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Léz’Arts Scéniques 2011 : compte-rendu de la journée du jeudi 14 juillet


Le 14 juillet dernier, c’était la fête nationale du metal à Sélestat ! Treize groupes (dont Helloween, Cradle Of Filth, Dagoba, Grand Magus et bien d’autres) se produisaient dans le cadre de cette journée entièrement consacrée au metal. Le festival Léz’Arts Scéniques se déroule sous trois jours et propose une affiche éclectique mélangeant hip hop, metal, electro etc. Dommage que notre périple festivalier doive nous emmener dès le lendemain du côté de Cologne (Allemagne), pour assister à l’Amphi Fest, car nous aurions profité avec plaisir de Shaka Ponk, Neurosis, Assassin, Punish Yourself, The Young Gods à l’instar de tous les autres artistes présents en Alsace.

Mais dans la vie il faut bien faire des choix ! Alors suivez-nous aux Arts Scéniques pour un compte-rendu détaillé de cette journée metal qui s’inscrit dans la lignée de nos différents reportages réalisés au Greenfield, au Hellfest, au Main Square ou encore au Sonisphere cette année.

Festival : Léz’Arts Scéniques
Artistes : Cradle Of FilthMadballHelloweenNashville PussyArch EnemyDagobaEpicaSpiritual BeggarsKorpiklaaniGrand MagusDeath AngelAndréas & NicolasAbsurdity
Lieu : Sélestat (France)
Dates : 14 juillet 2011

Absurdity

Pour sa dixième édition, le festival Léz’Arts Scéniques cuvée 2011 aura réuni 17 000 festivaliers entre ses deux scènes éloignées seulement d’une centaine de mètre. Côté musique, les hostilités démarrent à 14h avec Absurdity, un groupe local que les fidèles d’High Hopes et du site de Radio Metal connaissent déjà. Avec cette formation nous avons typiquement affaire à un combo en devenir qui se doit d’incarner une vraie machine scénique de par la musique hyper rentre-dedans qu’il propose. Lorsque l’on voit sur scène les pionniers de la scène metal française que sont Gojira et Dagoba, on se dit qu’Absurdity a la chance de disposer de bons modèles dont il doit s’inspirer.

Au début du set, le groupe n’est clairement pas libéré (situation bien compréhensible due au fait de jouer dans le cadre d’un festival important) mais à l’image de Ricardo, son chanteur, il parviendra à prendre plus d’assurance au fil du concert. Même si les quelques bafouilles du frontman dans le discours prouveront le stress évoqué ci-dessus. Par ailleurs, il n’est pas évident de communiquer avec le public, de couvrir la scène et cet apprentissage nécessite beaucoup d’expérience. Oui il faut du temps pour apprivoiser les planches, progresser dans le charisme que doit avoir un groupe et au final devenir cette entité qui arrive comme un « boulet de canon » dans les yeux du spectateur.

Mais dès les premiers titres interprétés, Absurdity parvient à montrer son potentiel, sa force de frappe. Les zicos sont carrés et font partager leur savoir-faire avec les passages rapides à grosses rythmiques qui font l’identité Absurdity. Le public, bien sûr pas très nombreux à cause de l’horaire, réagit positivement et fera même le premier braveheart de la journée. Le frontman n’oubliera d’ailleurs pas de remercier les individus composant la foule « et toi, toi, toi aussi… » en les pointant du doigt ce qui indique la bonne atmosphère de ce show. Absurdity aura donc réussi à faire bouger l’audience et à remuer quelques têtes mais ce groupe peut (et doit) faire encore mieux sur les planches, notamment en ayant une couverture individuelle de la scène encore plus importante. Mais bravo messieurs, car ces trente minutes furent un bon moment.

Death Angel

La différence entre un jeune combo et un artiste établi se sent extrêmement vite et le passage de la Stage 51 (nom de la deuxième scène) où se produisait Absurdity à la Main Stage de Death Angel confirme le propos. Dès les premières notes de Death Angel on sent qu’on va assister à une sacrée performance. Il faut dire (j’avais écris il faut vite…) que le thrash des américains est d’une efficacité remarquable et que les musiciens paraissent savoir quoi faire, comment le faire et à quel moment le faire. C’est ce que l’on appelle « être rodé à la scène ». Une magnifique intro à la guitare acoustique ouvre le concert de la formation – notons d’ailleurs des interludes acoustiques toujours bien sentis chez Death Angel – avant que ne soit parfaitement retranscrite la folie animale d’un set de thrash metal. Death Angel c’est la cavalcade frénétique qui fait du bien, c’est ce gros son ultra puissant apprécié par les cages à miel du public, c’est un Mark Osegueda (chant) a la très bonne voix qui n’arrête pas de tendre fièrement son pied de micro en l’air quand il ne fait pas des hélicoptères avec ses cheveux sur les savoureux riffs du groupe.

Car il ne faut pas omettre de mentionner la générosité et la sincérité des musiciens sur scène comme dans le discours. Dans cette optique, Mark remerciera le public pour « avoir donné au groupe l’opportunité de faire ce qu’il aime le plus » au monde, c’est-à-dire jouer de la musique, se produire sur scène et partager un bon moment. Une belle reconnaissance qui est bien plus essentielle que les quelques soucis de sons dans les enceintes. Death Angel : le seul groupe capable de rendre des soucis techniques anecdotiques ! Cet excellent concert fut savouré à sa juste valeur par un public qui n’aura jamais hésité à taper dans ses mains sans qu’on lui demande son reste et qui aura même droit à un superbe « Heaven And Hell » de Black Sabbath où Mark Osegueda montrera son talent vocal (dont le charme n’était pour le coup pas si éloigné du registre de Dio…).

Death Angel sur scène : la très grande classe.

Grand Magus

15h30. Il est maintenant l’heure de se rendre sur la Stage 51 où un grand drapeau suédois nous attend en guise de backdrop avec l’inscription Grand Magus dessus. Mais quel est donc ce groupe ? Euh… ah oui il s’agit de Grand Magus ! Le trio ouvre sur une musique d’Ennio Morricone et JB (chant/guitare) nous accueille avec un T-Shirt Metallica et des lunettes de soleil… qu’il finira d’ailleurs par jeter comme à son habitude ! « Kingslayer » résonne à Sélestat et le chanteur souriant finit par s’adresser en français au public « Ca va ? » avant de nous fêter une bonne fête nationale « juillet 14 ! » (en français dans le texte s’il vous plaît). Des interventions au micro de JB effectuées avec une grosse voix si grave qu’elle en fait presque peur ! Il est à parier que JB parvient à mettre des filles dans son lit uniquement en disant quelques syllabes… mais nous nous égarons.

Parmi tous ces tubes dont la lourdeur des riffs est caractéristique du « son Grand Magus », on dégagera notamment le morceau « Ravens Guide Our Way » qui a fait headbanguer plus d’un chevelu. Pendant cette performance, nous étions aux pays du riff gras donc, une fois de plus, merci à ce groupe de nous faire vibrer lors de chacune de ses apparitions, que ce soit en salle ou en plein soleil comme c’était le cas à Sélestat.

Grand Magus : le meilleur groupe de heavy évoluant à l’heure actuelle ?

Korpiklaani

On enchaîne sans transition avec deux groupes qui n’ont rien de commun : Korpiklaani et Spiritual Beggars.

La performance du premier restera assez plate mais suscitera bien entendu l’adhésion des fans de folk. Pourtant, force est de constater que la prestation du groupe fut en demi-teinte. Sur scène il ne se passe pas grand-chose et on a l’impression que l’ensemble se marche un peu dessus. A l’image, entre autres, des membres qui parlent au micro dans le même temps… Par ailleurs, Korpiklaani sur scène propose un set assez confus dont on éprouve bien des difficultés à ressortir un événement marquant… si ce n’est l’arrivée des zicos en courant ! En tout cas le public réagit plutôt bien et aura droit à son « Vive la France ! » du chanteur en guise de remerciement.

Spiritual Beggars

Voir Spiritual Beggars en France est un privilège trop rare pour ne pas en profiter à 100% ! D’ailleurs ce passage aux Arts Scéniques est le seul au pays du fromage. La guitare de Michael Amott (Arch Enemy) connaît quelques difficultés au début de la prestation mais très vite on se laisse prendre par les compos talentueuses du groupe. Derrière la scène on constate la présence de JB (Grand Magus) qui viendra partager la scène avec ses copains (JB a chanté dans Spiritual Beggars avant de se consacrer pleinement à son groupe). Les deux voix de JB et Apollo Papathanasio se combineront d’ailleurs parfaitement et, dans ce show, il aura quand même été sacrément ahurissant de constater la présence d’autant de talents réunis sur une seule et même scène ! Mention spéciale aux interprétations toujours très fines de Michael Amott. Après une heure passée vraiment trop vite, les Spiritual Beggars quittent la scène sur quelques notes de piano pour mettre un terme à cette très jolie prestation.

Epica

A peine le set des Beggars terminé, rendez-vous sur la scène principale pour le concert d’Epica. Ce dernier est le groupe de metal à chanteuse le plus extrême, les growls et gros riffs étant légion du côté de la formation hollandaise. C’est face à un public sur-motivé et nombreux que se déroulera ce set. Dans ce contexte très favorable, les quelques mots en français de Simone Simons (chant) susciteront facilement l’enthousiasme « mais je dois le pratiquer davantage » ajoutera-t-elle cette fois dans la langue de Shakespeare. En somme, un set traditionnel d’Epica avec de bonnes rythmiques, des cris sauvages assurés par Mark Jansen, une jolie chanteuse qui quitte de temps en temps la scène pour laisser place aux parties instrumentales et un toujours aussi bon rendu des tubes, dont notamment « The Obsessive Devotion ».

Le show typique « made in Epica » auquel on s’attendait.

Dagoba

Pas le temps de se reposer : Dagoba déboule sur scène ! Le groupe a comme à son habitude la banane et exerce une véritable emprise sur le public. Shawter (chant), en maître de cérémonie, y contribue grandement en incitant l’audience au circle pit et autre braveheart. Le frontman n’hésite également pas à interpeller les fans de la manière suivante : « on nous rabâche souvent qu’on est le groupe de Marseille…eh bien on voulait vous souhaiter à tous une bonne fête nationale ! ». Jolie déclaration pleine de symboles car, par ce biais, Dagoba revendique haut et fort son statut de groupe incontournable sur l’hexagone et il a bien raison… car c’est vrai ! Le petit groupe de Marseille est devenu, avec le temps, une référence sur disque mais surtout sur scène. « The Things Within », « The Man You’re Not » : que de moments forts les amis !

Une dynamique et une puissance commune impressionnante : salut à toi, Dagoba.

Arch Enemy

Arch Enemy nous a proposé par le passé des prestations en demi-teinte où le groupe a oscillé entre sets corrects et prestations brouillonnes souvent gâchées par des soucis de son. Est-ce l’effet magique « Arts Scéniques » qui a contribué à la qualité de ce show ? Car reconnaissons-le, Arch Enemy à mis la barre extrêmement haute et nous a carrément fait vivre un des meilleurs concerts du festival. Car c’est une prestation très carrée, en totale osmose avec son public, que les suédois ont proposé. Les écrans géants, jusque-là peu utilisés par les groupes à cause du soleil, seront par ailleurs extrêmement bien mis en valeur, donnant à ce set (s’étant déroulé à la nuit tombante) un côté anarchique fort plaisant. En effet des images d’insurrections, des clips du groupe et les paroles des chansons d’Arch Enemy s’affichaient sur les deux écrans géants et donnaient encore plus de force et de portée symbolique à ce show de grande qualité qui n’en avait sans doute pas besoin.

De 20h30 à 21h30, en ce jeudi 14 juillet, le monde appartenait à Arch Enemy et à ses fans. On pouvait sentir partout les ondes positives malgré les hurlements assez linéaires d’Angela Gossow ou cette grande colère qui se dégage des compos d’Arch Enemy. De l’énergie à revendre, un public acteur, des hits taillés pour le live (« Revolution Begins », « No Gods, No Masters »), des jeux de lumières basés sur le rouge (la couleur de Khaos Legions, le dernier album du groupe) et un son énorme : le message délivré par Arch Enemy était vraiment très impressionnant.

Un super concert en plein dans la face des sceptiques.

Nashville Pussy

Après la claque Arch Enemy, cette journée metal se poursuit avec Nashville Pussy, Helloween et Madball, trois groupes qui dans des styles différents pratiquent des shows qui sentent bon le rassemblement mais demeurent toutefois sans grande surprise. Pour autant, il est toujours plaisant de voir une formation comme Nashville Pussy partager son pur rock n’roll des familles. En intro, les trois musiciens en devant de scène tournent le dos au public avant de balancer leur bon gros hard. Les coups de pieds donnés en l’air, la double caution sexy apportée par Ruyter (guitare) et Karen (basse) sans oublier ce pur rock n’roll qui ne peut que faire taper du pied : la bande à Blaine Cartwright aura fait le job en soixante petites minutes sur la Stage 51.

Helloween

Helloween démarre pour sa part sur une chanson « Are You Metal ? » quelque peu desservi par des problèmes de son. Le chanteur Andi Deris est parfois limite question justesse mais son dynamisme est communicatif. D’ailleurs, il n’hésite justement pas à parler pendant de longues minutes au public, dissertant sur l’usage des langues ou le faisant participer à de nombreuses reprises au cours des chansons ou entre celle-ci. Un enthousiasme très sympa comme le prouve l’interprétation du morceau « I Want Out » où Andi donne des coups de poings fictifs à un de ses camarades de jeu. Notons également qu’Helloween n’aura pas lassé le public malgré la présence de deux soli de batterie et guitare (exploit remarquable convenons-en !) durant ce set. Qu’on apprécie ou pas le heavy, reconnaissons également le medley « Keeper Of The Seven Keys », « The King For A 1000 Years » et « Halloween » qui fait toujours son petit effet. Le final du set verra en outre l’apparition de grandes citrouilles – la marque de fabrique d’Helloween – sur les côtés de la scène.

Une prestation très correcte pour cette formation culte.

Madball

Le hardcore de Madball viendra achever l’assistance avec sa très grande énergie scénique. Freddy Cricien communique à fond avec le public et ses paroles sont écoutées religieusement par l’assistance. Il incite au respect entre les fans, présente tous ses musiciens, évoque le fait qu’il joue pour tout le monde et sonde le public pour savoir quels sont ceux qui découvre son groupe pour la première fois sur scène ce soir. Outre les petits problèmes de micros au début, Madball aura assuré et proposé en 45 minutes ce qu’on attendait de lui : du dynamisme et de la force.

Cradle Of Filth

Passons sur la prestation catastrophique de Cradle Of Filth (un article entièrement consacré au comportement de Dani Filth est en ligne dans nos colonnes), et intéressons-nous plutôt au caractère festif du show d’Andréas & Nicolas. Fetus d’Ultra Vomit et son compère ont bien fait rire l’assistance avec leurs tubes potaches que sont « Chacun Ses Soucis » ou encore « Singe Facteur ». Et, vous vous en doutez, voir l’interprétation du morceau « Will Smith » en live fait vraiment quelque chose. Car avoir reconnu que Will Smith était le meilleur acteur de ces trente dernières années fait partie des actes militants fondamentaux qu’il faut impérativement souligner. Donc rien que pour cela, merci à Andréas & Nicolas et leur théâtre variéto-metallique d’exister.

Et puis avoir un tel batteur, quelque part c’est beau.

Andréas & Nicolas

A 2h15, cette journée metal se termine donc sur une note positive, une de plus. Espérons que l’année prochaine l’affiche proposée sera toujours aussi éclectique et intéressante et gageons que les spectacles seront d’aussi bonne qualité que lors de cette dixième édition. Car avec un très bon son global et des groupes aussi prestigieux, Léz’Arts Scéniques peut devenir à coup sûr un rendez-vous incontournable pour le public metal.

PHOTOS BONUS

Epica en conférence de presse

Sascha Gerstner (Helloween)

Franky (Dagoba)

Charlotte (AqME)

Ruyter Suys (Nashville Pussy)

Photos : Julien Pérez



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  • NON ? Y’avais charlotte et je l’ais même pas vus ? Blasé..
    Sinon une bonne journée dans l’ensemble, des groupes simpas, un bon sons ( mis a part le petage de plombs de dani et le fait de s’être fais envoyer chier par les membres de koorpiklani bourrés ) Lez’arts scéniques, très bonne découverte pour moi, l’année prochaine, j’y serais !

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  • …Bon alors lors j’passe tout d’suite sur le buzz Cradle
    — vu que j’étais déjà reparti, car accompagné de mes enfants
    pré-ados que j’initie à ptite dose… — mais je me rappelle
    les avoir quand même vu se faire voler la vedette, et malgré
    les gnomes et autres pantins géants, par un Moonspell envoûtant (Durbuy rockfest, Ardennes Belges)!
    Les 2 temps forts de ce jeudi (profitant d’une semaine familiale en Alsace pour traîner tout mon monde nordiste en « Enfer »…), c’est sans conteste Epica (show classique mais Simone en voix,
    à la plus grande joie de ma fille, sauf quelques canards sur les notes haut perchées de Quiétus…) et surtout Dagoba déjà apprécié lors du regrétté RaismesFest puis en juin aux Métallurgicales de Denain (RIP P ROY): un frontman électrisant le public, une base rythmique taillé pour la scène, bon sang que d’énergie!…

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  • Personnelement j’ai pas grand chose à ajouter. Epica, Dagoba et Arch Enemy ont fait des grands shows, avec des morceaux qui rendent super bien en live. A la limite, je reprocherais au son de Dagoba d’avoir été un poil trop fort mais bon c’était énorme quand même.
    Je ne suis pas resté en fin de soirée mais d’Absurdity à Arch Enemy c’était un super festival autant niveau ambiance ( Merci au mec en Dino !) que niveau son !
    A l’an prochain !

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  • J’étais déjà choqué de l’attitude de Billy Duffy au Hellfest cette année: il avait passé tout le set de The Cult à se prendre le chou avec les ingénieurs du son en bord de scène, en avait rajouté une couche en agressant verbalement les techniciens de la console, pour finir par s’énerver sur le matériel en fin de prestation (sans compter son refus de laisser un des cameramen le suivre sur scène).
    Je trouvais que ça faisait déjà beaucoup, mais c’était avant jeudi dernier (enfin vendredi, puisque minuit avait déjà sonné), et la pathétique prestation de Cradle of Filth, que l’on pourra résumer à un Dani Filth au summum de sa connerie…
    J’aurai tenu 12 minutes avant de plier les gaules (à la réflexion, mal m’en a pris de partir avec mon amertume en bouche car j’aurais pu finir sur une note positive avec Andréas et Nicolas, mais sur le moment je m’imaginais mal devoir supporter le bruit de fond du crasseux de service pendant une demi-heure de plus, et encore moins sa vue).
    Plus que tout, et j’espère que vous en référerez dans votre article à venir, ce sont les applaudissements et autres « vivas » qui ont suivi le jet de bouteille (pleine) de Dani Filth à la tête des techniciens qui m’ont renvoyé à ma tente.
    N’en déplaise à ceux qui me descendront de les juger ainsi, mais si au lieu d’applaudissements il avait été copieusement sifflé et conspué comme il se doit, peut-être n’aurait-il pas essayé de récidiver dès l’effet Larsen suivant (heureusement sans succès, puisque le bouchon de la seconde bouteille d’eau minérale lui a alors résisté à deux reprises: pathétique je disais, dans tous les sens du terme).
    A mon sens, personne ne devrait encourager de telles bassesses, et je suis persuadé que c’est exactement ce qu’il en a résulté.
    Honte à Dani Filth de s’en prendre à ses techniciens d’un jour comme il le fit, car aurait-il pris la peine de piocher dans ses économies et se déplacer avec ses propres roadies (si tant est qu’il en reste sur le marché pour supporter ses sautes d’humeur), peut-être sa balance eut-elle été correcte, réduisant ainsi à néant la pertinence de votre futur article (et mon besoin de lui en coller une, même virtuelle).

    [Reply]

    Doc'
  • J’y étais !

    C’est vrai que les guêpes étaient de sacrées cochonnes pendant les trois jours (à tel point que les Sales Majestés en fassent la remarque en concert, le Vendredi).

    Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié la performance d’Epica. Metal’O et Spaceman ont tellement rabaissé ce que groupe que je me suis dit qu’il ne valait vraiment pas la peine qu’on s’y intéresse mais en fait, c’est pas mal du tout. Helloween ont bien géré aussi.

    Mais vous n’avez pas mentionné qu’après leur passage, les gars de Death Angel ont fait un petit tour à l’espace Boutique pour mater les T-Shirts. La foule s’est donc amassée devant les stands pendant 2-3 minutes, le temps que les fans aient fini de se prosterner et de prendre leur photos souvenirs.

    Un bon festival comme on sait en faire en Alsace.

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  • vraiment un super fest malgré une sécu un peu trop aggressive et des fucking guêpes à n’en plus finir sur le camping !!!!! et Arch Enemy…… le concert qui te soulève les tripes et te donne de la

    [Reply]

  • Doc’ tout a fait d’accord avec toi, trés bon fest’ mais alors la Korpiklaani ! nul !J’avais jamais écouté leur musique, elle n’a rien d’intéressent. De plus je me demande pas si les gas n’étaient pas saoul et techniquement leur musique n’est pas si térrible… c’est du folk quoi !

    Cradle… ben encore pire que Korpi…

    [Reply]

    Vik-Thor

    Que les musiciens de Korpiklaani aient été saouls n’est pas étonnant, voire même normal ^^

    Par contre « techniquement leur musique n’est pas si térrible… c’est du folk quoi ! », là je ne suis pas du tout d’accord avec toi, si par exemple petri Lindroos figure parmi les meilleurs guitaristes au monde tout comme l’ancien guitariste d’Ensiferum; Jari Mäenpää, qui a ensuite créé Wintersun, c’est pas pour rien…

    Hammerjam

    C’est pas parceque tu as les meilleur guitariste au monde que tu fais forcément de trés bonne chose dans un groupe….

    On ne gagne pas un 400 métre en course sur les 10 premier métre…..
    On ne peut pas étre toujours au top.
    Et la pour le coup ce groupe (pour moi) n’est pas top, ca donne envie de boire un coup pi c’est tout.

    Vik-Thor

    nan mais c’est sûr que korpi n’a rien d’exceptionnel techniquement parlant, mais l’intérêt vient entre autres de l’accordéoniste et du violoniste (qui n’était malheureusement pas présent)
    mais pour les gars d’Ensiferum, leur valeur guitariste était basée sur les musiques du groupes (dans Terrorizer lors de la sortie de leur dernier album en 2007 je crois).
    écoutes voir cette chanson (qui a magnifiquement été associé à des passages du seigneur des anneaux): http://www.youtube.com/watch?v=lfrYkpa3770

    et puis de toute façon… tout les goûts sont dans la nature ^^

  • Excellent festival et franchement chapeau pour l’organisation! Beaucoup de gens ont critiqué cet aspect je trouve que c’est pas pour un festival de cette taille. Epica et Arc Ennemy ont tout simplement été fabuleux, toute petite déception avec Helloween non pas à cause de la musique mais à cause de la setlist qui reste décidément trop centré sur l’âge d’or du groupe. Je vomis mon mépris sur Filth qui s’est comporté comme le dernier des cons. Je suis pas fan de Cradle mais ma chérie attendait cet instant avec impatience et j’ai senti qu’elle était extrêmement dégouté à la vue de ce triste spectacle… Je plains les musicos de devoir supporté une ordure pareille !

    Encore bravo malgré tout aux groupes et aux organisateurs!

    [Reply]

    Vik-Thor

    Je suis d’accord avec toi pour Cradle of Filth et surtout Dani, mais bon ça a quand même été sympa de leur part d’avoir fait la première partie d’Andréas et Nicolas ^^

  • Totalement d’accord avec toi, Doc’; il était parfait ce festival (à part Cradle of Filth, mais bon on s’en fout)
    SAUF que je ne suis pas d’accord avec toi sur le set de Korpiklaani: Le problème est que le violoniste n’était pas là pour cause de maladie, en outre l’accordéoniste semble toujours tirer la tronche, mais on m’a appris qu’il est très timide! donc on le pardonne ^^, surtout qu’à côté les guitaristes et le bassiste s’amusent et nous amusent sur scène, d’ailleurs j’ai vu deux fois le guitariste dehors parmi le public (une fois accompagné du bassiste, et une fois où j’ai pu me prendre en photos avec lui 🙂 ) (dans la même veine, j’ai aussi vu les guitaristes de Death Angel assister au set de Spiritual Beggars.

    Sinon le concert de Helloween était tout bonnement incroyable, pendant lequel on a pu rire et être époustouflé par leur musique…

    Sinon Doc’: non ce n’est pas les arts scéniques, mais bien les Léz’arts scéniques (d’où le gars déguisé en lézart :P)

    Merci à Radio Metal de m’avoir offert cette place aux Léz’arts scéniques, ce fut génial 😀

    [Reply]

    Doc'

    Yop Vik-Thor !

    Je sais pour le nom Léz’Arts Scéniques mais c’est juste que quand qu’il y a « aux » devant ce nom c’est quand même pas très joli de dire « aux Léz’Arts Scéniques » du coup je me permets de dire « aux Arts Scéniques ». Certes tu pourrais me dire d’utiliser l’expression « le festival Léz’Arts Scéniques » mais parfois ça peut être super redondant !

    Accepteras-tu de tolérer ma demi-faute ? 😉 😉

    Vik-Thor

    j’avais bien compris pourquoi tu l’avais écrit comme cela 🙂
    mais « Léz’arts » me fait plus penser au lézards qu’aux arts lorsque je le lis, et du coup dire « les Léz’arts » passe mieux ^^

    Allé je te pardonne parce que tu es venu en Alsace; c’est beau hein?! (tiens d’ailleurs j’ai demandé aux gars de Korpi de faire une chanson sur le vin blanc pendant leur séance de dédicace, mais bon le bassiste a répondu « we don’t do requests »…)

  • willargunas dit :

    Merci pour ce live report qui m’a donné l’impression d’y être, et qui m’a donné envie d’y aller l’année prochaine !

    [Reply]

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