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Interview   

Le metal digital d’Amaranthe


Amaranthe fait partie de ces nouveaux groupes résolument tournés vers le monde digital, avec un mélange de metal, au sens générique du terme, de metalcore, de pop et même d’eurodance pour les sonorités les plus « technologiques ». Un renouveau pour certains (souvent les plus jeunes), une dégénérescence pour d’autres (généralement les anciens). Force est de constater qu’Amaranthe ne laisse pas indifférent, et c’est déjà une victoire pour le groupe qui en à peine trois albums et cinq années est déjà en mesure de vivre de ses activités musicales ; fait plutôt rare.

L’une des têtes pensantes du groupe, le guitariste – qui se charge aussi des claviers en studio – Olof Mörck nous parle du nouvel album des Suédois, le bien nommé Massive Addictive où tout semble avoir été mis en oeuvre dans un but d’accroche. Il évoque en sus l’une des particularité du groupe, celle d’accueillir pas moins de trois chanteurs en ses rangs, dont désormais Henrik Englund, nouveau venu pour remplacer Andreas Solveström parti vivre une vie « normale », et la manière dont ils gèrent cette hydre à trois têtes.

« [Amaranthe] c’est un emploi à double temps plein ! [Rires] »

Radio Metal : Votre dernier album s’intitule Massive Addictive. Est-ce que vous l’avez appelé ainsi parce que vous vouliez que les auditeurs deviennent accros au côté « catchy » de l’album ?

Olof Mörck (guitare) : [Rires] Oui, peut-être, j’imagine. Comme le dit souvent Jake – le chanteur du groupe – peut-être que vous ne devriez pas trop écouter cet album car vous risquez de devenir accro. Je pense que le titre de l’album nous est venus plus ou moins au moment où nous écrivions la chanson Massive Addictive, qui avait cette mélodie et ce rythme particulier. Et nous nous sommes dit : « Ok, deux mots : massif et addictif, ça correspond bien à toutes les chansons de l’album. » Dès que nous avons eu cette idée de titre, nous savions que ce serait aussi le titre de l’album.

Est-ce que vous aviez aussi ces moments où, par exemple, en sortant de la salle de répétition vous continuez à chanter pendant des heures les riffs que vous veniez de jouer ?

Eh bien, en réalité nous n’avons jamais répété cet album, mais nous ne sommes pas vraiment ce genre de groupe. Nous passons beaucoup de temps à travailler sur les chansons, sur les versions démos et autres choses du genre, évidemment. Mais généralement nous travaillons dans un environnement de pré-production. Mais c’était effectivement complètement comme ça. Après avoir terminé la chanson « Massive Addictive », je l’ai joué à ma petite amie et à ma mère, et toutes les deux chantaient encore cette chanson le lendemain. Je me suis donc dit : « Je crois qu’on tient quelque chose là ! » [Rires]

Tu dis que vous ne répétiez pas beaucoup, du coup peux-tu nous en dire plus sur votre processus de composition ?

Beaucoup de groupes vont dans des salles de répétition et jamment , c’est cool. Mais pour un groupe comme Amaranthe, il y a tant de couches différentes : il y a le clavier, alors que nous n’avons pas de claviériste à proprement parler, il y a beaucoup d’harmonies vocales et d’autres choses du genre. L’environnement d’un studio de démo est mieux pour nous pour travailler. En général je m’assois avec un des chanteurs, soit Jake, soit Elize, et nous trouvons une sorte de mélodie de chant. Ensuite nous trouvons une progression d’accord pour aller avec cette ligne de chant et nous travaillons à partir de ça. Il faut polir tout ça et essayer de trouver les bons sons au clavier, etc. C’est notre manière à nous de jammer. C’est encore très ouvert lorsque nous ne posons que la guitare et les lignes de chant, mais ce n’est pas vraiment de la répétition.

Pensez-vous qu’il y ait de la place pour les jams ou l’improvisation chez Amaranthe, ou ça n’est pas le genre du groupe ?

Eh bien, lorsque nous sommes en concert par exemple, en tant que guitariste, sur une chanson comme « The Nexus » je joue les riffs exacts, mais lorsqu’il s’agit des chœurs, je connais la progression d’accord et je la joue de manière très libre. Je ne les jouerais probablement pas deux fois de la même manière, donc c’est un peu une semi-improvisation, en ce sens. Et aussi, lorsque nous nous asseyons pour composer, c’est très… Par exemple, lorsqu’Elize et moi avons composé « Drop Dead Cynical » au piano et au chant, ça ressemblait beaucoup à un jam. Mais en général nos performances en live sont assez strictes. C’est censé être plus ou moins comme sur l’album.

Sur un autre thème, Henrik Englund est nouveau dans le groupe. Peux-tu nous en dire un peu plus sur la manière dont il a été recruté ?

En gros, je crois qu’il y a genre deux ans, Jake et moi trainions dans Stockholm, il me semble que c’était après un concert pour une remise de prix ou un truc du genre, et nous avons rencontré Henrik dans un bar rock de Stockholm qui s’appelle l’Anchor Bar. Il connaissait déjà très bien le groupe, nous nous sommes juste assis et avons parlé. En fait, il animait des karaokés dans ce bar. Donc nous l’avions entendu « growler » sur une chanson de Pantera ou quelque chose comme ça. A ce stade nous savions déjà qu’il était un mec super sympa, et un très bon hurleur. Donc lorsque nous avons eu besoin de quelqu’un pour prendre la relève d’Andy durant notre tournée l’année dernière, la tournée de l’album The Nexus, il est la première personne que nous avons appelée. Il a aussi fait notre tournée aux Etats-Unis pendant l’été. Lorsque Andy a finalement quitté le groupe, Henrik était notre premier choix, le premier gars que nous avons appelé, donc la transition s’est faite de manière plutôt naturelle.

« Si vous voulez y arriver dans l’industrie musicale, vous devez créer votre propre musique, votre propre son. »

Que s’est-il passé avec Andreas en fait ?

Eh ben, il s’est fait viré… Non je rigole ! [Rires] Non en fait il avait une fille et un boulot qu’il apprécie. En fait, il nous avait prévenus dès le début. Lorsque nous avons lancé le groupe, nous avions beaucoup d’espoir et de grands rêves ; rien qu’il y a trois ans c’était encore un rêve de se dire que nous allions tourner tous les jours, enregistrer un album pendant deux ou trois mois, etc. A cette époque il nous avait dit : « Je ne serais peut-être pas capable de faire ça à temps plein ». Et nous lui avions dit : « Allez ! Tu devrais rejoindre le groupe car au stade où nous en sommes ça n’est encore qu’un projet ». Et ça n’était effectivement qu’un projet à ce moment-là. Mais c’est très rapidement devenu un emploi à temps plein et même notre vie, donc après un an et demi de tournée il nous disait : « Je pense que c’est un peu trop pour moi, j’aime beaucoup avoir un emploi plus normal. » A ce moment nous avions déjà Henrik en tête, et nous lui avons dit : « Réfléchis bien, réfléchis-y pendant quelques mois et prend ta décision après. » Au bout du compte, il a décidé de mener une vie normale et nous respectons totalement ça. Je suppose que nous avons tous nos préférences.

Est-ce qu’Amaranthe est un emploi à temps plein pour vous ?

Oui, absolument ! Non en fait c’est un emploi à double temps plein ! [Rires]

C’est génial que vous puissiez déjà vivre de votre musique après seulement trois albums. C’est plutôt rare…

Oui bien sûr, c’est un rêve devenu réalité, de bien des manières. C’est beaucoup de travail, mais au final ça vaut le coup. Je pense que nous sommes plutôt chanceux.

Quel conseil donnerais-tu aux groupes qui débutent, pour qu’ils atteignent ce rêve aussi rapidement que vous ?

Je pense qu’il y a deux choses qui sont vraiment super importantes. La première est un conseil artistique : essayez vraiment de trouver votre propre style. S’il y a un groupe ou un genre en particulier que vous adorez, c’est génial, mais essayez de trouver votre propre version de ceci. Si vous aimez jouer des reprises de Metallica ou Slayer pour vous faire plaisir, c’est bien. Mais si vous voulez y arriver dans l’industrie musicale, vous devez créer votre propre musique, votre propre son. Le deuxième conseil c’est que la partie business compte vraiment [Rires]. Et lorsque vous signez votre premier album, vous feriez mieux de parler à un avocat et faire vraiment en sorte que le côté business soit bien pris en charge. Même si c’est ennuyant, c’est une partie super importante de toute l’industrie musicale.

Henrik a été recruté l’année dernière, est-ce qu’il se sent à l’aise dans le groupe même si c’est plutôt récent ? Est-ce qu’il a participé à la composition du dernier album ?

Pas vraiment en fait. Henrik n’a pas vraiment pris part au processus de composition et nous avons plutôt établi que Jake, Elize et moi étions les compositeurs. Mais bien sûr nous sommes très ouverts à ceux qui veulent apporter leur contribution et qui ont des idées. La force d’Henrik c’est certainement son personnage de scène, et c’est un mec très cool en général. D’une certaine façon il a en quelque sorte influencé la manière dont nous avons écrit les chansons, parce que j’ai beaucoup écouté ses parties de chant dans son autre groupe, Scarpoint. Et je me suis rendu compte qu’il avait une manière de « growler » supère groovy et rapide que ne faisait pas Andreas. Donc j’ai piqué [petits rires] quelques idées de « growl » à ce groupe, et il a donc indirectement contribué à la composition des chansons, si tu vois ce que je veux dire. Jake et moi avons écrit les parties criées et nous avons vraiment essayé de les écrire pour lui, et pas uniquement de la manière dont Andreas les aurait chantés.

Puisqu’il y a trois chanteurs dans le groupe, peux-tu nous en dire plus sur la manière dont vous composez les lignes de chants ?

Globalement c’est moi, Jake et Elize qui écrivons les lignes de chant. Mais c’est parfois difficile de dire qui a écrit quoi en réalité, si tu vois ce que je veux dire. Par exemple j’ai écrit le refrain de notre nouveau single « Drop Dead Cynical » avec Elize, mais il est très compliqué de dire quelle partie j’ai écrit car ça se passe de manière très naturelle. C’est de la communication de base. En général nous nous asseyons moi et Jake ou Elize, ou tous les trois et nous faisons un premier jet des parties de chants, en essayant de trouver la bonne progression d’accords et ce genre de choses. Peu importe ce qui nous vient à l’esprit, tant que ça sonne comme Amaranthe, c’est cool.

« Lorsque j’ai écouté Rammstein et « Du Hast » pour la première fois, j’ai vraiment été scotché par ce qu’il était possible de faire en combinant metal et électro. »

Comment vous organisez-vous sur scène pour savoir qui va parler après chaque chanson ?

[Rires] C’est une bonne question parce que nous avons essayé d’organiser un peu tout ça, et parfois c’est un peu chaotique. Nous essayons de nous poser avant les concerts pour y réfléchir, parce que nous modifions souvent nos arrangements. Donc on essaie de se fixer : « Ok, Elize, « Amaranthine » – sa ballade sur notre premier album – est en quelque sorte ta chanson donc tu parleras avant ça et Jake, tu parles toujours avant ou après les deux premières chansons. » Nous essayons aussi de structurer un peu tout ça. Donc, la première fois que quelqu’un parle ce sera, genre, les trois chanteurs, de manière à ce que ça donne une sorte d’unité. Je me dirais aussi que dans les situations où il faut parler en concert, Jake se débrouille comme un chef, c’est le maitre en la matière. C’est un peu l’ambassadeur du groupe lorsqu’il s’agit de parler durant les concerts. Parfois il improvise beaucoup, mais en général ça se passe très bien.

Et que se passe-t-il lorsqu’un chanteur n’a pas besoin de chanter pendant toute une chanson ? Que fait-il sur scène ?

Nous avons une chanson comme ça, « Burn With Me », le deuxième single de l’album The Nexus. C’est plutôt drôle parce qu’Henrik adore regarder les groupes en concerts, donc ce qu’il fait c’est qu’il sort de scène et va au niveau de la table de mixage. Il se pose là avec une bière et regarde toute la chanson, puis il revient pour chanter sa partie. C’est ça qu’il fait. Je trouve ça plutôt cool. A chaque fois que nous avons un concert il a la chance de voir Amaranthe jouer. Et il revient aussi avec quelques commentaires, il dit des trucs du genre : « Vous avez bien joué là, mais il faudrait peut-être retravailler telle partie. » C’est quelque chose de plutôt sympa en fait. [Rires] Il voit des choses d’un point de vue extérieur que nous n’aurions pas forcément vu nous-même. Mais au fond, c’est un mec sympa donc il ne se plaint pas trop. [Rires]

Le thème principal de l’album semble être la réalité, avec des chansons comme « Digital World », « True », « Unreal », « An Ordinary Abnormality ». Penses-tu que notre société est en train de perdre ses liens avec la réalité et les choses authentiques ?

C’est une analyse très intéressante en vérité. Je n’y ai jamais vraiment réfléchi, mais maintenant que tu mentionnes tous ces titres ça semble plutôt sensé. Par exemple, les paroles de la chanson « Digital World » sont un peu comme une pub qui essaierait de te vendre le monde numérique d’aujourd’hui comme un monde où tu ne mourras jamais et où tu ne vieilliras pas. Mais d’un autre côté, tout ce qui nous entoure est digital, et c’est exactement ainsi que l’on vit aujourd’hui. Lorsque je suis rentrée chez moi hier, avant de partir pour Paris, j’ai pris mon ordinateur portable, mon iPad et mon téléphone portable. Et dans un an j’aurais probablement aussi une montre Apple ou quelque chose du genre [Rires]. Tout ça c’est très bien, parce que la technologie contribue positivement à notre vie de tous les jours de bien des manières : les réseaux sociaux, tu as de nouveaux modes d’interaction avec tes amis et tes fans. Il y a plein de choses bénéfiques de ce côté-là. Au fond, tout ce qui nous entoure est numérique. Je pense que ce que nous avons essayé de faire comprendre dans cette chanson, et dans cet album de manière globale, c’est que ça serait une bonne idée de s’éloigner de tout ça de temps en temps. Car on ne peut pas continuellement mettre à jour son statut Facebook toutes les cinq minutes ou peu importe, ça a tendance à te manger une bonne partie de la vraie vie.

Pour cet album vous êtes retournés dans le studio de Jacob Hansen. Penses-tu que vous avez trouvé le producteur idéal pour le groupe ?

Oui, absolument. Lorsque nous nous sommes assis pour écouter les démos de ce disque, nous pensions que nous avions absolument besoin d’un autre type de production pour cet album, d’un son différent parce que l’album The Nexus avait beaucoup de basses dans toutes les fréquences et c’était comme un assaut sonore, dans tous les sens du terme. Nous pensions que cet album devait absolument avoir un type de production différent. Lorsqu’un groupe veut faire quelque chose différemment, ils vont généralement dans un nouveau studio avec un nouveau producteur, pour avoir une vision différente. Mais nous avons plus ou moins fait l’opposé. Jacob connaît très bien notre son ; il a été une part vitale du développement de notre style. Ça nous paraissait très sensé de le faire sortir de sa zone de confort afin de créer quelque chose de différent. Nous avons beaucoup écouté ses autres groupes et les productions qu’il avait faites par le passé, et nous nous sommes rendu compte que l’ancien son d’Amaranthe n’était pas le son typique qu’il donne en général aux chansons. Et cette fois nous voulions une approche plus ouverte et plus rock, et je trouve que Jacob était vraiment l’homme idéal pour ça. Donc oui, je trouve que nous avons vraiment trouvé le producteur idéal.

Puisque apparemment il est capable de sortir de sa zone de confort, penses-tu que vous continuerez à travailler avec lui, ou penses-tu qu’à un moment ou à un autre vous allez forcément travailler avec quelqu’un d’autre ?

Le problème c’est qu’il ne faut jamais dire jamais. Je pense que nous avons trouvé la meilleure personne avec laquelle travailler et aller se perdre au Danemark au milieu de nulle part pour deux mois et demi voire trois mois au milieu d’une tournée. Ça paraissait vraiment logique de travailler avec lui sur ces trois derniers albums. Qui sait ? De la manière dont je vois les choses actuellement, nous travaillerons probablement avec lui aussi la prochaine fois. Mais là encore, si tu me le demandes dans un an et demi ou deux ans, je dirai peut-être : « Nous devons trouver quelqu’un d’autre. » C’est difficile de prévoir ça en avance. Sous certains aspects, il occupe une grande place dans le groupe, il est presque comme un membre du groupe lorsqu’on arrive à la phase de production. C’est difficile de nous imaginer faire un album sans lui, mais à nouveau, peut-être que la prochaine fois nous ressentirons le besoin de nous poser un défi et de sortir de notre zone de confort, si tu vois ce que je veux dire. Nous verrons bien.

« Si tout le monde disait : « Oui, c’est parfait, » je serais presque inquiet, parce que tu ne veux pas uniquement que les gens t’apprécient, mais tu veux aussi les défier. »

On dit beaucoup que la musique d’Amaranthe contient des éléments pop et d’eurodance. Est-ce que vous écoutez ce genre de musique ? Quelles sont vos influences en dehors du Metal ?

Eh bien, étant suédois, nous sommes entourés par ce style musical. Evidemment, la musique électronique m’intéresse. Clairement, il y a des groupes de pop que j’apprécie. En Suède nous avons grandi avec ABBA et ce genre de musique que je trouve toujours géniale d’ailleurs. Mais il y a quinze ou dix-sept ans, lorsque j’ai écouté Rammstein et « Du Hast » pour la première fois, j’ai vraiment été scotché par ce qu’il était possible de faire en combinant metal et électro. J’écoute un peu ce genre musical, mais j’écoute aussi des groupes de metal avec ce genre d’influences, c’est un peu un mélange.

Elize a parlé de détracteurs sur internet, sur son blog. Est-ce que tu continues à lire les commentaires sur internet ou est-ce que tu évites ?

Je pense que c’était un peu différent pour moi, et je crois que c’est déjà différent pour Elize maintenant. Même si c’était il y a à peine six mois, tu évolues constamment avec ce genre de commentaire. Lorsque j’ai sorti mon premier album au début des années 2000, quand j’avais dix-sept ans, avec mon ancien groupe Dragonland, j’accordais beaucoup d’attention à ce que disaient les gens. Et lorsqu’ils se plaignaient, ça me touchait droit au cœur, pour ainsi dire. Ces derniers temps, lorsque je vais sur n’importe laquelle de nos vidéos sur YouTube ou maintenant que notre single « Drop Dead Cynical » est sorti, je sais qu’il va y avoir une tétra-chiée d’avis. J’en parlais avec Jake hier, nous discutions des commentaires sur « Drop Dead Cynical ». Nous étions plutôt contents que les gens réagissent, tout simplement. Ils étaient un peu choqués que ça sonne très différent pour Amaranthe. Si les gens commentent nos vidéos YouTube et s’ils parlent de ça, au final c’est positif. Jouer et créer de la musique, ou même toute création artistique en général n’a pas pour seul but de faire en sorte que les gens aiment ce que vous faites, mais de les faire réagir. Si tout le monde disait : « Oui, c’est parfait, » je serais presque inquiet, parce que tu ne veux pas uniquement que les gens t’apprécient, mais tu veux aussi les défier.

Vous avez commencé à travailler sur un documentaire intitulé « The Story So Far ». Mais apparemment il n’est pas encore sorti et il y a une sorte de hiatus à ce sujet. A quelle étape en est le documentaire et peux-tu nous en dire plus sur l’approche que vous avez dans ce film ?

Nous nous sommes concerté à ce sujet il y a un an, je crois que c’est notre manager qui en a eu l’idée. A ce stade il avait déjà filmé beaucoup de choses, comme la première et la deuxième fois où nous sommes allés au Japon ou lorsque nous avons joué sur une très grande scène dans notre ville natale, devant près de 12 000 personnes. A chaque fois que nous faisions quelque chose d’important et de cool, il y avait ce type, celui qui prenait les photos promo du groupe sur les deux premiers albums, qui était là pour filmer. Nous avons regardé les vidéos et nous avons pensé que ce serait sympa de diffuser tout ça, parce que c’est une manière cool de montrer comment le groupe en est arrivé où il en est aujourd’hui. Nous avons fait pas mal d’interviews et nous avons filmé beaucoup de choses depuis. Je crois que le documentaire est presque fini mais nous nous sommes rendu compte que le format sous lequel nous voulions le sortir n’était probablement pas le bon. Nous étions en train d’assembler une sorte de coffret mais ça n’est peut-être pas la bonne manière de le publier. Donc, comme tu le disais il y a une sorte de hiatus, mais nous sortirons certainement le documentaire avec un DVD live ou quelque chose du genre à la place. Nous avons tous les droits dessus, donc nous attendons la bonne opportunité pour le publier.

Après la sortie de votre deuxième album, tu avais dit qu’il était trop tôt pour faire un DVD live et que ça devrait attendre la sortie d’un troisième album. Maintenant que vous avez fait ce troisième album, est-ce quelque chose que vous pensez planifier pour cette année ou la prochaine ?

Pour être honnête, nous n’avons pas commencé à planifier quoique ce soit pour le moment. De mon point de vue, je pense que ça serait plutôt censé, particulièrement après avoir terminé cette très longue tournée prévue aux Etats-Unis avec Within Temptation, et particulièrement dans la mesure où nous essayons vraiment de rendre nos concerts aussi bons que possible. Maintenant nous avons assez de chansons et assez d’expérience, puisque nous avons fait près de cent concerts durant les trois dernières années. Je pense que ça serait plus que logique de faire un tel DVD maintenant par rapport à il y a un an. Mais comme je le disais, nous n’avons rien planifié pour le moment.

Interview réalisée par téléphone le 12 septembre 2014 par Metal’O Phil.
Retranscription et traduction : Mariane.
Introduction : Spaceman.

Site internet officiel d’Amaranthe : www.amaranthe.se.



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