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Les merveilles de Beltane


Bretagne, Finistère, début mai : est-ce que cela vous dit quelque chose ? C’est à cette période qu’est fêtée Beltane en Bretagne. Le passage de la saison noire et sombre à la saison claire et lumineuse sous forme de fête religieuse. Nous nous étions quittés l’année dernière à cette même période et nous revenons cette année pour vivre de nouveaux l’expérience proposée par Les Feux De Beltane. Les Feux De Beltane, c’est une grande fête païenne et traditionnelle, basée autour d’une philosophie locale et du black metal.

Pour rappel, cet événement est le fruit de plusieurs années de travail et d’une collaboration sans faille entre plusieurs personnes : Vincent, du collectif Tomahawk et de la brasserie Couille de Loup que vous retrouvez sur les festivals comme le Hellfest et le Motocultor, Gus de la brasserie Ouroboros et Gérald de Ladlo Production (label « Les Acteurs de l’Ombre »).

Evénement : Feux de Beltane
Date : 6 et 7 mai 2017

Après la réussite de la première édition l’année dernière, les trois compères ont décidé de remettre le couvert sur le même schéma : un événement dans la ferme de Vincent, des produits entièrement locaux (bières et nourritures), des groupes notamment du label des Acteurs de l’Ombre (géré par Gérald) et un rassemblement unique et à taille humaine pour les quelques 500 chanceux présents à ce week-end. Cette année, le festival a évolué sur de nombreux points. Avant d’arriver, le programme annonce ainsi deux jours de concert, au lieu d’un seul pour l’année dernière. Le nombre de personnes a légèrement augmenté puisque la jauge autorisée est plus grande de 100 places environ. Les changements sont aussi à noter concernant les prix libres mais avec un minimum. Cette cotisation est demandée en amont pour permettre au festival de payer ses nombreux frais. Néanmoins, nous restons sur une gamme de prix très basse par rapport à n’importe quel événement de ce genre, ce qui est unique notamment quand on connaît la qualité des produits proposés. Il y a également plus d’intervenants d’histoires et de contes et les producteurs locaux (du cuire, de l’absinthe, de la soufflerie) sont également plus nombreux. Cette année Marko, un tatoueur de Lorient, a en outre été appelé pour être présent pendant les hostilités.

De notre côté, nous décidons d’arriver le vendredi soir de Paris pour pouvoir avoir les deux jours complets sur place. Après avoir traversé vent, pluie et marées, nous arrivons vers minuit sous un déluge ! En effet, l’installation du campement n’aura pas été des plus agréable ni pour nous, ni pour les autres festivaliers dans la même situation… Par chance, le reste du week-end sera très clément, avec un grand soleil pendant toute la fête, comme si Beltane arrivait le samedi matin. Le même champ que l’année dernière est mis à disposition pour les campeurs et le parking est également similaire. Quelle sensation agréable au moment de retrouver la grange de Vincent dès le vendredi soir pour y prendre la première couille de loup ! Nous pouvons déjà remarquer quelques modifications notamment concernant les stands des travailleurs locaux et du merchandising qui ont changé de place et qui se sont multipliés. Épuisés par le trajet, nous décidons de nous coucher rapidement afin d’être fin prêts pour le début du week-end qui s’annonce costaud.

Après une nuit plutôt paisible, malgré les beuglements de quelques Nantais excités et bien marrant, le réveil au soleil est agréable. 10H est évidemment l’heure idéale pour une première bière et un premier verre de cidre ! Nous sommes impatients de rentrer sur le site en plein jour et contempler par la même le travail accompli par nos interlocuteurs. Tout d’abord, l’entrée du site se trouve à l’extérieur du camping sous une arche et cette année les metalheads sont contrôlés, avec un listing bien précis où le nom et le prénom sont demandés afin de vérifier l’identité de chacun. Nous pouvons voir que le bus deux étages de Marko Tatouage est sur la gauche, en face de l’entrée. Un bus aménagé pour recevoir les potentielles chaires à tattoo et où le salon expose ses œuvres (celles de David Thierrée au premier niveau). Nous apercevons les stands des différents produits qui forment une allée menant à la grange : soufflerie, cuir mais également la même forge que l’année dernière avec la possibilité encore une fois de confectionner sa propre lame, son enclume ou un objet en metal au marteau sous les conseils avisés de Xav, avant de repartir avec. Idem pour l’atelier de soufflerie.

Un bateau est installé comme décoration à côté de la tente où les conteurs vont passer à tour de rôle pendant le week-end. Un deuxième et grand bar à ouvert à quelques pas de la grange, dans ce lieu toutes les bières locales et artisanales sont vendues (à 2 euros le demi) et où l’hydromel coule à flot. Le stand de nourriture est toujours situé au même endroit et nous pouvons déjà apercevoir la grande tige sur laquelle tournera le cochon de lait le lendemain. Un stand d’alcool local (absinthe, gin, vodka) est présent (comme l’année dernière en face de la grange) et le merchandising s’est agrandi. Il est placé sur le côté à l’extérieur de la grange où pas moins de treize groupes se succéderont pendant les deux jours. A l’intérieur de cette dernière, le même petit bar et des réserves de nourriture sur le côté. Une grande croix et un pentagram sont plantés dans un espace à côté de la tente des conteurs. Tout cela prendra feu ce soir et demain. Le premier groupe à jouer est Corbeaux et ne commence qu’à 15H. Ce qui laisse le temps aux metalleux de manger les premières huîtres, les sandwichs maisons ou alors des crêpes/galettes pour des prix défiant toute concurrence. L’organisation propose la visite de la brasserie pendant 1H avant Corbeaux pour les intéressés. C’est Vincent lui-même qui va présenter la brasserie et expliquer toutes les facettes de la production de la bière artisanale. Pour les autres, pas le temps de s’ennuyer, discussions avec les artisans, dégustations de liqueur et autres alcools forts, premiers achats au merchandising.

Corbeaux monte sur scène à 15h tout rond : pas de problème de technique cette année. En 2017, le groupe avait dû écourter son show et n’avait joué que 15 minutes. Un show qui durera donc 40 minutes cette année et qui sera très bon sur tous les points. Des compositions énergiques et instrumentalement travaillées, une bonne présence scénique et un son très clément pour la basse et la batterie : puissance garantie. Pour chaque concert la grange est très vite prise d’assaut et les fans qui restent dehors (ou même sur le côté de la grange) peuvent quand même apprécier le groupe qui joue, avantage non-négligeable. Corbeaux et son post-metal très planant ouvre à merveille les hostilités musicales du week-end et ravit le public sous un soleil de plomb. Le deuxième groupe à monter sur scène est Möhrkvlth. Fort d’une démo sortie l’année dernière, ce groupe breton ne vient pas à Beltane pour faire de la figuration. Il propose en effet un black très puissant et rentre dedans pendant 40 minutes. Un show païen et un rituel bien en place avec une ambiance druidique mise en avant. La voix du leader Grégory Moigne rythme très bien avec le débit et la vitesse du son. Grégory Moigne que nous retrouverons également pour une conférence appelée « Beltane, d’hier à aujourd’hui », revenant sur place après son passage remarqué l’année dernière où il avait parlé de Paganisme. Beltane permet au metalheads de découvrir des groupes relativement méconnus et c’est une vraie chance pour des formations comme celle-ci de jouer dans ce type d’endroit. Le son des deux groupes a été très bon et l’amélioration par rapport à l’an dernier est sur ce sujet très nette.

Comme déjà évoqué, il y a également des contes plus nombreux et les premiers poèmes lus seront Ronsard, Baudelaire, Michaux et Beckett. Afin de nous faire vivre cette expérience comme il se doit, Beltane a refait appelle à Yannick pour nous raconter et interpréter ces histoires. Très appliqué à nous faire comprendre le pourquoi de ces lectures, Yannick s’implique beaucoup dans ses lectures et fait ressortir ses talents de théâtre. Un excellent moment où tout le monde est assis la tête levée à écouter Yannick comme des gosses de maternelle !

Ritualization s’installe et met en place les derniers raccords de son avant d’envoyer son black/death puissant et ravageur. Fort d’un premier opus sorti en début d’année, intitulé Sacraments To The Sons Of The Abyss, les musiciens d’Orléans vont (d’après les dires de ceux présents) ravager la grange avec une puissance sans faille, mais nous n’avons malheureusement pas pu assister à ce set. Nous revenons à l’heure pour la fameuse conférence de Grégory Moigne. Le sujet que va évoquer Grégory est en lien direct avec la thèse qu’il a sorti après son passage à l’université de Glasgow. Cette année, il nous parlera pendant 45 minutes de la « fête » Beltane, des pratiques et traditions Celtiques, mais également de la remise au goût du jour de toutes ses traditions païenne et druidique depuis le XVIIIe siècle en Occident. Une conférence avec beaucoup d’interaction entre les participants et un apport culturel forcement unique. L’artisanale continue de couler à flot et les festivaliers se délectent des délicieuses victuailles. Paramnesia va entrer sur scène juste après la conférence de Grégory, et ce qu’on peut dire c’est que les musiciens arrivent en toute simplicité. Sans Corpse Paint ou autre éléments « Trüe BM », les gaillards vont nous impressionner par leur maturité et leur black atmosphérique tout terrain. Le son est parfaitement en place et les instruments ont tous leurs mots à dire. Des positions scéniques très primaires sont de rigueur avec des musiciens dans un autre monde, possédés ou embarqués par ce qu’ils proposent. Le public répond présent à l’atmosphère lourde et étouffante proposée par les Alsaciens. Un concert de haute volée !

On commence à se rapprocher de la fin de journée et le site est bien occupé par les festivaliers. Festivaliers venus pour la plupart de la côte Ouest. La cérémonie de Beltane va être lancée au moment où le soleil commence à se coucher. Le Pentagram va prendre feu et chaque metalhead va passer en dessous pour être béni pour l’année qui arrive. Une superbe idée qui rentre tout à fait dans les codes de ce week-end authentique et qui immortalise notamment cette première belle journée. Et on est parti pour 50 minutes de Belenos. Presque une évidence que ces purs Bretons, qui ont choisi un nom de dieux breton, passent à Beltane. C’est un concert à ne pas manquer, le style black et très pagan du groupe ajoute à l’imagerie du festival. Tous les textes du groupe sont basés sur les histoires païennes, celtiques et locales. Après plus de vingt ans d’existence, Belenos continue son parcours notamment en France pour aller prêcher la bonne parole. Des morceaux monstrueux et très rapides sont de sortie. Ils mélangent techniques, mélodies et ambiance personnelle comme le montre « Fureur Celtique », « L’antre Noir » ou le hit « Morfondu ». Le public de Beltane connaît Belenos et beaucoup de fans sont en transe pendant tout le concert. Dans une grange sombre et où les éclairages ressortent très bien, Loïc Cellier, le leader du groupe, peut arranger et perpétuer la cérémonie celtique pendant tout le concert. Jouissif. Un excellent boulot de la part de Belenos, et on saluera également les techniciens pour le super travail effectué pendant ce premier jour.

Un grand feu est allumé à côté du Pentagram et tout le monde se pose autour afin de contempler les flammes. Luc Arbogast accompagne la cérémonie du feu sur des chants très hauts et puissants dans une langue pas toujours compréhensible, ainsi qu’avec son bouzouki. Luc est en fait accompagné de Pierrick de Phazm (Phazm qui était passé l’année dernière à Beltane) à la nyckelharpa. Luc devait jouer seul pendant le feu, mais Gérald les a présenté l’un a l’autre l’après-midi et ils ont décidé d’improviser ensemble. Tout était donc en improvisation totale. Cet instrument, d’origine suédoise, est à cordes frottées et donne un accompagnement très mélodique. Sous un ciel dégagé la lune reflète le feu : des images uniques et somptueuses pour clôturer la journée. C’est d’ailleurs Year Of No Light qui va clore cette journée. Le groupe, nombreux, est composé de trois guitares, une batterie, une basse et un clavier qui fait office de synthétiseur et de boîte à rythme. Des sons très rythmés et peu de notes pour un rendu atmosphérique et sludgy des plus prenants. Le son électrique, et un peu synthétique par moment, achève les festivaliers. Nous ne regarderons pas tout le concert et irons nous poser avec nos dernières couilles de loup aux tentes. La panse bien remplie par les huîtres et l’hydromel locale, nous nous endormons paisiblement.

Deuxième jour de festivité pour tous les adeptes de la culture bretonne. Le soleil est toujours au rendez-vous. Après une bonne nuit de sommeil, nous retrouvons nos voisins de tentes et tous les autres pour le premier bilan du samedi. Les avis sont très positifs et surtout admiratifs du travail effectué par nos protagonistes. Protagonistes qui n’ont pas dû beaucoup dormir ! Et que dire de cette seconde étape avec au programme sept groupes, visite de brasserie, d’autres conférences, une grande croix qui prendra feu et… toujours autant de boisson, du moins en début de journée. Le cochon est à la broche et commence à griller tout doucement, il sera prêt en début de soirée pour la dégustation. Griffon, groupe parisien né il y a quatre petites années, démarre les hostilités sous la grange à 14H30. Forts d’un premier album sorti en 2016 bien accueilli par le public et la presse, les Parisiens sont en pleine progression et en phase de développement. Toujours sous un soleil de plomb, le public se masse devant eux et profite des 40 excellentes minutes de Griffon. Un black pur et dur qui montre de très belles choses avec ce jeu jeune et propre auquel le public est réceptif. Aucun doute que nous reverrons ce groupe bientôt sur les planches.

Comme nous l’avons dit précédemment, une deuxième visite de la brasserie est possible pendant une heure avec Vincent de 15 à 16H. Mais il est maintenant l’heure de parler d’un groupe qui nous aura particulièrement marqué pendant le week-end, Sale Freux. Le groupe est actif depuis 2008 et est en pleine explosion depuis maintenant quelques années et compte déjà quatre albums studios. La formation est composée de deux membres avec Dunkel qui s’occupe de tous les instruments à part les fûts que domptent le batteur de Fallakr maintenant. Sur scène, cinq membres, charismatiques au possible (bouteilles de rouge en place) sont présents. Sales, expressifs, déterminés et possédés, les gaillards font de Beltane un sanctuaire de haine pendant le temps de leur set. Avec un son très pur et puissant, l’ensemble envoie incroyablement bien, aussi bien la rythmique endiablée que la mélodie perverse, mention spéciale au chant vraiment bon. Un show de prestige pour ce groupe qui assure une vraie relève dans le black metal français occulte. La journée se poursuit comme la veille avec une conférence cette fois-ci sur l’esthétique metal et la culture celtique présentée par Tévhi Mao, 21 ans, qui a étudié deux ans au Cycle Pluridisciplinaire d’Etudes Supérieures. Elle aimerait devenir historienne médiévale. Dans son intervention, la conférencière nous parle du lien entre l’esthétique metal et son rapport direct avec la culture celte. Des questions idéologiques et complexes sont évoquées durant l’intervention et permettent aux metalleux de se jauger un peu plus sur leurs coutumes et la relation entre histoire et musique qui fait souvent débat dans ce milieu. Tévhi prend comme exemple Tolkien bien évidemment, le philosophe Jankélévitch et d’autres historiens pour étayer son intervention, un très bon moment d’histoire et de culture pour tous.

Bientôt l’heure du cochon, mais en attendant, c’est Moonreich qui va enflammer la grange pour 50 minutes de show. On ne présente plus les Parisiens, véritable fer de lance du black metal français depuis quelques années maintenant. Après des passages remarqués au Hellfest et au Motocultor, Moonreich a une stature à faire respecter. Chose qu’ils font admirablement bien avec une puissance sans équivoque et un professionnalisme incroyable. Ils n’en font pas trop, juste ce qu’il faut pour donner au public toute la puissance de leur jeu. Derrière ses fûts, William assure une rythmique enflammée et une force de frappe impressionnante. Scéniquement, le leader charismatique se met bien en avant et fait monter sa voix petit à petit. Un show qui montera crescendo et qui finira en trombe, pas de doute la relève est bien présente. Pendant que nous nous ravitaillons de la délicieuse artisanale, c’est Quentin Foureau qui va nous parler de contes de Diables et Sorcelleries. Quentin conte depuis deux ans dans les festivals, bars et les événements privés et tire principalement ses inspirations des histoires traditionnelles et fantastiques de France et de toute l’Europe. Un excellent moment comme toujours sous la tente des conteurs qui nous fera bien digérer avant Deluge. Deluge, une des productions les plus prolifiques des Acteurs de l’Ombre qui puise sa force dans un black metal diaboliquement jouissif. Déjà programmés l’année dernière, Deluge avait été contraint de rendre les armes à cause d’un problème de camionnette (ce qui fut une grosse déception pour l’orga et les fans). On attend toujours beaucoup des groupes phares d’un événement et Deluge ne nous décevra pas avec une prestation des plus aboutie. Le jeu de lumière est poussé au maximum avec des stroboscopes qui tournent à toute vitesse et des douches sans arrêt. Ce qui se mixe extrêmement bien aux guitares ultras rapides et aux headbang du groupe de Metz. Garçons bien propres sur eux, Deluge est la preuve que l’habit ne fait pas le moine.

Le jour commence à se coucher après le concert de Deluge et une dernière lecture va nous être faite par Yannick des contes de Lovecraft sur les personnages de Nyarlathotep et Azathoth. Encore un excellent moment de convivialité et d’échange après une lecture prenante et vivante. Le festival a rendu une copie parfaite en ce qui concerne les lectures/conférences, cela donne un côté unique et particulier à ce moment car c’est une bonne coupure entre les groupes. Il reste deux formations qui doivent jouer et la dernière cérémonie Beltane avec la croix qui va être enflammée. Arkhon Infaustus est donc l’avant dernier groupe, sous la nuit bretonne tombée depuis une heure maintenant. Groupe culte de la scène black/death parisienne, splitté en 2009 après douze ans d’existence et reformé en 2016, la venue des Parisiens est donc un petit événement, un de plus dans ce super week-end. Forcément, on sent tout de suite une expérience que certains jeunes groupes n’ont pas encore par l’occupation de la scène et leur charisme. En revanche, on sent bien que le groupe s’est reformé récemment car il n’est pas toujours impeccable musicalement et par moment un peu à côté rythmiquement. Néanmoins, il compense sans souci par sa forte expérience. Un grand plaisir pour notre part de découvrir un groupe de cette qualité sur les planches de Beltane.

Vient un peu le moment que tout le monde attend, celui où le public et les protagonistes sont assis autour de la grande croix en bois d’au moins huit mètres de haut. Pour l’occasion, une cantatrice nous offre sa voix hors du commun. Elle est accompagnée par des instruments médiévaux et autres, ainsi que par des chœurs. En fait, il s’agit du groupe Phazm qui a monté un projet acoustique norvégien pour Beltane et qui se nomme Helgisidir. Des jongleurs de feu sont encore là cette année et font tourner leurs cerceaux de feu et se jettent des torches. La croix prend feu et toute l’assemblée applaudit et crie son enthousiasme. Il faudra au moins 45 minutes avant que la croix ne se désosse en partie. Toujours sur fond musical et sous une lune blanche pétard, nous assistons à ce moment unique et merveilleux. D’ailleurs nous manquerons une partie de Pensées Nocturnes à cause de cela… Pensées Nocturnes qui termine les hostilités avec sa troupe de troubadours. Ce groupe également parisien (et aussi présent chez les Acteurs de l’Ombre) joue un black metal néo-classic et avant-gardiste. Forcément quand dans une formation black metal vous notez la présence de trompettes, c’est assez original ! Le seul maître à bord du projet, Vaerohn se concentre sur un univers dépressif dans son black metal mais avec une originalité classique unique. Le groupe est connu également pour son artwork très travaillé. Le set est une vraie réussite et les metalleux paraissent heureux de voir comme dernier groupe une formation de cette qualité et de cette originalité. Un excellent moment passé avec les Parisiens qui clôturent en beauté le festival Beltane. Les dernières bières et le debrief’ de la journée fait, nous nous couchons tout de même attristés que ce soit déjà la fin…

Le matin, un goût amer au réveil, nous savons que nous allons devoir retrouver la vie réelle ! C’est vrai que, depuis la veille, nous avons un nouveau président. Mais ce type d’actualité, personne n’en a parlé car nous étions coupés de tout événement autre que la célébration de Beltane. Il restera une dernière chose : la diffusion d’un film nommé Blackhearts qui suit la vie de trois fans de black metal, colombien, iranien et grec qui racontent leurs histoires et montrent la difficulté qu’est l’écoute du black metal dans certains pays ou certaines cultures. Des cultures parfois très fermées d’esprit qui vont jusqu’à condamner ces personnes à l’exil le plus dur. Hélas, Nous n’assisterons pas à cette diffusion car nous devrons partir tôt. Il ne nous reste plus qu’à remercier encore une fois l’organisation pour son travail effectué tout au long de l’année. Gérald, Vincent, Gus et tous les autres. Nous remercions également les bénévoles, les artisans, les compteurs, les tatoueurs… Tout ce petit monde a permis à cet événement d’exister et de rendre heureux tous les chanceux qui ont profité de la célébration de cette grande fête pour en apprendre un peu plus sur nos racines, nos origines et aussi de comprendre ce que nous écoutons. Un festival comme cela est unique, personnel… et surtout indispensable ! Bravo, merci, rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle fête de Betlane… « parce que créer, c’est résister » (Tomahawk collectif).

Reportage : Philippe Dory.
Photos : Mad Basque.



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  • Merci pour ce super résumé qui me replonge direct dedans…..Hâte d’y être à nouveau.. cyrille bénévole bar!!

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