
« Storm I Ride…’til the end! »
J’ai souvent charrié Seb sur ce titre qu’il ne retrouvait pas lorsque j’essayais de lui chanter ! Il s’agit en fait de « Storm I Ride », morceau extrait du premier album de I intitulé Between Two Worlds. Mais sur la vidéo c’est le très bon « Days Of North Winds » que vous pouvez écouter. Between Two Worlds est un opus sorti en 2006 absolument gigantesque. Une mine d’or pour tous les amateurs de riffs rock n’roll avec la voix black d’Abbath, le frontman d’Immortal.
Le disque de I est le symbole ultime de la répétition. C’est sûrement pour ça qu’il est composé de 8 chansons plutôt courtes pour une durée totale de près de 40 minutes. La batterie est toujours la même, la voix d’Abbath n’a pas, c’est le moins que l’on puisse dire, la variété d’Eddie Vedder et cet opus est juste la confirmation que l’on peut faire un album énorme avec deux riffs dans la boîte.
Enorme car, même si les riffs ne sont pas spécialement recherchés, ils sont d’une efficacité diabolique. On a du mal à distinguer les chansons entre elles mais peu importe, car cette musique, à l’image du rock n’roll en général, est avant tout là pour faire headbanguer. Le tout est agrémenté par des soli toujours agréables à écouter. Nous dirons donc que, pour être vraiment comprise en pratique, la répétition DOIT sur le principe faire bouger la tête. Que ce soit sur le beat techno de Combichrist, les riffs d’I ou l’extrémisme musical d’un Ministry.
Mais, Ã la base, un seul riff (ou beat) suffit.
C’est toujours la même chose et, pourtant, ça le fait. On est donc bien loin du rationnel. Justement, sur le sujet, autre preuve avec le morceau de Ministry, « NWO ». Psalm 69 est un album sorti en 1992 qui a marqué les années 90 par son metal industriel apocalyptique. Le riff de « NWO » n’est pas du tout inventif mais il est complètement jouissif. Donc en fait, c’est la deuxième leçon, pour que la répétition soit bien assimilée, elle doit aussi être jouissive.
On va terminer avec White Zombie et le titre « Blood, Milk And Sky ». Un bon titre lancinant qui se rapproche de celui de Ministry pour le côté entêtant. Le riff est, par contre, un peu plus recherché et la chanson encore un peu plus malsaine. « Blood, Milk And Sky » (extrait de Astro Creep: 2000) repose avant tout sur les ambiances et demeure très prenant. C’est, en conséquence, le troisième constat. Pour que l’auditeur profite pleinement de la répétition, cette dernière doit être prenante.
Voici donc trois pistes de réflexion pour apprécier à sa juste valeur des compos qui peuvent apparaître, a priori, comme lassantes. La répétition peut, c’est un fait, se savourer grâce à sa capacité de faire headbanguer. Comme nous l’avons évoqué, elle se doit aussi d’être jouissive ce qui nécessite un vrai savoir-faire.
La répétition doit en tout cas, c’est une certitude, prendre l’auditeur à la gorge, à l’esprit et au c?ur pour une vibration maximale et profonde…




















































Cet article est GENIAL ! Bravo pour votre pédagogie ! C’est aussi cette même répétition qui a fait le succès de la techno, de la trans et de l’électro en général non ?
[Reply]
Et comment ne pas citer Obituary et le morceau « The End Complete » avec son riff de fin répété 17 fois?
[Reply]
pour moi le meilleur exemple reste Seven Nation Army
[Reply]
bon ok, mais je te conseille d’écouter la plus connue et sans doute la meilleure ( Serial Killer ), mais si tu n’aime carrement pas le genre c’est normal.
Sinon pour rester plus dans le sujet, j’ai repensé à plusieurs titres de Cannibal Corpse (au hasard Pulverized) ou l’on peu rendre jouissif un assemblage de 2 ou 3 riffs.
Et quand on y repense il y a plusieurs grands morceaux de Korpiklaani ou la partie guitare n’est qu’un couple de riffs ou presque. Suffit de jouer pour s’en rendre compte.
En résumé je pense que ca peut se confirmer dans tout les genres.
[Reply]
Morgor, je sais pas, j’ai écouté et je n’ai pas aimé, pas plus
[Reply]
Personnellement je n’avait jamais écouter de « I » parce que ca ne me disait rien de bon. Comme quoi on juge souvent avant de connaitre. Un article de plus qui m’a donné envie de m’intéresser à un groupe de près.
sinon king asator je vois pas ce que tu reproche à Chrome division…
[Reply]
je te soutiens pour cette opération Amaury ^^
[Reply]
Le summum des chansons répétitives mais jouissives ! Cliquez sur mon pseudo
[Reply]
Je pense que Spaceman me vise avant tout, ce qui aura pour conséquence son exclusion immédiate.
Demain, c’est sa dernière !!!
[Reply]
pourquoi je me sens visé quand tu dis ça Spaceman ? lol mais je reste sur mes positions, cet album est terrible, il s’écoute sans s’ennuyer, à part si t’es fan de doom et de stoner bien sûr héhé
[Reply]
Quand je compose, je trouve un accord/riff excellent, et je tourne autour à m’en éloigner de plus en plus de chansons en chansons, et je retourne à la base pour finir en beauté. J’ai pas une super connaissance musicale et je trouve cet article super. C’est le genre de choses qui se met dans un coin de la tête et qu’on oublie pas.
[Reply]
Je n’ai jamais compris l’engouement pour ce Between Two Worlds de I. C’est quand même très moyen : des riffs sans grand génie, des titres pas toujours inspirés, mis à part le correct Storm I Ride qui fait son petit effet aux premières écoutes. Mais c’est Abbath et il n’en faut pas plus à certain pour y voir un album « énorme ».
Et en ce qui concerne la répétition, autant celle de Ministry est jouissive, autant celle de cet album de I est poussive et fait figure de faiblesse – dans mes standards en tout cas.
[Reply]
Moi perso dans le même genre je suis un gros fan de « Brick Windows » de Ministry toujours…
[Reply]
c’est vrai que ce Between Two Worlds est énorme…pi c’était aussi une espoir de revoir Immortal ^^ par contre, dans (à peu près) le même genre, Chrome division, c’est nul ^^
[Reply]