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Live Report   

La révocation du foetus mort cachait l’origine du massacre


Pour cette deuxième édition européenne du Thrash And Burn Tour, le brutal death technique est à l’honneur. C’est à l’Empreinte de Savigny le Temple qu’environ 300 personnes se sont massées pour prendre une tornade en pleine face.

Man Must Die ayant déclaré forfait à la suite du départ d’un de leurs membres peu de temps avant le début de cette tournée, l’affiche tourne à 4 groupes, et c’est un trio de Boston, Revocation, qui ouvre les vannes.

Artiste : Dying FetusBeneath The MassacreOriginRevocation
Lieu : Savigny Le Temple (France)
Salle : L’empreinte
Date: 24-04- 2010
Public : environ 300 personnes


David Davidson (Revocation) Visiblement content d’être là

Fort d’un premier album convaincant, Empire Of The Obscene, sorti en 2008, et d’un deuxième jet de confirmation, Existence Is Futile en 2009, Revocation et son death à la fois old-school et moderne a de quoi rapidement séduire l’assistance. Les riffs très accrocheurs rendent les titres assimilables à la première écoute malgré les changements de tempo. A noter un son très clair pour ce set.
La recette a pourtant l’air simple : quelques riffs entêtants, un chant thrash, une basse lourde, avec, des mélodies simples et efficaces. Revocation fait partie de ces groupes qui n’ont pas inventé l’eau chaude mais qui mélangent habilement un bon vieux death des familles à la nouvelle vague thrash avec un sens de précision dans les compositions qui place le groupe dans le peloton de tête des valeurs sûres de cette nouvelle décennie.

Le public se laisse prendre, et les sympathiques bostoniens obtiennent un circle pit sur le dernier morceau, un résultat mérité pour l’énergie dégagée sur scène par le groupe.


Paul Ryan (Origin) Le cri du Sauvage

Origin, eux, assomment par leur puissance. Assez attendus, à voir le nombre de t-shirts à l’effigie du groupe dans la salle, Origin ne fera pas dans la dentelle. Le son est massif malgré quelques problèmes de distorsion sur la guitare en début de set.
Le nouveau chanteur, Mika « Maniac » Meneke, est imposant. Sa voix caverneuse et corrosive s’abat sur un public aux anges. Et quand le guitariste et le bassiste s’y mettent à leur tour, l’effet n’en est que décuplé.
Le batteur donne l’impression qu’il se promène sur ses cymbales et ses toms et semble n’éprouver aucune difficulté malgré la vivacité des titres. Le guitariste déverse un flot de notes impressionnant à la minute. Malgré cela, les regards sont principalement tournés vers le bassiste qui joue avec une vélocité hallucinante. Les fans se regardent alors entre eux, se demandant d’où sort ce petit nerveux. Hypnotisant, tout simplement.
4 titres du dernier album, Antithesis (2008), sont glissés dans la set-list qui n’oublie aucun des méfaits d’Origin. Les blasts et les riffs techniques ne perdent rien avec les années et c’est avec l’impression d’un orage qui s’éloigne que ce termine cette furie.

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Beneath The Massacre – Ambiance !

Bien qu’il s’agisse d’une affiche brutale, on peut se demander comment le groupe suivant va pouvoir garder le haut du pavé après la tempête Origin. Si on leur pose la question, il y a des chances pour que les Montréalais de Beneath The Massacre esquissent un rictus moqueur. A dire vrai, les styles ne sont pas comparables. Beneath The Massacre propose de la voix death et des blasts sans répit. Une percutante machine de guerre. Il suffit de voir les nombreux circle pit et autres pogos qui se forment naturellement pour comprendre que Beneath The Massacre fait mouche. Sa stratégie est bien calculée, entre passages rapides et breaks souverains. Ajoutez à cela les fortes personnalités scéniques. Tandis que le guitariste crée un mur sonore, le bassiste se la joue « Gene Simmons version grind/death » sans oublier de martyriser sa basse.
Le chanteur, à la carrure intimidante, motive le public, se frappe le torse et bouillonne d’énergie. Le batteur, quant à lui, a un style bien particulier : il semble très concentré et joue la plupart du temps les yeux fermés. Et lorsqu’il les ouvre, il ne regarde même pas ses fûts. Cet aspect visuel prête une touche particulière à Beneath The Massacre, déjà présent sur la version 2009 du Thrash And Burn Tour. L’accueil est plus que favorable et les Québécois ont largement rempli leur mission, à savoir : «chauffer la salle.»


Sean Beasley (Dying Fetus) – la folie n’est pas encore morte

Le terrain est donc propice à recevoir les leçons scéniques de Dying Fetus. Pour cette tournée, les fans ont été réquisitionnés pour donner leur avis sur la setlist. Force est de constater que beaucoup de « hits » du groupe ont été interprétés. Le trio commence donc par un des plus connus, «Praise The Lord (Opium Of The Masses)» d’un de leur album phare de leur discographie, Destroy The Opposition (2000). Toute l’essence de Dying Fetus est là, avec ce groove dans des riffs tonitruants et grisants et ces blasts sur une batterie au son particulier. Les parties de chant sont réparties entre le bassiste et le guitariste, pour plus d’interaction et de puissance.


Un public pas timide pour un sou

Lorsque Sean Beasley, (basse/chant), demande s’il y a des volontaires pour du Dying Fetus Old-School, la réponse est positive et les corps se lâchent. Mentions spéciales à la jeune fille venue headbanger et slammer, ainsi qu’à ce jeune garçon qui se forge des souvenirs dignes de ceux d’un metalleux old-school. L’ambiance est dingue et survoltée. Dying Fetus enchaîne ses « tubes » les uns après les autres, sans ménagement, et les fans les réceptionnent dans un mouvement circulaire continu. Que ce soit sur «Eviscerate Offspring» de Infatuation With Malevolence ou le groovy «Killing On The Adredaline» de l’album du même nom, Dying Fetus sonde les entrailles de sa discographie avec conviction. Tout cela en passant par «One Shot, One Kill» de Stop At Nothing (2003) ou encore avec «Your Treachery Will Die With You» du dernier opus Descend Into Deprivaty (2009).

Le groupe, un power-trio sérieux et direct, transpire et traite le public de fou, mais se déclare content d’être là. Les passages réguliers du groupe en Europe démontrent bien une popularité croissante. Et vu la claque infligée ce soir en Seine et Marne, il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête. Juste pour le plaisir, on en aurait bien repris un peu, mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Cette soirée, composée à chaque fois de groupes avec un seul guitariste, a exploité au maximum la brutalité et la technicité du death.
Il n’y a plus qu’à espérer une troisième édition du Thrash And Burn Tour d’aussi bonne qualité.




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  • J’ai vu la date de Gand, quel déception de ne pas voir Man Must Die.
    Revocation était nettement en-dessous de Beneath et Dying et il leur manquait cruellement une seconde guitare.
    Les 2 autres groupes ont assuré, avec, pour ma part, une préférence pour Beneath, mais c’est juste une histoire de gout 🙂

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  • Bargemedarkthrone dit :

    Enfin un article consacré au Death metal!

    [Reply]

  • Reneï_Rotlovic dit :

    Raté leur date à Gand =(
    On se consolera avec Dying Fetus au Hellfest :p
    Vite une autre tournée de Revocation en Europe !!

    [Reply]

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