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Chronique   

Madball – Hardcore Lives


« New York, New York », ses buildings, son histoire, mais surtout son hardcore. Berceau du NYHC, la ville est le fief incontestable et incontesté de ce style punk rappé et brut de décoffrage. Bien plus qu’un style, le NYHC est un état d’esprit, loin du punk à chiens qui boit des bières et vend des cendriers en canettes, le Hardcore est un style plus rugueux, inspiré de la rue et empreint de ces sons urbains, autant dans le chant que dans la musique. Parmi les pontes du style, on retrouve Madball, mené par Freddy Cricien, le demi-frère de Roger Miret (Agnostic Front), qui propose aujourd’hui son huitième album avec un retour du logo des débuts et affublé du titre Hardcore Lives, augurant d’un album à l’essence hardcore pure.

Un nouvel album qui semblera peut-être plus lourd et plus grave que les quelques précédents. Dès l’ouverture, l’intro et le titre éponyme réveillent le « kids » qui est en nous et lui renvoie en pleine face ce qu’est fondamentalement l’esprit hardcore, avec des références à la culture de ce mouvement (respect de soi, respect des autres…). Les titres qui suivent gardent cette énergie brute, renvoyant aux origines du mouvement mais aussi tirant les leçons du passé, thématique principale de l’album. Un album rétrospectif, donc, pour un groupe qui a plus de 25 ans de route. Freddy Cricien regarde derrière lui comme dans « The Balance » (qui illustre la difficulté de coupler vie de scène et vie de famille) et « Beacon Of Light ». Autre exemple, « For The Judged », pour ceux qui subissent le délit de faciès. On moshe furieusement à chaque morceau, en particulier l’énorme coup de poing ultra rentre-dedans que représente « NBNC » du haut de ses 27 secondes, « DNA » et son groove typiquement infectieux, « Mi Palabra » qui montre que le hardcore passe aussi bien en espagnol ou l’hymne « Doc Marten Stomp » à chanter sans retenue qui risque sans conteste de faire un carton en live. Tout ceci sans compter la présence des copains de Terror, Walls Of Jericho et Hazen Street venus participer à la fête et ajouter leur grain de sel sans concession dans la plus pure tradition.

Hardcore Lives est la quintessence du NYHC, bien que plus soigné et propre musicalement que les premiers albums et EPs façon DIY (« do it yourself »). Un bon condensé de ce qui se fait de mieux en hardcore. Et quoi de plus normal, au bout des 32 minutes, que de se retrouver presque essoufflé, tant cette musique euphorisante, et pourtant si explosive, défoule. Hardcore Lives est à la fois un ad-lib scandé par Freddy depuis ses débuts avec le groupe (en 1988, âgé de 12 ans), véritable cri de ralliement, mais aussi un opus qui illustre parfaitement une scène toujours pleine de vie.

Ci-dessous les titres « Born Strong » (avec Candace Puopolo de Walls Of Jericho), « Doc Marten Stomp » et « DNA » :

Album Hardcore Lives, sortie le 27 juin 2014 chez Nuclear Blast.



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  • Archiviste dit :

    Du lourd… Je pressens moi aussi un grand carton pour cet album ; de quoi remettre brutalement Madball sur le devant de la scène.

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