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Live Report   

MADBALL AU NOUVEAU CASINO DE PARIS



Artistes : MadBallHoodsOnesta
Salle : Le Nouveau Casino
Date : 14-08-2009
Public : ~ 400 personnes

At Last We Try annulé, nous attendons tranquillement l’arrivée d’Onesta et de son NYHC de Paris. Deux albums en poche, dont le récent We Got Game, la nouvelle sensation du hard core français est malheureusement reçue par une foule peu nombreuse mais la virulence du pit composé de skins compense la quantité. Les « violent dancer » sont ultra violents balançant pieds, poings et même corps tout entier (si, si, si) sans grand égard pour ceux dont le rêve n’est pas forcément de recevoir un 43 fillette dans la face… Cela ne plait logiquement pas à tout le monde et c’est dans la même logique qu’une bagarre menace d’éclater. Quelle belle preuve de bêtise…et des limites du violent dancing ? (pour ceux qui ne seraient pas familiers de cette forme d’expression corporelle, imaginer une capoeira passée à la moulinette ultra violente. Malheur à vous si vous êtes trop près).


Onesta live

Sur scène, Bogdan a un charisme indéniable et avec Romain à la basse, ils assurent et ne ménagent pas leurs efforts. Musicalement, pas de doute, c’est bien de hard core dont il s’agit et le groupe est bien en place, bénéficiant de bons light, en tout cas meilleur que ce que l’on avait pu voir pour Danforth en ouverture d’Agnostic Front.

Le chanteur se change passant d’un tee-shirt aux couleurs de We Got Game à un « free iraq » engagé dans un propos qui se teinte de politique. A ce sujet, la diatribe sur Obama, sur « le fait que l’on nous serine avec sa couleur de peau et que ce n’est pas pour cela qu’il va changer le monde » n’est pas très nette. A creuser en tous les cas. Lors d’une interview pour Radio Metal ? C’est au bout de 40 minutes d’une prestation plutôt efficace que le quatuor quitte la scène pour passer le relais aux californiens de Hoods.


Hoods – Mike

Son nouvel album « The pit beast » sorti en mai, Mike Hood et son groupe prennent la scène et le public d’assaut avec leur hard core sale et brutal aux relents punks. Douze ans que ce groupe existe et leur musique rentre-dedans a toujours son public, plus dense désormais, qui pogotte encore plus fort.

Mike est un sacré bavard mais avec un putain d’accent. « Quel est votre club de foot préféré ?! » demandera-t-il. Malheureusement, entre nous pauvres français pas fortiches en langue et Mike et son accent à couper au couteau, la communication n’est pas vraiment fluide. Clin d’?il sympa, le groupe balance les premiers accords d’ »Enter Sandman » de Metallica, ce qui n’est pas pour déplaire au public. Mais la prestation de Hoods se termine rapidement, une trentaine de minutes tout au plus. Un peu court tout de même, messieurs.

Madball est attendu, cela se voit – la salle est désormais bien pleine – et cela s’entend – « Madball ! Madball ! » – quand dans un faux départ, la salle s’éteint… laissant un pauvre technicien tenter désespérément d’attraper la régie pour dire que, non, cela ne commence pas tout de suite en fait. Dans la série problèmes techniques, Freddy et Mitts se plaindront d’ailleurs souvent de leur micro. Mais ces petits problèmes ne gâchent absolument pas la fête et le public bien teinté skin pogotte à fond réservant un accueil plus que chaleureux aux new-yorkais.

Madball n’est pas venu depuis longtemps et Freddy se donne à fond, arpentant la scène, ne restant pas une seconde au même endroit compensant l’immobilité de Mitts et Hoya. Mais le chanteur paraît heureux d’être là, heureux de retrouver Paris et un public qu’il qualifiera de old school hardcore. C’est qu’il est bavard le Freddy, au moins autant que Mike Hood et « Respect » est un mot qu’il répétera souvent.


Madball – Freddy

Un nouveau CD est en préparation pour 2009, en attendant Madball présente une set list qui n’oublie aucun album, faisant la part belle aux anciennes compositions du groupe et puisant finalement peu dans Infiltrate The System, son dernier opus. Côté batterie, Ben Dussault, charmant, nous gratifiera d’un rafraîchissant discours en français. Le mec est tout sourire, c’est sympa, en décalage agréable avec l’image cliché du mauvais garçon jouant du rock n’roll, encore plus du hard core.

L’heure des rappels arrive et c’est tee-shirt trempé et casquette dégoulinante que le groupe balance ses dernières chansons pour ce soir. Sur le côté de la scène, Bogdan d’Onesta apprécie et viendra assurer les ch?urs sur les rappels. Après une heure de pure débauche d’énergie, la fête se termine. Il n’en fallait pas plus sans quoi le Nouveau Casino aurait fondu, à n’en pas douter, tellement la chaleur était grande ce soir. Il ne nous reste plus qu’à attendre le prochain disque des new-yorkais et à souhaiter pour leurs fans qu’ils espacent moins leur prochain passage !

En guise de mot de la fin, la soirée n’aura pas été marquée par le sceau d’une grande originalité, les groupes envoyant la sauce… et voilà. Mais c’est peut-être cela le hard core : une musique efficace live, une musique à messages avec des groupes qui la jouent sans toutefois révolutionner le genre. Des formations qui apportent leur « pierre à l’édifice » à l’ensemble, comme le dirait Bogdan d’Onesta, avec une différence qui se fait par les musiciens, en fonction de leur personnalité, de leur présence et de leur capacité à botter le cul de leur auditoire. A en juger par la ferveur du public, mission à priori réussie ce soir pour les vétérans de Madball.

Set-list Madball :

We The People
Set It Off
Smell The Bacon
Get Out
LockDown
For My Enemies
Can’t Stop Won’t Stop
Hold It Down
Infiltrate The System
Heaven Hell
Look My Way
Hardcore Pride
Across Your Face
DMS
It’s My Life
Pride
Hardcore Pride




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