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Live Report   

KRONOS AU DOUBLE 6 DE LYON


Artistes : KronosHateFatal Agony
Lieu : Lyon
Salle : Double 6
Date : 24-02-2009
Public : 100 personnes environ


Pierre (Fatal Agony) derrière ses fûts !

Fatal Agony est un nom qui commence à bien circuler dans l’underground lyonnais : le groupe pratique un death metal entre le mouvement moderne actuel (les gars sont fans de Psycroptic) et une musique plus classique avec le coté groove rock’n’roll d’un certain Deicide. Malgré un changement de guitariste récent et une moyenne d’âge plutôt jeune le groupe assure vraiment. Le public a quand même pu noter quelques petites bafouilles techniques. Il faut dire que le death des Fatal Agony est, pour le coup, très technique… donc difficile d’être parfait du début à la fin sur ce style musical. Mais, malgré ce léger bémol, la prestation des Fatal Agony ne fait que souligner sa jolie réputation naissante.

Lors d’un passage plus calme (avec taping de basse) le groupe lyonnais nous permet d’ailleurs d’apprécier son haut niveau technique. Bilan : bonne entrée en matière pour cette soirée « death metal ». Le groupe est d’ailleurs particulièrement soutenu par le public, ce qui fait plaisir à voir. Radio Metal vous l’a dit et vous le répète encore : il faut garder un oeil sur Fatal Agony !


Hate : la Pologne en force (Metalo’s power!)

Il paraît, de sources proches du dossier, que les Polonais de Hate ne sont pas faciles à vivre… Aujourd’hui ils ont l’air plutôt en forme et même s’ils posent un peu, cela colle parfaitement avec leur death metal froid et brutal. Aspect renforcé visuellement par leurs corpse paint et leurs costumes. Les musiciens sont un peu à l’étroit sur scène mais cela ne semble pas trop les gêner pour envoyer une succession de bons morceaux. La setlist n’est pas seulement articulée sur leurs titres récents et les 45 minutes de leur passage ont été un peu courtes pour espérer entendre tous les hits de leur dernier album Morphosis. Le groupe a choisi de jouer leurs morceaux les plus variés rythmiquement, sans doute pour éviter l’ennui de l’hyperblast durant ¾ d’heure à l’instar de Catharsis et Thredony extrait de leur dernier méfait.

Le son est correct mais il manque de précision pour permettre de capter tous les détails de la musique. Malgré cela, le set des Hate est puissant bien qu’un peu linéaire. Un groupe à revoir assurément dans des conditions plus propices !


Kristof, chanteur de Kronos !

L’histoire exacte de l’entrée de Kronos dans la capitale des Gaules reste controversée. Des divers témoins consultés, aucun ne s’est révélé fiable. Les uns demeuraient incompréhensibles, encore saisis d’effroi qu’ils étaient. Quant aux autres, ils semblaient avoir pris le ciel sur la tête. En fait, seule une version des événements fait véritablement autorité: celle d’un manuscrit retrouvé au large du fleuve agité. Ce qui suit n’est rien d’autre que la traduction la plus fidèle de son contenu…

“Après les Fatal Agony et Hate, nous nous demandons comment l’on va pouvoir encore tenir. Rappelons que Hate a déjà pas mal sapé la résistance des troupes. L’endroit est exigu, la chaleur suffocante, les dalles moites. De toute évidence, ce serait là un beau traquenard si nous étions en période de guerre… Le problème, c’est que nous sommes bel et bien en plein agôn ce soir.

Peu à peu se fait entendre l’arrivée du dieu des dieux. Ce sont des éclats d’épée, des bruits de chair découpée et des cris qui lui servent d’ouverture. Des regards médusés se croisent, mais nous restons prêts tant bien que mal pour l’affront. Kronos est déjà là et ce sont des “Ouranian Cyclops” qui viennent nous charger. La réplique de nos hommes ne se fait pas attendre: les premiers rangs partent déterminés.


Tom (basse) en plein effort !

Nos phalanges sont belles à voir: ils font preuve d’un vrai courage et le pogo continue sans faiblir. Kronos n’hésite pas à dépêcher “Mashkhith”. Extrait de Prelude To Awakening, cet ange rebel et exterminateur occasionne de beaux dégâts. Mais le moral y est, et nos jeunes fiertés font montre d’un franc bellicisme. Nous sommes pour tout dire honorés de voir que Kronos déploie ses vieux généraux pour nous terrasser.

Mais c’était bien vite parler: le roi des Titans lance une oeuvre de son dernier méfait intitulé The Hellenic Terror. En effet Kronos nous expédie ses “Bringers Of Disorder” …et le chaos est réellement au rendez-vous. Nous entendons d’abord des cris d’agonie, nous savons que notre issue sera fatale. Pour tout dire, le riff est accrocheur et ne cesse de tourner dans nos têtes.

Nous savions que Kronos était ultra-violent, nous découvrons sur place qu’il ne fait néanmoins pas dans la bouillie death metal. Il sait ménager des accroches particulièrement efficaces, comme si les sirènes Aglaophonos, Thelxiopé et Molpé étaient à ses côtés. Nos guerriers sont pour la plupart charmés; on peut ainsi apercevoir Kronos dévorant les Fatal Agony.

Kronos poursuit sa percée en pilonnant les quelques derniers résistants d’un “Haterealm” tapageur. Aussi illustre soit-il, le père de Zeus semble toutefois soumis ce soir aux caprices des Moires. Quel est ce cruel sort du destin? Tout simplement le larsen, l’insupportable et constant larsen. Kronos ne peut haranguer comme il le souhaite les foules de sa voix caverneuse tant ce son inopportun est tenace. Et à tout juste honneur, il nous faut signaler que ce sera là le seul, mais sérieux, bémol dont il fera preuve.


Kronos : c’est la guerre !

Quelque peu désorienté par ce problème malencontreux, le fils d’Ouranos garde la tête froide et nous matraque de malédictions égyptiennes. Du côté de nos armées, c’est la déroute la plus totale à partir de “Enslaved By The Madness”: nos hommes sont véritablement désorientés, certains avouent même ne plus savoir qui ils sont, comme en atteste ce vieux comparse des Destinity.

Dans la fosse, on croirait revivre les guerres médiques de nos aïeux. C’est sous une lumière bien rouge que l’on assiste à ce qui ressemble à un combat déjà perdu. D’habitude, les mouvements plein d’ardeur de nos panaches en crins de cheval impressionnent. Mais ce soir, c’est la mêlée qui est de mise… et même les femmes prennent dorénavant part à la bataille.

Nous parlions à l’instant de mêlée, et comment ne pas penser dès lors à la présence remarquée de Julien, le frontman des Benighted? Bien que ce dernier domine d’une bonne tête la plupart des belligérants, notre rugbyman stéphannois restera en dehors des affrontements. Massif comme Atlas, vigoureux comme Héraclès, sa carrure reste aussi hypnotisante qu’une Gorgone.

Kronos ne quittera même pas la place qu’il a investit ce soir. Pas de répit donc, mais celui qui émascula Ouranos tient à s’assurer que nos hommes sont encore dignes de reprendre les hostilités. Et malgré la fournaise, la torpeur qui guette et le larsen, nos hommes ont su répondre avec vaillance à l’appel. Faisant face, les épaules contre les épaules, nous sommes prêts pour le “Monumental Carnage” et “Outrance”, coup de massue final de Kronos.

Certes, nous n’avons pas eu la faveur de nous mesurer à ces oeuvres cultes du père de Zeus que sont “Submission”, “Opplomak” ou encore “With Eaque Sword”. Mais cette guerre, sans rester dans les mémoires, aura été des plus sanglantes. Et ce n’est pas fini, car comme le veut la prophétie, un fils parviendra bien à détrôner Kronos… et ça nous l’attendons toujours. Ce ne sera peut-être pas pour ce soir, mais cela ne nous retient pas de repartir dans le pogo. L’oeil toujours aguerri, nous savons que notre âme ne foulera pas la terre des lâches, et que notre honneur ne baignera pas dans le Styx”.

Setlist Kronos:

Intro
Ouranian Cyclops
Mashkhith
Bringer Of Disorder
Haterealm
Intro
Aeternum Pharaos Curse
Enslaved By The Madness
Suffocate The Ignorant
Disease Of God
The Road Of Salvation…
Intro
Colossal Titan Strife
Petrifying Beauty (Part 1: Divine Vengeance)
Rappel
Monumental Carnage
Outrance



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