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En Tournée Avec    Live Report   

Madonagun : Quand une madone vous ouvre ses bras, vous ne pouvez qu’accepter


Passer sa journée en compagnie d’une madone est particulièrement approprié quand ladite journée est un dimanche. Certes la madone qu’on vous propose de suivre dans ses occupations dominicales est très particulière. La preuve par son nom étrange qui exprime une ambivalence : Madonagun. Quant à sa musique, aucun risque de la confondre avec quelques chants liturgiques que ce soit. En effet, ses opus – un EP intitulé Ressurect On The Razor Edge et un récent album Grovel At Her Feet – ne laissent planer aucun doute sur les intentions de notre madone du jour : vous exploser les tympans en bonne et due forme, en aucun cas vous servir la messe.

Et ils mettent du cœur à l’ouvrage pour réussir leur profession de foi sur disque. Alors mettez vos protections auditives car on vous invite une nouvelle fois à plonger au plus profond des entrailles du metal en suivant un groupe pour la journée et, à cette occasion, voir leur performance live. Il y sera question de musique évidemment, de cours de chant, de nationalités multiples, de goûts musicaux éclectiques, de sincérité… et de choucroute !

Artistes : MadonagunLyr DrowningK.A
Date : 17 février 2013
Salle : Le Klub
Ville : Paris

Madonagun nous accueille.

J’arrive vers 16h00 au Klub, situé au début de la rue Saint Denis à Paris. Rencontrer une madone dans une rue qui jadis a abrité des prostituées est pour le moins osé, mais ici, on n’a peur de rien !

La découverte du lieu peut surprendre celui qui y pénètre pour la première fois : espèce de cave déglinguée, Le Klub est plutôt petit et sa configuration particulièrement biscornue. Pas simple d’imaginer un concert ici et pourtant trois groupes s’y produiront dans de bonnes conditions techniques. Madonagun évidemment mais aussi les deux groupes de première partie, Lyr Drowning et K.A. Le bémol reste l’espace alloué qui ne permet pas vraiment de développer un quelconque jeu de scène. Au sujet de la salle, Julien Damotte, guitariste de Madonagun, remarquera son côté indéniablement underground : « C’est bien ce côté underground, c’est aussi de là que nous venons ».

Dans l’immédiat le plus grand désordre règne dans la salle. Matériel, sacs, musiciens, tout se mélange. Je me faufile néanmoins jusqu’à la loge où je trouve Noémy Langlais, manageuse du groupe qui veillera toute la journée au bon déroulement des évènements, en particulier le respect des temps de balance. Elle me donne mon pass All Access et me présente les membres du groupe présents dans le coin. J’irai spontanément saluer les autres, la moindre des politesses puisque, en quelque sorte, ils me reçoivent chez eux.

Avant d’aller plus loin, arrêtons-nous un instant pour vous présenter le groupe. Mattjö officie au chant. Julien Damotte est à la guitare lead et aux chœurs. Mark Teix tient la basse, Manu D. Kerozen martèle les fûts et Voron assure la guitare rythmique. Enfin, Nach s’occupe des claviers, cet instrument secondaire – selon ses propres termes – qui lui permettra de reprendre une bière alors que Mattjö et Julien iront répondre à une interview.

Un dernier mot avant de plonger totalement au cœur de la journée : pourquoi ? Question légitime, pourquoi s’intéresser à ce groupe Madonagun que peu d’entre vous doivent connaître ? La réponse est simple : Ressurect On The Razor Edge, le premier EP du groupe. Une claque de chaud et froid, de guitares chatoyantes alternant avec des riffs puissants, de voix tantôt hurlée, tantôt mélodique. Une vraie réussite pétrie d’originalité. A écouter sans hésiter ! Cet EP a désormais un grand frère, le dernier opus Grovel At Your Feet récemment sorti, plus brutal, plus compact et qui contient d’excellents morceaux comme « Scars » ou « …Or Die Free ». Les fans de groupes comme Eternal Tears Of Sorrow ou Dark Tranquillity devraient pencher sans hésitation leurs tympans sur les productions de la Madone ; mon petit doigt me dit qu’ils y trouveront leur compte.

Tout le monde se connaît et sait pourquoi il est là ? Alors, continuons sans attendre, il y a des balances à assurer.

16h30, Robin, l’ingénieur du son du Klub intervient et donne le top départ. Guitares, basse et batterie dans un premier temps. Où l’on découvre qu’un batteur et un ingénieur du son utilisent des composants de haute technicité : afin de régler le son des cymbales, rien ne vaut un bon morceau de gaffer ! Une fois les guitares, la basse et la batterie réglées, Nach s’attelle à ses deux claviers.

Alors que tout le monde travaille, Noémy et Mattjö plaisantent sur les chaussettes médiévales du chanteur et échangent quelques vannes. Ceci dit, un chanteur n’est généralement pas le membre d’un groupe le plus sollicité lors des balances.

Ça balance…

16h50, premier test de l’ensemble du groupe après que Julien a vocalisé sur un air de notre Johnny national. 17h05, l’heure tourne, il reste peu de temps pour faire les derniers ajustements et régler le son de Mattjö qui compte se mettre dans la fosse juste devant la scène. Vu la taille réduite de la scène, l’idée est pertinente. Là encore, une astuce permet au chanteur de mieux s’entendre dans le retour posté sur la gauche de la scène. Robin positionne ledit retour à la verticale alors que naturellement l’équipement se pose horizontalement.

Ses balances terminées, Madonagun laisse la place à Lyr Drowning. Il y a deux heures à attendre avant le début des festivités. Quoi de mieux que de les occuper à boire une bière et casser une graine ? Mine de rien, nous sommes une belle tablée et arrivons tout de même à nous caser dans un bar à deux pas du Klub. Il y a les six membres du groupe, Noémy, deux proches du groupe et moi-même.

Je suis en face de Voron et, comme mon Canon 6D est posé sur la table, nous discutons matériel photo. Lui est adepte du 5D Mark II dont il apprécie les excellents résultats en vidéo.

Le serveur prend nos commandes, bière pour tout le monde, salades pour certains et, très important, choucroute pour Mattjö. Ses origines mosellanes assurément ! Il est autour de 17h, heure où certains prennent un thé et des gâteaux !
Nach me voyant en bout de table me propose de changer de place avec lui qui est assis au milieu de la tablée afin que je puisse être au cœur des échanges. Cette initiative achève de me mettre à mon aise et confirme le bon accueil que je reçois. Un peu plus tôt dans la journée, Nach s’était intéressé à la démarche de Radio Metal, m’interrogeant sur le déroulement de cette journée, si je suivais l’évènement ou le groupe. A noter d’ailleurs que tout le groupe accueille cette initiative très favorablement. Ils apprécient l’idée tout autant que l’exposition qu’elle pourra leur offrir. Mattjö note aussi, presque impressionné, le niveau de détail des articles « Journée avec » qu’il a pu voir sur votre site préféré.

Me voilà donc assis entre Julien et Mattjö, avec Noémy, Manu et Mark en face. Ce changement de place perturbe un peu le serveur – fort agréable au demeurant – qui amène les salades et la choucroute de Mattjö, choucroute dont profiteront aussi Manu et Julien puisque le plat tournera entre eux, démontrant ainsi une grande cohésion au sein de cette jeune formation !

La discussion est plutôt animée, le groupe tout sourire, décontracté, sans stress par rapport à leur concert, assez professionnel pour se limiter à une seule bière et garder les idées claires.

Julien me fait remarquer que jusqu’ici ils n’ont dit que des conneries – il y a eu effectivement quelques jeux de mots que l’éthique professionnelle oblige à taire – et il se demande donc sur quelle matière je vais pouvoir travailler. Pas de problème, ce sont les conneries qui font le sel de la vie, non ? Plus sérieusement, nous discuterons goûts musicaux, Julien s’avérant très ouvert, écoutant aussi bien du R&B (R&B version moderne, et non le Rhythm & Blues d’antan), les Stones, les Beatles, du Creedence Clearwater Revival et du metal. Son premier groupe était même un groupe de blues mais son attirance la plus marquée reste le progressif, qu’il soit rock ou metal. Lui-même a produit un album solo sous son propre nom, Trapped, qu’il me donnera en rentrant au Klub avec le dernier album des Madonagun. Très gentil de sa part ! A noter que son album solo contient de très belles choses.

Mattjö (Madonagun)

La discussion continue autour des diverses origines qui composent le groupe. La Moselle côté Mattjö, l’Ukraine côté Voron, un soupçon de Pologne avec Nach, un ancrage méditerranéen avec les origines portugaises de Manu et Mark. Beau mélange, non ?

Lors d’un échange avec Mattjö, celui-ci me parlera de chant, sans complexe, sincère et sans prétention. Il s’est mis à prendre des cours de chant pour progresser, préserver son organe vocal – ce qu’il refusait catégoriquement encore récemment. Les chansons du groupe alternent de brusques changements de voix qui sont délicats à appréhender et méritent finalement qu’il améliore sa technique vocale. Aujourd’hui, il travaille donc avec des techniques que son professeur de chant lui a données, techniques que Voron lui avait déjà soufflées à l’époque où il était hors de question qu’il prenne des cours. Lui qui a par ailleurs repris des cours d’infographie et travaille dans un bar a donc une vie très remplie qui demande, mine de rien, quelques sacrifices mais apporte aussi de grandes satisfactions. Ainsi le chanteur évoque ce festival en Auvergne dont il ne se souvient plus du nom (probablement le festival Rock Preserv de Broût-Vernet, en 2010) où Madonagun partageait l’affiche avec Sepultura, groupe dont il est fan.

Mais il est l’heure pour Mattjö et Julien de se rendre à l’interview et finalement, notre tablée se disperse, chacun vaquant à ses occupations avant de se retrouver au Klub.

L’ouverture des portes est prévue pour 19h et les premières personnes arrivent autour de 19h25. Dans les loges, petite pièce avec un canapé et un frigo et dans laquelle s’entassent les sacs, le programme de la soirée, inscrit sur une assiette en carton, indique le début du concert de K.A à 19h45.

La preuve.

Julien en me croisant me demande si je veux une bière. Évidemment ! Sympa, il va dans les loges et me ramène une Kanterbrau. L’ultime but de cette journée est donc atteint : boire une bière du frigo des loges !

Ponctuel, le premier groupe ouvre la soirée avec son death metal de bonne facture, bien exécuté, pas forcément des plus originaux mais plutôt agréable pour démarrer. H. Ram au chant possède une bonne voix, éraillée et âpre, le groupe a une bonne attitude et un bon son. H. Ram s’adressera au public et lui expliquera que ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une soirée progressive qu’il ne faut pas bouger. R.A.F, à la guitare rythmique appuiera son chanteur en essayant de remuer les quelques personnes présentes mais à part trois fans qui enchainent hélicoptère sur hélicoptère, le reste du public est passif.

K.A. donne le coup d’envoi de la soirée.

Le groupe déroule néanmoins ses morceaux avec conviction et même le batteur effectue quelques hélicoptères. Les morceaux de ce soir sont puisés dans les deux dernières productions du groupe, l’EP Reborn… Again et l’album Gestation, respectivement sortis en 2013 et 2011.

Avant de conclure sur « By The One », H. Ram remerciera l’organisation ainsi que les groupes présents et sollicitera une ultime fois le public en lui demandant s’il est prêt à donner de la nuque pour un dernier headbang. K.A aura fait tout son possible pour ouvrir correctement le bal et chauffer un public peu nombreux en ce début de soirée et relativement statique.

Setlist de K.A

Intro
Again
Reborn
Inertia
Fire Control
Chrysalis
The Fall
Kaos
Claim
Intro
By The One

Lyr Drowning démarre à 20h45 et nous emmène dans un univers musical radicalement différent du death de K.A. Leur musique est plus complexe avec la voix hurlée de Goulven Jeffroy qui débarque sur des nappes musicales atmosphériques. Le chant se glisserait d’ailleurs très bien dans une formation black. Si la musique de Lyr Drowning a un côté atmosphérique, progressif, elle ne laisse pas pour autant de côté les grosses guitares et la puissance du metal et c’est tout ce mélange qui la rend originale et intéressante. Dommage toutefois que les chants clairs ne passent pas très bien ce soir (« Out Of Your Guts », par exemple).

Au niveau jeu de scène, l’espace est évidemment limité, mais Goulven n’y réalise pas moins de furieux headbangings. Ou plutôt corpsebangings ! L’espace est tellement réduit que Fabien Mira se place côté droit de la scène (vu du public). En effet, de l’autre côté, le bassiste étant assez grand, il aurait eu la tête dans les ventilations ! Espace réduit qui coupera court à toute invitation d’autres musiciens comme me l’expliquera Nils Courbaron. En effet, Seth Siro Anton de SepticFlesh participe au titre « To Faraway Coasts » sur l’album Beyond The Borders mais comme l’indique Nils, c’est déjà dur de se tenir à quatre sur scène. Une prochaine fois peut-être…

Lyr Drowning, entre puissance et atmosphères.

En attendant, le groupe joue sa setlist essentiellement basée sur Beyond The Borders, dernier opus sorti en 2011. Seuls « To The Gates Of Morning » et « Subsitutes » représenteront « Blind From Birth » de 2008.

Goulven semble se décontracter au fur et à mesure des morceaux et sèmera quelques bijoux pendant la prestation. Un tantinet plus de communication avec le public aurait été bienvenue même si le public, un peu plus dense, reste encore clairsemé et ne doit pas inciter à de grands échanges.

Il est 20h30 quand Lyr Drowning termine son set qui aura proposé une musique de bonne facture appuyée par un très bon son.

Un conseil, intéressez-vous à cette formation qui vaut le détour et qui a vu le jour en 2002, a résisté aux changements de personnel et est toujours là pour caresser vos tympans. Gage de solidité, non ?

Avant de retrouver notre madone du jour, que diriez-vous d’un moment de détente ? Jouons donc aux 7 familles du metal. Dans la famille K.A, je demande le guitariste rythmique, soit R.A.F. Dans la famille Lyr Drowning, je demande le guitariste Nils Courbaron. Eh bien, vous retrouvez ses deux six-cordistes au sein de T.A.N.K, l’un au chant, l’autre à la guitare. Étonnant, non ?

Setlist de Lyr Drowning :

Oceanic
Beyond The Borders
To The Gates Of Morning
Out From Your Guts
Once It’s Gone
The Inescapable Weight Of Gravity
Substitutes
Mad Crowds
To Faraway Coasts

Sans aucune transition, les groupes se suivent, le seul intermède entre chacune des prestations étant l’installation et la préparation des musiciens. Ainsi les six membres de Madonagun entament-ils leur concert sans aucun artifice. Nach est posté sur le côté gauche de la scène avec ses claviers. Pas évident que tout le monde puisse le voir. Mattjö reste devant la scène et les rares fois où il rejoindra ses camarades, il s’y faufilera difficilement. Face à lui un fan avec lequel il fera un tête-à-tête serré durant tout le concert, fan qui fera même généreusement boire de la bière à Julien alors que celui-ci est en train de jouer. Le charme de ces petites salles qui offrent une réelle proximité avec les fans !

Côté animation, l’essentiel repose sur Mattjö qui, comme une figure de proue, est à l’avant du groupe. Julien, par sa présence lors de ses solos, participe lui aussi à l’impact scénique du groupe. Les autres membres restent plus discrets mais tout sourires, attestant du plaisir d’être là et de jouer ensemble. D’ailleurs, un des moments forts du concert interviendra quand Julien se rapprochera de Voron, les deux guitaristes jouant yeux dans les yeux. On sent alors un réel plaisir partagé.

Madonagun, ou le Klub de la bonne humeur.

Mattjö explique qu’il s’agit de leur première date depuis longtemps et remercie Christelle, le modèle de la pochette du dernier album. Il est tout sourire, enthousiaste, une attitude vraiment agréable.

Le groupe appuie essentiellement son concert sur les titres de son dernier album et seul « In The Middle Of Nowhere » représente le premier EP en clôture de set, set qui avec ses trois gros quarts d’heure aura paru bien court. Au sujet de la durée du concert, Nach avec lequel j’en parlerai, me dira qu’il préfère que j’aie trouvé leur prestation trop courte que trop longue. Au moins, cela prouve que je ne me suis pas ennuyé. Ce qui est vrai et nous permet d’évoquer l’ambiance au Klub. En fait, l’impression est forte d’assister à un concert privé plus qu’à un « réel » concert. A cela plusieurs raisons. Tout d’abord le lieu qui confère une ambiance intime, « entre nous ». Ensuite, la présence de nombreuses connaissances du groupe appuie ce côté « entre nous ». Enfin, le public dans sa globalité est relativement passif et écoute tranquillement (et attentivement) la prestation, une bière à la main.

Mais revenons à la musique, car ce soir elle est essentielle. « Scars » sera l’occasion d’un faux départ qui montre qu’en concert tout peut arriver même la nécessité d’intervenir en direct sur les réglages de la batterie. Le groupe n’est en rien perturbé par cet incident passager et enchaine avec « Grovel At Her Feet » et « …Or Die Free ». Les trois morceaux explosent vraiment ce soir, un bonheur que le groupe aurait tout intérêt à utiliser comme pierre de voûte de leurs prochaines prestations, même si l’on peut regretter que les chants clairs et les chœurs n’aient pas été restitués aussi bien que sur disque.

Le set se termine en nous laissant tout de même sur notre faim, avec l’idée qu’une prestation un tantinet plus longue avec quelques morceaux supplémentaires du premier EP aurait rassasié l’appétit des plus voraces, leur offrant une vision plus large de l’univers du groupe. Une prochaine fois sûrement.

Point notable de cette soirée métallique, chaque groupe aura bénéficié des mêmes conditions : même scène, même éclairage, temps pour les balances équitables, temps de jeu très honnête. Tous logés à la même enseigne donc avec comme seules marques distinctives possibles, leur musique et leur attitude. Esprit solidaire de l’underground ? Manque de notoriété des formations qui ne laisse pas d’autres choix ? Peu importe les raisons. Retenons que chaque groupe a su tirer son épingle du jeu même si Lyr Drowning et Madonagun, avec leurs univers musicaux originaux, ont assurément offert quelque chose de plus ce soir.

Avant de nous quitter et de vous laisser vous précipiter sur Grovel At Your Feet ou Beyond The Borders, – et n’oubliez pas de soutenir les artistes en achetant leurs œuvres, bandes de pirates ! (ou de vous servir d’une plateforme de streaming car les groupes touchent un petit quelque chose) – il me reste à remercier Noémy Langlais qui a accepté de recevoir Radio Metal ainsi que tous les membres de Madonagun pour leur gentillesse, leur simplicité d’accès et l’intérêt qu’ils ont porté à notre initiative.

Setlist de Madonagun :

Stairway To Hell
Bloodlust
Chaos Seeds
Twilight Of The Men
Scars
Grovel At Her Feet
…Or Die free
In The Middle Of nowhere

Photos : Lost

A voir également :

Galerie photos du concert (+ balances) de Madonagun



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