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Nouvelles Du Front   

Lemmy Kilmister (Motörhead) reste en selle tant qu’il en a dans les jambes


Lemmy Kilmister, La Légende, a certes donné quelques sueurs froides au monde du rock l’an passé, après ses problèmes cardiaques peu rassurants, mais ce beau diable ne compte certainement pas se laisser abattre. Même si cela nécessite de revisiter son mode de vie, quitte à se soumettre à un régime draconien et à abandonner ce qui fait en partie cette légende !

Ainsi, Lemmy Kilmister « travaille à revenir en pleine forme avec une santé de fer ». Il a déjà arrêté de fumer et ne boit plus que du vin, même si : « C’était le compromis avec les médecins – échanger le Jack pour le vin. Mais il ne leur a pas dit qu’il s’en buvait deux putain de bouteilles » affirme Todd Singerman, son manager, à Decibel Magazine (propos rapportés par Blabbermouth). Mais en soi, c’est tout !

Et si toutefois le bougre n’a pas encore abandonné ses fameuses Marlboro (réduites quand même à une ou deux par jour au lieu des deux paquets quotidiens) et s’il « se glisse probablement [encore] un peu de whisky dans son Coca ici et là », comme le soupçonne Singerman, l’indéboulonnable frontman de Motörhead ne lâchera pas son trône tant qu’il n’y aura personne qu’il jugera apte à le reprendre.

Voilà pourquoi ce bon vieux Lemmy se retrouve dans son nouveau chez-soi à faire du vélo d’appartement. Chaque jour ! Rolling Stone s’est entretenu avec le bassiste-chanteur, croisé dans son bar favori, le Rainbow à Los Angeles, et rapporte que bien que « les blagues roulent facilement dans son accent britannique distinctif, il ressemble à un homme qui se remet d’un coup de poing à l’intestin. » Et cette diète, elle est nécessaire. L’homme a toujours été lucide sur son actuel état de santé. Et s’il ne compte pas se priver de bon temps avec la musique, il avoue quant à son nouveau mode de vie : « ce n’est pas un partie de plaisir […] Mais cela ne serait pas plus amusant de mourir. Je ne crois pas que cela soit beaucoup de plaisir, dans tous les cas. »

Todd Singerman lui tire tout de même son chapeau. Du moins, à moitié : « La seule chose pour laquelle je suis fier de lui c’est qu’il s’est arrêté quand il ne se sentait pas bien. C’était intelligent de sa part. L’essentiel est qu’il a besoin de trouver un équilibre et de vivre avec cet équilibre pendant quelques mois. Mais nous ne pouvons pas trouver cet équilibre pour l’instant. Il a de bons jours, puis il fout tout en l’air. Et quand tu fiches tout en l’air, tu retournes en arrière. » Il ajoute « [Lemmy] a eu des hauts et des bas […] Il a un très mauvais problème de diabète, et ça change quotidiennement. » Le plus gros problème étant « de se battre contre les mauvaises habitudes, les choses qu’il n’est plus censé faire. […] Il vous mentirait s’il disait qu’il a arrêté. Il a essayé de remplacer [le Jack Daniels] par le vin, et je suis sûr qu’il a ralenti sur le speed. Il pense que le vin est meilleur que le Jack, mais c’est encore plein de sucre, vous savez, il ne saisit pas qu’il ne fait qu’échanger un démon contre un autre. […] Il faut garder à l’esprit qu’il a fait tout ça tous les jours depuis Hendrix. »

Et il est vrai que plus d’une de ses connaissances, de rockers de sa génération ont depuis longtemps passé l’arme à gauche suite aux nombreux excès en tous genre (ou au mieux on déjà choisi la retraite). Véritable coup de bol ou vraie ténacité pour Lemmy Kilmister ? C’est peut-être bien un peu des deux. Or, si le facteur chance reste difficilement démontrable, sa ténacité, elle, l’est. Et il peut aussi compter sur ses fans qui le soutiennent et ne souhaitent qu’une chose, c’est qu’il dure, comme Lemmy l’explique lui-même : « Les kids ont été incroyables quand j’étais malade […] Ils n’ont pas râlé et c’était : ‘Prend ton temps, soigne-toi. Ne t’inquiète pas, nous t’attendons. Remets-toi bien. » Une véritable légion de hardos, de tous âges, suivant le bassiste, l’observant comme une éternelle icône du genre, voire de l’histoire de la musique pour qui Lemmy est intouchable.

Mais, de surcroît, celui qui a été dressé au rang de daron du metal, de père au regard bienveillant et empli de sagesse, ne compte pas céder sa place à n’importe qui. Sa carrière et sa longévité ont aiguisé son œil critique. A tel point qu’aujourd’hui, pour lui, « il n’y a personne » qui puisse prendre la relève dans le monde du rock ! Il ajoute : « Il va y avoir un trou béant [dans le rock] et personne pour pouvoir le remplir. » Et tant que personne ne pourra venir titiller un chouïa (et encore, c’est beaucoup) la légende dressée par le leader de Motörhead et ses pairs, Lemmy continuera sans doute à pédaler sur son vélo d’appartement.



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  • entièrement d’accord

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  • « l’indéboulonnable frontman de Motörhead ne lâchera pas son trône tant qu’il n’y aura personne qu’il jugera apte à le reprendre. »

    Motorhead sans Lemmy ce n’est plus Motorhead. Si Lemmy passe l’arme à gauche le groupe devrait finir comme Led Zeppelin et The Doors. C’est la seul fin possible.

    [Reply]

    Skilver

    Au pire ils tourneront séparement, jouant de temps à autre des chansons de Motörhead avec deux trois guests sympathiques

    Bien évidemment, il n’est pas question de remplacer Lemmy. Le sujet de ce paragraphe est en fait : qui pour combler le vide DANS LE ROCK’N’ROLL s’il n’y plus de Lemmy. Ce qui nous semblait évident en l’écrivant ne l’est visiblement pas alors on a rajouté cette petite précision.

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