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Live Report   

MARILLION AU TRANSBORDEUR DE VILLEURBANNE


Artistes : MarillionDemians
Lieu : Villeurbanne (France)
Salle : Transbordeur
Date : 02-02-2009
Public : 950 personnes environ


Nicolas Chapel (Demians)

Ce soir nous avons le droit à des retrouvailles entre Demians et son public. En effet, les amateurs ont déjà pu les voir en première partie d’Anathema à l’automne dernier. Compte-rendu que vous pouvez d’ailleurs relire afin de vous faire une idée de leur prestation passée au CCO de Villeurbanne. Et ce soir, c’est également une séance retrouvaille entre les membres eux-mêmes ! Et oui le trio ne s’était pas revu depuis la fin de la tournée avec Anathema. C’est donc seulement la veille du concert, et dans la même salle, que les membres ont pu savourer le concert de Gojira, leurs voisins de l’écurie Sphere Management.

On peut donc aisément comprendre pourquoi la cohésion musicale n’est pas au top ce soir. La richesse de la musique de Demians sur album est, il est vrai, difficile à retranscrire en live. De l’avis de Nicolas Chapel, le « compositeur, multi-musicien, producteur, designer » et mentor de l’opus « Building an empire », la version scénique du groupe mériterait deux musiciens en plus. Il est vrai qu’un second guitariste assurant aussi les choeurs ne serait pas de trop. Notamment pour les harmonies vocales. Dans cette optique, un claviériste qui s’occuperait de tout l’aspect atmosphérique épaissirait le son un peu sec du traditonnel triptyque guitare/basse/batterie.


Gaël Hallier toujours aussi efficace !

Côté musiciens, on retrouve Gaël à la batterie, de mieux en mieux derrière son kit, très énergique et percutant. Antoine arpente son côté de la scène avec sa basse. Les mouvements du musicien avec son instrument contrebalancent nettement avec l’autre côté de la scène occupé par Nicolas. Ce dernier reste très statique, particulièrement concentré sur sa guitare et sur sa voix. Mais à un instant, la concentration lui fait pourtant défaut sur le début de l’interprétation du morceau « Alive »… Le public aura donc le droit par deux fois à l’amorce de ce morceau pêchu qui promet plus de contraste pour le prochain album.

Demians parvient donc à distiller l’essence de sa musique sur des titres aussi magnifiques que « The Perfect Symetry », « Sapphire » ou encore « Sand ». L’auditoire est très attentif et répond avec beaucoup d’enthousiasme aux petits commentaires de Nicolas Chapel. Puis c’est très vite la fin de ce court set. Les fans de Marillion patientent encore quelques instants…et la tête d’affiche monte sur scène.


Steve Hogarth : une tenue avant tout !

Sortez la verveine et enfilez vos pantoufles ! Marillion débarque !

Marillion, aujourd’hui, c’est un peu la somnolence d’un dimanche pluvieux. Un groupe en pilotage automatique qui, après le succès du génial et entraînant Anoraknophobia puis du chef d’?uvre Marble, s’embourbe dans une formule sans ambition ni fun. Malheureusement, ce soir prouve que les shows de la bande à H suivent la même pente.

Tout d’abord, le public ne s’y trompe pas. Quelle fut la dernière fois où il a été surpris à sauter et faire la fête pendant un concert de Marillion ?! Cela remonte à la superbe tournée Anorkanophobia… Alors, en 8 ans, une bonne partie de l’assistance semble avoir oublié ces moments privilégiés. Dans les gradins le public s’asseoit gentiment et attend de se faire bercer par les douces mélopées du ménestrel.

Le groupe entre en scène simplement mais honnêtement. S’il y a bien un groupe qui fait preuve d’authenticité, il s’agit bien de Marillion. Bravant les modes et les critiques, le groupe n’en a toujours fait qu’à sa tête tout en se rapprochant au plus près de ses fans les plus fidèles. C’est donc avec ce sourire qui force le respect que le groupe accueille un public dévoué et admiratif.


Steve Hogarth et Mark Kelly (second plan)

Ce ne sont pas moins de quatre titres du nouvel album, Happiness Is The Road, qui ouvre le bal. La qualité du son frappe d’emblée : simplement époustouflant de précision et de pureté. Mention particulière pour le ronflement de basse de Pete Trewavas qui, tout le long du concert, recouvrira la salle d’un doux et moelleux duvet. Plus généralement, le jovial bassiste restera dans les mémoires non seulement pour son jeu de basse élégant ainsi que la qualité de ses ch?urs, mais aussi et surtout pour sa prestation scénique chaleureuse. Et que dire de Hogarth ? Toujours plus théâtral que jamais, toujours plus captivant. Vêtus de costumes improbables, sortant de sa malle magique des guitares aux looks excentriques, le frontman s’approprie le public, s’amuse avec lui et s’en amuse.


Pete Trewavas : un jeu énorme !

Sans l’ombre d’un doute le duo Trewavas / Hogarth, sera élu le couple de la soirée. Il faut dire que du côté des trois autres musiciens, le tableau n’est pas aussi coloré. A peine remarquera t-on Steve Rothery sur le coté droit, un comble vu sa carrure ! Ou pire encore, Ian Mosley, que l’on pourra presque classer parmi les abonnés absents : caché derrière sa batterie, à peine aura-t-on aperçu le haut de son crâne. Mais que diable fait-il avec une batterie de cette envergure lorsque l’on ne compte que deux descentes de toms pour la totalité du concert ?! Finalement, Mark Kelly, droit comme un piquet, captera l’attention uniquement grâce à son sweat-shirt strié hypnotique… Heureusement le feeling et la précision d’exécution de ces musiciens rattrapent leur absence visuelle.


Un show sans artifices.

Revenons à la setlist. La tournée Somewhere Else avait déjà été particulièrement épurée en titres rock. Ce soir, le rock a été complètement nettoyé laissant place à un set très lisse et propre. Inutile de chercher, les « An Accidental Man », « Separated Out » et « Between You And Me », qui auraient réveillé en sursaut l’assistance, sont passés à la trappe. Pire encore, un album aussi incontournable qu’Anoraknophobia est totalement absent de la setlist. La moitié de cette dernière a été réservée à la promo du nouveau double album, dont la médiocrité de certains titres aura valu quelques longueurs peu captivantes. Heureusement, le coup est rattrapé par la surprise du jour : un « Invisible Man » magistral, une pièce d’orfèvre à la fois élégante, subtile et imposante. Canne à la main et imperméable sur le dos, H gratifie l’assistance d’un de ces plus grands moments d’acteur. Parmi les belles surprises, citons de même « Neverland » et les deux titres tirés de Brave : « Mad » et « The Great Escape ».


Le très discret Steve Rothery

Le temps du rappel final arrive enfin, mais pour une doublette des plus étranges. Réclamé à tue tête par le public, Hogarth pose au piano les premières notes du classique « Easter ». Visiblement ce morceau n’était pas prévu ou n’a pas été répété car ce sera un véritable fiasco : Hogarth oublie les paroles, Mark Kelly se trompe dans la structure du titre… En sera retenu, au final, un moment de franche rigolade ! Arrive enfin le dernier morceau : « Happiness Is the Road », titre éponyme du tout nouvel album. Voilà un bien étrange choix pour clore un concert. Malgré tout, l’assistance se prête au jeu et chante en ch?ur le refrain – non pas sans être poussé par le maître de cérémonie – jusqu’à la disparition, un par un, des musiciens.

Vous l’aurez compris, ce show aura été une semi-déception. Malgré quelques moments forts, l’ennui a prédominé. Cette sensation n’a certainement pas été aidée par l’absence d’artifices scéniques, pourtant habituels chez ces anglais (pas de ballon géant, ni de veste à miroir…). Il faut aussi admettre qu’il est parfois difficile de se défaire de certains souvenirs…et ce show en a cruellement souffert.


Bilan : bof bof !

Setlist :

Dreamy Street
This Train Is My Life
Nothing Fills The Hole
Woke Up
Beautiful
Fantastic Place
Thunderfly
Out Of This World
Mad
The Great Escape
Real Tears For Sale
Asylum Satellite #1
Invisible Man

Rappel 1 :

Whatever Is Wrong With You
Neverland

Rappel 2 :

Easter
Happiness Is The Road



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