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Nouvelles Du Front   

La victoire du flamand rose



Le procès qui opposait Pink Floyd à EMI vient de toucher à sa fin. Le verdict à été rendu et le débat est donc tranché. L’objet du litige reposait sur le fait qu’EMI vendait les titres du groupe individuellement, notamment sur Itunes. Or le combo estimait que ses albums devaient garder leur forme originelle car les morceaux étaient indissociables.

Le contrat signé en 1967, et renégocié en 1999, mentionnait que l’éditeur n’avait pas le droit démanteler les albums pour les vendre sous forme de singles. Or depuis s’est développée la vente en ligne. En 1999 cette forme de distribution n’existait pas et, surfant sur la vague, EMI avait décidé de vendre des « singles » du Floyd[/urlb] sur les plateformes musicales en ligne. Le groupe, souhaitant garder la direction artistique de la production, estimait pour sa part que ses morceaux ne pouvaient pas être vendus à l’unité du fait que les opus sont des « concepts albums ».


La maison d’édition contestait cette version des faits et refusait de retirer les titres en téléchargement. Selon eux, la clause de leur contrat s’appliquait seulement aux ventes physiques (cd, vinyles, cassettes…). Pour les musiciens – en tout cas ceux restant puisque le premier chanteur Syd Barret est décédé en 2006 alors que Rick Wright le claviériste s’en est allé en 2008 – cette clause s’applique à toutes les formes de ventes. L’argument étant que lors de la renégociation du contrat en 1999 le téléchargement légal n’existait pas. Cette facette de la distribution ne pouvait pas être prise en compte de ce fait. Nos amis Roger Waters, David Gilmour et Nick Mason ont donc réclamé le « contrôle artistique total » de leurs ?uvres.


C’est aujourd’hui chose faite puisque la haute cour de Londres a décidé de donner raison au Floyd. Et ce sans possibilité d’appel pour EMI qui s’est vue condamnée à retirer les titres en téléchargement individuels sur Internet. A partir d’aujourd’hui, l’accord explicite du groupe sera nécessaire pour distribuer les morceaux en dehors des albums intégraux.

C’est une décision historique qui vient d’être prise avec ce jugement et la haute cour de Londres vient de marquer un grand coup avec cette décision. Quelles en seront les conséquences ?

Difficile à dire mais on peut extrapoler. Tous les compositeurs et groupes ayant sorti des concepts albums pourront essayer d’attaquer leurs maisons de disques si elles essayent de démanteler les albums. On pense par exemple au triptyque de Marilyn Manson composé d’Antichrist Superstar, Mechanical Animals et Holy Wood. Peut être aussi mis dans la catégorie Scenes From A Memory de Dream Theater…Nous pouvons citer également – entre autres – Alice Cooper, Roger Glover, Iron Maiden, NIN, Rob Zombie, Gojira ou encore Dimmu Borgir.


Ce jugement risque donc de changer des choses. Mais de là a dire que tous les groupes ayant composés des concepts albums pourront demander la même chose que les Pink Floyd rien n’est moins sûr…Tout est une question de contrats. En effet les contrats signés par le groupe Pink Floyd indiquaient précisément qu’il était interdit à la maison de disque de vendre les morceaux en dehors de leur contexte sans autorisation des compositeurs. Notons quand même que les enjeux financiers étaient importants puisque les royalties versées par EMI étaient moins importants sur les ventes en ligne. En attendant, chapeaux bas aux anglais pour cette belle victoire de l’intégrité artistique sur la loi du business…



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  • laurentroute66 dit :

    ce groupe a bien raison car leur musiqueest incontournable,et le mithe de pink floyd dois le resté.
    bjr a tous les fan laurent

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