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Éditorial   

Malcolm Young, on te salue


…et la nouvelle arrive en dévastant toute une génération par son annonce : Malcolm Young s’en est allé.

On le savait malade, atteint de démence, lui le frère discret d’Angus qui prenait toute la lumière en concert. Et pourtant, le patron et Maître à penser du combo, c’était bien Malcolm. Il a prouvé que le rock, c’est d’abord et avant tout le rythme. La triplette qu’il formait avec cet immense métronome nommé Phil Rudd et Mark Evans puis Cliff Williams lors des années fastes portait littéralement le groupe. AC/DC ou la preuve par trois que la base rythmique est aussi importante voire plus que le solo ou le refrain, si sacrés dans le genre.

Ce petit bonhomme aux allures d’éternel gamin était un géant en terme de choix artistique et à su très tôt profiter de l’expérience de son frère George Young (ex-The Easybeats), dès les débuts de sa carrière avec son frère Angus pour se mettre sur les bon rails, et aura par la suite le don de dénicher des musiciens collant parfaitement à sa vision, avec Rudd et bien sûr ce diamant irremplaçable qu’était Bon Scott.

Malcolm vivait le rock 24/24. Souvenez-vous de ses « prestations » dans le film Let There Be Rock ou comment changer de T-shirt en buvant une bière mais aussi marquer un but contre lui-même en tant que gardien sur un terrain de foot gelé quelque part près de Paris, avec pour seul public une amie très câline… tout en descendant une autre bière.

Jamais la grosse tête, mais un caractère bien trempé. Geezer Butler en avait eu un aperçu en ’77. AC/DC ouvrait pour Black Sabbath et Butler se plaignait au bar après le concert, 2 g. dans le sang. Malcolm lui répondit que son groupe ne se laissera pas aller à ce genre d’état d’âme même après 10 ans sur la route. Butler sortit un cran d’arrêt mais Malcolm resta face à lui. C’est Ozzy qui, arrivé sur place, engueula le bassiste dépressif pour mettre un terme à la situation.

Il aura fallu d’abord un cancer des poumons bien que traité à temps puis cette maladie sournoise pour l’éloigner définitivement de sa guitare et finalement emporter, à 64 ans, celui qui sera à jamais le cœur mais aussi le cerveau de ce groupe qui aura battu presque tous les records du succès : plus de 50 millions de copies de Back In Black vendues à travers le monde. Seul Bambi a fait mieux avec Thriller. Des chiffres désormais éternels, à l’image de Malcolm s’agitant sur scène en plaquant des accords inoubliables.

Il est désormais près de Bon ainsi que trois de ses frères, Stephen, Alexander et George lui-même parti il y a tout juste un mois, et bien d’autres. L’Enfer va faire la fête ce soir.



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  • Superbe hommage,

    « we salute you »

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  • en voila une legende de rock oui! , et en plus discret le mec! rip malcolm!

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  • Un survivant. Non seulement cancer des poumons mais aussi il avait vaincu son alcoolisme.
    Quant à la démence, il était pas si vieux quand elle l’a touché. Il s’en quand même pris plein la gueule niveau santé

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  • Samedi prochain, je vais voir Steve N’ Seagulls. Ce genre de concert, c’est plutôt pour la déconne et la bonne humeur.
    Mais je sais que lorsqu’ils entameront l’intro de « Thunderstruck » ou  » You Shook Me All Night Long », je vais avoir un sacré pincement au cœur.
    Je reprends la formule simple mais respectueuse de Lykan: adieu Malcolm.

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  • Merci pour ce bel hommage, loin des clichés habituels des nécros.
    On le savait déjà un peu parti mais ça fait mal quand même…
    Les légendes sont éternelles, n’est-ce pas ?
    Il va falloir ajouter quelques coups de canons au traditionnel « For those about to rock ». Et le jour où tout le groupe sera parti, car ce jour hélas viendra, j’espère que d’autres le reprendront, inlassablement, et que dans un siècle encore retentiront ces salves.
    Adieu Malcolm.

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