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Nouvelles Du Front   

La fa(r)ce politique du clown ?


Serait-il possible que nous ayons affaire à un clown au sein de la politique américaine ? C’est en tout cas ce que laisse présager un journal local de l’Etat de l’Iowa en prétendant que Shawn Crahan, le clown de Slipknot aurait ses chances pour les élections des gouverneurs. Les raisons avancées par ledit journal seraient que l’amour du masqué pour sa « patrie » de l’Iowa aurait largement été prouvé par le passé sans compter qu’il reste une figure très appréciée chez les jeunes électeurs.

L’intéressé a clairement refusé l’opportunité qui s’offrait à lui avec légèreté mais avoue qu’il commencerait à envisager une future reconversion dans la politique lorsqu’il décidera de laisser passer la musique au second plan. En même temps, si le fondateur de Slipknot prenait des responsabilités politiques, il y aurait de fortes chances de pouvoir dire adieu au groupe. Malgré tout, il aurait confié au magazine Kerrang! Qu’il « jure de concourir un jour pour le poste de maire » . Cela promet de riches rebondissements en perspective étant donné le caractère explosif du personnage !



Toute cette histoire nous prouve que la société fonctionne sous un schéma bien défini qui pourrait être catalogué de « trois pas en avant, un pas en arrière ». Lorsque l’on y réfléchit, n’est-ce pas ce même domaine politique qui a collé la fameuse étiquette de « parental advisory » sur les pochettes d’albums catégorisés plus ou moins excessivement comme « immorales » ?

Cette étiquette de censure a été imposée en 1985 par les femmes de politiciens qui jugeaient que le gouvernement était trop laxiste avec l’industrie du disque. En même temps, lorsque l’on regarde le contexte qui régnait à cette époque, le fait que cette obligation de censure soit passée comme une lettre à la poste n’est guère étonnant. Les States étaient alors en pleine renaissance religieuse alors dire que le sens moral était important n’est qu’un doux euphémisme. Grâce à cette « chasse aux sorcières » musicale, de nombreux artistes, officiant dans le monde rock/metal, se sont vus avoir pas mal de problèmes. Il suffit de prendre le cas de Judas Priest dont une famille a intenté un procès contre la bande d’Halford d’avoir « provoqué » avec leur musique la tentative de suicide de leur fils. L’argument de la « stimulation préconsciente », messages subliminaux qui deviendraient audibles en passant une chanson à l’envers, a réussi à faire mouche dans les esprits purs et innocents de la population américaine. Et c’est cette même politique qui colle la censure à la discographie de Slipknot. Pourtant, elle serait prête à accueillir un de ses membres dans leur clan…



Serait-ce une façon de renouer avec le passé où le rock/metal n’était pas considéré comme une bête noire ? En 1984, le président Reagan a fait passé l’album de Bruce Springsteen, Born In The U.S.A, comme un emblème américain. La démarche d’approche du président envers le rockeur, ouvertement engagé, était plus ou moins critiquable au niveau de la sincérité et Springsteen a bien ironisé la situation. Une bonne tranche des Américains adhéraient aux messages que véhiculait Bruce, notamment à propos de la guerre du Vietnam. Cela ne pouvait être qu’une tentative de Reagan pour gagner des points auprès de son peuple. D’ailleurs cet album fait encore figure de classique au niveau du rock engagé.

Peut-être que cette récente affaire de clown gouverneur montre que les Américains seraient en train de prendre conscience de leurs erreurs : avoir reléguer un peu vite la musique rock/metal dans la marginalité. Après dire qu’accueillir Shawn Crahan dans le milieu politique soit une bonne chose, c’est à vous de juger, mais nul doute que cette histoire ne doit pas passer inaperçue dans la reconnaissance de notre style fétiche au sein de la société. Espérons que cette histoire entre dans les oreilles de certaines de nos figures politiques françaises, peut-être reverront-elles leurs jugements hâtifs et expéditifs au sujet du metal…



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