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Interview   

Lita Ford raconte tout


Bien que son nouvel album représente une fuite en avant et qu’elle ait essayé de transformer ses expériences difficile en quelque chose de positif, avec son nouvel album Living Like A Runaway, Lita Ford est un animal blessé. Elle semble éprouvée par son divorce difficile l’ayant éloignée de ses enfants et en parle ouvertement au cours de l’interview à tel point que c’en devient presque gênant. Mais une œuvre, qu’elle soit musicale ou autre, est souvent l’émanation d’une émotion personnelle et est par conséquent, par nature, impudique. Et cela ne pose pas le moindre problème à Lita Ford.

Living Like A Runaway est l’album du combat contre les épreuves les plus difficiles de la vie. Lita Ford raconte tout.

« On voulait essayer de débarrasser la musique de tout ce que les gens y ajoutent de nos jours. »

Radio Metal : Tu as déclaré récemment vouloir revenir aux fondamentaux avec cet album. À l’écoute, c’est bien ce que tu as fait puisqu’il n’y a presque pas de sons synthétiques : pas de claviers mais seulement des guitares, une basse, une voix et la batterie. Est-ce que c’est une réaction à ton album précédent ?

Lita Ford : Oui, il se présente comme ça, et c’est vraiment ce qu’il est. C’est une réaction à ce que j’ai pu faire précédemment parce qu’on a supprimé les claviers, même s’il en reste toujours un peu, joué soit par moi soit par Garry Hoey, sur « The Mask » par exemple. C’est un retour aux sources. On voulait essayer de débarrasser la musique de tout ce que les gens y ajoutent de nos jours. On voulait se concentrer sur les instruments. Les gens ont tendance à oublier les instruments. C’est une chose sur laquelle on a voulu se concentrer sur cet album : la musique en soi, les musiciens en nous, les guitares. On a crée quelques harmonies de guitares très belles et des riffs géniaux. Il y a aussi beaucoup d’attitude dans ce disque, c’est très agressif, tout en restant beau en même temps : « Mother » est une belle chanson, par exemple. Les harmonies sont magnifiques, elles commencent et on se dit « Ouah, ça fait un moment que je n’ai pas entendu un truc pareil ! »

Est-ce que c’est parce que tu trouves que de nos jours, les musiciens en font trop, réfléchissent trop, et que les albums sont tellement surproduits qu’ils manquent de spontanéité et d’humanité ?

Non, c’est quelque chose que je voulais faire pour moi. Je pense que l’industrie de la musique devrait prendre un peu de recul et regarder ce qu’il se passe… Je pense que ces vieux riffs, cette musique, c’est ce que les gens veulent entendre, ils adorent ça ! Ça manque à beaucoup de monde. Tu sais, j’ai lu beaucoup d’article sur internet qui se plaignent des groupes de hair metal des années 80, mais en même temps, si on parlait de musique ? Si on oubliait les cheveux, et si on se concentrait sur la musique ? Pendant les années 70, il y avait des riffs comme ceux des Runaways. Ce genre de musique manque à certaines personnes dont moi, c’est pourquoi j’ai essayé d’y revenir.

Sur Facebook, tu as publié une photo de toi en train de jouer de la batterie. Est-ce que tu as joué beaucoup d’instruments sur cet album ?

Oui, j’ai joué du clavier… Du tambourin, aussi [rires].

« J’ai simplement eu besoin d’être seule et de m’éloigner des personnes qui m’influençaient et m’incitaient à ne pas jouer la musique de Lita Ford. Lorsque Wicked Wonderland est sorti, ce n’était pas un album de Lita Ford, je n’avais plus aucun contrôle dessus, je ne pouvais pas l’empêcher de sortir. »

Après avoir écouté ton nouvel album, il semble évident que comme tu le disais, Wicked Wonderland n’était pas vraiment un album de Lita Ford. Est-ce qu’on peut dire que c’est parce qu’il a été très influencé par Jim Gillette qui l’a produit, mixé, et qui a chanté sur certaines chansons ? Est-ce que tu as éprouvé le besoin de te retrouver ?

Oui, j’avais vraiment besoin de me retrouver, mais ça a été assez facile. J’ai simplement eu besoin d’être seule et de m’éloigner des personnes qui m’influençaient et m’incitaient à ne pas jouer la musique de Lita Ford. Lorsque Wicked Wonderland est sorti, ce n’était pas un album de Lita Ford, je n’avais plus aucun contrôle dessus, je ne pouvais pas l’empêcher de sortir. Je ne pouvais rien faire contre. Ce n’était pas ce que je voulais comme premier album de Lita. Maintenant que je suis seule, qu’on m’a laissée seule, j’ai pu me concentrer sur Lita et écrire des chansons. Avant, j’avais énormément à faire et on me disait « Non, ce n’est pas bien », « Tu ne vas pas te servir de ça » ou « Non, ça ne sonne pas bien, c’est merdique. » C’était comme si tout ce que je faisais était réduit à néant. Maintenant que je suis seule, je peux écrire ce que je veux et me concentrer sur la véritable Lita.

Est-ce que tu en veux à Jim Gillette d’avoir changé la musique de Lita Ford ?

Oui… Je ne lui en veux pas vraiment à cause de la musique, mais plutôt… [soupir] Je lui en veux pour le mal qu’il a fait à mes enfants, à vrai dire. Vraiment, je m’inquiète pour mes enfants, mes enfants ont toujours été ma priorité. Je pense que les enfants devraient toujours passer avant le reste quoi qu’il arrive. Ce n’est pas vraiment à cause du disque, c’est surtout à cause de mes enfants. Ça me rend furieuse, je suis furieuse qu’il ait – comment dire ça – menti aux enfants et qu’il leur ait dit que j’étais une mauvaise mère. Ce n’est pas vrai, je suis une bonne mère. Ça m’a rendue dingue, j’étais vraiment furieuse, et cette colère, cette agressivité ressortent sur l’album Living Like A Runaway. Si tu écoute la musique et les paroles, tu entendras toute l’histoire.

« C’est ce que tout artiste devrait faire : écrire sur sa vie et ses expériences. Est-ce que ça me pose problème que les gens sachent tout de ma vie ? Non, je m’en fiche. »

Depuis que tu as commencé à travailler sur cet album, tu dis que ton divorce, qui est une chose très intime et personnelle, t’a beaucoup inspiré pour l’écriture des paroles. Est-ce que tu as eu l’impression de ne pas pouvoir garder cet événement à l’écart de ta musique ?

Je pense que les gens qui écrivent leur musique parlent de leur propre expérience. S’ils passent une bonne journée, s’il fait beau et que tout va bien, s’ils se sentent au top ce jour-là, alors ils vont écrire là-dessus. Certaines personnes frôlent la mort, et donc vont écrire là-dessus. Par exemple, lorsqu’il a perdu son fils – est-ce que tu t’en rappelles ? Ça a été terrible – Eric Clapton a écrit une chanson pour lui, « Tears In Heaven », une chanson magnifique. Quand tu es un artiste, tu écris tes chansons sur ce que tu ressens au moment donné. Mon manager m’a dit « Lita, tu ne pourrais pas écrire quelque chose de plus joyeux ? » donc j’ai disparu pendant une semaine, et quand je suis revenue, j’avais une nouvelle chanson : « Love 2 hate U » ! C’était le plus joyeux que je pouvais faire. Je n’y arrivais pas. Mes paroles étaient très sombres et un peu arrogantes. C’était en quelque sorte une manière de dire : « Tu ne m’auras pas, tu ne vas pas m’anéantir, tu ne vas pas détruire ma vie. Je vais rester debout et me battre. » Même si c’est ce qu’il a essayé de faire, ça n’a pas marché. Comme je viens de le dire, ma priorité, ma préoccupation principale et mon premier souci, ce sont mes enfants. Ce qu’il a fait à ces enfants est révoltant. Tout est expliqué dans « Mother ».

Est-ce que tu penses que quand tu es un musicien, il est possible de préserver ta vie privée puisque cette vie privée inspire ta musique ?

La musique, c’est ma vie. Tu vois ce que je veux dire ? Regarde les paroles qu’a écrites John Lennon par exemple à propos de sauver le monde, de la paix, de l’amour : c’était sa vie ! C’était ce qu’il prêchait, ce qu’il respirait. C’est ce que tout artiste devrait faire : écrire sur sa vie et ses expériences. Est-ce que ça me pose problème que les gens sachent tout de ma vie ? Non, je m’en fiche. Je suis comme je suis et je n’ai rien à cacher. Je voulais canaliser ma colère d’une manière qui puisse aider les gens qui sont, ou qui ont été dans le même genre de situation. Je suis sûre qu’il y a beaucoup de gens qui ont eu des enfances très difficiles… Personnellement, mon enfance a été formidable, mes parents étaient géniaux, ils ont toujours été ensemble et heureux, donc pour moi, un divorce était quelque chose de complètement étranger. Je ne suis absolument pas familière avec ce genre de chose. Je n’aurais jamais fait quoi que ce soit pour mettre un poids pareil sur le dos d’un enfant. Je ne comprends pas comment on peut faire une chose aussi horrible. Est-ce que j’en ai quelque chose à faire que les gens le sachent ? Non, absolument pas. Je veux que le monde sache parce que je pense que beaucoup de personnes pourront s’y retrouver.

« Ça parle des Runaways, et aussi du jour où j’ai quitté ma ville la guitare à l’épaule avec juste un t-shirt sur le dos, en sachant que je ne reviendrais pas. Je suis vraiment partie comme ça, et ça s’est fini en donnant tout mon argent à mes avocats… Je vivais vraiment comme une putain de fugitive, c’était terrible. « 

Quand tu as commencé à parler de ton divorce et de cet album aux médias, il était censé être intitulé The Healing. Tu as aussi expliqué que tu as dû faire des valises et partir de chez toi. Le nom de l’album a changé et maintenant il s’appelle Living Like A Runaway. Qu’est-ce qui a causé ce changement ?

On a commencé à travailler sur The Healing et j’avais même beaucoup de chansons écrites pour ce disque, mais ça ne semblait pas être le bon moment pour le sortir. Peut-être qu’on va garder tout ça pour un futur album : même si rien n’est enregistré, j’ai pas mal de choses écrites. Ça n’était juste pas le bon moment pour qu’il sorte. Le titre « Living Like A Runaway » vient de mon co-auteur Michael Ehmig qu’on appelle Michael Dan. C’est venu de lui, je vivais vraiment comme une fugitive, et il m’a dit « Lita, ça ferait un super titre de chanson ! » Cette chanson parle des Runaways, je me souviens de l’époque où j’avais 17 ans et où j’étais posée dans une limousine noire… Ça parle des Runaways, et aussi du jour où j’ai quitté ma ville la guitare à l’épaule avec juste un t-shirt sur le dos, en sachant que je ne reviendrais pas. Je suis vraiment partie comme ça, et ça s’est fini en donnant tout mon argent à mes avocats… Je vivais vraiment comme une putain de fugitive, c’était terrible. Donc j’ai parlé du titre, et les gens de Steamhammer/SPV ont adoré. Ils ont trouvé ça génial, et ont dit « Ce sera le titre de l’album. » Donc ça vient d’eux, vraiment, c’est eux qui l’ont choisi. J’adore cette chanson.

« c’est un album encourageant écrit pour les gens qui se battent. »

En tout cas même si cet album t’a été inspiré par des moments difficiles, il n’est pas sombre musicalement, il est heavy mais pas oppressant, comme si tu avais essayé de transformer toute cette énergie négative en quelque chose de positif…

Oui, ça m’a donné beaucoup de force, c’est un album encourageant écrit pour les gens qui se battent. Les gens peuvent se tourner vers cet album et se dire « Tu sais quoi ? Ce gars m’a pris la tête aujourd’hui, mais qu’il aille se faire foutre ! Je suis capable de sortir cette chanson et cet album quand même et ça va m’aider à me sentir mieux. » [rires] C’est une attitude positive, qui donne du courage, c’est un album qui dit « Je vais tenir le coup et me battre, tu ne vas pas me démolir !»

En 1990, tu as écrit « Lisa » en hommage à ta mère morte la même année. 22 ans plus tard, tu chantes « Mother ». Je suppose que c’est une manière de dire que tu as pris le relais. Comment te sens-tu en tant que mère toi aussi ?

« Je ne peux pas parler à mes enfants parce que leur père ne me laisse pas le faire. Je ne peux absolument pas communiquer avec eux, donc je leur ai écrit cette chanson. »

Ce n’était pas nécessairement mon intention, mais c’est vrai que c’est un peu ça, je vois ce que tu vois dire. « Mother » est une chanson pour mes enfants. C’est une chanson que j’ai écrite pour eux parce que je voulais qu’ils sachent à quel point je les aime, et je veux qu’ils sachent ce qu’il s’est passé. Je ne peux pas parler à mes enfants parce que leur père ne me laisse pas le faire. Je ne peux absolument pas communiquer avec eux, donc je leur ai écrit cette chanson. Ça me rend dingue, mais je ne peux pas les voir. La chanson sert à ça. C’est pour mes enfants, et un jour, avec un peu de chance, ils l’entendront et ils sauront à quel point je les aime. Je le leur disais quand je les voyais, « Je vous aime, je vous aime, je vous aime… » C’est tout ce que je leur ai jamais dit, mais leur père les empoisonne.

Dans la chanson « Living Like A Runaway », il y a un gimmick, un conseil que ta mère te donnait quand tu étais jeune. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ?

Oui [rires], ma mère était une personne tellement formidable… Elle est morte en 1990, mais je l’appelais quand j’étais sur la route avec les Runaways et elle me disait [en imitant sa mère] : « Allez Lita vas-y, botte-leur les fesses ! » Elle m’encourageait beaucoup et me soutenait dans tout ce que je faisais, et je l’entends encore dire « Allez Lita, fais-le, vas-y ! », un peu comme « Run baby run across New York City, run baby run through the street of L.A. » Elle m’a toujours soutenue et mon père aussi. C’était le meilleur, mon plus grand fan. Il venait à mes concerts avec son pack de bière dans une main et les cornes heavy metal de l’autre [rires] !

« Je peux mourir en sachant que j’aurais eu un impact positif sur ce monde en ouvrant la voie à beaucoup de gens, notamment des femmes. »

L’année dernière, on a interviewé Doro Pesch qui, tout comme toi, est le leader de son propre groupe, et elle nous a dit qu’elle ne s’était jamais mariée et qu’elle n’avait jamais eu d’enfant parce qu’elle voulait se concentrer sur la musique, puisque que rien ne lui faisait le même effet que la musique. Avant de te marier et d’avoir des enfants, est-ce que tu pensais la même chose ?

Oui, je pensais la même chose, mais on m’a arrachée cette idée de la tête [rires]. On me l’a littéralement arrachée. J’ai rencontré mon ex-mari à un moment où j’étais très vulnérable parce que je venais de perdre ma mère. Mon père était mort aussi, mes parents sont morts l’un après l’autre. J’étais vraiment très vulnérable à cette époque. Je me sentais seule et mes parents me manquaient… Je pense que Doro a été très intelligente [rire triste].

D’un autre côté, tu es une sorte de mère pour beaucoup de groupes menés par des femmes, ou même de groupes uniquement composés de femmes puisque tu as été membre de l’un des premiers groupes de hard rock féminins de l’histoire. Est-ce que tu as l’impression d’être en quelque sorte leur marraine, et est-ce que ces artistes t’ont déjà montré ce genre de respect ?

Oui, elles le font tout le temps et c’est formidable. J’en suis vraiment très fière. Je peux mourir en sachant que j’aurais eu un impact positif sur ce monde en ouvrant la voie à beaucoup de gens, notamment des femmes. C’est encore une chose dont parle Living Like A Runaway. C’est un album qui pourra, je pense, parler à beaucoup de monde, à des gens qui sont passés par des relations épouvantables… Il n’est pas seulement question de relations, il est question d’être fort, de suivre et de réaliser ses rêves, que ce soit faire du rock’n’roll, jouer de la guitare, être un homme ou une femme, peu importe. Ça parle vraiment de suivre ses rêves et d’avoir le courage et la force nécessaire pour les réaliser. J’ai été l’une des premières à briser la glace pour les femmes dans le rock. À l’époque des Runaways, en 1975-1980, il n’y avait pas beaucoup de femmes guitaristes. Quand les Runaways ont splitté, j’ai voulu devenir chanteuse et continuer la guitare en même temps. Je n’ai jamais voulu abandonner la guitare parce que je trouve que c’est ce que je fais le mieux. Je pense que tout ça, c’est quelque chose dont, au moment de mourir, je serai fière, et Dieu merci, c’est quelque chose que j’aurais toujours, le fait d’avoir ouvert la voie à d’autres gens, à d’autres femmes dans le rock.

Cet album est intitulé Living Like A Runaway et bien évidemment, avec un titre pareil, il est impossible de ne pas penser aux Runaways. Est-ce que cette époque te manque un peu comme un âge d’or du rock’n’roll ?

Être dans les Runaways ne me manque pas. On a passé cinq années géniales, cette époque punk avec les Sex Pistols, Blondie et les Ramones était fantastique, et les Runaways en ont fait partie. Cela dit, je n’ai pas écrit ces chansons parce que les Runaways me manquaient… Je ne sais pas, j’ai l’impression que les Runaways sont plus importantes maintenant qu’elles ne l’ont jamais été. Le film est sorti, le documentaire Edgeplay, a film about The Runaways est sorti… Ça a vraiment donné aux Runaways une dimension qu’elles n’avaient pas. En plus, elles étaient en avance sur leur temps. Si elles avaient commencé aujourd’hui, je pense qu’elles auraient été formidables. Ce serait le bon moment pour une réunion, mais je ne sais pas si ça se fera. Je dis seulement que ce serait le bon moment. J’espère qu’il y en aura une, je vais essayer [rires].

OK, imaginons donc que les Runaways se reforment : est-ce que vous contacteriez l’une de vos anciennes bassistes ? Qui serait à la batterie ?

Je sais, Sandy [West] me manque… On devrait trouver quelqu’un d’autre, je ne sais pas qui. Ce serait vraiment aux filles, Joan et Cherie, de choisir, si le projet les intéressait. Pour la batteuse et la bassiste, je ne sais pas trop, parce que je sais qu’actuellement, Vicky [Blue] produit des films et des documentaires et tourne des vidéos, et que Jackie Fox est avocate. Je ne sais pas si elles quitteraient leur travail pour être dans les Runaways [rires]. On devrait sans doute chercher une nouvelle section rythmique si on reformait le groupe, et bien entendu, ce serait sur l’avis de Joan et de Cherie. Mais en tout cas, j’adorerais ça.

Il y a quelques mois, tu as retrouvé Joan Jett et Cherie Currie. D’après ce qu’en a dit Cherie, ces retrouvailles ont été très émouvantes. Est-ce que tu les as revues depuis ?

Non. Je parle souvent à Cherie. On discute, elle est toujours très encourageante et contente d’avoir de mes nouvelles. J’ai croisé Joan Jett une fois à New York, mais c’est à peu près la seule fois où on s’est reparlé. On n’est pas vraiment restées en contact. Par contre, Cherie est très accessible. Je parle à Vicky tout le temps, elle est facile à joindre elle aussi. Je discute avec Jackie de temps en temps. Mais on est toutes amies, c’est très agréable.

Lemmy parle de toi dans son autobiographie. C’était à l’époque où tu étais dans les Runaways. Il dit qu’il aimait bien Joan Jett parce qu’elle avait du caractère, mais qu’il te préférait toi parce que tu avais de « plus gros avantages »… Qu’est-ce que tu penses de ce compliment ?

Oh, euh… J’adore Lemmy, on s’est bien entendu dès l’insant où on s’est rencontré. On a écrit « Can’t Catch Me » ensemble chez lui en Californie. C’est une personne formidable et un musicien brillant. Je ne sais pas… Je suis flattée d’être mentionnée dans son livre, c’est un honneur.

Interview réalisée par téléphone par Metal’O Phil le 31 mai 2012 par téléphone
Questions : Animal et Metal’O Phil
Introduction : Metal’O Phil
Retranscription et traduction : Chloé

Site Internet de Lita Ford : litafordonline.com
Album : Living Like A Runaway, disponible via SPV/Steamhammer.



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  • 76 ans et toujours bonnasse.. 😀

    [Reply]

  • Elle fait semblant de ne pas avoir compris que Lemmy aurait bien voulu se la faire ??lol

    [Reply]

  • pine de pute dit :

    on veut une sex tape!

    [Reply]

    raskholnikov

    Sex tape d’il y a 20 ans alors… parce que bon… 😛

  • screamingformetal dit :

    Ah, Lita, mon adolescence boutonneuse et ce poster d’Enfer Magazine dans ma chambre! J’en ai rêvé… et plus si vous voyez…
    Merci pour cette interview d’une icône du métal.
    Juste un petit « s » à « difficile » au début du texte…

    [Reply]

  • « Lita Ford est un album blessé »? Tu veux dire qu’elle est une FEMME blessée?

    [Reply]

    Corrigé ! 😉

    Iadrov

    Merci! ^^

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