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Live Report   

Les ondes positives d’In Flames


Les Suédois d’In Flames et leurs compères de Light The Torch et Norma Jean ont récemment posé leurs valises en Europe et notamment en France pour cinq dates (Nancy, Cambrai, Lyon, Toulouse et Nîmes). Il faut d’ailleurs noter qu’In Flames se produisait à Cambrai, lors du Betizfest, sans les deux autres artistes. Le groupe américain de metalcore Light The Torch (connu anciennement sous Devil You Know) ouvre les soirées de Toulouse et Lyon avec « The Bitter End ». A Toulouse, les premières notes éclatent sans que le public s’y attende : Howard et sa nouvelle bande plongent la salle dans le noir complet et commencent le concert en laissant au dépourvu les ingés son et lumière.

Cela commence fort. Venus faire découvrir leur premier album Revival, les quatre comparses y mettent clairement du cœur. Quel plaisir de revoir Howard sur scène ! Lui qui, il y a encore un mois, était hospitalisé et avait dû annuler plusieurs concerts aux Etats-Unis. Ce soir, à Toulouse, il était tel un lion en cage, à faire les cent pas sur scène. La salle continuait à se remplir et, outre les fans des premiers rangs, les curieux venus voir de quoi ce combo était capable ont afflué de toute part.

Artistes : In Flames – Norma Jean – Light The Torch
Dates : 13, 15 et 16 avril 2019
Evenement/Salles : Betizfest – Transbordeur – Bikini
Villes : Cambrai – Lyon – Toulouse

Light The Torch

Il n’aura pas fallu la fin de « Calm Before The Storm », pour voir tout ce petit monde headbanguer avec le groupe et faire preuve d’une véritable communion. Les titres s’enchaînent, les growls et chants clairs font leur effet et sont parfaitement maîtrisés. Sur scène, on note une toile de fond avec le logo du groupe… et c’est tout. Décor minimal donc ! La seule « folie » vient du bassiste Ryan avec son marcel aux couleurs de Rigs Of Doom, le reste des membres étant en noir. Mais c’est bien là le principal car l’énergie dépensée par Mike (batterie) et Howard Jones paraît amplement suffisante. Ce dernier demandant, hilare, à la fin de chaque titre : « One more? » Le groupe offrira à son public une pépite avec « Consume The Damned » appartenant à leur ancienne bannière Devil You Know. Seuls bémols : le statisme de Francesco Artusato (All Shall Perish) à la guitare et la fin plutôt frustrante du show. En effet, après « Die Alone » le groupe est parti rejoindre les coulisses sans extra. Un départ brutal à l’image du début du concert. Le set aura donc duré trente minutes devant un public bien motivé.

Setlist :

The Bitter End
Calm Before The Storm
Lost In The Fire
Virus
Consume The Damned
The Safety Of Disbelief
Die Alone

Norma Jean

Originaires de la même ville que Martin Luther King, soit Atlanta, Cory Brandan et sa bande de Norma Jean ont porté haut et fort les couleurs de leurs compositions sur la scène française. Quelle puissance ! Le public se fait accueillir par un « I, The Planet » qui pose les bases de la soirée. Un son lourd, des riffs acérés comme jamais et un chanteur capable de tenir n’importe quelle note : ce concert de quarante-cinq minutes sera un bon mix de heavy et de metalcore. Comme leurs prédécesseurs, une toile noire sur laquelle le nom du groupe est inscrit avec, en plein milieu, un homme qui tend les bras. Le groupe n’est clairement pas venu enfiler des perles : avec un bassiste complètement possédé par la musique déployée, sautant partout et étant toujours à la limite de donner un coup (involontaire ?) à ses partenaires. Pogos et circle pit : le public prend un plaisir monstre et Cory aime visiblement cela ! Avant la tornade « Disconnecktie: The Faithful Vampire », le chanteur fait s’asseoir toute la fosse pour un jumpdafuckup énorme. Discipliné face au maître des lieux, le public s’exécutera avec plaisir. Un grand moment.

La chanson se termine et le frontman monopolisera la parole pour remercier les nombreux fans, que le groupe peut croiser un peu partout à travers le monde, et qui le suivent depuis une vingtaine d’années. Moment d’émotion qui sera tout de même bien envoyé valser par un tonitruant « a huge circle pit otherwise nothing! » (un énorme circle pit, sinon rien !), que les nombreux fans se sont empressés de réaliser pour la plus grande joie du groupe. Ces derniers leur offriront, comme une récompense, le magistral « The Anthem Of The Angry Brides ». Les compos suivantes du groupe montrent à quel point Norma Jean sait être efficace. Le final, digne de leur show, sera explosif et la batterie en fera les frais. Hormis la grosse caisse et les cymbales, tout sera jeté, éparpillé, détruit. Le public n’en demandait pas tant et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que le groupe a quitté la scène pour laisser place à la tête d’affiche.

Setlist :

I. The Planet
Everyone Talking Over Everyone Else
Synthetic Sun
Funeral Singer
Disconnecktie: The Faithful Vampire
The Anthem Of The Angry Brides
1,000,000 Watts
Sword In Mouth, Fire Eyes
If You Got It At Five, You Got It At Fifty
Deathbed Atheist

In Flames

Quand les ingés son d’In Flames sortent le champagne et commencent à trinquer à cette soirée si bien commencée, on ne peut que se douter que la suite va être mémorable. Et ce fut le cas ! 21h30, les lumières s’éteignent et quelques projecteurs bleus font leur apparition sous l’intro de « Voices ». La salle chauffée à blanc ne tarde pas à crier et à scander le nom du groupe, et c’est sous les applaudissements que celui-ci débarque sur scène. Dès les premières notes c’est l’euphorie, une ambiance survoltée, le tout dans un amas de fumées bleutées. « Everything’s Gone » s’enchaîne directement, ne laissant pas la fosse reprendre son souffle des premières émotions reçues. Anders finira par prendre quelques instants pour demander si tout va bien avant de lancer « Pinball Map » de l’album Clayman. Sur celle-ci les circle pits sont déchaînés, le public répond présent à chaque interaction avec le groupe.

Petite pause dans le set pour qu’un roadie surnommé « Fish » scotche les câbles des enceintes, sous les blagues du groupe. Il est vrai qu’en seulement quatre morceaux, In Flames avait sacrément envoyé la sauce ! On remarque que les musiciens prennent un véritable plaisir à jouer ensemble. Bien que Niclas (Engelin, guitare rythmique) soit absent pour raison médicale, Chris (Broderick, ex-Megadeth) lui fait honneur en exécutant sa partition de manière énergique et propre. Mais que ce soit à Toulouse, à Lyon ou au Betizfest, il faut vraiment insister sur la performance scénique d’Anders Friden. Ce dernier joue constamment avec le public et sait rebondir sur tout ce qui se passe autour de lui. Il répond à l’audience lorsque cette dernière le coupe quand il parle, il s’amuse de tout et donne à l’ensemble d’un set d’In Flames beaucoup de personnalité. Son naturel et sa décontraction font plaisir à voir et c’est avant tout son sourire communicatif qui donne la banane.

In Flames

Seul un backdrop avec la silhouette de Jesterhead (leur mascotte) fera office de décor au quintet. Anders demande un « crazy » wall of death pour entamer « Call My Name » et c’est la pagaille dans la fosse ! Ce partage, cette communion est incroyable et les membres du groupe le font remarquer. « The Chosen Pessimist » fait également partie des moments forts du set. Sous une lumière verte, Bjorn entame à peine les premiers accords que tout le monde se balance de gauche à droite et chantonne le morceau. La voix d’Anders, à la fois calme et si triste, plongera la salle dans une ambiance très particulière, même si la pertinence de hurler en live les parties claires sur album est discutable. En tout cas, c’est à ce moment que le public porte tel un seul homme un fan à bout de bras, qui sera suivi de près par une autre jeune fan, chacun tendant les bras vers l’homme à la casquette. Une communion, où l’on sentira que des deux côtés, chacun se sent vivant en présence de l’autre. Il s’agira ici du seul moment de répit de la soirée avant que ne résonne « Leeches » de l’album Clarity. Histoire que tout le monde reprenne son souffle et ses esprits, Anders remerciera les fans, grâce à qui lui et ses acolytes vivent depuis vingt ans. Un hommage également rendu à Lyon et Cambrai.

In Flames

Pour la peine, il proposera une « incroyable vieille chanson », mais le public n’y prêtera pas forcément attention… ce que le batteur fera remarquer à gros coups de double pédale et de moqueries ! Après une bonne tranche de rigolade, « Colony » fera trembler la salle. En guise de petite vengeance, Anders prendra le téléphone d’un fan pour filmer la salle en la faisant crier suivant l’angle de la caméra. Faisant la part belle à l’album I, The Mask, Anders nous expliquera que selon lui il s’agit d’une véritable « masterpiece » avant de lancer « I Am Above ». « Cloud Connected » s’enchaînera sous les lumières rouges et le refrain repris par l’ensemble de la fosse rendra ce morceau bien punchy. Pour le final, les Suédois joueront « The End » sous les derniers pogos de ceux pour qui il restait un peu d’énergie. Les applaudissements puissants et les acclamations du public retentiront à juste titre. Des jeunes aux seniors, en passant par toutes les catégories socioprofessionnelles, In Flames a su mettre tout le monde d’accord grâce à son talent. Le tout sous un rythme soutenu de 19 (!) morceaux, tout en sachant qu’il manquait bon nombre de tubes ! Bref, un concert de très grande classe.

Setlist :

Voices
Everything’s Gone
Pinball Map
Where The Dead Ships Dwell
Call My Name
Monsters In The Ballroom
All For Me
(This Is Our) House
Deep Inside
Here Until Forever
The Chosen Pessimist
Leeches
Colony
My Sweet Shadow
The Truth
I Am Above
Cloud Connected
The Mirror’s Truth
The End

Photos : Nicolas Gricourt.



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  • WhoDoYouThinkIAm dit :

    « en passant par toutes les catégories socioprofessionnelles »…ah ouais, et comment vous savez ça ???

    [Reply]

    Parce qu’on fait des sondages économico-sociaux verbaux et non verbaux !!! 😉

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