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Live Report   

Le show macabre de Mayhem


Après être venu nous faire partager l’expérience du live en décembre dernier en compagnie de Watain au Trabendo, Mayhem décide de remettre le couvert à Savigny-Le-Temple où il va une nouvelle fois interpréter le redoutable De Mysteriis Dom Satanas en intégralité. Le public est venu en masse pour revoir la célèbre formation de black metal, malgré quelques soucis d’organisation. En effet, le groupe a été bloqué sur la route, retardant le concert d’une heure.

Après un bon moment à attendre l’ouverture des portes, la foule rentre dans la salle et c’est le groupe français Khaos Dei qui l’accueille. Une piètre qualité sonore gâche la prestation du combo dont les compositions chaotiques font pourtant mouche. On vous conseille d’ailleurs de jeter une oreille attentive sur les versions studio où l’on distingue parfaitement le chant en français. Sur cette date, le groupe aura en tout cas eu la malchance de subir la malédiction souvent propre aux premières parties : une lumière fade, peu agréable et un son peu clair. Néanmoins, peut-être est-ce finalement ici que se trouve l’essence du black metal !?

Artistes : MayhemDragged Into SunlightKhaos Dei
Date : 3 avril 2017
Salle : L’Empreinte
Ville : Savigny-le-Temple [77]

Dragged Into Sunlight

Moins emblématique qu’un Watain – qui nous avait balancé au visage du sang animal – mais tout aussi inoubliable, Dragged Into Sunlight nous fait vivre une expérience unique en concert. Dragged Into Sunlight a le cachet particulier de jouer de dos, avec une immense structure faite d’os et de plusieurs bougies. De plus, le combo anglais refuse de dévoiler les identités de ses membres, ce qui n’en fait pas un groupe très chaleureux. Ajoutons à cela des lumières qui ne laissent aucun répit : durant tout le set les lumières auront été épileptiques, comme si un photographe nous mitraillait avec son flash durant trente minutes. Et si cela ne suffisait pas, le groupe joue d’une traite sans s’arrêter.

Et lorsqu’ils ont fini de jouer, les membres de Dragged Into Sunlight quittent la scène immédiatement, sans un mot, un regard ou un geste de la main. Nombreux sont les spectateurs n’ayant pas accroché à la mise en scène et s’étant endormi sur la barrière. Pourtant on prend plaisir à écouter l’œuvre studio de la formation anglaise, et il s’agit typiquement d’un groupe taillé pour les salles, car on l’imagine beaucoup moins se produire en festival en plein air, faisant dos à des milliers de personnes et éclairant un grand espace. Une expérience unique mais loin d’être physiquement agréable.

Mayhem

Les T-Shirts Mayhem sont foisonnants, et pour se mettre dans l’ambiance c’est sous les coups de 23H que la messe démarre. Pour nous mettre dans l’ambiance, un message audio nous demande d’éviter d’utiliser les téléphones et les flashs. Et c’est là où on aurait aimé un public un peu plus à l’écoute de l’univers de Mayhem. Car durant le morceau joué dans les enceintes pour introduire le concert, nombreux sont ceux poussant de faux cris gutturaux ou hurlant « à poil ». « Everything here is so dark », le concert commence. L’ovation de la salle est importante face à ces légendes. La fumée vient massivement et les paroles du célèbre « Freezing Moon » sont scandées. La mise en scène est théâtrale, les membres du groupe sont encapuchonnés et Attila porte son maquillage de cadavre. Les lumières nuancent le bleu et le violet pour appuyer cet aspect sombre.

Il s’agit ni plus ni moins que du même concert vu au Trabendo il y a quelques mois, si ce n’est que, cette fois-ci, l’ambiance est un peu différente. Il n’y a pas un aussi grand écart qui sépare le public du groupe. Les premiers rangs peuvent presque toucher les musiciens et l’espace restreint de la salle donne cet aspect davantage occulte, renforçant l’esprit de Mayhem. Et même si les lumières étaient de plus grande qualité dans la salle parisienne, les conditions s’avèrent ici meilleures pour profiter du groupe. D’autant que la batterie d’Hellhammer est posée sur une haute plateforme qui domine toutes les personnes dans la salle, ce qui rajoute beaucoup à l’atmosphère et, paradoxalement, au gigantisme de la scène.

Bien qu’avec les faux squelettes, les bougies et les cranes, on se croirait à une mauvaise décoration d’halloween, cela rajoute un certain charme morbide au lieu. Au menu : un amoncellement de clichés enchaînés les uns après les autres (mais que l’on accueille avec plaisir) et une musique qui provoque toujours autant d’excitation de la part des fans. Un concert à vivre visuellement de loin, ou alors avec passion dans une fosse déchaînée, avant que le groupe ne dise adieu et qu’Attila enlève sa perruque de scène. Le tout dans une atmosphère unique où on respire la fumée qui a envahi tout le premier rang, se retrouvant alors plongé dans une odeur bien particulière.

Étant donné le retard important du groupe, ce qui peut renforcer, quelque part, le côté mystique de la soirée, il faut voir la réalité : la salle se vidait petit à petit. Tout le monde n’a pu rester jusqu’à la fin, malheureusement, étant donné les problématiques de transports de chacun. Mais pour ceux qui seront restés jusqu’au bout, tout de même nombreux pour une fin de soirée aussi tardive, c’est l’occasion, en sortant, d’observer dehors dans le ciel la seule et unique « Freezing Moon ».

Setlist :

Funeral Fog
Freezing Moon
Cursed In Eternity
Pagan Feas
Life Eternal
From The Dark Past
Buried By Time And Dust

Live reports et photos : Matthis Van Der Meulen.



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