ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Liv Sin : la rédemption peut attendre


Il y a un an et demi, après plus de dix ans de bons et loyaux services, et quatre albums, Sister Sin se séparait. A présent, Liv Jagrell ex-chanteuse du groupe, revient avec Liv Sin, et un premier album sorti le 28 avril, intitulé Follow Me.

Côté nom, pas de grand changement, les pêchés sont toujours au rendez-vous, comme un lien entre les deux formations, selon la volonté de Liv elle-même. Côté composition en revanche, la chanteuse est cette fois nettement plus investie dans le processus, comme elle nous l’explique ci-dessous.

Nous l’avons donc rencontrée dans un café parisien, pour évoquer la genèse de son nouveau projet, intimement liée à la séparation de Sister Sin, ainsi que la création de cet album, et les collaborations qui l’ont forgé.

« Quand j’ai perdu Sister Sin, je ne savais plus qui j’étais, c’est une sensation très étrange de me retrouver comme si j’avais complètement perdu mon identité. »

Radio Metal : Pour commencer, peux-tu nous en dire plus sur la séparation de Sister Sin ? Tu as récemment déclaré qu’« il n’y a pas de rancœur, mais la séparation ne s’est pas vraiment faite d’un commun accord. » Qui étaient les membres qui souhaitaient que le groupe s’arrête plus que les autres ? Et pourquoi ?

Liv Jagrell (chant) : Ouais, exactement. Nous étions deux membres à vouloir continuer, moi et Dave, le batteur de Sister Sin. Je pense que nous avons été pris par surprise par les deux autres membres qui ne voulaient pas forcément continuer. Mais, en fait, je les comprends complètement, parce que nous avons passé tellement de temps en tournée, pendant tant d’années, et nous avons toujours fait ces tournées en van très difficiles. C’est épuisant de tourner autant, et c’est aussi épuisant de faire une tournées en van. Parfois les autres membres du groupe te tapent sur les nerfs, etc. Enfin, tu vis assis dans un van, et tu galères, et je sais que ça a été dur pour tout le monde sur le plan de la vie de famille, et financièrement, tu ne sais jamais si tu as assez d’argent, ce n’est pas facile de garder un boulot quand tu passes autant de temps en tournée. Je comprends donc complètement les deux membres de Sister Sin qui n’ont pas voulu continuer. Ils en avaient marre, totalement marre de tourner, et ils ne voulaient plus risquer leur vie personnelle. C’est pour ça qu’il n’y a pas de rancœur, parce que je peux me mettre à leur place, mais je ne voulais pas arrêter, mais je peux comprendre pourquoi ils… Je peux comprendre pourquoi ils se sont dit « je ne peux plus faire ça ». C’est pour ça que nous ne sommes pas fâchés, je suis en fait heureuse que le groupe se soit séparé à ce moment-là, parce qu’en essayant de continuer, peut-être que nous ne serions plus amis aujourd’hui, peut-être que nous serions allés trop loin et que nous ne nous serions plus supportés, au point de se détester. C’est donc beaucoup mieux de s’arrêter tant que nous sommes amis. Vraiment mieux.

As-tu remarqué, lors de la dernière tournée de Sister Sin, que certains membres étaient épuisés ?

Pas tellement, peut-être un peu avec le bassiste, Strandh, je sentais qu’il n’allait pas bien, qu’il ne vivait pas la tournée à fond, il était ailleurs, mais je pense que j’étais dans ma bulle, et je n’ai pas su voir les signes. Parce que j’étais dans mon monde, je pensais que Sister Sin n’allait jamais s’arrêter, on ne pense pas comme ça à ces choses. Mais, un peu, quand j’y repense, je peux voir les signes, et je me dis qu’ils auraient peut-être voulu arrêter plus tôt, donc…

As-tu l’intention de tourner de manière aussi intensive qu’avec Sister Sin ?

Je vais en tout cas essayer d’être plus sage en ce qui concerne les tournées, ne pas tourner… J’adorerais faire des tournées intenses, mais j’adorerais aussi que ce soit plus confortable, il faut faire preuve de plus d’intelligence avec les tournées que nous allons faire, pour ne pas s’épuiser pendant les tournées en van, et ne pas repartir en tournée tout de suite après. Je pense que je vais me dire « j’ai tiré la leçon », et faire les choses correctement cette fois-ci [petits rires].

Après la séparation de Sister Sin, tu as déclaré qu’il « n’a jamais été question d’arrêter de chanter ». Comment as-tu cependant trouvé la motivation après la séparation ?

Ça été difficile, et je n’étais pas très motivée au départ, parce que Sister Sin c’était toute ma vie, et j’ai construit ma personnalité pour être la chanteuse de Sister Sin. C’était ma personnalité propre. Quand j’ai perdu Sister Sin, je ne savais plus qui j’étais, c’est une sensation très étrange de me retrouver comme si j’avais complètement perdu mon identité. Donc au départ j’ai été très déprimée et très instable, j’avais des sautes d’humeur, et je ne savais pas du tout ce que j’avais envie de faire. Mais au final, il faut savoir se remotiver et se dire : « qu’est-ce que j’ai envie de faire ? » et « comment je peux voir ça comme une opportunité ? » Et j’ai commencé à voir la situation comme une opportunité et je me suis demandé « qu’est-ce que je veux faire comme musique ?» « Je devrais peut-être faire quelque chose et jouer la musique que j’ai vraiment, vraiment envie de jouer et construire quelque chose autour de ça. » C’est comme ça que j’ai commencé.

Avais-tu déjà l’idée d’un projet solo lorsque tu chantais dans Sister Sin ?

Non, pas du tout. Enfin, je me disais bien sûr parfois : « oh, si j’avais un second projet, je ferais de la musique comme ça, bla bla bla. » Mais jamais en me disant que je quitterais Sister Sin ou que nous nous arrêterions de jouer et que j’aurais un nouveau groupe, ça ne m’est jamais venu à l’esprit avant la séparation. C’est donc venu au terme de longues réflexions et de dialogues avec moi-même, et en essayant de me dire : « Il faut voir ça sous un angle positif. Comment faire pour faire de cette situation quelque chose de positif ? » Parce que c’est comme ça que… Je veux dire que parfois les changements sont positifs. Parfois quelque chose que tu perçois comme un échec ou comme quelque chose qui te blesse profondément peut se révéler être ce qui pouvait t’arriver de mieux, parce que tu peux recommencer à zéro.

Comment comparerais-tu ces deux expériences (Liv Sin et Sister Sin) en termes de processus de composition et d’alchimie ?

Le processus d’écriture est très différent, parce qu’avec Sister Sin, c’était Dave et Jimmy, le batteur et le guitariste, qui composaient toute la musique, et Dave écrivait également les paroles. Je n’étais donc pas particulièrement impliquée dans la composition des morceaux, le bassiste et moi avions nos idées, et nous apportions, bien entendu, quelque chose dans notre musique, mais je n’étais pas très impliquée dans la composition, et Dave avait toujours son idée sur les paroles et comment elles devaient être chantées. Ce qui était à la fois bien et mauvais. Je n’ai jamais été livrée à moi-même, parce qu’il y avait toujours quelqu’un pour me dire quoi faire, ça facilite les choses au bout d’un moment, tu te dis : « Il va me dire comment faire de toute manière. » Mais tu perds un peu également de « comment je fais ça moi-même ? » Il a fallu que je redécouvre ça, me dire « OK, comment est-ce que je chanterais cette chanson ? » ou « quel genre de mélodies est-ce que je chanterais ? » Il a donc fallu que je recommence sur ce plan. Parce qu’avec ce nouveau projet, j’écris les paroles, je compose les mélodies et les chansons avec le guitariste, Patrick, et il compose les riffs, les solos, etc., parce que je ne suis pas guitariste, donc il crée la musique à partir de ma vision ou de mes idées, puis je compose des mélodies, les paroles, etc. C’est donc principalement Patrick et moi, et c’est la première fois que je suis aussi impliquée dans la composition de la musique. C’est génial ! C’est super marrant en fait… Mais ça a mis du temps à émerger, il faut puiser au plus profond pour retrouver cela : « OK, je vais écrire des chansons maintenant, comment est-ce que je fais ça ? » [Rires] Il a fallu puiser au fond de moi, mais maintenant c’est très amusant, c’est encore plus amusant de chanter ces chansons, parce que ce sont mes chansons.

On dirait que tu as fait de Liv Sin ton alter ego, un peu comme Alice Cooper est l’alter ego de Vincent Furnier. Qui est donc Liv Sin par rapport à Liv Jagrell ?

Je dirais, en fait, probablement que – et je disais ça aussi quand j’étais encore dans Sister Sin – la vraie Liv est celle qui est sur scène, parce que c’est là que je suis le plus à l’aise, c’est là que je suis la plus heureuse, et c’est là que je me sens le plus à ma place, c’est quand je suis sur scène, et que je chante au nom de quatre personnes. En-dehors de la scène, je dirais que c’est davantage un personnage, et que la vraie Liv est celle qui est sur scène. On peut voir les choses comme ça.

« En-dehors de la scène, je dirais que c’est davantage un personnage, et que la vraie Liv est celle qui est sur scène. »

L’album a été coproduit par Fitty Weinhold, bassiste de longue date d’U.D.O. et par Stefan Kaufmann, l’ancien batteur d’Accept, et il comprend une chanson sur laquelle apparaît Schmier, le chanteur de Destruction. Peux-tu nous en dire plus sur ces collaborations ?

Oui, absolument. Avec Sister Sin, nous avons beaucoup tourné avec U.D.O., donc je connais Fitty depuis un bon moment, et il a toujours été très sympa, très serviable, il essaie en quelque sorte de donner des conseils aux groupes plus jeunes, un peu comme un mentor. Et il nous a dit une fois qu’il souhaitait produire un album avec Sister Sin un jour, mais ça ne s’est jamais fait, nous nous sommes séparés avant ça. Et quand j’ai commencé ce nouveau projet, j’avais une idée en tête, j’ai commencé à contacter les gens que je connaissais, les musiciens et les producteurs. J’ai discuté avec Fitty et je lui ai demandé s’il était intéressé par une collaboration maintenant que j’étais en solo, et il m’a dit qu’il était vraiment… Il a tout de suite dit oui et il a apporté beaucoup d’idées. C’est avec lui que j’ai commencé à discuter, et il travaille avec Stefan Kaufmann, ils travaillent en équipe, donc Fitty m’a aidé au début et pendant la pré-production, et il a parlé des chansons et du style, et quand tout ça a été mis au clair et que nous avons commencé à enregistrer, dans le studio de Stefan Kaufmann, Stefan a alors pris en main la production et l’enregistrement, nous avons fait le reste là-bas. Ils sont donc tous les deux producteurs en quelque sorte, mais je dirais que c’est Stefan qui a le plus apporté dans… Stefan a vraiment capturé l’essence des morceaux et les a améliorés, je suis très reconnaissante de son travail, parce que je pense qu’il a totalement compris ce que je voulais dire avec ces morceaux et ce style musical. Mais parfois, quand tu fais de la musique, tu peux un peu trop t’éparpiller, et tu ne peux pas vraiment le voir, parce que tu travailles sur ces morceaux pendant des mois, des semaines, bref, tu n’as pas de recul quand tu es dans ta bulle, alors que lui pouvait voir les chansons objectivement. Je pense que cette coopération a véritablement porté ses fruits. Ils sont dans le métier depuis si longtemps, ils jouent depuis si longtemps, c’est évident qu’ils ont beaucoup d’expérience. Mon conseil : écoutez les anciens [petits rires]. C’est une bonne idée d’écouter ce qu’ils ont à dire. Parfois tu es complètement d’accord, parfois tu n’es pas d’accord, mais je pense que c’est comme ça que la meilleure musique est produite, tu peux être en désaccord, mais tu arrives à un compromis et ça devient excellent.

Nous avons également fait appel, comme tu l’as dit, à Schmier, de Destruction, qui chante sur le morceau « Killing Ourselves To Live », et aussi Jyrki de The 69 Eyes, sur « Immortal Sin ». J’adore ces collaborations, c’est sympa de travailler avec d’autres groupes, d’autres chanteurs, d’autres personnes, et mon label m’a encouragée à le faire. Nous étions en pleine réflexion sur les artistes auxquels nous voulions faire appel sur l’album, qui serait intéressé pour chanter, ce genre de choses. Et j’avais ce morceau, « Killing Ourselves To Live », qui sur la démo était bien plus thrash, le couplet était très orienté heavy thrash, et j’avais un peu de mal à chanter ça, parce que je n’ai pas l’habitude de chanter du thrash. Et je me suis dit que ce serait super cool d’avoir quelqu’un sur ce morceau qui puisse chanter ça, quelqu’un qui soit à l’aise avec ce genre musical. Et mon manager, qui travaille également avec Destruction, a dit : « Je peux demander à Schmier si tu veux essayer. » Et il avait le temps, donc les échanges ont été très rapides, et il a trouvé que c’était une super idée. C’est donc comme ça qu’il s’est retrouvé à chanter sur ce morceau, et je pense que c’est très bien, il le fait parfaitement, il connait ce genre musical, la seule chose qui me reste à faire est d’apprendre à le faire en concert. J’ai encore du travail devant moi [rires]. Je ne peux pas le faire venir à chaque fois que nous jouons ce morceau, donc il faut que je travaille dessus, mais ça rend très bien sur l’album en tout cas. Et pour « Immortal Sin », je connais Jyrki de The 69 Eyes depuis plus de dix ans, et j’ai toujours voulu chanter un duo avec lui, parce que j’adore sa voix grave, elle est tellement sombre et douce, ouais, je l’adore. Et quand nous avons composé ce morceau, nous réfléchissions un peu plus aux collaborations que nous pouvions avoir, et je me suis tout de suite dit que cette chanson serait parfaite pour Jyrki, elle lui irait tellement bien. Donc je lui ai demandé s’il avait le temps, et il était lui aussi très heureux de travailler avec nous et il avait le temps, donc… Et je trouve que le résultat est également très bon. Nous allons tourner un clip pour ce morceau aussi, donc…

La plupart des artistes et des producteurs avec lesquels tu as collaboré sont allemands. Le metal allemand occupe-t-il une place particulière dans ton cœur ?

C’est difficile à dire. Je veux dire, bien sûr, parce que beaucoup de groupes de metal sont allemands, et c’est un pays qui compte beaucoup de groupes de metal, qui a d’énormes festivals de metal, donc quand on pense au metal, on pense évidemment à l’Allemagne également, donc c’est effectivement une très grosse influence. Mais, en fait, tu ne peux pas te concentrer uniquement sur l’Allemagne, il y a aussi beaucoup d’autres groupes qui viennent d’autres pays. Jyrki est finlandais, et la Finlande est également un grand pays du metal. Donc ce n’est pas tant que l’Allemagne occupe une place particulière, c’est surtout que je pense que beaucoup de groupes sont allemands, et une grande partie de la musique que j’écoute provient d’Allemagne.

On peut clairement entendre des influences de black metal dans certains riffs et certaines harmonies sur l’album, en particulier sur les chansons « Black Souls » et « Godless Utopia ». Est-ce que c’est une influence consciente ?

Oui, en effet, parce que j’écoute beaucoup de black metal, par exemple Dimmu Borgir ou Dissection – j’adore Dissection, c’est un de mes groupes préférés, musicalement parlant, je devrais dire -, donc je voulais apporter ces influences dans la musique. Donc oui, absolument, j’ai consciemment apporté ce type de musique dans [ce groupe]. J’ai donc demandé au guitariste qui compose la musique pour moi : « Tu peux apporter une touche de black metal là-dedans ? » Et il a très bien su le faire, donc… J’adore ces petites attitudes black metal qu’on entend.

Ton prénom est associé au mot « Sin » (le péché, NDT) dans le nom du groupe. Ce mot se retrouve dans les paroles des chansons, notamment sur « I’m Your Sin » et « Immortal Sin ». La musique est-elle un moyen pour toi de te confronter à tes démons, d’expier tes péchés ?

Bien sûr, c’est un moyen de… La musique permet de s’exprimer, absolument, mais l’inclusion du mot « Sin » c’est surtout parce que je pensais que ça pourrait… C’est une sorte d’invitation envoyée aux fans de Sister Sin, pour qu’ils voient le lien, et aussi parce que j’aime jouer avec cette idée, on me demande toujours : « Qu’est-ce que tu veux dire ? » Et c’était pareil avec Sister Sin : « Qui est cette Sister Sin ? C’est toi ce péché ? » On me pose toujours la question : « C’est toi ce péché là-dedans ? » Au final, c’est quoi le péché ? Comment définit-on le péché ? C’est amusant de jouer avec ce mot, parce qu’apparemment il est chargé d’une énergie, et les gens font toujours des commentaires dessus. Donc c’est amusant de retrouver ce mot, ça ne veut rien dire en particulier à mes yeux, c’est plus une invitation envoyée depuis mon ancien groupe, un lien avec mon ancien groupe. C’est pour ça que j’ai décidé de le garder. Et puis j’ai remarqué que c’était amusant d’y faire référence dans les paroles aussi. Donc nous nous amusons avec ce mot, tout simplement.

L’album s’intitule « Follow Me » (Suivez-moi, NDT). Est-ce que cet album est une invitation lancée à l’auditeur de te suivre dans ton voyage personnel ?

Oui, absolument. On peut voir ça de beaucoup de manières dans le titre, mais l’une d’entre-elles consiste à considérer qu’il s’agit d’une invitation envoyée aux fans de Sister Sin, leur dire que je suis toujours là, et qu’ils peuvent toujours me suivre s’ils le veulent. Aussi, quand tu enregistres un album, quand tu composes de la musique et des paroles, en tant que compositeur, tu invites l’auditeur à découvrir une partie de toi-même, parce que tu l’invites dans tes pensées les plus intimes, à découvrir ta vision du monde, etc. On peut également interpréter le titre comme « Suivez-moi dans ma tête ». Donc c’est un peu ça également, on peut me suivre et découvrir mon esprit, mes sentiments, mes émotions. Le titre recouvre beaucoup de choses. Ça vient de l’un des morceaux, « Hypocrite », dans lequel on trouve les paroles : « Follow me into the dark, where my demons still hide. » (« Suivez-moi dans l’obscurité, où se cachent toujours mes démons », NDT) C’est ça les paroles auxquelles je fais référence, et si on écoute les paroles, si on les lit, on peut les comprendre comme une invitation à me suivre au plus profond de mon cœur, où on y trouve, peut-être, tous mes démons.

« Let Me Out » (littéralement « laissez-moi sortir », NDT), parle « de ce qu’une personne est prête à faire et à sacrifier pour se sortir d’une situation destructrice, avec des conséquences parfois fatales. » Dans quelle mesure les paroles de cette chanson sont-elles personnelles ?

Je pense que l’idée de ces paroles m’est venue après avoir vu un documentaire sur… Les paroles ne font pas spécifiquement référence à ces personnes, mais j’avais vu un documentaire sur les réfugiés, de Syrie, et c’était au plus fort de la crise des réfugiés, l’an dernier, lorsque tout le monde était sur les bateaux, en pleine mer, et tu réfléchis à ce que ces gens sont prêts à faire, ils sont prêts à embarquer sur ces bateaux, avec leurs enfants, simplement pour survivre, en sachant que parfois… Et il y a beaucoup d’autres situations dans le monde où les gens font ce genre de choses, ils sont tellement pris au piège qu’ils doivent faire quelque chose de radical juste pour se tirer d’affaire, même si parfois ça se traduit par leur mort ou la mort de quelqu’un d’autre. C’est intéressant, à mon sens, de voir qu’au plus profond de chacun, je pense, on a ce truc, qui fait que parfois tu ne peux plus penser, il faut agir pour se sortir d’une situation. L’inspiration m’est venue de ce reportage ou documentaire sur tous ces réfugiés, qui je trouve font preuve d’un courage exceptionnel pour faire ce qu’ils font.

Interview réalisée en face à face le 17 mars 2017 par Aline Meyer.
Fiche de questions : Philippe Sliwa.
Retranscription & traduction : Thomas Pennaneac’h.

Site officiel de Liv Sin : www.liv-sin.com

Acheter l’album Follow Me.



Laisser un commentaire

  • Arrow
    Arrow
    In Flames @ Lyon
    Slider
  • 1/3