, peu d’intérêt. Bleu ou vert. « Moth » calmera un peu le jeu – un peu ! -, jeu que le public apprécie, comme le montre ses réactions quand Chad lui fait agiter les bras, lever les poings ou encore lui demande de faire du bruit pour Heaven Shall Burn. Cette bien agréable entrée en matière se termine par l’efficace « Startariot » et son rythme martelé. Avant de quitter la scène, Vinnie Paul distribuera pas mal de baguettes.

Setlist :

!
X
Demons In The Dirt
Sangre Por Sangre (Blood For Blood)
Moth
Human
Startariot

Premiers jets de fumée

20H20, les Allemands entrent à leur tour sur scène. Le son est fort, un peu trop. Passons, l’énergie du groupe est bien présente, dans un style très différent de Hellyeah. Point commun néanmoins : là aussi, le chanteur, Marcus Bischoff, prend le rôle de meneur de troupe à son compte, toujours aux avant-postes dans sa chemise rouge. Ses acolytes ne sont pas en reste et participent à l’impact global du groupe. Une tenture avec le logo du groupe habille le fond de la scène. A noter que les Allemands bénéficient de lumières plus élaborées – les projections de forme sur le fond de scène – et de jets de fumée qui permettent de renforcer visuellement une prestation appréciée par le public présent.

Marcus demandera aux spectateurs de faire du bruit pour Hellyeah et pour Korn. Après quarante minutes de concert, Heaven Shall Burn peut quitter le Zénith en ayant accompli sa part du contrat : chauffer la salle pour la tête d’affiche. Au vu de sa réaction, le public est bien chaud pour souffrir en toute sérénité.

Setlist :

Hunters Will Be Hunted
Bring The War Home
Voice Of The Voiceless
The Omen
Downshifter
Land Of The Upright Ones
Passage Of The Crane
Corium
Black Tears (reprise de EDGE OF SANITY)
Intermission
(Awoken)
Endzeit

Acclamé : le micro !

En attendant les hommes, une première star arrive sur scène, accompagnée par un technicien et acclamée par les fans : le pied de micro… sous une couverture ! Rien que cette apparition fait réagir le public. Mais bientôt les lumières s’éteignent et les affaires sérieuses démarrent. Dans un premier temps, derrière un rideau à travers lequel on devine les musiciens. Le tomber du rideau est évidemment accompagné d’acclamations côté public.

« Right Now » issu de Take A Look In The Mirror ouvre le bal, suivi de “Here To Stay”. Mine de rien, ces titres nous ramènent quelques quinze ans en arrière. « Rotting In Vain » du dernier album achève un début de concert propulsé par des titres imparables. En fond de scène, une belle reproduction de la pochette du dernier album. Sur la scène plusieurs panneaux de vingt cinq gros spots placés au niveau du sol habillent joliment le tout. Ajoutez à cela des jets de fumée et vous aurez une bonne vue des moyens déployés ce soir. Le son est franchement correct, ce qui fait du bien aux oreilles. « Somebody Someone » et son rythme plutôt cool est bien reçu par un public qui chante le refrain à gorges déployées, encouragé par Jonathan. Grosse ambiance avec des musiciens ultra percutants et gros succès auprès du public. « Paris, take your mother fuckin’ fist in the air ! » invite le chanteur pour faire chanter au public une ultime fois les paroles du refrain.

Après un court intermède guitaristique, « Word Up » continue la fête suivi de « Coming Undone » dans lequel le groupe glisse un peu du « We Will Rock You » de Queen. Tout cela est très apprécié par un Zénith chaud bouillant qui accueille avec force l’excellent « Insane » issu du dernier album, morceau qui sent bon le futur classique. Les jets de fumée qui accompagnent le titre sont du plus bel effet. « Paris, why the fuck are you so quiet » harangue les fans Jonathan. “Do you want to have fun? So scream like you wanna have fun! Put your middle finger in the air and on the count to three say ‘fuck That’.” Le chanteur très en forme motive le public comme jamais. Excellent !

Beau fond de scène !

Dommage qu’un nouvel intermède casse ce beau rythme donnant une prestation puissante à souhait mais un peu décousue par ces coupures. « Make Me Bad », assez mélodique, claque et avec la qualité du son, le morceau est bien agréable à entendre, soutenu visuellement par les spots éclairant l’ensemble en demi-teinte. Beau travail réalisé par le groupe au niveau des lumières. On se souvient de son passage en 2014 avec des éclairages bien moins agréables. Et – après un nouvel intermède – la cornemuse arrive sous les acclamations du public. Aussi indispensable, incontournable que le micro de feu H.R Giger ou que le short d’Angus pour AC/DC, elle annonce le classique « Shoots & Ladders » dans lequel Korn glisse un peu du « One » de Metallica. La fosse se secoue sur ce titre très schizophrénique avant que Ray ne prenne les commandes pour son solo de batterie.

L’arrivé de « Blind » fait exploser une audience déjà aux anges, qui chante le refrain quand le chanteur lui tend le micro. Les gradins sont debout depuis longtemps. La fête est belle, trop entrecoupée de pauses inutiles, mais belle. Le rappel démarre par la célébration d’un anniversaire, celui de Marco, un des hommes qui oeuvre à la console et continue par le classique « Falling Away From Me » avant que « Freak On A Leash », classique lui aussi, ne termine une heure vingt de beau concert, un peu court tout de même – Korn fait souvent court. Et là, de se dire qu’un peu plus n’aurait pas été de refus surtout avec une telle qualité de morceau sur le dernier opus. Il y avait de la place pour un ou deux titres de plus comme « The Hating » ou « Next In Line » par exemple.

Evidemment, la fête a été belle, Korn reste très efficace en concert, sauf que… sauf que ne jouer que deux titres de The Serenity Of Suffering paraît peu (surtout pour ceux qui sont habitués à voir le groupe en live régulièrement) et qu’une heure vingt de concert est également court. Du coup, en ajoutant les interludes qui n’apportent rien au spectacle, une certaine frustration a probablement pu être présente chez certains spectateurs. Les autres, la majorité présente au Zénith, n’ont pas boudé leur plaisir et ont eu bien raison.

Bel habillage visuel

Setlist :

Right Now
Here To Stay
Rotting In Vain
Somebody Someone
Word Up ! (Cameo cover)
Coming Undone
Insane
Y’All Want a Single
Make Me Bad
Shoots And Ladders
Blind
Twist
Good God
Rappels :
Falling Away From Me
Freak on a Leash

A voir également :

Galerie photos Korn
Galerie photos Heaven Shall Burn
Galerie photos Hellyeah



Laisser un commentaire

  • Gregdevil666 dit :

    Avec le nombres de conséquent de concert donné ces dernières années ils pourraient changer un peut la set-list.

    Pas une de Paradigm Shift, du single en veux tu en voilà, à part Goog God tout le reste est archi convenue. Pi Word Up c’est pas sérieux quoi lol !

    Déçu à ce niveau.

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