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Live Report   

L’immanquable anathème dominical


Artistes : AnathemaAnneke Van Giersbergen
Lieu : Paris (France)
Salle : Elysée Montmartre
Date: 10-10-2010

Vincent (chant)

Pour paraphraser le dernier album du groupe Anathema, We’re Here Because We’re Here, l’audience présente ce soir connaissait fatalement les raisons qui l’ont poussée à gravir une à une les dangereuses marches de l’Elysée Montmartre. La musique d’Anathema est en effet une invitation au banquet où le triptyque Corps-Esprit-Ame – réuni ponctuellement sur (s)cène – est une véritable ode à la communion.

Dans le but de rappeler d’heureux souvenirs aux érudits qui ont assisté à cette bacchanale et pour satisfaire tous les convives qui n’ont pu se déplacer, un résumé de la soirée est disponible dans nos colonnes.

Anneke Van Giersbergen (Ex-The Gathering, Agua De Annique) a recueilli sans difficultés les suffrages du public parisien. Au cours de son show acoustique de première partie, la chanteuse est rapidement parvenue à susciter l’admiration de son auditoire : « mais quelle voix… ! » pouvait-on lire sur les visages ici et là. Le charme de la chanteuse a visiblement fait son effet sur ce public amateur de douces mélodies et d’émotions. Pourtant il ne faut pas oublier que ce n’est qu’une fille qui chante avec une guitare quoi ! Mais non, dans les faits c’est Anneke Van Giersbergen qui interprète des chansons…

Et ça fait toute la différence.

Anneke, l’une des plus belles voix de la scène

En cette soirée dominicale, la grande famille du rock alternatif est réunie pour savourer un moment exceptionnel : Anathema en live. Avec son dernier album, la formation de Liverpool nous a proposé après sept ans d’inactivité un petit bijou intégralement joué ce soir. Le début du show mettant d’ailleurs en avant les quatre premiers titres de l’opus. La somptueuse gradation de « Thin Air », le piano entêtant de « Summernight Horizon », le joli « Dreaming Light » et l’incroyable « Everything » : des chefs d’œuvre en puissance savourés comme il se doit par un nombreux public féru de sensations fortes et de frissons.

Ce dernier aura noté la différence d’attitude entre les frères Cavanagh. Danny (guitare) est très communicatif et c’est l’homme par qui l’humanité du groupe se fait jour. Quand il joue fictivement de la batterie lorsque « Chop Suey! » de System Of A Down résonne avant le concert dans les enceintes ou quand il encourage le public à frapper dans ses mains tout au long du set, Danny est dans la spontanéité et son sourire aux lèvres fait plaisir à voir.

Un Danny très communicatif

Vincent, le chanteur, lui c’est différent. Ce n’est pas qu’il manque de spontanéité, au contraire, mais nous dirons qu’il incarne la spiritualité d’Anathema. Un visage angélique, une voix à faire pâlir n’importe quel représentant de la gente masculine, un sourire magnifique et un indéniable charisme : ça fait quand même beaucoup pour un seul homme ! Mais Vincent est moins bavard sur scène et conserve dans son attitude une part de mystère plus importante que son frère. La différence entre les deux doit probablement se jouer dans l’intensité du regard.

D’ailleurs on a failli oublier le troisième larron de l’histoire, Jamie ! Car Jamie Cavanagh (basse), dont la ressemblance avec Danny est frappante, est le plus discret des trois frangins…

Un ange mystérieux

Le contraste dans la prestation scénique des trois frères est donc réel et… original. C’est sûrement ce qui fait l’identité de l’Anathema d’aujourd’hui, version 2010. A savoir un mélange de sourire, de ténèbres, d’histoires douloureuses, de sagesse, de souffrance, de rires et de magie.

La montée en régime de « Closer », « Angels Walk Among Us » (dédiée par Danny aux anges…), un « A Simple Mistake » d’anthologie ou encore le magnifique enchaînement à la guitare acoustique par Vincent de « Shroud Of False – Lost Control » : il est évident que les moments magiques n’ont clairement pas manqué ce soir. Lee Douglas n’y est pas étrangère. La chanteuse, membre officiel d’Anathema, apparaît parfois sur scène pour apporter cette douceur féminine qui se mélange si bien avec la divine voix de Vincent. Hier soir c’était d’ailleurs l’anniversaire de Lee, vous pensez bien que de nombreux « happy birthday » ont fusé pour rendre hommage à la belle…

Un tel banquet ne pouvait que se terminer par des danses improvisées sur scène.

Aujourd’hui Anathema sait faire partager autre chose que de la tristesse. Et c’est une avancée importante.

Set-list Anathema

Thin Air
Summernight Horizon
Dreaming Light
Everything
Balance
Closer
A Natural Disaster
Angels Walk Among Us
Presence
A Simple Mistake
Deep
Pitiless
Forgotten Hopes
Destiny Is Dead
Shroud Of False
Lost Control
Destiny
Empty
Panic
Temporary Peace
Flying
Get Off, Get Out
Universal
Hindsight

Encore:

Are You There?
Parisienne Moonlight
Sleepless
One Last Goodbye
Fragile Dreams



Laisser un commentaire

  • Anneke était là oui ! Je suis resté 5 minutes et je n’ai pas vu les Cavanagh (sauf Jamie qui est rapidement passé !)

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  • Au fait, est-ce que quelqu’un est resté pour voir s’ils sont revenus discuter avec les fans comme annoncé ?

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  • What a parisienne soirée !

    Je ne connaissais pas l’existence de cette affiche, mais le banquet a du être délicieux, avec une si subtile mise en bouche.

    Et dire qu’Anathema est généreux sur scène, c’est un euphémisme : quelle set-list !!!

    Sinon, je les mettrais bien aussi dans la classe rock alternatif, car il changent radicalement de la scène rock actuelle dominée par cette vague vintage, clones des Stones et autres groupes underground de la scène anglaise des années 60.
    Et puis leur démarche se rapproche beaucoup d’un Radiohead qui a quitté la brit-pop vers un univers musical inexploré, tout comme un Porcupine Tree a quitté le rock psyché, Blackfield la pop, The Gathering le metal atmosphérique, Marillion version Hogarth s’éloigne du prog…
    Tous ces artistes proposent un truc différent de la musique mainstream, c’est ma définition de l’alternatif.

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  • Vincent a été aussi très communicatif. Pas du tout en retrait sur son frère. Et il a fait pas mal d’efforts pour parler en français. De toute façon, ils sont toujours super genereux sur scène. C’etait vraiment grand.

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  • Euh, rock alternatif, euh, tout de même. Progressif éventuellement mais alternatif, euh, tout de même.

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