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Live Report   

Marillion offre un cadeau à ses fans


Il y a des années de cela, Marillion jouait à Bercy. Mais les géants connaissent des moments forts et des moments plus calmes. Le groupe fait en tout cas partie de ces groupes restés dans le cœur des fans de musique progressive. Mais en dehors de ce milieu-là, il se fait plus discret. A l’occasion de la sortie de son nouvel album F.E.A.R., il y a un an, leur concert à l’Élysée Montmartre avait marqué les esprits. Suite à ce succès, le groupe s’offre aujourd’hui un Zénith. Impressionnant, même si la célèbre salle parisienne est dans une configuration réduite. Ce soir, le groupe sera seul sur l’affiche pour partager 2H30 de musique.

Fuck Everyone And Run, tel est le nom du dernier né de Marillion. Un album également appelé : F.E.A.R. Et c’est en le jouant en entier que le groupe décide d’ouvrir le concert pour une interprétation extrêmement généreuse. À la limite de la comédie musicale, Marillion nous transporte pendant toute la soirée à travers sa discographie à l’aide d’éléments visuels très forts. L’écran géant derrière eux nous en fait voir de toutes les couleurs, montrant des courts métrages, des animations, des peintures et même John Lennon surveillant la prestation du groupe. Tout cela avec des couleurs très diversifiées sous des yeux qui ne cessent d’être en extase devant tant de bonheur qui sort de la scène.

Artiste : Marillion
Date : 7 octobre 2017
Salle : Zénith de Paris
Ville : Paris [75]

Marillion

Steve Rothery est d’une précision exemplaire avec sa six cordes, concentré comme jamais pour nous offrir le meilleur son possible. De son côté, Pete Trewavas joue de la basse comme un enfant sur un terrain de jeu. Il n’arrive pas à rester en place et bouge régulièrement vers son public et se pose le dos contre son enceinte. Il faut des musiciens extrêmement talentueux pour jouer des chansons si longues et à l’aspect grandiose. Le rock progressif est l’un des styles cherchant le plus la perfection de la performance, et il est sûr que Marillion est l’un des maîtres dans cette recherche. Explosion des sens et grandes envolées lyriques se mêlent parfaitement aux moments de calme avec une guitare acoustique et un piano.

Steve Hogarth est la grande attraction du soir. Plus qu’un chanteur, nous avons devant nous un véritable acteur des morceaux qui transpire d’émotion à chaque instant. Servant comme personne les chansons qu’il interprète, on a du mal à le quitter des yeux. En plus de jouer du tambourin, du piano, de la guitare, de danser et chanter d’une voix unique, ses gestes sont du rarement vu dans de tels concerts. Il s’assoie pour boire et regarder son public, il saute partout, mime ses mots, s’allonge même sur scène pour profiter de la musique jouée par le reste du groupe. Steve à des yeux si expressifs, et une telle tendresse dans le regard, qu’il subjugue l’audience. Il s’habille de différents costumes et s’amuse comme s’il avait cinq ans de nouveau. Une prestation généreuse qui, rien que par son attitude, nous donne envie de revenir voir le groupe sur scène. Marillion, c’est définitivement une proposition live unique dans le monde de la musique.

Marillion

Après un entracte, le groupe revient avec un petit orchestre composé d’un cor, un violoncelle, une flûte et de trois violons. Tout cela afin de gagner en magie et donner une dimension plus grandiloquente aux morceaux du groupe. Le public a maintenant le droit à une setlist best-of. « Afraid Of Sunlight », « The Great Escape », « Man Of A Thousand Faces » : tant de tubes où les fans replongent avec nostalgie dans leur passé. Et même si plusieurs personnes crient les titres qu’ils désirent et que tous les albums ne seront pas mis en avant ce soir, on serait mal avisé de se plaindre de ce qui est proposé. Le rappel se fera en deux temps. Tout d’abord, sans orchestre, « The Invisible Man », « Waiting To Happen » et « Neverland ». Puis, sous les applaudissements chaleureux du public, le groupe revient pour rejouer la cinquième partie de « The Leavers », en compagnie à nouveau de l’orchestre. Une pluie de confettis s’abat alors sur le public pour conclure une soirée qui fut parfaite.

C’est un magnifique cadeau envers ses fans que Marillion a offert dans ce Zénith. Ceux ayant pu assister à ce concert peuvent se considérer chanceux car voir une musique à l’aspect si grandiose pendant plus de 2H est une denrée rare. Une vraie expérience et une excellente manière de découvrir le groupe et se faire ainsi transporter. Un moment finalement indescriptible tant l’émotion était forte pour tous. Des concerts comme ça, on en aimerait tous les jours ! Alors pour ces 2H30 de beauté sans nom : merci encore Marillion.

Marillion

Setlist Marillion :

L’album F.E.A.R. en intégralité :
El Dorado : I. Long-Shadowed Sun
El Dorado : II. The Gold
El Dorado : III. Demolished Lives
El Dorado : IV. F E A R
El Dorado : V. The Grandchildren Of Apes
Living In F E A R
The Leavers : I. Wake Up In Music
The Leavers : II. The Remainers
The Leavers : III. Vapour Trails In The Sky
The Leavers : IV. The Jumble Of Days
The Leavers : V. One Tonight
White Paper
The New Kings : I. Fuck Everyone An Run
The New Kings : II. Russia’s Locked Doors
The New Kings : III. A Scary Sky
The New Kings : IV. Why Is Nothing Ever True?

Avec musiciens classiques :
The Space…
Afraid Of Sunlight
The Great Escape
Easter
Man Of A Thousand Faces
Go!

Rappels :
The Invisible Man
Waiting To Happen
Neverland
The Leavers : V. One Tonight (avec musiciens classiques)

Report et photos : Matthis Van der meulen



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  • chti marillion dit :

    marillion reste un groupe majeur sur scéne (qu’on soit metalleux ou pas);je les ai vu environ 25 fois et à part deux ou trois fois où Hogarth était en panne de voix, il se dégage toujours quelque chose en concert.Maintenant côté albums, ça tourne un peu en rond depuis quelques années.Les quatre derniers sont un peu redondant,ça manque de pèche,rothery s’endort sur quelques accords athmospheriques,le changement de producteur y est sans doute pour beaucoup.Je ne sais pas si on retrouvera un jour des pièces majeurs tels brave ou marbles (periode Hogarth) ou encore plus anciennes misplaced ou clutching(periode fish).Ils ont un peu plus de succès récemment donc ça m’etonnerait qu’on ait du retour en arrière…quoi qu’il en soit si vous ne les avais jamais vu en live,faut pas les rater les grands classiques sont toujours merveilleux de beauté…

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