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Nouvelles Du Front   

Marilyn Manson : de la subversion au divertissement


Marilyn Manson va sortir le 30 avril (le 1er mai pour nos amis américains) Born Villain, sa nouvelle œuvre, et vous pouvez voir ci-contre la pochette de ce disque qui vient d’être révélée (vous trouverez aussi la liste des titres à la fin de l’article) ; et cet album va sans doute tout déchirer… ou pas. Non, sincèrement, avouons-le, le premier single « No Reflection » n’avait vraiment pas un goût de reviens-y ; et même si on ne pourra en juger pleinement que dans 38 jours, tout ce qu’on sait actuellement de cet album ne charrie pas vraiment un parfum d’insoutenable attente. Comme, en fait, tout ce qu’il nous prépare depuis une demi-douzaine d’années.

Effectivement, ce qu’on attend le plus de Manson depuis au moins une paire d’albums (voire plus loin, même si Golden Age… était, au moins, tout à fait sympathique d’un bout à l’autre de son écoute), c’est qu’il ne fasse pas pire que le précédent, surtout en venant épandre ses histoires de cœur (cf. le mièvre « Heart-Shaped Glasses » qui nous en disait plus qu’on n’en voulait entendre au sujet de ses amours lolitophiles avec sa petite amie de l’époque) au lieu d’être la Bête Noire de l’Amérique (ou tout bonnement son sombre reflet) qu’on a été si nombreux à adorer.

Au risque de sombrer dans une stérile nostalgie, on aimerait bien, quand même, retrouver un jour le Manson sulfureux, subversif, provocant, celui qui mimait la sodomie sur scène et que les médias pointaient du doigt comme la lie de la société (même si ça faisait les choux gras de leurs colonnes). On aimerait qu’il arrête de s’enfoncer dans ses penchants arty, presque grotesques (mais pas dans le sens noble du terme) à force de courir après une reconnaissance artistique, à force de vouloir imiter ses influences sans en atteindre le niveau. On aimerait qu’il redevienne notre chose (mais là, on deviendrait affreusement égoïste), notre freak, une idole de foire, et moins une sorte de pop-star (plus au sens de star populaire que de star de la pop music) qu’on croiserait dans les couloirs de NRJ (OK, tout est bon à prendre pour faire de la promo mais ça fait quand même tiquer), la radio pop par excellence. Car même quand on le voit à la télévision allemande chanter « Beautiful People », l’un des grands hymnes de son jeune temps, en compagnie de Rammstein, il suffit de regarder le public guère impressionné, les vigiles qui n’ont aucun mouvement de foule à contenir, pour se dire qu’on n’assiste plus qu’à un simple divertissement inoffensif, à l’opposé de ce qu’étaient censées proclamer les chansons de cette époque.


Le souci, c’est qu’on pourrait vite se sentir idiot à vouloir nous moquer. Certes, l’instant le plus provocant de ce passage télé, c’est probablement Manson qui vient quasiment coller son nez à la caméra, et on voudrait bien dénoncer cette farce mais ce serait, comme dirait l’autre, enfoncer une porte ouverte car récemment en interview Marilyn Manson affirmait : « Les gens attendent de moi que je sois un ‘shock rocker’ mais il n’y a plus rien qu’on puisse faire pour être choquant. Tout ce qu’on peut faire, c’est créer la confusion. Ne dévoilez jamais tout le mystère. Ne laissez jamais les gens définir ce que vous faites. Il ne s’agit pas de faire zig quand vous devriez faire zag. Il ne s’agit pas de faire quelque chose qui soit sans précédent ou imprévisible. Il s’agit juste de ne jamais lâcher un mot ou quoi que ce soit qui fasse partie du processus de transformation. »

En fait, Marilyn Manson n’a jamais cherché à être là où on l’attendait, et on peut lui reconnaître ça : est-ce que dans les années 90 il avait l’air de faire le même metal que tout le monde à ce moment-là ? Dans les années 2000, faisait-il ce qu’on attendait qu’il fasse, à savoir, la même chose que dans les années 90 ? On aimerait tout de même s’attendre à ce que, avec ce premier album de la décennie 2010, il nous surprenne et nous offre mieux, musicalement, que ce qu’il nous avait apporté dans la décennie précédente. Pour changer, là encore.

Ci-dessous la tracklist de l’album Born Villain et l’image que nous trouverons au dos de cet album.

01. Hey Cruel World…
02. No Reflection
03. Pistol Whipped
04. Overneath The Path Of Misery
05. Slo Mo Tion
06. The Gardener
07. The Flowers Of Evil
08. Children Of Cain
09. Disengaged
10. Lay Down Your Goddamn Arms
11. Murders Are Getting Prettier Every Day
12. Born Villain
13. Breaking The Same Old Ground



Laisser un commentaire

  • Slaypknot dit :

    Honnêtement, il faudrait savoir ce que vous voulaient. Pour ma part, je pense qu’il est préférable que Manson  » change  » enfin, évoluent dans un univers plus sentimental et personnel plutôt que d’évoluer et de faire de la merde, tout comme Korn l’a fait récemment …
    Et quand bien même, un artiste ne change pas, vous n’êtes toujours pas satisfait … Manson a traité beaucoup de sujet important et, à force, je pense qu’il est normal de ne plus savoir de quoi parler.Il restera (pour tout métalleux)un pillier du Glam/Goth/Indus/Metal des années 90′. Et, bien sûr, les goûts de tous diffèrent… Mais avant de dire qu’il fait de la merde, écouté la musicalité, le son des grattes, la batterie et surtout, la voix de Marilyn Manson … N’oubliait pas pourquoi nous sommes métalleux, la musique c’est un ensemble de musiciens, et certains, ont tendance à oublier que même si les paroles ne sont pas au rendez-vous, le reste y est tout le temps …

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  • Fatal_Blood dit :

    L’important c’est d’évoluer et Manson n’a fait que ça. Il innove et cela plus que quiconque. Il mélange le glam le goth et l’indus en même temps. Comme il dit provoquer c’est facile au début mais savoir toujours innover c’est dur car on hésite on se cherche et au final on peut se perdre ou bien trouver un super truc qui marche.

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    Outcry13

    Tu connais Ulver ?

    Inextricable

    On dirait que les fans de manson ont tous appris le même discours.

  • Mais où est donc passé Till ?

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  • Je trouve un peu dommage qu’on veuille d’un artiste qu’il « refasse la même chose qu’avant ».
    Déjà car il est artistiquement difficile de satisfaire des fans de la première heure 15 ans après ses débuts, il est en effet normal de passer par des phases de « mou » (pour certains) ou de « changements de cap » (pour d’autres).
    Je vois déjà les critiques les critiques le pointer du doigt en disant que ca fait 15 ans qu’il joue la même chose, et qu’il serait temps qu’il se recycle, si tel était le cas.
    Personnellement,je trouve qu’il a fait de la daube, comme vous l’avez très bien énoncé avec Heart Shaped Glasses, mais tout n’était pas mauvais, loin de là, juste nouveau pour un tel personnage.
    Les évolutions, on aime, on aime pas, mais il faut garder à l’esprit qu’il y en ait ou pas, il y aura toujours des insatisfaits!
    Voyons voir fin avril ce que ca va donner, et laissons lui une chance, même si « no reflection » n’annonce pas grande oeuvre musicale!

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  • Euh, pour le public, il est passé entre, grosso modo, lana del rey et katy perry. Faut pas s’attendre à une admiration totale, non plus…

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  • Pour ce qui est du clip, il est dur de pogoter avec son appareil photo dans les mains, et surtout que le public doit être digne de Yannick Noah 😀

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    vincent

    c vrai ke le public de la cérémonie était minable comme si c’été les témoins de géovas

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