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Potin   

Le jour où Alice Cooper n’a pas tué Elvis Presley


Et si le nom de Vincent Furnier n’avait pas été synonyme d’Alice Cooper mais avait été plutôt retenu par l’histoire du rock comme le Ravaillac, la Charlotte Corday ou le Lee Harvey Oswald du rock’n’roll ? Une sorte de Mark Chapman avant l’heure et régicide par la même occasion.

Nous le savons maintenant, l’homme que nous connaissons aujourd’hui comme le père des shock-rockers aurait pu être l’un des assassins les plus célèbres du Vingtième siècle. Et déjà, sur le moment, l’arme au poing, il sentait qu’il pouvait ainsi rentrer dans l’histoire par le côté sanglant et sombre en faisant sauter le caisson du King.

Cette histoire a été contée par Cooper en interview pour le site Mirror.co.uk et se déroule dans un hôtel de Las Vegas en 1971 : « il avait ce penthouse – c’était à l’époque où il était au sommet de son art. J’avais toujours été fan quand j’étais gosse alors j’ai sauté sur la chance de monter le rencontrer. Quand je suis arrivé à l’ascenseur, il y avait moi, Liza Minnelli et l’actrice porno Linda Lovelace. » [NDLR : célèbre pour son rôle dans le film Gorge Profonde]

Arrivés à la suite de Presley, ils sont fouillés par la sécurité au cas où ils auraient des armes… « Je ne vois pas pourquoi ils s’en faisaient pour ça – quand on est entré l’endroit était plein de flingues. Elvis m’a emmené dans la cuisine, a ouvert un tiroir et en a sorti un pistolet chargé en me disant de le pointer sur sa tête. J’ai tout de suite reconnu un calibre 32. Je ne savais pas quoi faire. J’avais ce flingue dans la main et je m’attendais à ce qu’un gars de la sécurité débarque dans la seconde, me voit tenant une arme et m’abatte.

Une petite voix dans mon oreille gauche me disait : « Vas-y, c’est historique, tue-le, tu seras pour toujours le type qui a tué Elvis ». Dans mon autre oreille, il y avait une autre voix me disant : « tu ne peux pas le tuer, c’est Elvis Presley – blesse-le plutôt, tu prendras seulement quelques années ! »

Une fraction de seconde plus tard, Elvis a fait un coup de pied sauté, a fait volé le flingue, avant de me faire valser et de me bloquer au sol par le cou et me disant : « c’est comme ça qu’on arrête un type avec un pistolet. »

Le King pratiquait alors le karaté depuis plus de dix ans. Mais quelle histoire ! Si Alice Cooper avait appuyé sur la gâchette, non seulement, nous n’aurions pas eu toutes ces théories sur la mort d’Elvis (mais si, il est toujours vivant, il est simplement reparti dans son microcosme) mais en plus, nous ne nous souviendrions même plus de l’œuvre musicale de Cooper, masquée qu’elle serait par l’horreur du meurtre d’une légende. Car, dans le genre sanglant, qui se souvient encore de l’oeuvre discographique (très courte) de Charles Manson ?

Animalement vôtre.



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