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Live Report   

MACHINE HEAD A LA ROCKHAL DE ESCH-SUR-ALZETTE


Artistes : Machine HeadCalibanMy City Burning
Lieu : Esch-sur-Alzette (Luxembourg)
Salle : Rockhal
Date : 04-06-2009
Public : 1500 personnes environ

19h30, après le très traditionnel arrêt au bar, My City Burning ouvre le bal. Ce jeune combo hollandais pratique un hardcore très très simple, mais ô combien efficace. Le chanteur, Igor, très à l’aise sur scène, joue avec le public. Du côté des musiciens, évidemment, de l’énergie, du talent à revendre, et une présence incroyable pour un groupe de débutants. Ils s’éclatent, ne se prennent pas au sérieux et ça marche du feu de Dieu. Titre phare du set, « My Own Worst Enemy » est un pur moment de régal auditif. Et il va falloir se protéger, car la sono de la Rockhal est réglée sur onze ce soir… Si vous en avez l’occasion, chers amateurs de hardcore, procurez-vous leur EP White Lies | Black Eyes. Sinon allez jeter une oreille sur leur site Myspace…


My City Burning : Le groupe qui file la banane !

Caliban, groupe allemand de metal core bien habitué des prestations dans la région, a pour lui sa base de fans… reste à conquérir le reste du public. Et ce n’est pas gagné. Le set est très inégal, alternant morceaux barrés et chansons très efficaces. Leurs premiers albums sont clairement orientés hardcore, avec des compos très rentre-dedans mais le reste est un peu plus fouillis… Toujours est-il que nos allemands metalliques n’ont pas réellement convaincu. Probablement à cause du public, venu en masse accueillir les stars de la soirée.

Contrairement à l’idée qu’on peut s’en faire, le public de ce soir est très diversifié. Une majorité de français, certes, mais aussi des allemands, des luxembourgeois, des belges, des hollandais… Beaucoup avaient leur place pour le concert annulé de décembre… mais peu leur en tiennent rigueur, tant l’aura de Machine Head est époustouflante en Europe. Mal-aimés sur leur continent, chez nous ils rivalisent de popularité avec les plus grands du metal. Et ce soir est définitivement spécial pour la bande à Flynn : suite à l’annulation du 15 décembre 2008, c’est la première fois en douze ans qu’ils reposent leurs fly-cases en terre luxembourgeoise… et ce soir c’est aussi leur premier show en tant que tête d’affiche. Autant dire qu’il va y avoir du grabuge.


Machine Head : Horns up, Robb !

« Machine Fuckin’ Head !!! ». Le public scande ce nom. Avide de décibels. La lumière s’éteint brusquement et la musique se fait inquiétante et oppressante. Cette ?uvre, inoubliable, c’est « The Omen » de Jerry Goldsmith… la bande originale du film éponyme (en français « La Malédiction »)… Le célèbre Ave Satani repris par Patton et l’équipe de Fantômas sur le déglingué Director’s Cut.

Ce sera à « Imperium » d’ouvrir le bal. Grandiose, il faut l’admettre, ce morceau est l’Intro par excellence. Il excite le public et pose tout de suite le ton. Une vraie démonstration de force, et il va y en avoir ce soir. Adam Duce fait retentir sa basse si fort que chacun a l’impression que sa cage thoracique va exploser… Phil Demmel est littéralement en transe. Dave Mc Clain se chauffe… mais à un rythme d’enfer !

Ce qui impressionne, chez Machine Head, c’est d’abord la voix de Robb Flynn. Puissante, éraillée, douce parfois. La setlist du show de ce soir renferme un panel de changements vocaux assez rare… « Seasons Wither », morceau bonus de l’édition américaine de « Through The Ashes Of The Empires », est une parfaite illustration des talents de Rob. Et justement, le caractère particulier de la soirée offre au public une setlist ponctuée d’inédits en live ! « Seasons Wither », « Bulldozer », « Blood Of The Zodiac »… Du lourd, spécialement pour les fans de longue date, « les Frontliners ».


Machine Head : Dave Mc Clain impassible et efficace !

Autre chose tout à fait surprenante : la durée des morceaux. Si elles sont variables sur les morceaux enregistrés en studio, le live transforme et rallonge considérablement les pièces. Ciselées, solis grandioses, appel au public « Do not hesitate to sing the words ! », chaque chanson revêt une nouvelle parure sans pour autant perdre son identité. Une nouvelle dimension, un regard neuf et percutant sur une carrière chaotique mais extrêmement riche. Tant de générosité est bien un signe indiscutable de talent.

Le show fait donc une pause bien méritée au bout d’une grosse heure où les quatre terroristes du thrash californien nous ont asséné, entre autres « Wolves », « Ten Ton Hammer », « None But My Own », « Struck A Nerve », « Halo »… On pourrait regretter l’absence du titre phare « Aesthetics Of Hate », mais Machine Head voulait ce concert différent. Pour un public exigeant. La preuve en est que « Blood Of The Zodiac » a fait sa première apparition en live dans les plans de MH… et ce genre de cadeau, ce n’est pas rien ! Cinq interminables minutes durant, le public rappelle le groupe, scandant « Machine Fuckin’ Head », « Let freedom ring with a shotgun blast », « Jesus Wept » et d’autres refrains ultra efficaces et connus du groupe.

Et ils reviennent, fiers, emprunts de respect et visiblement heureux de cette communion générale. Bien des groupes ne peuvent se targuer d’avoir autant d’estime de la part de leur public. Robb se saisit du micro, et parle. « Ce morceau est dédié à tous ceux d’entre vous qui ont perdu un être cher. N’ayez plus peur. N’ayez plus de haine ».

« Descend The Shades Of Night », morceaux concluant « Through The Ashes… », est une chanson complète. Elle est une parfaite synthèse de Machine Head : émotion, furie, groove, retenue… Oui c’est de l’amour. Une intensité rare. Et en guise d’orgasme scénique, Robb nous lance un Davidian d’anthologie. Jamais la rage et l’énergie n’ont été aussi palpables dans ce set. Près de mille personnes reprennent en ch?ur le « BOOOÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔHHHH » introductif.

Et sept minutes plus tard, Machine Head quitte la scène. Pas pour toujours, bien entendu… mais un peu à la manière de ces artistes des années 60-70 qui provoquaient l’hystérie et brisaient le c?ur de centaines de fans, ils ont conquis le public à la force des riffs… douze morceaux, c’est un peu juste dans n’importe quelle circonstance. Mais avec Machine Head, c’est un gage de qualité. Une heure et demie d’émotion et de bon thrash. Rien de plus, rien de moins.


Robb Flynn is the king!

Bravo les gars. Moment rare, à conserver bien longtemps dans les esprits et les téléphones portables (sic). Une belle leçon d’amitié, en somme.

And it all falls down…

Set-list :

Intro : Ave Satani (BO du film « The Omen » – « La Malédiction »)
Imperium
Ten Ton Hammer
Wolves
None But My Own
Bulldozer
The Burning Red
Seasons Wither
Blood Of The Zodiac
Halo
Struck A Nerve

Rappels :

Descend The Shades Of Night
Davidian



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