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Interview   

Le soleil brille une fois de plus pour Mastodon


Mastodon avance doucement mais sûrement, métamorphosant sa musique à chaque nouveau cycle, comme un insecte qui recréerait tous les trois ans sa chrysalide, avant d’en sortir dévoiler sa nouvelle parure. Si l’on regarde sa discographie dans sa globalité, Mastodon est un bien étrange animal. Si l’on compare son premier album Remission a son nouveau disque Once More ‘Round The Sun, la différence est conséquente, étonnante même, alors que seulement douze ans les séparent et que la fine équipe n’a pas changé d’un iota. Des groupes de 30 ans de carrière ne peuvent en dire autant. Une évolution qui s’est faite graduellement, doucement au fil des ans, où Mastodon, tout en gardant sa fibre sophistiquée, s’est remodelé dans un terroir plus rock, dans le groove, dans l’accroche mélodique, délaissant quelque peu sa colère des débuts. Mais voilà peut-être pourquoi Mastodon marche si bien : il n’a jamais stagné et donc jamais laissé le temps à son public de s’encroûter. Le concept même de retour aux sources n’aurait pas de sens pour Mastodon.

Pour Troy Sanders, le bassiste chanteur du groupe, un mot d’ordre : l’authenticité. La musique de Mastodon est le reflet de ses créateur et de leur parcours de vie. C’est aussi le fruit d’un travail de collaboration qui a tout de remarquable. Sanders nous parle de tout ceci et de ce nouvel album déjà partout acclamé, qui pourrait bien assez vite voir la naissance d’un petit frère sous la forme d’un EP…

« Nous avons besoin d’être particulièrement amoureux de tout ce que nous enregistrons et sortons. »

Radio Metal : Tu as déclaré qu’avec votre nouvel album Once More ‘Round The Sun vous avez repris là où vous vous étiez arrêté avec The Hunter. Et The Hunger faisait un peu figure de changement en comparaison des albums précédents de Mastodon, même l’illustration était très différente de ce à quoi nous étions habitués. Considérerais-tu The Hunter comme un tournant pour le groupe ?

Troy Sanders (chant/basse) : Je crois que tous ont été un tournant dans leur propre genre. J’aime voir la discographie de Mastodon comme une grande évolution de la carrière de notre groupe, et je pense que chaque album représente le bloc de construction suivant, l’enjambée suivante pour gravir la montagne. Je crois qu’ils ont tous été un tournant, à mon avis, mais, tu sais, nous dépensons beaucoup de temps, d’énergie et d’effort à écrire toutes ces chansons qui deviennent effectivement chacun des albums. Nous sommes donc très fiers de chaque album et c’est comme un énorme tremplin à chaque fois.

L’illustration du nouvel album paraît très psychédélique, ce qui va bien avec la musique qui contient justement des éléments psychédéliques. Est-ce un aspect que vous vouliez développer dans Mastodon ?

C’est toujours une grande fierté pour nous de créer une illustration complémentaire avec l’album qui retranscrit vraiment ce que nous ressentons par rapport à la musique. Nous essayons d’avoir une image saisissante pour l’illustration de l’album. Donc cette fois-ci nous avons voulu incorporer beaucoup de couleurs et ce cauchemar psychédélique [rires] colle parfaitement à une grande partie du contenu des paroles de l’album. Et c’est aussi simplement qu’il est différent de tout ce que nous avons fait auparavant. Nous aimons donc que les choses restent fraîches et excitantes pour nous et pour nos fans également. Je pense qu’une partie de la musique sur le nouvel album a quelques moments sombres, mais de manière générale il y a beaucoup de chansons de type rock n’ roll entraînant et qui fait qu’on se sent bien. Je pense que l’illustration complémente davantage le contenu des paroles que la musique. C’est une grande peinture que notre ami artiste Skinner a réalisé. C’est simplement une magnifique oeuvre d’art qu’il a créé pour notre album. Je trouve qu’elle colle vraiment bien.

C’est d’ailleurs dominé par la couleur rouge, tout juste comme l’illustration de The Hunter. Est-ce une coïncidence ou bien il y a une raison à ça ?

Ouais, c’est une coïncidence. Nous voulions incorporer des couleur vives et frappantes. Mais, effectivement, le rouge est similaire à The Hunter mais c’était une coïncidence.

Quel était l’état d’esprit du groupe au moment de la confection de Once More ‘Round The Sun ?

C’était très positif. Nous étions tous dans un bon état d’esprit. Comme toujours, nous avons nous quatre essayé de faire en sorte que chaque riff, chaque chanson et chaque parole soit aussi solide que possible. Nous avons fait tout notre possible pour trouver un son unique qui permettrait au son de Mastodon de grandir. Nous voulions juste être heureux avec tout ce que contiendrait l’album, car en tant qu’artiste, nous avons besoin d’être particulièrement amoureux de tout ce que nous enregistrons et sortons. Car une fois que que l’album est sorti, il est parti pour vivre à jamais et nous allons tourner pour cet album et jouer ces chansons en concert pendant les prochaines deux années ou plus. L’état d’esprit était donc très positif dans le studio, c’est toujours un environnement sain.

Il semblerait que vous vous tourniez de plus en plus vers un feeling rock avec du groove et de l’accroche, même s’il y a toujours des riffs heavy. Est-ce quelque chose que vous visez consciemment ?

Oui. Nous sommes toujours à la recherche de la meilleure mélodie et de la meilleure accroche possible qui collerait à la musique. Tu sais, si nous pouvons trouver un gros refrain accrocheur alors c’est génial. Car toutes nos chansons préférées de tous les temps ont un riff de guitare très marquant ou une ligne de chant qui est ultra accrocheuse. Donc, si nous pouvons incorporer une mélodie… Nous essayons d’incorporer de la mélodie autant que possible, du moment que c’est conforme à la musique en tant que telle.

L’album a été produit par Nick Raskulinecz. Il a réalisé un travail réputé pour des groupes comme Alice In Chains, Deftones et les Foo Fighters. Qu’est-ce qu’il a apporté à Mastodon ?

Je crois que Nick est aussi un grand fan de Mastodon. La première fois que nous nous sommes rencontrés, après que nous ayons décidé de travailler ensemble, il a dit qu’il adorait notre groupe et tout ce que nous avions fait, et il voulait nous aider à faire le meilleur album que nous pouvions faire. Pas seulement parce qu’il travaillait dessus, mais parce qu’il comprend nos anciens enregistrements et était vraiment très enthousiasmé par le fait de faire le meilleur album avec nous. Il a donc amené avec lui beaucoup de vibrations positives et une bonne éthique de travail. Il était au studio tous les jours et avait une approche très pratique. Il y avait donc un bon feeling à travailler avec lui.

« Il est important que nous laissions la musique venir à nous plutôt que de forcer les choses et essayer de faire une rapide rotation d’album. »

The Hunter avait été enregistré aux studios Sound City où de nombreux albums classiques ont été enregistrés. Et maintenant vous avez travaillé avec Nick. Essayez-vous de vous inspirer de la manière dont les classiques ont été composés et enregistrés ?

Ouais, si nous le pouvons, car pour nous quatre dans le groupe, nos albums préférés proviennent du temps où nous grandissions dans les années 70 et ceci est notre époque favorite pour la musique avec Yes, Genesis, Rush, King Crimson et Thin Lizzy. Nous partageons tous un amour pour le rock et le rock progressif des années 70. Donc, ouais, nous essayons de toujours garder en vie le côté classique rock dans notre groupe.

L’album s’intitule Once More ‘Round The Sun, ce qui renvoie au cycle qui fait une année. Quelle est donc cette année dont vous parlez et que s’y est-il passé ?

Plein de choses. Je pense que si tu le demandais à nous quatre dans le groupe, tu obtiendrais quatre réponses différentes. Et c’est cool. Le titre est très ouvert à l’interprétation propre à chacun, tout comme l’est une grande partie de notre musique et de nos paroles. Pour moi, ça veut dire avoir la chance de pouvoir faire tout ceci à nouveau. Nous avons pu enregistrer un paquet de chansons que moi et mes collègues aimons vraiment, et pendant les deux prochaines années nous aurons l’occasion de tourner dans le monde pour ces chansons. C’est donc pour moi quelque chose de très positif et optimiste. Mais tu peux le prendre de la manière que tu veux. Nous essayons de nous améliorer en tant qu’hommes, en tant que partenaires, en tant que compositeurs, en tant que pères, en tant que maris, tu sais, toutes ces bonnes choses. C’est ainsi que je vois ce titre d’album. Nous ne prenons pas tout ça pour acquis. Nous avons une merveilleuse opportunité devant nous et nous allons profiter de l’année prochaine, du prochain cycle.

J’ai lu dans une autre interview d’un de tes collègues que chaque chanson parlait de quelque chose qui vous est arrivé à chacun de vous personnellement. Est-ce une sorte de concept ?

Je ne pense pas que ce soit un concept. Il y a peut-être des thèmes sous-jacents que nous avons tiré de diverses expériences que nous avons tous vécus de manière individuelle au cours de l’année passé. Ce n’est clairement pas un concept, c’est peut être un thème qui parcourt l’album mais il n’y a pas de ligne directrice dans l’album. C’est davantage dans la tradition des albums de classique rock où les chansons et le contenu des paroles vont un peu partout. Tu sais, c’est fait sous une forme très libre.

Est-ce que vos expérience personnelles sont toujours une inspiration pour vous lorsque vous écrivez de la musique ?

Ouais, nous essayons de tirer notre inspiration de choses qui sont honnêtes et véridiques, et notre expérience de vie est une super façon d’en tirer notre inspiration, car c’est très vrai et très authentique. Nous sommes très fiers que notre groupe écrive et créer de la musique et notre art à partir de choses très authentiques. Nous savons que c’est totalement sincère et c’est ce qui importe le plus pour nous.

Apparemment, vous avez quelque chose comme trente minutes de musique restante cette fois-ci…

Ouais, nous avons pris quatorze ou quinze chansons qui nous plaisaient vraiment. En studio, nous les avons toutes enregistrées, mais nous ne voulions pas sortir un très très long album. Lorsque nous allons voir nos groupes préférés ou écoutons nos album préférés… Nous ressentons qu’une heure, grosso-modo, c’est une bonne dose de musique de la part d’un même groupe. Nous ne voulions pas être excessifs. Nous espérons que les gens jouent notre album et l’écoute du début à la fin. Nous ne voulons pas sortir quelque chose qui pourrait être trop long au point de perdre l’attention et ensuite diminuer l’impact de ce que les chansons signifient pour nous. Nous avons donc assez de matière de côté pour vouloir sortir ça, peut-être, sous la forme d’un EP dans quelques mois. Car la musique qui ne s’est pas retrouvée sur Once More ‘Round The Sun est très bonne, c’est très substantiel. Nous ne voulons pas jeter ça. Ce sont de bonnes choses et nous souhaitons que ça puisse voir le jour très bientôt.

« Si le chant agressif et abrasif colle à la chansons, alors nous le ferons. Mais avoir un album entier… J’espère ne pas me retrouver dans une position ou j’aurais le sentiment d’être tout le temps en colère. »

Comment avez-vous choisi quelles chansons allaient se retrouver sur l’album et lesquelles n’allaient pas s’y retrouver ?

Les quatre ou cinq chansons que nous avons laissé de côté s’accordent bien ensemble. Ça fera donc ce qui nous semble être une sortie à part entière, avec ces chansons, tu sais, avec cet enchaînement qui va bien. Ce n’était pas tant une question de choisir les chansons qui n’iraient pas sur l’album que de garder de côté les chansons qui feraient un album sympa une fois regroupées ensemble.

Vous avez publié un communiqué de presse pour rechercher des « acteurs excentriques et passionnés de jeux de rôles et d’action grandeur nature » pour un nouveau clip vidéo. Quelle était l’idée derrière ceci ?

[Rires] Nous essayons juste de faire quelque chose de drôle. Il y avait de l’humour mais c’était aussi touchant. Tu sais, les vidéos ont une courte durée de vie et nous essayons de les rendre d’une certaine manière mémorables, de manière à ce que quelqu’un qui regarde la vidéo l’appréciera assez pour vouloir la revoir. Nous voulions qu’elle fasse une impression la première fois que tu la regardes pour que tu veuilles la voir à nouveau ou la partager avec tes amis. Nous sommes fiers d’avoir une collection de clip vidéo diversifiée. Cette nouvelle pour « High Road » est sorti et nous avons déjà quelques autres idées pour de nouvelles vidéos pour ce prochain album qui seront différentes des précédentes. Tout comme notre musique et nos albums, nous aimons que ça reste frais et excitant.

On dirait que vous avez trouvé un bon rythme de sortie de vos albums, puisque vos quelques derniers albums sont tous espacés de trois ans. Est-ce un bon rythme pour Mastodon sans que l’attente soit trop longue pour les fans ?

Ouais. Lorsque l’album sort, nous tournons généralement pendant un an et demi jusqu’à trois ans pour chaque disque. Nous aimons donc amener notre musique partout dans le monde autant que possible, à chaque cycle d’album. Et ensuite, lorsque vient le temps d’écrire et de créer un nouvel album, nous prenons autant de temps que nécessaire. Nous ne voulons pas nous forcer à écrire quelque chose plus vite que nécessaire. Nous voulons que ça vienne naturellement et de manière authentique de nous, depuis notre for intérieur. Il est important que nous laissions la musique venir à nous plutôt que de forcer les choses et essayer de faire une rapide rotation d’album.

Tous les quatre dans Mastodon vous chantez. Comment vos approches vocales et vos interactions ont donc évoluées avec les années ?

Nous nous sommes clairement concentré et avons clairement porté notre attention sur le fait d’avoir de meilleures parties vocales, de meilleurs mélodies et des performances vocales plus naturelles. Il y a donc un bon travail d’équipe au sein du groupe. Quiconque a la meilleure idée vocalement pour un couplet ou un refrain en particulier sera celui à qui reviendra la partie. Personne ne se montre égoïste dans le groupe et dit : « Hey, j’ai écrit cette chanson, il faut donc que je sois le chanteur. » Ce n’est pas comme ça. Quiconque a la voix qui colle le mieux à la partie s’en chargera. C’est très démocratique et surtout un travail d’équipe.

Et penses-tu que vous reviendriez un jour aux cris et au chant agressif que vous aviez à vos débuts ?

Je ne l’espère pas. Mais cela dépend de comment nous nous sentons au moment où nous écrivons la musique, tu sais. Lorsque nous avons commencé il y a quatorze ans, la moitié d’entre nous était sans domicile fixe et énervés, et ça se retrouvait dans la musique qui nous créions. Lorsque nous écrivons de la musique, nous renvoyons comment nous sommes et comment nous avons été récemment. Ça se prête à rendre un résultat très naturel et à être authentique. Nous récoltons beaucoup de fierté dans ce processus et cette approche.

Tu as commencé ta réponse en disant « je ne l’espère pas ». Pourquoi ?

Je veux dire que je ne veux pas être aussi en colère en permanence. Je suis une personne heureuse, tu sais. Si une certaine chanson le réclame, alors oui. Si le chant agressif et abrasif colle à la chansons, alors nous le ferons. Mais avoir un album entier… J’espère ne pas me retrouver dans une position ou j’aurais le sentiment d’être tout le temps en colère.

« J’adore travailler avec des personnes et collaborer les uns avec les autres pour faire de la musique. C’est la seule façon de faire que je connaisse. »

Une fois de plus Scott Kelly a été invité sur une chanson, exactement comme tous vos albums précédents à l’exception du premier Remission. Quelle est donc votre relation avec Scott Kelly ?

Son groupe Neurosis est comme une religion pour nous dans Mastodon. Nous avons été énormément influencé par le groupe Neurosis, dans leur manière qu’ils ont d’aborder la musique et la vie. Et à côté de ça, Scott en particulier est un ami très très cher pour nous, et à chaque fois que nous avons quelque chose sur laquelle nous avons le sentiment que sa voix irait, nous lui demandons et il dit toujours oui. Et il est très excité à l’idée de collaborer avec nous. Il se trouve simplement que cela fait cinq albums d’affilé qu’il a pu faire partie de ce que nous faisons, et ça nous rend très fier de l’avoir avec nous pour faire quoi que ce soit, car nous avons une très haute estime de lui dans la vie.

N’avez-vous jamais pensé à aller plus loin dans votre collaboration en faisant un album complet avec lui ?

Eh bien, ce serait fabuleux mais c’est un homme très très occupé avec ses projets, sa famille et son groupe Neurosis. Nous sommes nous mêmes aussi très occupés et vivons sur des côtes opposées en Amérique. Nous ne nous retrouvons donc pas aussi souvent que nous le souhaitons, mais, tu sais, je serais ouvert à cette idée. Mais nous sommes déjà chanceux à chaque fois que nous pouvons croiser notre chemin avec celui de Scott ou de Neurosis et faire quoi que ce soit ensemble, car nous avons un respect vraiment profond pour lui et son groupe.

Peut-on s’attendre dans le futur à ce que vous fassiez un concert complet avec Scott Kelly et toutes les chansons de Mastodon auxquelles il a participé ?

Ouais ! Ce serait incroyable ! Ce serait super. Tu sais, nous avons presque assez de chansons pour faire un set complet avec lui maintenant. Ce serait donc quelque chose de merveilleux à faire dans un futur proche et je serais heureux de voir ça devenir réalité.

Tu as participé au projet Killer Be Killed, dans Mastodon on voit souvent des invités sur les albums et le groupe semble travailler de manière très collaborative, est-ce que cela veut dire donc qu’il est important pour vous que le travail artistique soit le fruit d’une collaboration ?

Ouais, c’est tout ce que je connais. Je veux dire que j’adore travailler avec des personnes et collaborer les uns avec les autres pour faire de la musique. C’est la seule façon de faire que je connaisse et ça renforce l’amitié et la camaraderie et notre état d’esprit les uns envers les autres. Lorsque tu travailles avec quelqu’un, le fait d’être avec lui, ça rend mon expérience plus agréable, car nous travaillons pour le meilleur. J’apprécie donc la formule collaborative.

Et apparemment, au sujet de Killer Be Killed, tu t’es invité toi-même dans le projet… Es-tu toujours ainsi, très entreprenant ?

Ouais ! Bon, c’était la vérité mais c’était aussi drôle. Mais, tu sais, je voulais en faire partie et ces mecs avaient une bonne estime de ce que j’ai fait musicalement par le passé. Ça paraissait en parfaite adéquation. C’était très amusant de faire cet album.

Et est-ce que ça a été à la hauteur de tes attentes ?

Oh ouais, c’est le cas. Ça a dépassé mes attentes. C’était vraiment amusant et c’était là tout le but de faire cet album, s’éclater et simplement se retrouver avec des amis, faire de la musique que nous apprécions et le faire rapidement parce que nous devions tous retourner à nos groupes principaux.

Je suppose donc qu’on pourra s’attendre à un autre album de votre part ?

Je l’espère. Si le temps le permet, nous seront très heureux d’y retourner et refaire de la musique ensemble.

Et est-ce que cette expérience a inspiré d’une façon ou d’une autre ton travail avec Mastodon ?

Ouais, tu sais, c’était un environnement tellement productif et positif que ça m’inspire toujours et ça me motive à avancer et continuer à faire ça. Ca nourrit le feu en moi chaque fois que je peux être avec quelques musiciens. Ca me fait simplement sentir bien et c’est un bon réceptacle pour les émotions. J’adore juste faire de la musique avec de bonnes personnes.

Aurons-nous l’occasion de vous voir tourner en France cette année ?

Ouais, nous viendrons en novembre ou décembre. En fait, on fait un show à Paris dans quelques semaines avec Slayer et Ghost (ndlr : le 4 juillet au Zénith de Paris). Mais ensuite nous reviendrons en novembre pour faire une tournée des salles de concert en tête d’affiche. J’espère donc que nous ferons plusieurs concerts à travers a France, ce serait super !

Interview téléphonique réalisée le 11 juin 2014 par Spaceman.
Retranscription : Thibaut Saumade.
Fiche de questions, traduction et introduction : Spaceman.

Site Internet de Mastodon : MastodonRocks.com



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