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Live Report   

Le cavalier seul d’Amon Amarth


Amon Amarth le 23 mars au Divan Du Monde : une date immanquable pour les amateurs de death mélodique. En pleine promotion de leur nouvel opus Jomsvikinq, les Suédois ont décidé comme à leur habitude de faire une étape dans notre superbe capitale. Pas de première partie pour précéder le combo qui fera donc cavalier seul pendant 1H45.

Au cours de ce set, on portera une attention particulière à la batterie puisque le groupe s’est séparé de Fredrik Andersson qui a officié dix-sept ans derrière les toms d’Amon Amarth. Il est remplacé pour la tournée par Jocke Wallgren (October Tide) qui cependant ne devient pas le batteur officiel du groupe pour autant. Il est 18H quand nous arrivons à nous glisser dans la queue déjà immense sur le trottoir de la rue des Martyrs. Après une bonne heure d’attente, la salle est prise d’assaut par tous les metalheads venus retourner le lieu et profiter de voir un groupe à forte notoriété dans une petite salle.

Artiste : Amon Amarth
Date : 23 mars 2016
Salle : Le Divan Du Monde
Ville : Paris [75]

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(Amon Amarth, Sonisphere 2013)

La scène est décorée d’un drapeau à l’effigie du nouvel album et les 600 places se remplissent à très grande vitesse. A 20H pétantes, Les lumières s’éteignent et les Nordistes font leur entrée sur l’impeccable « The Pursuit Of Vikings » (qui est normalement joué en dernier). Superbe mise en bouche avec ce morceau très rythmé dont le public reprend vite la mélodie en chœur. On prend nos marques et on se met de suite dedans avec cet hymne. La transition est très bien exécutée avec le morceau numéro deux de Deceiver Of The Gods, « As Loke Falls », qui envoie le bois avec ses rythmes rapides et ses breaks dévastateurs. Un début de set en forme de coup de poing où le public note la première intervention du souriant Johan Hegg qui présente le premier extrait du nouvel opus Jomsvikinq. On est donc parti avec le morceau « First Kill » qui fait office de premier single. Le public est en transe et a visiblement bien assimilé le morceau même si le rendu est un peu mou.

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(Amon Amarth, Sonisphere 2013)

Amon Amarth enchaîne avec deux nouveaux morceaux (pour rappel l’album sort deux jours après le concert). Là encore la structure est carrée et la présence scénique réelle mais on a tout de même l’impression d’avoir en face de soi un groupe qui fait un tour de chauffe avec cette date et donc pas un concert aussi énergique que d’habitude. Malgré deux ou trois ratés à la batterie, Jocke Wallgren fait très correctement son taf et ne manque pas d’acclamations au moment de sa présentation par son chanteur. Après ces trois nouveaux morceaux, le groupe enchaîne avec son hit de l’année 2013, « Deceiver Of The Gods ». Cela redonne une énergie d’enfer à la fosse du Divan Du Monde. Olavi Mikkonen et Johan Sôderberg, les deux gratteux du groupe, s’en donnent ainsi à cœur joie et font preuve d’une énorme rigueur et d’un placement excellent.

« Cry Of The Black Birds » fait office de pause. Extrait de l’album With Odenon Our Sid, il sait toucher l’audience car il oscille entre tendresse et brutalité et définit parfaitement l’état d’esprit du groupe. S’en suivent deux pépites de l’album Versus The World, « Death ln Fire » et « Thousand Years Of Oppression ». Le premier est repris en chœur par un public de connaisseurs et le second stimule le headbanging. Quel plaisir de re(voir) Amon Amarth sur une scène à taille humaine, aussi proche du public ! Fort d’un son à la hauteur de l’événement, le groupe s’en donne à cœur joie et poursuit sa chevauchée avec le chaotique « Destroyer Of The Universe », extrait de Surtur Rising (2011). Un vrai boulet de canon dans la tête du public qui en redemande.

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(Amon Amarth, Sonisphere 2013)

Pas de demi-mesure, la machine est belle et bien lancée et la destruction est en pleine action. Un autre monstre des setlists des Vikings vient se rajouter au milieu du show avec « Runes To My Memory ». Sur ce morceau, on déguste la superbe osmose entre la batterie et la basse de Ted Lundstrôm. Comme indiqué précédemment, le son de ce soir est à la hauteur même si certains riffs/solos de guitare pourraient être encore un peu plus mis en avant. Après quelques paroles de Johan Hegg, la machine est relancée avec « The Father Of The Wolf », qui rappelle au public ravi que l’album Deceiver Of The Gods comporte quelques perles dans ses rangs. Le long périple de sept minutes « Victorius March » est ensuite joué. Il est extrait du premier album Once Sent From The Golden Hall. Une structure très simple et un rythme très linéaire certes, mais d’une efficacité et d’une émotion impeccable qui vous prend aux tripes.

Après un rappel bien mérité, les Suédois arrivent avec leurs cornes de bières, cornes levées, verres levés et cheers pour tout le monde ! Johan peut lancer « Guardians Of Asgaard », premier extrait de la soirée de Twilight Of The Thunder God qui fait sans doute partie des albums les plus appréciés par les fans. Forcément le combo ne peut pas finir là-dessus et s’octroie une dernière chance de retourner le Divan Du Monde sur l’incontournable « Twilight Of The Thunder God » qui termine cette soirée. Les Suédois n’auront pas chômé avec près de deux heures de prestation. C’est en conséquence avec un large sourire que l’audience sort de ce spectacle en ayant eu le sentiment d’être privilégié.

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(Amon Amarth, Sonisphere 2013)

Setlist :

The Pursuit Of Vikings
As Loke Falls
First Kill
The Way Of Vikings
At Dawn’s First Light
Deceiver Of The Gods
Cry Of The Black Birds
Death In Fire
Thousand Years Of Oppression
Destroyer Of The Universe
Runes To My Memory
One Against All
One Thousand Burning Arrows
Father Of The Wolf
War Of The Gods
Victorious March
Rappels :
Raise Your Horns
Guardians Of Asgaard
Twilight Of The Thunder God

Live report : Philippe Dory.
Photos : Lost (Sonisphere 2013)



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  • Petite erreur : le premier rappel avec les cornes à la main ne démarre pas avec Guardians of Asgaard comme vous l’écrivez dans votre texte mais avec Raise Your Horns , super morceau du dernier album. J’y étais et il était merveilleusement bien interprété.

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