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Song For The Deaf   

La puissance du malin est avec eux


Impossible de travailler tout en écoutant cet album ! Le groupe de doom mexicain Maligno vient de sortir (le 29 avril) son troisième album, The Funeral Domine et ils l’ont mis en écoute intégrale sur Soundcloud. Le genre d’info pour laquelle on fait le plus souvent une simple news express (ce par quoi j’avais commencé avant de me rétracter) mais là, ce n’était pas possible outre mesure. Il fallait impérativement que j’en parle !

Il y a un mois, je ne connaissais même pas l’existence de ce groupe (ma science du metal mexicain se limitant à Brujeria ; ce qui n’est déjà pas si mal selon mon humble avis). Ma curiosité avait été attisée par la pochette de ce nouvel opus ; la vôtre aussi aurait été piquée par cette méthode vieille comme le monde : une beauté latine nue, aguichante Lilith méso-américaine.

Aujourd’hui, je ne peux même pas travailler sur quelque autre article que ce soit tant leur musique – telle la tentatrice, emblème de ce disque – me captive, m’hypnotise, piège toute mon attention. Je ne suis pas un fin musicologue mais je sais que là, nous avons affaire à un grand groupe ayant bien digérer son bréviaire « black-sabbathien » (le titre « Solstice » avec Alex Skolnick de Testament en est une preuve évidente) et ainsi capable d’écrire une nouvelle belle page dans l’encyclopédie du doom.

Commençant, comme de faire se doit, par « The Beginning », The Funeral Domine nous entraîne dès les premières mesures dans une spirale descendante, dans un voyage ésotérique dont on ne sortira jamais, subjugués que nous sommes par la voix de son chanteur Luis Barjau qui nous rappelle sur ce titre certaines inflexions pattoniennes. De titre en titre, de riff en riff, de break en break, nous sommes prisonniers de cet album inspiré, toujours accrocheur, jamais ennuyeux, flirtant parfois avec le thrash californien ou le stoner de la Nouvelle-Orléans.

Une petite douceur acoustique avant la fin avec leurs compatriotes Rodrigo Y Gabriela sur le titre « Coffin Of Dreams » achève de nous enfermer dans un cercueil onirique, un duveteux couffin mortel avant la fin : « We Shall Descend » qui nous empêchera jusqu’au bout de descendre du train. Car nous sommes bel et bien pris dans une spirale sans fin : la toute dernière note résonne comme un écho infini, nous empêchant voir le bout du tunnel qui semble toujours s’éloigner à mesure que nous nous en approchons. Et nous en redemandons.

Oui, c’est bien ça l’infini : c’est quand on croit que c’est terminé qu’on revient à son point de départ, au commencement, « The Beginning ».

Malins, les Mexicains !

Animalement vôtre.



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