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Interview   

L’école à la maison



Imusic-school[/urlb] est une école de musique…virtuelle. Le but est de mettre en place des cours en ligne grâce au savoir prodigué par des artistes reconnus (Michael Jones, Sanseverino, Jean-Félix Lalanne…) pour une nouvelle manière d’apprendre la musique. Et comme Imusic-school travaille de plus en plus avec des artistes de metal, ça méritait bien une petite interview de Stephane, l’un des membres du site.


Salut Stephane, peux-tu présenter aux lecteurs de Radio Metal ton site Internet, IMusic-School ?

Stephane : Imusic-school est une véritable école de musique sur internet, mais contrairement à d’autres approches, nous avons souhaité dès le départ associer des artistes de renom à la démarche, car nous voulons apporter une éducation musicale, mais aussi artistique aux élèves.

L’idée ultime, en ajoutant aux cours d’instruments les cours de MAO et de production qui vont bientôt arriver, est finalement d’accompagner les musiciens tout au long de leurs parcours. De l’apprentissage jusqu’à la réalisation de leurs propres compositions.

Nous avons voulu sortir finalement du schéma classique où l’on apprend un morceau, une gamme, sur un dvd, dans un magazine, pour donner de vrais outils aux musiciens pour qu’ils s’expriment, progressent, et ce grâce à un outil sympa, facile d’usage et avec des profs qui sont de réelles références dans leur domaine.

Beaucoup d’artistes de renommé participent au projet (Jean-Félix Lalanne, Michael Jones, Sanseverino, Farid Medjane etc.), très concrètement comment travaillez-vous avec eux ?

Les artistes qui viennent sur Imusic-school ont tous en commun l’envie de partager leur expérience musicale avec les musiciens, qui soient débutent, soient jouent déjà. Avec chaque artiste, en fonction de sa personnalité, de son approche musicale, nous construisons ensemble un programme de cours, qui peut être très technique et pédagogique, comme nous l’avons fait avec Jean-Félix Lalanne ou Manu de Watcha, soit orienté autour de leurs morceaux comme cela a été le cas avec Sanseverino ou Michael Jones.

Après tout se déroule simplement avec eux, ils viennent plusieurs jours dans notre studio où l’on réalise les cours, les supports.

Pour créer IMusic-School, vous êtes-vous inspirés de structures étrangères qui vous ont servi de modèles ? Les cours de musique en ligne ont-ils déjà été utilisés à l’étranger ?

Paradoxalement, non. L’idée est issue d’une rencontre entre deux membres de l’équipe, Paul et Roland, un musicien, l’autre développeur web en 2007, avec comme envie d’amener des artistes confirmés à proposer des cours de musique. Jean Félix Lalanne a accroché, tout comme Romane, et le projet s’est lancé.

Après des initiatives existent aussi aux US principalement, mais personne n’a réellement pris le parti de proposer des cours longs et progressifs comme on les fait.

Votre système est très novateur et repose exclusivement sur abonnement. N’est-ce pas compliqué de convaincre votre public d’assimiler la nouveauté technologique tout en lui faisant débourser une somme, même réduite ?

C’est un peu le propre de toute démarche innovante, mais on a voulu un prix qui soit raisonnable, au maximum 20€ par mois, comparé à ce que peux coûter un cours à 30€ de l’heure.

Après, on a voulu être le plus transparent possible et flexible pour les élèves. L’accès au cours est illimité, donc on y accède quand on veut, comme on veut, et aussi longtemps et souvent que l’on veut. Et l’abonnement est sans engagement ; donc finalement, essayer pendant un mois, ne coûte pas vraiment cher et n’est impliquant en rien pour l’élève.

Le fait d’apprendre devant un écran d’ordinateur est-il selon toi aussi pratique qu’un cours en face à face ? La pédagogie c’est aussi la communication…est-ce véritablement possible de progresser via une communication virtuelle ?

Chaque mode d’apprentissage à son avantage. Mais si on a imaginé cette méthode, c’est que l’on pense que beaucoup de contraintes peuvent être levées dans l’apprentissage. Ainsi, souvent, on va en cours, mais on n’a pas forcément travaillé, les supports de cours sont souvent extrêmement limités. Là, l’outil internet permet d’avancer à son rythme. On peut reprendre un cours si on ne l’a pas assimilé, on peut le refaire 20 fois si on veut, à minuit si on a pas le temps dans la journée. Finalement, c’est l’élève qui avance à son rythme, avec le professeur accessible à toute heure via internet. Donc l’approche est plus simple, plus pratique.

Et surtout, quel que soit le cours, on veut qu’il soit fun, car même si on est dans l’apprentissage, avant tout, on est dans le plaisir. On est pas là pour dégoûter les gens d’apprendre, mais plutôt pour rendre la démarche indolore !!! Donc pas de gros cours de solfège par exemple, tout est distillé à petite dose, pour que l’élève finalement ne se rende compte de rien.

Après on est une école de musique, donc l’élève trouvera dans son espace de cours un cours de solfège, un cours d’harmonie pour les plus avancés. Maintenant, c’est lui qui choisi ce qu’il veut faire et quand.

Aujourd’hui, mise à part des secteurs extrêmement porteurs (paris en ligne etc.) rares sont les structures en ligne qui sortent de la gratuité. Pourquoi ne pas avoir mis en place un système de vidéos gratuites en adoptant, par exemple, un modèle économique lié à la publicité ?

En tant que jeune startup, il est plus facile pour nous d’envisager le long terme avec un modèle de type abonnement, en tout cas dans un premier temps, plutôt que de se lancer dans un modèle purement publicitaire qui est tout de même difficile à maîtriser, surtout au démarrage.

Après, on se veut dans une logique à la « Free », à savoir un prix qui ne bouge pas vraiment, au max 20€, mais des développements que l’on fait de notre côté pour ajouter toujours plus de contenus et de fonctionnalités pour un même prix. Par exemple, l’application iphone sera bientôt disponible. Une nouvelle possibilité d’accéder au cours, et tout ça, sans aucun supplément.

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Au niveau des retours concrets des internautes, êtes-vous en mesure d’identifier les tranches d’âges les plus porteuses et des publics peut-être plus fidèles que d’autres ?

Les tranches d’âges dépendent finalement des contenus. C’est clair que ceux qui prennent les cours de Manu sont un peu plus jeunes que ceux qui prennent les cours de guitare classique. Mais finalement, on a un public de tout âge et de tous horizons, qui dépend plus des professeurs que de notre volonté de toucher plutôt telle ou telle personne.

Maintenant, nous essayons d’amener de nouveaux contenus pour tenter de satisfaire ceux qui ne se retrouvent pas dans l’enseignement musical classique. On prépare en l’occurrence un cours de piano, mais qui évitera soigneusement la méthode rose, pour plutôt faire travailler les élèves sur des contenus pop, rock.

Par rapport au metal en tant que tel, allez-vous toujours développer les cours avec des musiciens de ce style. Avez-vous des objectifs précis sur ce sujet ?

L’arrivée de Manu de Watcha correspond à une envie que l’on a de proposer des cours dans l’univers metal. A titre personnel, ça me tient à c?ur car c’est le genre de musique que j’écoute, et que je joue. On a dans les cartons un cours qui sera plus orienté autour de l’improvisation, des solos, et qui devrait satisfaire ceux qui souhaitent vraiment travailler la virtuosité. J’espère que cela sera en ligne d’ici à la fin avril. On travaille sur d’autres pistes, d’autres artistes, mais rien qui puisse être annoncé pour l’heure.

Imusic-school en chiffres aujourd’hui, c’est quoi et combien ?

En quelques chiffres, Imusic-school c’est une dizaine de personnes qui travaillent à la production des contenus, au développement du site, plusieurs centaines de personnes qui ont déjà choisi de prendre des cours chez nous.

Mais c’est surtout beaucoup de nouveaux artistes et contenus que nous souhaitons enregistrer dans les mois qui viennent !!!




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