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Live Report   

La passion partagée de Symphony X


Un concert à vivre comme une fête. C’est dans le cadre haut en couleur du célèbre cabaret parisien, dans la superbe salle de La Machine du Moulin Rouge, bien qu’un peu étroite, que s’adonne pour un soir la passion du metal pour un concert hétéroclite et intense. En tête d’affiche, Symphony X, groupe aux multiples étiquettes, du metal progressif au power, mais avec une identité bien marquée portée par le guitariste et compositeur Michael Romeo.

Ce soir le groupe a pour escorte la création d’ambition de Pierre Le Pape, le metal opéra Melted Space et le groupe franco-tunisien Myrath, pas peu fier d’être la première formation dans son genre à percer sur la scène européenne.

Artistes : Symphony XMelted SpaceMyrath
Date : 23 février 2016
Salle : La Machine Du Moulin Rouge
Ville : Paris

Melted Space
C’est dans une salle encore assez clairsemée que Melted Space ouvre le show. La performance est assurée, à n’en pas douter, mais la foule reste bien trop sage et n’a pas véritablement le répondant attendu. Et ce malgré les sollicitations du groupe, qui fait néanmoins preuve d’une vraie vivacité et d’une belle connivence. La prestation n’en demeure pas moins de qualité en faisant honneur à son nom. Le groupe propose ainsi un large panel de tonalités avec de nombreuses variations de voix, grâce au quintet de chanteurs qui se produisent sur scène, du lyrisme symphonique aux growls massifs.

Melted Space nous invite ainsi dans sa sphère, opératique et théâtrale, le charme opère mais probablement pas autant que désiré. Le public salue toutefois ce projet audacieux avec toute la vigueur qu’il mérite.

Myrath
Quand Myrath entre en scène, la salle s’est nettement plus remplie et c’est avec un enthousiasme non feint que l’assemblée acceuille Louna et sa danse orientale liminaire, toute en ondulations et châtoiements, parmi voiles et pierreries. Entre alors Myrath, venu défendre leur dernier né Legacy, et démontrer une fois de plus que le groupe à toute sa place aux côtés des plus grands sur les scènes européennes. D’emblée, le public est très réceptif à ce metal hybride proposé par la formation, mêlant savamment et tout en nuances sonorités progressives et notes orientales traditionnelles, mais c’est sur la très efficace et entêtante « Believer » qu’il semble véritablement s’enflammer, dynamisé par le charismatique Zaher Zorgati, et en redemande.

Après une longue attente, alors que la foule est devenue très compacte et presque étouffante car les metalheads se pressent dans la salle, l’heure est enfin venue pour Symphony X de faire son entrée. Et le show démarre fort avec les redoutables « Nevermore » et « Underworld », incontournables du dernier album, salué par la critique et auquel est consacré la majorité du show, puisque tous les titres sont représentés, de plus, dans l’ordre plus ou moins exact de l’album.

Russell Allen (Symphony X)
Ainsi, ces deux premières chansons donnent le ton et amorcent un récit que le chanteur Russell Allen, au sommet de sa forme, se plaît à nous narrer au fil des titres, de sorte à retrouver en live toute la continuité et la complexité de cet album Underworld très abouti. L’ambiance est au beau fixe et le groupe est porté par les figures de Michael Romeo et Russell Allen. Ce dernier fait preuve d’une expressivité et d’une présence scénique théâtralisée – entre lunettes, masques et langage corporel – remarquable. Très accessible, le chanteur est quasiment idolâtré par les fans, qui se précipitent pour saisir sa main si souvent tendue.

L’ambiance est donc franchement joyeuse et camarade, la communion avec le groupe la plus totale, au fil des variations d’atmosphère, entre les brutales et dynamiques « Kiss Of Fire » ou « To Hell And Back », saluées par quelques pogos intermittents, et les plus douces et mélodiques « Without You » ou « Swan Song ». Les parties instrumentales sont également bien mises à l’honneur, notamment sur « The Death Of Balance / Lacrymosa », où se révèlent plus que jamais les prouesses des musiciens, et notamment du guitariste Michael Romeo et du claviériste Michael Pinnella. Vient alors le retour des titres-phares de la carrière de Symphony X, montrant une nouvelle fois toute leur efficacité puisque la foule est plus qu’enthousiasmée par « Out Of The Ashes » puis par « Sea Of Lies », et gratifiée sur cette dernière par un petit slam de Russell Allen, portés par ses fans.

Michael Romeo (Symphony X)
Un final au sommet de son intensité donc mais que vient encore magnifier le rappel avec l’attendue « Set The World On Fire », puissamment interprétée par Russell Allen et sa voix unique, soutenue sur les refrains par le choeur des fans. Bien que personne ne semble avoir envie de mettre un terme à cette grande fête, véritable célébration de la musique metal et des valeurs partagées, cette dernière s’achève en beauté sur « Legend », qui clôt ce moment intense de partage et de passion. Le public parisien a su plus que jamais témoigner toute sa passion au groupe, ovationné comme il se doit. Toute la passion – pour reprendre les mots de Russell Allen – que « Paris has in the soul ».

Setlist :

Nevermore
Underworld
Kiss Of Fire
Without You
Charon
To Hell And Back
In My Darkest Hour
Run With The Devil
Swan Song
The Death Of Balance / Lacrymosa
Out Of The Ashes
Sea Of Lies
Rappels :
Set The World On Fire (The Lie Of Lies)
Legend

Live report : Elena Delahaye.
Photos : Elena Delahaye.



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  • Encore une fois, un show exceptionnel, les musiciens sont au top surtout Roméo qui est d’une facilité déroutante et Russell qui est juste un monstre de technique et de charisme.. (Lebrie peut aller se rhabiller car Allen c’est zéro fausses notes..)
    Par contre comme à chaque concert du groupe à une exception près, le son était dégueulasse… la guitare inexistante qui montait sur les solo façon amateur alors qu’aux manettes le gars est celui de Megadeth… trop vieux le mec il peut partir à la retraite car il n’a plus de tympans… quel dommage ça a tout gâché..
    Ce groupe ne faiblit pas, jamais déçu de leur prestation sur scène.

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  • C’est vrai ! fantastique concert, énorme générosité de Russell Allen. Aucun problème lorsque plusieurs fans sont montés sur scène, bien au contraire, toujours souriant le monsieur. Par contre, l’état d’urgence …pffff ! salle blindée de chez blindée, service d’ordre ….mais quand même, c’était énorme !! Merci aux trois groupes.

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