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Interview   

Le cas Perzonal War décrypté


Quand on regarde bien, Perzonal War est un groupe qui commence à avoir de la bouteille : déjà cinq albums et plus de dix ans d’existence pour la formation sous ce patronyme (sachant que deux albums étaient sortis avant en tant que « Personal War »). Pourtant, le groupe conserve cette image d’éternel nouveau dans le paysage médiatique métallique en raison de sa relative discrétion. A ce titre, Perzonal War a toujours été une énigme pour votre serviteur étant donné la qualité de leurs œuvres et l’énorme potentiel d’adhésion qu’elles représentent. Mais probablement nombreux sont-ils les artistes à souffrir de cette situation, faute de temps et d’argent afin de mener leur musique aux oreilles du public.

C’est donc avec un certain plaisir que nous nous sommes entretenus avec le chanteur Matthias Zimmer, dix après notre premier entretien ensemble. C’est ainsi qu’il évoque les raisons pour lesquelles, selon lui, la popularité du groupe reste toujours aussi confidentielle, tout du moins hors de l’Allemagne, son pays d’origine. Un groupe qu’il qualifie d’ailleurs de « super hobby » dans une vie accaparée par son travail et sa vie de famille. Mais ça a aussi été l’occasion de voir comment le groupe a évolué en dix ans et, notamment, s’ils ont réussi à se démarquer de l’étiquette de « groupe qui fait ce que Metallica aurait dû faire après le Black Album » qui leur a collé aux basques à la sortie de Different But The Same et de Faces.

Fort d’un Captive Breeding sorti cette année, Zimmer nous apprend pourtant que Perzonal War est déjà en train de plancher sur la suite. Un sixième album qu’il souhaiterait voir sortir dès l’année prochaine. Les choses seraient-elles en train de s’accélérer pour le groupe ?

Le chanteur nous parle de tout ceci dans l’entretien qui suit.


« C’est difficile de ne pas gagner d’argent avec un groupe et d’y investir malgré tout énormément de temps et d’énergie. Il faut bien qu’on mange, donc on doit travailler ! Quand on a une famille, il faut également s’en occuper. »

Radio Metal : Vous avez récemment quitté AFM Records pour signer chez Metalville. Peux-tu nous expliquer pourquoi votre collaboration avec AFM Records est arrivée à son terme ?

Matthias Zimmer (chant et guitare) : Quand nous avons commencé à travailler avec AFM Records, les circonstances étaient complètement différentes. Le secteur a beaucoup changé. Notre principal contact chez AFM Records était Andy Allendörfer, le patron de l’entreprise. Il est mort dans un accident tragique il y a quelques années. Depuis son décès, les choses ne se passaient plus très bien pour nous. Nous avons remarqué que nous n’étions pas vraiment soutenus, parce que les gens qui travaillent désormais chez AFM n’aiment pas vraiment Perzonal War. AFM est devenu un label « true metal ». C’est ce style qu’ils soutiennent et encouragent. Ce n’était plus le bon endroit pour Perzonal War. Les deux parties ont décidé de ne pas se lancer dans un nouvel album. Nous espérons avoir fait le bon choix avec Metalville. Nous n’en sommes pas encore sûrs, mais nous espérons que le résultat sera positif pour nous.

Sais-tu où se situait le « problème » avec la musique de Perzonal War ?

Quand on regarde les artistes signés chez AFM, c’est plus old-school, plus « true ». À une époque, ils ont signé Tankard, Destruction et nous. Ils cherchaient des groupes plus thrashy. Mais avec la direction qu’ils ont prise… Tout dépend des goûts des gens qui travaillent pour le label. Chez AFM, ils sont beaucoup plus axés vers le « true metal », et nous n’entrons pas dans cette case. Ce n’était pas un problème personnel, le souci venait de la musique.

Metalville est un label beaucoup moins important qu’AFM Records. Cela signifie-t-il que vous avez eu du mal à décrocher un contrat ?

Bien sûr. En termes de disques et de labels, les temps ont changé. Le business est très différent de ce qu’il était il y a 10 ou 12 ans. Il y a les grands noms que tout le monde connaît, comme Nuclear Blast ou Century Media. À mon sens, il y a peu de labels qui travaillent à un niveau professionnel. Par conséquent, c’est très difficile d’obtenir un contrat dans ces circonstances. Nous avons envoyé des démos à beaucoup de labels différents, et nous avons eu des propositions, mais finalement, nous avons choisi Metalville parce qu’ils sont de Cologne. On vit aussi près de Cologne, alors on espère que ça facilitera certaines choses. En termes de communication, on peut aller les voir et discuter. Peut-être que la communication sera plus facile. Pour l’instant, nous sommes satisfaits, mais nous ne savons toujours pas bien combien de disques nous avons vendu ou si le CD est bien présent dans tous les magasins où il devrait l’être ! (rires) On verra. On en saura plus après quelques mois.

Ce qui me surprend, c’est que vous avez désormais cinq albums plus que solides derrière vous, mais qu’on entend à peine parler de vous dans les médias spécialisés, du moins en France. Jusqu’à présent, vous avez principalement tourné en Allemagne et n’avez presque pas joué hors de chez vous. Quelle en est la raison ? C’est étonnant car le groupe a un énorme potentiel de séduction vis-à-vis du public metal.

Le problème est qu’il est difficile de concilier famille, travail et toutes les choses qui comptent dans la vie avec la musique. Quand on a commencé à faire de la musique, on avait du temps. On était étudiants, alors on avait suffisamment de temps pour faire de la musique et donner des concerts. Aujourd’hui, je suis papa depuis 2010, notre batteur Martin a acheté une maison et construit son propre studio, ce genre de choses. C’est difficile de ne pas gagner d’argent avec un groupe et d’y investir malgré tout énormément de temps et d’énergie. Il faut bien qu’on mange, donc on doit travailler ! Quand on a une famille, il faut également s’en occuper. Le groupe vient se greffer à tout ça. Bien sûr, on aimerait en faire davantage, mais c’est difficile de tout gérer.

« L’époque de Different But The Same était assez difficile pour nous, car AFM Records a vendu l’album comme rappelant les débuts de Metallica. Ce n’était peut-être pas très intelligent parce que nous n’avons jamais vraiment réussi à nous détacher de ça ! »

Le problème vient donc de vos situations personnelles ?

Oui, je dirais que c’est le principal souci.

À l’époque de Different But The Same, tout le monde trouvait que tu sonnais exactement comme James Hetfield – ce qui n’était pas faux d’ailleurs – et le groupe était largement comparé à Metallica. Entendez-vous encore ces comparaisons aujourd’hui, ou avez-vous réussi à vous en détacher ?

Je pense que les comparaisons se sont arrêtées avec l’album When Times Turn Red. Évidemment, les gens qui veulent entendre un son similaire à Metallica continuent à l’entendre. Nous jouons du thrash influencé par les années 80 et nous sommes principalement influencés par les groupes américains, et moins par les groupes allemands, à mon sens. Certains voient encore des similitudes mais c’est rare. Comme tu l’as dit, l’époque de Different But The Same était assez difficile pour nous, car AFM Records a vendu l’album comme rappelant les débuts de Metallica. Ce n’était peut-être pas très intelligent parce que nous n’avons jamais vraiment réussi à nous détacher de ça ! (rires) Mais nous avons trouvé notre propre style et notre propre façon d’écrire des chansons. Aujourd’hui, tout va bien. Ce qu’il y a de bien avec Perzonal War, c’est qu’on fait la musique qu’on aime. D’un côté, ce serait bien que le groupe devienne plus grand. Mais, d’un autre côté, nous sommes complètement libres. Nous pouvons faire ce que nous voulons et ce que nous aimons. Si les gens aiment la musique, c’est cool ; si ce n’est pas le cas, on n’en mourra pas. C’est un super hobby. Si les gens apprécient, tant mieux, mais, sinon, on gagne de l’argent ailleurs, donc ce n’est pas un souci ! (rires) Il y en a bien sûr qui continuent à dire que nous faisons du Metallica, mais d’autres personnes nous disent : « Vous ne ressemblez plus à Metallica. J’ai aimé les deux premiers albums mais, maintenant, vous êtes trop modernes, trop progressifs, et je n’apprécie pas ». Il y aura toujours deux points de vue. On fait ce qu’on veut et j’espère simplement que les gens aimeront !

Penses-tu que le succès puisse avoir un impact sur la créativité et la liberté de celle-ci ?

Peut-être. Quand on se rend compte de ce que les gens aiment… On ne le fait peut-être pas volontairement mais c’est du ressenti. Quand on remarque que certaines chansons fonctionnent très bien sur scène, ou quand le public vient nous voir après le show pour nous dire qu’ils ont aimé telle ou telle chanson, ça a une influence. Il est possible que, plus on a de succès, plus on soit influencé. Mais quand on n’a pas besoin de vendre des albums pour continuer le groupe, ça laisse une plus grande liberté. Personnellement, je trouve que Perzonal War est devenu de plus en plus heavy avec les années. Beaucoup de gens nous ont demandé pourquoi, sachant que de nombreux groupes deviennent plus soft avec le temps, ou prennent une direction plus groovy. Pour nous, Perzonal War est un moyen de décharger notre agressivité de façon positive. À côté de la famille, du boulot et de toutes ces choses dont on doit se préoccuper, on a la possibilité de se lâcher, et après, on se dit : « Wow, cette répétition, ça fait du bien ». On se sent mieux. C’est bien d’avoir un moyen de décharger son agressivité et sa frustration de façon positive.

Vous avez beaucoup évolué depuis votre premier album en tant que Perzonal War, chaque disque apportant des éléments plus solides et plus personnels. De ce point de vue, Bloodline sonnait comme un accomplissement dans ce processus d’évolution. D’ailleurs, votre dernier album, Captive Breeding, est dans la même veine. Bloodline est-il devenu un album important pour définir le style de Perzonal War ?

Peut-être, oui. Je pense que Bloodline est l’album à partir duquel on a commencé à se dire : « OK, on va faire ce qu’on veut ». C’était différent de la façon dont ça se passait avant. Je pense qu’avec Faces, nous avions toujours l’étiquette Metallica. Sur When Times Turn Red, nous avons essayé de laisser de côté tout ce qui ressemblait à Metallica, pour prouver que nous avions notre propre style et que nous étions capables d’écrire nos propres chansons : « On va faire autre chose que du Metallica, donc fermez-la, merci ! » C’était la première fois qu’on entendait les gens dire : « C’est unique, c’est super. On entend toujours les racines du groupe, mais vous avez évolué vers votre propre style ». Avec Bloodline, nous étions complètement libres, parce que nous savions que nous pouvions faire autre chose que du Metallica. Nous avons simplement décidé de faire la musique que nous aimions à ce moment-là et de ne pas nous préoccuper des questions commerciales. C’est sans doute notre album le plus libre jusqu’à présent. Je pense que c’est la direction que Perzonal War prendra à l’avenir.

A propos de l’album Bloodline : « C’est sans doute notre album le plus libre jusqu’à présent. Je pense que c’est la direction que Perzonal War prendra à l’avenir. »

Ça vous a pesé ces comparaisons avec Metallica ?

Quand on a débuté, c’était évidemment un compliment. Quand les gens vous disent : « Vous sonnez comme Metallica, c’est génial ! », vous pensez : « Cool ! Merci beaucoup, c’est l’un de mes groupes préférés ». Dans la plupart des cas, on nous disait : « On dirait du Metallica, ils font ce que Metallica ne peut plus faire aujourd’hui ». C’était un compliment, bien sûr. Mais il arrive un moment où on se lasse. Nous sommes un groupe différent : Perzonal War ! Nous nous sommes débarrassés de l’influence Metallica et nous avons pris une autre direction, sans pour autant négliger nos racines. Je pense que ça a marché. Et, bien sûr, on trouve également d’autres influences avec les années. La totalité de la scène metal a pris une direction différente. Quand nous avons commencé à faire de la musique, le thrash de Bay Area était notre style de prédilection. C’est quelque chose qu’on continue à aimer et à écouter, mais on peut aussi être influencés par d’autres groupes formidables, comme In Flames, Machine Head ou le style Pantera. L’association de tout ça nous permet de créer de la nouveauté. Nous sommes ouverts à tout et même à d’autres types de musique. J’espère que cela nous rend plus… (longue hésitation) Depuis les débuts de Perzonal War, nous ne nous considérons pas comme un groupe de thrash classique. Nous essayons d’associer mélodie, rapidité, guitares accordées plus bas… Nous voulions faire du thrash, mais avec suffisamment d’autres éléments pour rendre la musique intéressante et la faire apprécier par ceux qui apprécient d’autres styles de metal.

Vous avez connu des changements de line-up, mais cela ne se traduit pas par des changements flagrants dans la musique de Captive Breeding. Étais-tu convaincu que le style de ces nouveaux musiciens correspondrait à l’identité musical de Perzonal War ?

Bien sûr. J’aurais aimé jouer avec le même line-up jusqu’à la fin, je crois que c’est le rêve de tout le monde. À mes yeux, il est très important que le line-up du groupe soit stable. À nos débuts, nous avons joué avec le même line-up pendant des années, mais ensuite… Le groupe a été fondé par Martin, notre batteur, et moi. Je crois que nous sommes ceux qui passent le plus de temps à écrire et à organiser les choses. Nous nous sommes beaucoup investis et c’est encore le cas. Pour nous, c’est une histoire de passion. Nous n’avons jamais fait ça pour l’argent et ce ne sera jamais le cas. Tout ce qu’on veut, c’est faire de la musique, faire ce qu’on aime le plus. Ça peut être difficile pour ceux qui rejoignent le groupe plus tard. Pour eux, c’est peut-être simplement un projet, ou un groupe cool, et rien d’autre. Après deux ou trois ans, ils constatent qu’on ne fait pas d’argent, que ce n’est pas seulement du plaisir mais aussi beaucoup de travail : il faut écrire les chansons, s’occuper du site Internet et des réseaux sociaux, organiser les concerts… Les gens nous voient monter sur scène et nous amuser, et ils trouvent ça cool. Mais il y a énormément de travail derrière. Sans travail, pas de chansons, pas d’album, rien. Là, ils commencent à voir les choses sous un autre angle. J’espère que le line-up actuel est stable et je suis satisfait des musiciens. Björn, notre bassiste, est dans le groupe depuis six ou sept ans, et tout se passe bien. Mais on ne sait jamais ce qui peut se passer.

Pourquoi avoir changé votre logo ? Avez-vous ressenti le besoin de moderniser votre image ?

Quand nous avons changé notre nom de Personal War en Perzonal War, nous sommes partis sur un nouveau logo. Le problème, c’est qu’il n’avait pas la force que nous souhaitions. Quand on regarde notre ancien logo sur les flyers ou les posters, il était trop petit et n’attirait pas l’attention. On s’est donc dit : « On sort d’un break de quatre ans, alors on va repartir avec un nouveau logo, peut-être plus cliché et metal ». On a pris la direction d’Overkill et Megadeth, pour être clairs sur le fait qu’il s’agit d’un groupe de thrash. J’espère que ça a marché !

Si vous étiez à ce point mécontents de votre premier logo, pourquoi avoir attendu quatre albums pour le changer ?

Pour être franc, je n’en sais rien ! (rires) Nous avons pensé à le renouveler, à le modifier, puis nous nous sommes dit que le public connaissait le logo et qu’il était bien établi. Mais nous en sommes arrivés à un point où nous nous sommes dit : « On s’en fout, on le fait ! » Je le trouve bien meilleur maintenant !

Certaines chansons de l’album semblent parler de la fin du monde ou de la vie. On notera par exemple « The Last Day », « Termination » ou « The End ». D’où vient cette idée récurrente ?

C’est curieux parce que nous n’avons jamais réfléchi à un concept. On m’a déjà demandé s’il y avait un concept derrière l’album, ou s’il traite de l’Apocalypse ou de la fin du monde. Mais non ! C’est juste une réflexion sur ce qui se passe de nos jours. C’est de pire en pire. Quand on lit les journaux ou qu’on regarde la télé, on ne voit que des mauvaises nouvelles partout. D’une certaine façon, c’est un peu frustrant, parce qu’on a l’impression de vivre dans un monde complètement pourri. Je ne pense pas que ce soit si grave mais les médias et les journaux essaient de convaincre les gens qu’ils vivent dans un monde affreux et qu’ils doivent être prudents. En règle générale, quand j’écris des paroles, je ne sais pas de quoi elles vont parler. Je me contente d’écrire et, à la fin, l’ensemble fait sens. Quand j’ai traité le sujet, je laisse les paroles de côté. C’est peut-être bien une sorte d’auto-thérapie. Si tu me demandais : « Quel est le sens de ‘Candor Hurts’ ou de ‘Termination’ ? », je ne pourrais pas te répondre précisément. Je couche mes pensées sur le papier, on les met en chanson, et, à la fin, ça a un sens. Mais lequel, je ne peux pas te dire ! (rires)

« Je trouve que les gens se soucient plus du développement technique, des ordinateurs et des réseaux sociaux que de la vie réelle. À mes yeux, ce n’est pas être à la pointe, c’est régresser. »

À propos de « Regression Of The Art », penses-tu que l’art devient moins intéressant, de nos jours, où était-ce à nouveau complètement spontané ?

Je dirais que « Regression Of The Art » ne parle pas de l’art en soi. L’expression exacte serait « state of the art », ce qui veut dire « à la pointe ». J’ai choisi de parler de « régression » parce que le développement technique est devenu extrêmement rapide. J’ai un enfant d’un an et je ne peux pas m’empêcher de penser à ma propre enfance. À l’époque, le développement technique était beaucoup moins important. Je pense qu’il est très difficile pour un enfant de grandir avec ces changements permanents et de plus en plus rapides. Je ne sais pas si le cerveau des gens peut évoluer en même temps. Nous vivons dans un monde « à la pointe », qui nous fait dire que la société qui se développe est au sommet. Mais il y a des choses tellement plus importantes, comme la personnalité ou l’amitié. Je trouve que les gens se soucient plus du développement technique, des ordinateurs et des réseaux sociaux que de la vie réelle. À mes yeux, ce n’est pas être à la pointe, c’est régresser.

Depuis When Time Turns Red, et plus précisément depuis le titre éponyme, certains riffs font appel à une pédale Whammy. On peut même dire que celle-ci est devenue l’une des caractéristiques du son du groupe. Qui est derrière cette utilisation ? Car, finalement, assez peu de groupes utilisent une pédale Whammy de cette manière dans des riffs heavy.

C’était une simple coïncidence ! (rires) Il y a quelques années, Martin produisait également nos albums. Un groupe avait oublié une pédale Whammy dans le studio, et on s’est demandé : « Mais c’est quoi, ça ?! » (rires) Par la suite, on a compris que c’était le truc que Dimebag Darrell avait utilisé pour Pantera. On a expérimenté avec, ça sonnait bien, et maintenant, on utilise la pédale Whammy ! Je trouve que ça rend le son thrash plus intéressant.

Chaque album de Perzonal War contient au moins un titre à part, à l’atmosphère gothique. Je pense à des chansons comme « Open My World », « Faces », « The Unbeliever », « Dying Face » ou « The Last Day ». La dernière fois que nous avons discuté, tu m’as dit qu’aucun de vous n’écoutait de metal gothique. D’où vient ce côté mélancolique, dans ce cas ?

On aime tous Paradise Lost, par exemple. C’est un super groupe. Mais aucun de nous n’est fan de metal gothique. Je pense que les harmonies vocales de Perzonal War sont un peu mélancoliques, et quand on associe ça à nos guitares et à nos riffs, ça nous mène vers le gothique. Ce n’est pas planifié et aucun de nous n’est un maniaque du metal gothique. Peut-être qu’un groupe comme Paradise Lost a une influence sur nous sans qu’on s’en rende compte !

Avant la sortie de Different But The Same, vous avez changé votre nom de Personal War en Perzonal War en raison de problèmes financiers et parce que votre label, B-Mind Records, ne voulait pas vous lâcher. Par conséquent, vos deux premiers albums sont un peu tombés dans l’oubli. Avez-vous pensé à ressortir ces albums, ou à réenregistrer certaines chansons ?

On y a pensé, vraiment. On le fera peut-être un jour, ou peut-être qu’on fera une compilation des deux albums, en choisissant les meilleures chansons et en les réenregistrant. On avait vraiment l’idée à l’esprit mais je ne sais pas si ça se fera. Le problème, c’est qu’il s’est écoulé quatre ans entre Bloodline et Captive Breeding. Nous allons essayer de sortir un nouvel album l’an prochain, j’espère qu’on va y arriver. On veut vraiment se consacrer au nouveau matériel. On le fera peut-être après. Je n’en sais rien, mais on verra.

Tu dis donc qu’il y aura un nouvel album de Perzonal War l’an prochain ?

Oui, on va essayer. J’espère qu’il sortira pendant l’été. L’objectif est d’enregistrer l’album en février ou mars. Pour la date de sortie, ça pourrait être juin ou juillet. Ça va être assez rapide !

Vous avez donc déjà certaines chansons écrites ?

Oui, plusieurs chansons sont écrites. Pas complètement, mais on a pas mal d’idées. On travaille sur du nouveau matériel, donc je pense qu’on pourra faire un bon album relativement vite.

Et il sonnera comment ?

Pour être honnête, je n’en sais encore rien. Mais on va essayer de faire simple. Je pense que Captive Breeding est notre album le plus progressif à ce jour. Notre guitariste a fait du très, très bon boulot. On l’a laissé faire ce qu’il voulait. Le prochain album retournera sans doute aux bases. Les chansons peuvent être plus simples à assimiler et plus accrocheuses sans perdre leur côté heavy. Je voudrais que ce soit plus direct. Je ne sais si ça va marcher, mais c’est l’objectif : plus simple, plus brut, plus vivant.

Avez-vous des concerts prévus ces prochains mois ? En France, peut-être ?

On espère. Nous avons un nouveau promoteur et, évidemment, on aimerait venir jouer en France. La seule fois où nous sommes venus, c’était pour un festival avec Paradise Lost, il y a des années ! (rires) Je crois que c’est la seule fois où nous avons joué en France. On est en train d’organiser des concerts pour la fin de l’année, avec des amis, des groupes avec qui on aimerait jouer. Il n’y a encore rien de confirmé mais on y travaille.

J’espère qu’on pourra vous voir. Il y a dix ans, vous deviez jouer avec Rage et Primal Fear, mais cela ne s’était pas fait en raison de problèmes financiers. Tu m’avais également parlé de concerts de Nevermore et d’In Flames, mais ils ne se sont jamais faits.

Oui, je crois que le seul concert avec Nevermore a eu lieu en Suisse. J’espère que nous viendrons en France un de ces jours !

Interview réalisée par téléphone le 2 octobre 2012
Questions : Spaceman et Metal’O Phil
Retranscription et traduction : Saff’

Site officiel de Perzonal War : www.perzonalwar.de



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  • Voila un groupe à mettre sous la lumiere ,. Je connaissais deja depuis les deux precedents albums . Chacun ses gouts mais pour moi ce captive breebing est un album de thrash moderne parfait , je ne m’en lasse pas

    Pour le jeu de comparaison … j’dirais aussi qu’il y a quelque chose des derniers annihilator là dedans , pour ceux qui aimerait …

    Super disque , ils meriteraient largement de vivre de leurs musique ces mecs !!!

    [Reply]

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