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CR De Festival   

LYON METAL FEST III AU TRANSBORDEUR DE VILLEURBANNE


Evénement : Lyon Metal Fest III
Lieu : Lyon (France)
Salle : Transbordeur
Date : 31-05-2008
Public : 800 personnes environ


Fabrice (Silly Twats) et sa chemise noire !

Ca démarre vers 17h30 avec nos amis de Silly Twats que nous avons récemment interviewés dans nos studios. Le groupe balance son métal/hard devant une foule déjà considérable. Une audience massée dans le Transclub, la petite salle du Transbordeur. Les Silly Twats, qui jouent à domicile, bougent bien et la prestation d’ensemble du combo s’avère efficace. Notamment grâce à Fabrice, le chanteur, qui chemise noire ouverte hurle comme un damné. Un bon concert qui a séduit un public visiblement conquis.


Further Dimension on stage !
Photo : Eric Bagnaro
http://www.ozirith.com

Pas le temps de se reposer, Further Dimension balance ses gros riffs sur la grande scène. Le groupe met en avant les chansons de son 1er ep. Pas de doutes les compos de Further tiennent largement la route. Le groupe offre un mélange de Thrash et d’envolées encore plus agressives. Les très bons « A Certain Idea Of Humain Kind » ou « Doomed » sont au rendez-vous. Le jeu de scène n’est, en revanche, pas au top. Les musiciens restent très statiques et semblent un peu émoussés. Le son proposé reste de très bonne qualité et on se dit, en écoutant Further Dimension, que la France a quand même de sacrés bons groupes qui mériteraient une reconnaissance plus importante.


Photo : Eric Bagnaro
http://www.ozirith.com
Bonne prestation des Troides !

Passons à Troides, un groupe qui commence à avoir une vraie expérience de la scène. Le combo lyonnais joue vite et bien. La foule, très jeune pour ce concert, pogote dans la bonne humeur. Justement l’énergie du groupe est particulièrement communicative. L’humour de Tom, le chanteur, est bien agréable. La chanson « Message de Paix » accueille un succès tout particulier et ce fut un vrai plaisir d’assister à ce concert très bon esprit. Le groupe Uncolored Wishes affichent, pour sa part, un light show plus travaillé mais une prestation globale plutôt décevante. Cela est dû, une fois de plus, au statisme des musiciens et à un certain manque de charisme du chanteur. Quand bien même, les compos de Uncolored Wishes tiennent la route. Malgré tout, sur ce concert, on a eu l’impression que la grande scène du Transbordeur était trop grande pour ce groupe. A revoir dans d’autres conditions.

Eyeless monte pendant ce temps sur la petite scène du Transbordeur aux alentours de 18h30. Le groupe de Montpellier nous offre un bon thrash/death qui fait du bien aux oreilles. L’atmosphère se réchauffe considérablement dans le public. Pas étonnant alors que l’intensité des pogos monte d’un cran. Le combo propose au public lyonnais une prestation dynamique où les riffs matraquent et les hurlements sont de sortie. La musique proposée par le groupe s’avère, par contre, légèrement redondante. Mais ça mes amis : c’est complètement subjectif !


Manuel (The Old Dead Tree) en action.

The Old Dead Tree monte sur la grande scène du Transbordeur pour une heure de show et n’en redescendra qu’après avoir balancé un set remarquable. Le son proposé par le groupe est très bon. Les lumières, souvent avec une seule tonalité, permettent d’asseoir l’ambiance propice pour apprécier les compositions alambiquées du groupe. Le groupe, avec l’expérience acquise au cours de ses tournées, maîtrise très bien la scène et interprète sans failles ses morceaux dont ceux de « The Waterfield » son dernier album. TODT, c’est un death métal alambiqué teinté de touches gothiques qui pourrait, dans l’esprit, se rapprocher d’Opeth pour l’alternance de riffs furieux et de mélodies envoûtantes. Mais on ne peut pas réduire la musique à une comparaison et les quatre garçons défendent les morceaux issus de leurs trois albums avec conviction. Raphaël, le batteur fraîchement débarqué, assure le tempo. Il est soutenu par le bassiste qui met tout son corps en mouvement au rythme des chansons. Nicolas Chevrollier à la guitare, plus discret, balance riffs et solos avec exactitude. Mais c’est surtout Munuel Munoz qui retient l’attention du public avec son charisme, et surtout, sa jolie voix. Ainsi il alterne des growls surpuissants avec sa voix claire. Cette dernière comporte d’ailleurs des intonations qui ne sont pas sans rappeler celles de Matthew Bellamy de Muse. The Old Dead Tree n’hésite pas à piocher des éléments dans divers styles pour les assimiler à sa musique. Mais cette dernière reste, malgré tout, originale. Au chapitre des références on peut citer aussi une reprise de Bjork à la sauce énervée ! Au final Manuel Munoz et ses acolytes ont su captiver un public qui a bien répondu aux morceaux. Un mini exploit car l’affiche proposée pour ce festival n’était pas à l’avantage du groupe.


Hreidmarr, chef d’orchestre du groupe The CNK.

The CNK offre, pour sa part, un show travaillé. On note la présence d’un écran géant derrière les musiciens qui diffuse des images et des messages décalés. On retiendra notamment l’appel suivant : « Eat meat ». En effet, les musiciens manient le second degré a bon escient (voir interviews bientôt sur le site !) et il est toujours très drôle d’entendre une déclamation du genre : « Si vous êtes prêts à envahir la Suisse : Votez CNK ! » La satire est donc au coeur du projet CNK. Et oui comment ne pas rigoler en voyant Hreidmarr et ses collègues faire le pas de l’oie sur la musique martiale du combo ?! Mais le groupe est actuellement en rodage sur scène. Ca s’entend et ça se sent. L’alchimie a encore du mal à prendre dans différents domaines. Le son proposé par le groupe est assez brouillon même si les compos sont très bien retranscrites. Quand bien même, cette analyse est surement due à la configuration de la salle, trop petite pour ce groupe. La musique de The CNK paraît plus adaptée aux grandes salles, plus adaptées à l’envergure du combo. Le côté très martial du groupe se laisse savourer avec plaisir et, au final, la musique de la bande à Hreidmarr se révèle être taillée pour la scène. The CNK nous a donc proposé un bon concert pour un groupe qui, comme nous l’avons dit, est en rodage. A revoir impérativement dans quelques mois !


La déflagration Black Bomb A !

Black Bomb A rentre dans la salle et les cris se font uniformes. Les quelques premières secondes jetées aux lions dévoilent le niveau exceptionnel dont font preuve, ce soir, les Black Bomb A. Le son a la puissance du Hardcore, les compositions ont le souffle du Punk et leur prestation, certes carrée et professionnelle, transpire la passion et la folie. Les deux chanteurs, Djag et Poun, accordent leurs personnalités à merveille. L’un est monté sur ressort, condamnant les jeunes de devant à le suivre dans ses mouvements ; l’autre assume un côté sexuellement fin. Aucun de leur album n’est oublié et le groupe nous gratifie même d’un « Beds Are Burning » ; reprise aux couleurs flamboyantes de Midnight Oil et représentative de cette folie. Des tubes comme « Lady Lazy », « Police Stopped Da Way » ou encore « Double » motivent les troupes réceptives. Le moindre centimètre carré de la scène est utilisé à bon escient. Nul répit et nulle place à l’ennui ne sont tolérés tellement le spectacle mêlé à la musique déchargent une énergie incroyable. Mais quel est leur secret ? Chaque note, chaque chanson, chaque parole a l’effet d’une bombe, une Human Bomb… Les circle-pit s’enchaînent, Poun descend dans le public pour chauffer les derniers, et presque inexistants, réfractaires au spectacle. Et le fond de la salle devient alors autant réceptif que les fans accoudés à la barrière du premier rang ! Tout bouillonne ce soir et Let’s Roll.


Le fantastique Pierre Belleville (Lofofora) !

Quand les parrains de la scène métal française, Lofofora pour ne pas les nommer, montent sur les planches il est déjà 23h30 et ceux qui dépendent des transports en commun ont déjà déserté la salle. Cependant cette dernière reste bien remplie même si le groupe est passé ici même, dans la grande salle du Transbordeur, le 24 octobre dernier. On sent que le groupe est attendu et ça gueule pas mal dans la salle. L’attente des fans est d’ailleurs récompensée, car ce soir on a eu droit à une démonstration dans les règles d’un set énergique et dévastateur ! D’ailleurs, petite remarque à l’adresse des musiciens : durant les trois premiers morceaux où nous avons l’opportunité de vous prendre en photos, calmez-vous… Sinon toutes les photos sont floues ! Non, blague à part, l’énergie développée par les musiciens fait plaisir à voir, les Lofo ne s’économisent pas ! En plus quand une bagarre éclate dans la fosse, Reuno (chanteur de Lofofora) n’hésite pas à intervenir pour calmer le jeu, en rappelant qu’un concert de metal c’est pour faire la fête, se défouler mais pas se battre… Côté son on a droit aux classiques « L’?uf » « Alarme Citoyens » ou au dernier album. Notamment au dévastateur « Mémoire de Singes ». A un moment quelques notes du « Sad But True » de qui vous savez fait espérer une reprise de derrière les fagots…mais le concert repart de plus bel. Les fans de Lofo ont donc été, une fois de plus, récompensés par ce show énergique…Lofo fait partie des 3 pionniers de la scène métal/rock française avec Noir Désir et Eths. Pas étonnant alors que ces 3 groupes assurent tous sur scène à chaque fois.

Le Lyon Metal Fest ferme ses portes. Les spectateurs peuvent repartir dans la nuit après une soirée bien organisée qui s’est déroulée sans accrocs. Mais honnêtement : une soirée sponsorisée par Radio Metal ne peut que bien se passer non ?!



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