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Interview   

Leaves’ Eyes sort la tête de l’eau


C’est une tempête dont ils se seraient sans doute bien passée que le drakkar Leaves’ Eyes a traversé après avril 2016, suite à sa séparation avec la chanteuse historique Liv Kristine – et certainement que la séparation amoureuse avec le leader du groupe Alexander Krull y est pour beaucoup dans l’atmosphère amère qui en a résulté, avec des fans prenant position sur les réseaux sociaux jusqu’au sujet de leur vie privée. Malgré tout, Leaves’ Eyes a poursuivi sa route, en ayant rapidement trouvé en Elina Siirala sa nouvelle voix.

Le groupe est revenu en début d’année avec son septième album, Sign Of The Dragonhead, toujours très inspiré par la mythologie viking et les épopées nordiques, pour lesquels Krull voue une passion de longue date, bien avant la popularité que la culture Viking rencontre aujourd’hui. Lui et Elina nous parle de tout ceci avec sincérité, sans esquiver le « sujet sensible ».

« Il y a probablement une envie de la part des gens de s’échapper de la vie moderne et plonger dans des mondes comme celui de Leaves’ Eyes. Lorsque nous créons de la musique, nous peignons des images avec du son. »

Sign Of The Dragonhead traite une fois de plus de la mythologie et des épopées nordiques, des Vikings, etc. A quel point ces thématiques sont essentielles à l’identité de Leaves’ Eyes ?

Alexander Krull (claviers & chant) : Ouais, ça colle parfaitement. Au début, c’était juste une idée de rassembler la mythologie, les grands paysages, l’océan, les thèmes médiévaux, etc. Nous avons aussi abordé des trucs français dans Leaves’ Eyes, comme dans « Maid Of Lorraine » qui parlait de Jeanne D’arc. Donc ce n’est pas que lié aux Vikings mais, évidemment, une bonne portion l’est, et en particulier sur cet album Sign Of The Dragonhead, vu que ça démarre où King Of Kings se termine, mais globalement l’album ne se focalise pas sur un personnage. L’histoire du roi Harald Le Premier n’est abordée que dans « Sign Of The Dragonhead » qui commence l’album. Sur l’album précédent, nous n’avions pas fini de raconter l’histoire du roi Harald, donc nous nous sommes dit que ce serait cool de faire ce lien. Le roi s’est fait beaucoup d’ennemis en unifiant les tribus viking de Norvège. Il n’avait plus que sa garde royale qui l’entourait sur son navire dragon – on l’appelait le Draken, le dragon. De nombreuses personnes sont parties et c’était le début de l’expansion des viking partout en Europe. D’autres chansons sont un peu liées à ça mais ça a surtout permis de voguer vers de nouveaux horizons. Personnellement, j’adore ces trucs. Je suis aussi impliqué dans les reconstituions Vikings. La famille de mon père vivait près de la Mer Baltique d’où viennent les épopées de Jomsborg, et aujourd’hui le plus important des groupes de la scène des reconstitutions est celui de la Jomsborg Army, et j’en fais partie en tant que membre d’honneur. Mais ce dont nous parlons dans le groupe, ce n’est pas uniquement sur les épées, les haches et les batailles, il y a aussi le côté mystique qui nous intéresse. Comme dans « Völva » sur le nouvel album ; il s’agit de prophétesses, les Vikings croyaient qu’elles pouvaient prédire l’avenir, et avoir des conseillés afin d’être en lien avec les Dieux étaient important pour les chefs Vikings. Donc il est important que nous incorporions cette dimension également dans nos paroles.

La culture Viking est devenue très populaire de nos jours, surtout via la musique et la télévision. Comment l’expliquer ?

Parce que les Vikings se sont répandus partout. Ils ont été en Russie, en Angleterre, en Irlande, en France – la Normandie – et partout en Europe. De nombreuses villes ont été fondées par les Vikings – Dublin est une ville Viking, ensuite il y a Kiev, même si ce sont deux villes très différentes, elles ont reçu leur influence. Et si on voit à quel point ça correspond à une courte période dans l’histoire, c’est incroyable l’emprunte qu’ils ont laissé et l’importance qu’ils ont eu. Et même avec Leif Erikson – nous avons raconté son histoire sur l’album Vinland Saga en 2005 -, c’était probablement le premier européen à avoir mis le pied en Amérique. Voilà sans doute pourquoi les gens aiment ça. Et puis ça colle parfaitement au metal ! Mais ouais, on voit beaucoup le reflet de ces vieilles épopées dans des choses médiévales comme Game Of Thrones ou Le Seigneur Des Anneaux, parce que c’est plein de méchants, de trahisons et de tragédies. Il y a probablement une envie de la part des gens de s’échapper de la vie moderne et plonger dans des mondes comme celui de Leaves’ Eyes. Lorsque nous créons de la musique, nous peignons des images avec du son. Je vois bien le nombre de personnes aujourd’hui, surtout venant de la scène metal, prenant part à des événements médiévaux, ils s’y rendent, éteignent leur iPhone, s’habillent en vêtements médiévaux, etc. On peut y aller et vivre l’histoire, c’était vraiment génial ! Et puis c’est toujours une bonne chose d’apprendre de l’histoire.

Est-ce que les paroles de vos chansons inspirent la musique et vice versa ?

Oui, absolument. Ça marche dans les deux sens. Par exemple, pour l’album King Of Kings, je me souviens très bien me poser, en train de réfléchir, à voir comment mettre les choses en place avec l’histoire, je trouvais que ce serait bien d’aborder ça dans un ordre chronologique, etc. Donc pendant que nous composions les chansons, nous pensions « d’accord, on a maintenant besoin d’une chanson qui soit… », par exemple « Blazing Waters », qui correspond à une grande bataille épique, donc ça ne peut pas être une chanson de quatre minutes ; c’est la bataille finale, et il devient le roi de toute la Norvège. Donc il faut que ce soit une chanson épique, et il faut qu’il y ait des petits plus. Donc c’est inspirant. Evidemment, ça marche aussi dans l’autre sens : tu composes un morceau de musique, tu penses « d’accord, ça pourrait convenir à tel thème, donc partons là-dessus » et nous écrivons un texte qui va sur la musique. Ça va main dans la main. Et parfois, ça peut paraître marrant, mais avec Thorsten, notre guitariste, nous faisons du très bon boulot d’équipe lorsque nous commençons à écrire les chansons, les concepts et les idées, et nous nous impliquons aussi dans l’artwork, les clips, les concerts… Nous trouvons notre propre source d’inspiration au sein-même du groupe. Il sait ce qu’il me faut et je sais ce qu’il lui faut. Donc ça marche très bien, je dois dire.

« Avec Elina, ça nous a offert de nouvelles opportunités, de nouvelles possibilités, nous pouvions atteindre de nouveaux horizons. »

Elina, ceci étant ton premier album avec Leaves’ Eye, quelle était ta relation à la mythologie nordique auparavant ? Ça a été facile de t’approprier ces thèmes ?

Elina Siirala (chant) : Je me suis adaptée, je me suis fait à toute cette scène musicale après avoir rejoint le groupe. Comme j’ai chanté des opéras et tout, j’ai un peu l’habitude de prendre les œuvres d’autres personnes et me les approprier, à être celle qui raconte l’histoire. Evidemment, ce n’est pas aussi personnel que si j’écrivais mes propres textes. C’est différent de lorsque je suis dans mon propre groupe où j’écris tout, la musique et les paroles, c’est un peu plus personnel. Après, dans Leaves’ Eyes, j’ai pu chanter sur scène avant de faire l’album, pour endosser le rôle que les chansons requièrent, les paroles, devenir la raconteuse de l’histoire et essayer de rendre ça plus personnel, la ressentir. Donc c’est une sorte de défi mais c’est aussi sympa de faire des choses différentes, donc je me fais plaisir !

As-tu quand même eu l’occasion de participer à la composition ?

La façon dont nous avons procédé cette fois est que je suis arrivé pendant le processus de pré-production, donc nous nous asseyions, nous écoutions les idées qu’ils avaient, y compris pour les mélodies de chant, et nous faisions des changements de façon à ce que ça convienne à ma voix dans la bonne tonalité, et en l’occurrence, nous avons changé beaucoup de choses, et j’ai aussi trouvé des trucs, des petits bouts, une seconde voix et ce genre de choses. Voilà comment ça s’est passé et je pense que ça a bien fonctionné.

Alexander : Aussi, avec Elina, ça nous a offert de nouvelles opportunités, de nouvelles possibilités, nous pouvions atteindre de nouveaux horizons, disons. La voix de Liv a un côté plus angélique et mélancolique, alors que maintenant, avec Elina, la musique peut se faire plus puissante.

D’ailleurs, comment t’es-tu retrouvée impliquée dans Leaves’ Eyes ?

Elina : En fait, ce qui s’est passé était un peu inattendu. Mon groupe a ouvert pour Leaves’ Eyes en 2015 et c’est comme ça que nous nous sommes brièvement rencontré à Londres. Quelques mois plus tard, j’ai reçu un appel et on m’a invité à venir en Allemagne. J’ai été en Allemagne et c’est seulement là que j’ai découvert que c’était pour Leaves’ Eyes et que je n’avais environ qu’une semaine pour apprendre les chansons avant de prendre l’avion pour aller en Indonésie et donner notre premier concert !

Tu as une éducation classique. Peux-tu nous parler de ton background ?

Je viens d’une famille où tout le monde est musicien, c’est donc dans cet environnement que j’ai grandi. Et ensuite je suis parti étudier pour obtenir un diplôme en musique classique à Helsinki, en Finlande. Après ça, j’ai déménagé à Londres, j’ai étudié pendant un an un style plus contemporain, et en gros je suis resté là et j’ai fondé mon propre groupe Angel Nation en 2011. Depuis lors, je n’ai pas arrêté de travailler, écrire de la musique et donner des concerts, simplement faire tout ce qu’on peut imaginer un groupe doit faire – il y a beaucoup de boulot ! Et bien sûr, ceci m’a amené à là où je suis aujourd’hui. Ça a été une belle aventure jusqu’ici !

L’album fait preuve d’une certaine richesse dans les éléments utilisés, mêlant le côté symphonique à un côté plus folk/celtique par exemple sur une chanson comme « Riders On The Wind »…

Alexander : Je pense que le côté symphonique s’est renforcé et a pris de plus en plus d’importance à partir de l’album Njord. C’est quelque chose que nous avons toujours eu, évidemment, mais nous avions aussi ces influences folks. Nous aimons toujours jouer avec différents éléments, comme sur l’album Meredead. C’était peut-être l’album de Leaves’ Eyes concentrant le plus d’influences folk, et maintenant nous rassemblons tout ceci. Sign Of The Dragonhead est une énorme production, évidemment, mais nous adorons travailler avec l’instrumentation. Et il y a une histoire bien sympa, car en l’occurrence, le nyckelharpa, cet instrument scandinave, c’est assez difficile de trouver un bon musicien pour cet instrument, surtout au milieu de l’Europe. Donc c’était marrant que le maire de ma ville de résidence m’ait mis en contact avec le meilleur joueur de nyckelharpa qui soit ! Et nous en recherchions un parce que la dame à qui nous faisions appel avant a eu un bébé et ne pouvait pas venir au studio. Du coup, nous étions là : « Oh mon Dieu ! Il faut qu’on trouve un nouveau musicien ! » Donc il se trouve que le maire m’a aidé à avoir le contact de Thomas Roth, et tu sais quoi ? Thomas Roth est un ami de Ritchie Blackmore ! J’étais là : « Bordel ?! C’est incroyable ! » Car c’est une de mes idoles, évidemment, j’ai toujours été fan de Deep Purple. Donc ils tournent ensemble, et c’est l’une des inspirations médiévales de Ritchie Blackmore, c’est assez extraordinaire. Et puis, nous tournions avec Sabaton aux Etats-Unis et leur ingé son est aussi l’ingé son de Ritchie Blackmore. Donc nous étions avec Sabaton et tout d’un coup il dit qu’il doit partir du côté de la Forêt Noire, et nous étions là « d’accord… » « Je m’occupe aussi de Ritchie Blackmore ! » J’étais là : « Oh, wow, les trucs médiévaux qu’il fait avec Candice Night ? » « Ouais, ouais ! » J’étais comme un dingue : « Wow, c’est incroyable ! » Et ensuite, il se trouve que Thomas Rothn le gars qui vit dans ma petite ville, il était aussi là-bas et ils se connaissent ! J’étais genre : « Aller, ça fait cinq ou six semaines qu’on tourne aux Etats Unis, et ce gars vit dans ma ville, et le maire de ma ville me le présente et tous les deux vous tournez ensemble depuis des lustres ! » Le monde est tellement petit ! Et ils étaient géniaux ! Donc le gars est venu au studio, nous avons fait des trucs vraiment cool ainsi que des idées spontanées. Voilà comment ce genre de choses se produisent, nous adorons ça, nous adorons incorporer ces instruments, ainsi que la cornemuse irlandaise et la flûte celtique. Nous avons, j’imagine, l’un des meilleurs joueurs de ces instruments en Allemagne, Christian Roch, c’est merveilleux de travailler avec lui. Nous avons aussi fait appel à une harpe. Nous obtenons ces sons uniques et distincts avec ces instruments, pour nous ça apporte de la fraîcheur à notre son metal, pour donner toute son ampleur à une chanson comme « Riders On The Wind », c’est très rafraîchissant.

« C’était calme avant que soudainement des rumeurs merdiques débarquent, c’était de la pure fiction. Nous étions là : ‘C’est quoi encore ces conneries ?’ […] Redescendez sur terre ! Nous ne sommes pas devenus du jour au lendemain de parfaits connards ! Quelle blague ! »

Vous avez aussi retravaillé avec le chœur de The London Voices…

Oui, c’était vraiment cool parce que c’était la seconde voix et nous avons l’honneur d’être le seul groupe de metal avec qui ils ont travaillé. Ils ont travaillé avec Paul McCartney, Queen ou encore Pink Floyd, et tous ces blockbusters comme Le Seigneur Des Anneaux. Donc c’est assez incroyable. La première fois que nous nous sommes rencontré, c’était aussi une situation assez marrante, car nous ne nous connaissions pas, c’était la première fois en studio, nous espérions que tout fonctionne bien, nous avions une certaine fenêtre de temps… Nous avions un très bon chef d’orchestre en Allemagne qui travaille pour des musiques de films allemands, c’était assez génial, et bref, nous parlions à une légende, Terry Edwards qui est le chef de chœur, et tout d’un coup un gars est venu, disant en allemand : « Hey, Krulle, comment tu vas ? » Je me dis : « Quoi ? C’est un surnom qu’on me donnait dans les années 80 ou début 90 ! » Terry s’est retourné : « Wow, vous vous connaissez ? » En fait, c’était un gars allemand qui était dans son chœur, il est de Stuttgart, mon coin, et c’est un grand fan des vieux trucs d’Atrocity. J’étais là : « Bordel ?! » Il disait : « Ouais, ça fait seize ans que je suis à Londres et je n’arrive pas à croire que tu viens travailler avec nous ! » C’était une session vraiment cool. Donc nous nous sommes retrouvés et c’était vraiment génial, tout le monde était content de se revoir, à prendre beaucoup de plaisir dans cette session d’enregistrement. Et comme Elina vit également à Londres, elle était aussi au studio. C’était une chouette expérience.

Sur un autre sujet, lorsque le groupe s’est séparé de Liv Kristime, le groupe a souffert de nombreuses mauvaises critiques, de la part de fans sur les réseaux sociaux. Liv ayant une grande fan base, est-ce que c’était difficile pour toi et le groupe de faire entendre votre voix ?

Ouais, nous avons vécu de sacrés moments de tempête, c’est d’ailleurs mis en évidence sur l’illustration de l’album [petits rires]. Bon, je pense que c’était surtout un truc lié à internet. Nous avons été en tournée et il n’y avait rien ! [Rires] Rien du tout ! Si les gens veulent croire des contes de fées et autres ragots, alors qu’ils le fassent, mais nous connaissons la réalité des faits. Rien n’a été fait dans le dos de personne. Liv voulait quitter le groupe. Son avocat m’a écrit en disant qu’elle voulait quitter le groupe, et elle le disait déjà même avant ça, et ensuite est venu le moment où quelqu’un d’autre s’est aussi mis à interférer dans nos affaires de groupe (il fait référence au nouveau compagnon de Liv, NDLR), donc… Que peut-on faire ? Nous avons réglé le problème et dit « ok, alors on se sépare. » Nous sommes un groupe, pas un projet solo de qui que ce soit. Nous avons déjà eu des membres qui, pour d’autres raisons, des raisons privées, ont quitté le groupe et qui eux aussi écrivaient des choses pour Leaves’ Eyes. Donc ça a complètement été exagéré. Et d’ailleurs, c’était calme avant que soudainement des rumeurs merdiques débarquent, c’était de la pure fiction. Nous étions là : « C’est quoi encore ces conneries ? » En fait, c’était après notre premier concert en Indonésie que ces trucs ont commencé à se répandre. Mais je veux vraiment te dire que pour nous, tout ça c’est du passé. Je voulais préserver mon fils, c’est un adolescent, et je ne veux absolument pas qu’il ait à faire à ça, que ce soit à l’école ou autre. Donc je me suis dit : « D’accord, si les gens croient vraiment dans les contes de fées… » Aller, redescendez sur terre ! Nous ne sommes pas devenus du jour au lendemain de parfaits connards ! Quelle blague ! Nous avons toujours soutenu Liv de toutes les façons possible. Même si elle n’était plus dans Leaves’ Eyes, nous lui avons proposé de l’aider pour son travail en solo ! Je pense que les gens oublient ça. Ce n’est pas que nous l’avons viré, encore une fois. Elle voulait partir. Mais tout d’un coup, elle disait autre chose et d’étranges rumeurs ont commencé à apparaître venant de ses amis ou son entourage. Je pense qu’elle n’a tout simplement pas anticipé les choses jusqu’au bout : lorsqu’on se sépare, on se sépare ! Et Elina, la nouvelle chanteuse, n’avait strictement rien à voir avec ça. C’était de la pure chance pour nous que nous l’ayons trouvé et qu’elle correspondait parfaitement. Je peux te dire autre chose : en fait, Liv voulait décider qui allait être la nouvelle chanteuse ! Nous avons dit : Non, non. On décide pour nous-même. C’est nous qui allons devoir travailler avec la nouvelle chanteuse à l’avenir. » Voilà tout ce que je peux dire. Désormais, elle me reproche de partir en tournée et ce genre de choses, et dit que je privilégie le groupe par rapport à mon fils et ainsi de suite. Ça va bien trop loin. Je ne me soucie plus du tout de tout ça. Aujourd’hui, on a l’impression que ça fait des lustres que nous travaillons avec Elina. Il y a vraiment une super alchimie dans le groupe, nous ne voulons pas laisser la négativité s’immiscer dans notre groupe. C’est une bénédiction que nous puissions faire ceci ensemble, nous avons fait cette tournée US très exigeante de sept semaines et puis une autre tournée de cinq semaines. D’autres groupes rencontrent des problèmes dans le bus de tournée mais nous avons toujours eu une excellente alchimie au sein de groupe. Ça nous a aussi beaucoup rapprochés, le fait de traverser tout ça.

Elina, j’imagine que pour toi ça a dû être assez difficile d’intégrer le groupe dans ces conditions. Comment as-tu géré ceci et toutes les critiques ?

Elina : Comme je l’ai dit, tout s’est passé très vite, donc pour ma part, je n’ai pas vraiment eu le temps de réfléchir ou… Je veux dire que, de toute façon, aucun de nous n’a su vraiment ce qui allait se passer après ça. Donc ouais, je me suis surtout concentré pour apprendre les chansons et donner le meilleur de moi-même sur scène, et c’est ça que les gens au final entendent lorsque tu donnes un concert, et c’est à ça qu’ils réagissent. Donc pour ma part, je suis complètement resté à l’écart de tout ce truc sur internet. Je n’y prêtais pas vraiment attention, j’ai la chance d’avoir pu ne pas y prêter attention. Et toutes les personnes que j’ai rencontrées étaient vraiment super, donc je suis reconnaissante envers les gens et tous les fans qui m’ont acceptée.

Interview réalisée par téléphone le 19 janvier 2018 par Philippe Sliwa.
Retranscription, traduction & introduction : Nicolas Gricourt.

Site officiel de Leaves’ Eyes : www.leaveseyes.de.

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