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Interview   

Lost Society : la jeunesse du thrash retrouvée


Le grand retour du thrash typé 80’s est une affaire qui semble rouler. On découvre chaque année de nouvelles formations de jeunes loups prêts à enfiler leurs vestes à patchs, à partir sur les routes et thrasher un bon coup sur scène. Le thrash traditionnel, parfois crossover (comprendre avec une influence punk/hardcore), que ces formations prennent en référence est une musique authentique, sans fioriture et avec un goût prononcé pour la fiesta. Pas étonnant que ça prenne chez les jeunes comme ça avait déjà pris il y a 30 ans : marre des problèmes, marre de se prendre la tête, marre qu’il soit demandé d’être propre et bien rangé, le thrash est là pour s’éclater et faire la nique aux soucis.

C’est l’état d’esprit qui semble se dégager d’un groupe comme les Finlandais Lost Society, nouveaux venus sur la scène du revival-thrash. Nous avons interrogé son leader, le chanteur-guitariste Samy Elbanna, et ce qui se dégage essentiellement est un enthousiasme à toute épreuve, peut-être même une part de naïveté salutaire. Salutaire car leur permettant de fonctionner essentiellement avec les tripes et à l’envie, en fonçant tête baissé.

Samy répond à nos questions.

A propos du thrash metal : « C’est simplement un pur état d’esprit et c’est l’éclate ! »

Radio Metal : On peut entendre dans votre musique ce genre de vieux thrash des années 80 avec une tendance punk, comme on pouvait l’entendre dans des groupes comme Anthrax ou comme on l’entend aujourd’hui dans de nombreux groupes associés à la scène revival-thrash comme Municipal Waste, tout particulièrement pour le côté humoristique. Quels sont vos influences ?

Samy Elbanna (chant, guitare) : Les deux plus grosses influences que nous ayons, musicalement, et qui sont à la fois les deux groupes qui nous ont mis dans le bain du thrash metal sont Megadeth et Anthrax ! Nous avons immédiatement été scotchés par leur musique dès que nous avons entendu ces groupes. Après ça, nous avons découvert d’autres groupes comme Testament, Slayer, Exodus, etc. La liste n’en finit pas. La plus grande influence pour nous est clairement les groupes de thrash classique des années 80. Mais nous avons aussi incorporé des éléments de riffs groovy influencés par Pantera et des éléments d’un thrash plus orienté punk qui a été fortement influencé par Municipal Waste et d’autres groupes crossover !

Le vieux thrash est en train de revenir comme une mode, avec des groupes comme Municipal Waste, Violator, Bonded By Blood, etc. Comment expliques-tu ce retour en force ?

Je dirais que c’est en train de revenir par le même genre de motivations que nous-même avons. Le fait que de plus en plus de personnes commencent à écouter les bons vieux groupes des années quatre-vingt et quatre-vingt dix leur inspire de jouer le même genre de musique ! Dans notre cas, nous avons toujours écouté la musique de ces années là et adorons vraiment les albums qui y ont été produits. C’est simplement un pur état d’esprit et c’est l’éclate ! C’est une excellente chose que des groupes ramènent cet esprit aujourd’hui !

Lost Society est le nom de votre groupe : quel est sa signification ? Correspond-t-elle à votre vision du monde ?

En réalité, j’ai trouvé ce nom des années après que nous ayons essayé différents autres noms alors qu’en réalité aucun ne nous collait. Au final, avec Lost Society, ça sonnait tellement bien que nous avons décidé de le conserver ! C’est court tout en laissant une impression telle que le public peut vraiment le retenir. Pour ce qui est du concept, ça parle en quelque sorte de la société d’aujourd’hui ou des problème qu’on y rencontre. Mais nous n’avons jamais voulu avoir une approche politique, donc je dirais que c’est simplement deux mots qui reflètent quelques uns de nos thèmes et qui restent en tête !

Le titre « Trash All Over You » traite du fait que tous les problèmes dans le monde semblent s’accumuler et qu’on se retrouve avec de la merde partout. Le titre donne le sentiment d’être furieux contre tout et tout le monde en même temps. A quels problèmes penses-tu précisément ?

Les paroles ont été écrits à propos d’une multitude de problèmes qui existent. Bien sûr on ne pouvait pas tous les traiter. (Rires) Mais en écoutant la chanson, tout le monde peut imaginer ce qui dans leur vie est relaté dans « Trash All Over You » ! Certains de ces problèmes que l’on rencontre peuvent simplement être, par exemple, le fait que des gens nous foutent en rogne !

L’album s’intitule Fast Loud Death. On dirait qu’avec un tel titre vous vouliez faire simple et vous introduire en donnant trois mots qui symbolisent la musique de Lost Society. Était-ce l’intention ?

Totalement ! Le titre est bon et simple, et c’est un titre qui, j’en suis certain, vous restera en tête ! Mais c’est aussi un titre qui explique le thème de l’album et une bonne partie de notre musique ! Les chansons sont rapides, elles sont bruyantes et elles vous emporterons sur leur passage ! Avec le titre et la pochette de l’album, l’auditeur aura une vision complète de l’énergie que Lost Society a à offrir !

« Si vous nous rencontriez, vous verriez que nous ne sommes pas le type de monstres dont nous nous donnons l’apparence dans nos chansons ! (Rires) »

Les paroles sont plutôt agressives. Il y a des titres comme « Kill Those Who Oppose Me », « Bitch, Out’ My Way », « Piss Out My Ass ». D’où vous vient cette agression ? Êtes-vous particulièrement en colère ou bien est-ce juste pour le fun, comme l’artwork le suggère ?

Une majorité de nos paroles sont effectivement agressives, mais si vous nous rencontriez vous verriez que nous ne sommes pas le type de monstres dont nous nous donnons l’apparence dans nos chansons ! (Rires) Nous avons clairement des choses à faire passer, des messages de colère, etc. et on les fait très bien passer à travers notre musique. Des titres comme « Kill Those Who Oppose Me » et « Bitch, Out’ My Way » ont pour message le fait que nous avançons peut importe ce qui se dresse en travers de notre route !

Sur la pochette, on voit votre tourbus quitter une ville détruite. Êtes-vous le type de groupe qui détruit les loges et vos chambres d’hôtel après un show ?

Je dirais que ça fait davantage référence aux concerts. Nous arrivons sur place, produisons un show bruyant, agressif et énergique et laissons l’endroit en ruine ! Nous nous donnons toujours entièrement lorsque nous jouons en concert et nous « détruisons » l’endroit ! Nous embarquons l’audience avec nous et passons toujours un excellent moment sur scène ! Venez nous voir dès que vous pouvez !

Le clip pour la chanson « Braindead Metalhead » contient des mots d’encouragements de plusieurs légendes du thrash : Mille Petrozza de Kreator, Schmier de Destruction et Andreas Kisser de Sepultura. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Ça a été vraiment incroyable de voir toutes ces citations que ces mecs et la presse ont donné après avoir écouté l’album ! C’est super de voir des légendes qui nous ont tant influencé et que nous idolâtrions nous donner de bons retours. Cela nous motive beaucoup et nous conforte dans le fait que nous avons clairement réalisé un bon album ! Nous sommes tous très fiers de cet album et convaincus que le public l’aimera également !

Il y a un titre dénommé « Diary Of A Thrashman ». Est-ce un hommage à Ozzy Osbourne et son « Diary Of A Madman » ?

Oui, c’est clairement un hommage à Ozzy ! Lorsque nous avons composé cette chanson et commencé à écrire les paroles, les premiers mots que j’ai posé étaient ceux du couplet : ‘I gotta get a drink, I gotta get a drink now’ et j’ai pensé au nom « Diary Of A Thrashman » qui fait référence aux paroles avec cet part d’hommage à Ozzy !

Vous avez participé au mondialement réputé GBOG (Global Battle Of The Bands). Que peux-tu nous dire au sujet de ce concours ?

Nous avons intégré le concours au début de 2012. Nous avons joué dans les demi-finales de Jyväskylä, notre ville d’origine. Nous les avons gagné et avons été en finale à Helsinki que nous avons également gagné ! La finale mondiale s’est tenue à Londres en décembre 2012 et nous avons passé un super moment ! Au final, ça a été une très bonne expérience pour nous tous. Nous avons rencontré des tas de gens et entendu de nombreux nouveaux groupes qui étaient vraiment excellents !

Avez-vous constaté des retombées sur votre carrière ?

Jusqu’à présent le choses sont allé tranquillement de l’avant. Nous n’avons remarqué aucun problème particulier et ça a été un voyage très amusant ! Nous aimons vraiment jouer de la musique et faire ce que nous faisons. Nous prenons un pied énorme avec tout ça ! Nous nous exerçons beaucoup et traînons ensemble en permanence, donc c’est vraiment constamment du bon temps !

« Nous arrivons sur place, produisons un show bruyant, agressif et énergique et laissons l’endroit en ruine ! »

Il y a une reprise de Kiss sur l’album. Quel est votre rapport à ce groupe ?

Ce titre de Kiss a été choisi car nous l’avons joué tellement fois en concert et aux répétitions. Nous en avions fait une version plutôt sympa, avec des tonnes de solos et un tempo plus élevé ! Dans le groupe, nous adorons tous Kiss. Nous avons écouté ce groupe toute notre vie donc c’est un hommage à lui que nous faisons en intégrant cette reprise à l’album !

En fait, vous avez choisi un titre qui n’est pas le classique le plus évident de Kiss. Avez-vous un relation particulière avec cette chanson ou bien vouliez-vous simplement montrer aux gens quelque chose de différent de « Detroit Rock City », « Rock ‘N Roll All Nite » ou « I Was Made For Loving You »?

La raison tient un peu des deux, nous avons joué le titre « I Stole Your Love » tellement de fois live et en répétition et le titre en lui-même est l’un de nos titres préférés de Kiss. Mais une partie de la raison pour laquelle j’aimais la faire c’est aussi parce que ce n’est peut-être pas la première chansons à laquelle on pense lorsque l’on parle de Kiss. Donc peut-être que les gens iront la découvrir et voir pourquoi elle est si excellente !

Interview réalisée par e-mail le 25 février 2013
Questions : Metal’O Phil
Intro et traduction : Spaceman

Lost Society sur Facebook

Album Fast Loud Death sortie le 15 mars 2013 chez Nuclear Blast Records



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