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Live Report   

Marduk et Belphegor atomisent le Divan du Monde


Le Divan du Monde a la bonne habitude de recevoir régulièrement des groupes de black variés et prestigieux (Enslaved, Mayhem…) et ce soir c’est un autre ténor du genre qui va venir fouler les planches du Divan : Marduk. Le géant suédois est accompagné à cette occasion des expérimentés Belphegor et Bliss Of Flesh alors que The Negation a pour mission d’ouvrir le show.

Ce concert à guichet fermé démarre donc avec The Negation, groupe local. Les cinq jeunes parisiens arrivent sur scène vêtus de chaînes et de blousons en cuir. Le son est bon et le groupe bien en place, intéressant dans ses changements de rythmes lents/rapides. Un combo qui fait également appel à un son parfois death ce qui rend les riffs prenants et une ambiance agréable. Vingt-cinq minutes, c’est toujours trop court mais on sort du set en se disant que ce jeune groupe connaît bien son sujet.

Artistes : MardukBelphegorBliss Of FleshThe Negation
Date : 27 février 2015
Salle : Divan du Monde
Ville : Paris [75]

Bliss Of Flesh
, deuxième groupe français de la soirée, jouit d’une notoriété plus importante que leurs prédécesseurs et fête son quinzième anniversaire cette année. Malgré cette expérience, on sent le groupe un peu sur la retenue pendant les deux premiers morceaux avec des petits problèmes de micro qui seront très vite réglés. Ils bénéficieront d’ailleurs par la suite d’un très bon son. Il n’empêche que la formation une fois en place impose son black/death dévastateur et monte en puissance au fil du set. La perversion et le satanisme sont les thèmes abordés par Bliss Of Flesh comme la grande majorité des groupes de black. Les solos sont omniprésents et on note une très bonne coordination entre les musiciens. On voit que le groupe est à l’aise sur scène et prend un grand plaisir à jouer ce soir. Nul doute qu’ils méritent bien de jouer aux côtés de Marduk and co’.

Place à Belphegor maintenant avec une salle qui se remplit d’un coup. Les quatre autrichiens sont partis pour cinquante minutes de set à base de riffs qui fracassent. La scène est occupée par des masques à gaz et des ensembles osseux, le décor est posé. « Feast Upon The Dead » lance les hostilités à merveille et le mélange death/black se fait vite sentir. Les musiciens corpsepaintés sont très bons rythmiquement, et les solos sont biens exécutés. Le classique « In Blood – Devour This Sanctity » est par exemple très bien joué et prône le mélange entre les rythmes très rapides et les passages lents pendant le couplet.

Le groupe profite d’un son excellent ce soir et joue « Gasmask Terror », le premier extrait de leur dernier album en date Conjuring The Dead (2014), qui semble être bien reçu par le public. Le hit « Bephegor – Hell’s Ambassador » qui ouvre l’album Pestapokalypse VI montre à quel point les changements de rythme sont bien opérés et la belle cohésion du groupe. Le nouveau morceau « Conjuring The Dead » est à ce titre une merveille de précision. Cependant l’heure tourne et il est déjà temps pour le groupe de lancer son dernier morceau, « Bondage Goat Zombie ». Un Belphegor des grands soirs, une salle remplie et un son impeccable : ce set fut une réussite. Les quatre fantômes de l’opéra ont encore montré à quel point le mélange du death et du black pouvaient provoquer des ravages.

Après cette claque que nous a donné Belphegor, Marduk a la tâche compliquée. Mais il en faut plus pour déstabiliser un groupe de cette envergure. Une salle noire avec des éclairages oranges et une fumée épaisse et c’est parti pour « Frontschwein » extrait du nouvel album éponyme. Le morceau déjà connu des aficionados du groupe lance parfaitement le concert notamment grâce au riff incroyable de la guitare qui constitue une grande partie du morceau. « The Blond Beast », deuxième extrait de l’album, est vraiment particulière car le rythme de batterie est basé entièrement sur la charleston et la caisse claire, chose peu commune dans le black ou normalement tous les toms et toutes les cymbales sont utilisés de manière très régulière.

Le rendu reste impressionnant et on a l’impression que cet album est un des mieux accompli de la discographie des Suédois. Le tube « Slay The Nazarene » nous montre pour sa part la vitesse incroyable du groupe et sa grande précision technique. « The Levelling Dust », extrait du disque Room 5:12, est plus que subtil quand on écoute bien le son de guitare et les notes mélodiques de la basse. Au cours de ce set le son reste impeccable. « Panzer Division Marduk » est sans doute l’une des chansons les plus connues de Marduk et ça se voit notamment par l’interprétation et la volonté particulière des musiciens de bien faire sur ce morceau dont le rendu est fort bien exécuté. Marduk n’a qu’un seul guitariste ce qui laisse une place importante à la basse. Les quatre nordistes continuent le concert sur les mêmes bases avec le hit « Cloven Hoof » avant que le très vieux, mais indémodable, « Warschau » prouve au public que Marduk en live n’a rien perdu de son impact. La salle remplie peut s’égosiller une dernière fois sur « Souls For Belial » avant de rendre les armes.

Avec ce genre de prestation, on se dit que Marduk a encore de belles années devant lui. On ne peut avoir aucun doute avec ce groupe qui enchaîne les très bonnes prestations, grâce à des morceaux constamment en renouvellement, à un nouvel opus de très grande qualité et à une cohésion de groupe sans faille.

Setlist Marduk :

Frontschwein
The Blond Beast
Slay The Nazarene
The Levelling Dust
Panzer Division Marduk
Wartheland
Into Utter Madness
Blackcrowned
Cloven Hoof
Burn My Coffin
Warschau
Sulphur Souls
Afrika
Souls For Belial



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