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Ce qu'ils en pensent    Interview   

Mat Bastard (ex-Skip The Use) : « Les metalleux sont beaucoup plus tolérants qu’on ne le croit »


A l’occasion de la sortie de son premier album solo prévue pour le printemps, on s’est dit que le contexte était idéal pour parler metal et musique au sens large avec Mat Bastard. Car le chanteur devenu célèbre avec Skip The Use, groupe qui a cessé ses activités fin 2016, est un grand fan du genre et n’a pas sa langue dans sa poche lorsqu’il s’agit d’évoquer ce style qui lui est cher.

Un genre musical que l’on retrouve d’ailleurs sur certains passages de ce nouvel album. « C’est difficile d’évoquer tout ça avec des mots tant il y a différentes influences » nous expliquera l’artiste au cours de cet entretien où il nous fera écouter sur son portable des extraits de chansons de ce premier essai qui, c’est vrai, propose aussi bien des plages pop – comme le prouve son premier single More Than Friends – , funky, rock dur voire même metal prog’ (si si croyez-nous sur parole !).

Véritable bête de scène et personnage désormais incontournable du paysage rock français, Mat Bastard donne ci-dessous son point de vue sur Gojira, un groupe dont il est éperdument amoureux, et partage également sa vision de Pantera, Iron Maiden et beaucoup d’autres groupes. Cet entretien évoquant de nombreux sujets différents, et détaillant plus spécifiquement le rapport particulier qu’entretient Mat Bastard au style, il nous a paru plus pertinent de faire partager son discours au discours direct à la manière d’une tribune.

« Gojira apporte beaucoup à la musique. C’est devenu un groupe de musique, ce n’est plus un groupe de metal. Ils ont apporté leur pierre à la musique dans le monde, ce sont les meilleurs. »

« Il y a un groupe dont je suis ultra fan et très proche, c’est Gojira. Gojira est directement le groupe qui me vient à l’esprit quand on parle de metal. Pour moi c’est la famille*. Mario (Duplantier, batterie) et Jo (Duplantier, chant/guitare), c’est eux qui m’ont (r)amené au metal. Quand j’étais plus jeune, j’étais ultra fan de death et de black. J’écoutais à fond Cannibal Corpse, Marduk, Nailbomb, Sepultura… Pantera ? Ah non je n’ai jamais pu saquer ce groupe ! Tu sais, c’est compliqué d’aimer un groupe de redneck texan, en fait ce qui m’a énervé c’est qu’à l’époque tout le monde les adorait, les encensait, en se foutant du message qu’ils envoyaient derrière qui était tout sauf du metal. Ce n’est pas parce que tu fais de super chansons, avec de super riffs… Pour moi le metal est un style fédérateur. Dans des groupes récents, je retrouve plus ce côté rassembleur chez des Mastodon, Lamb Of God ou Trivium par exemple.

Sur ma trajectoire personnelle, je viens vraiment du hardcore (Madball, Sick Of It All, Biohazard…) et après il y a eu la vague metal hardcore (avec Hatebreed, Terror etc.) dans laquelle je me suis moins retrouvé. En fait, il faut comprendre que moi j’ai commencé par le death avant de venir au punk rock et plus tard au hardcore. Quand ce dernier est devenu metal ça m’a moins plu et ensuite c’est vraiment dans l’électronique que j’ai trouvé cette culture irrévérencieuse, sans règles, dans les free party etc. Il y avait trop de codes, il fallait un peu trop être comme ci, comme ça. C’est Gojira qui m’a « réconcilié » avec le metal mais en même temps je trouve que c’est réducteur de dire qu’ils font du metal car leur musique est incroyable. Je les ai découverts il y a six ou sept ans. J’ai écouté leur musique avant de les rencontrer et ça m’a pris. Ils m’ont pris en live. Les textes, l’état d’esprit, l’évolution avec le dernier album : je trouve ça exceptionnel et tout ce qui arrive au groupe est mérité. Ils apportent beaucoup à la musique. C’est devenu un groupe de musique, ce n’est plus un groupe de metal. Ils ont apporté leur pierre à la musique dans le monde, ce sont les meilleurs. Quand tu as Metallica qui dit que ce sont des groupes comme Gojira qui les inspirent et qui donnent envie de revenir en studio, c’est Metallica quoi ! C’est ouf !

Gojira a pas toujours eu les cheveux longs, pas de tatouages. Ils font des textes sur l’environnement, pas sur les meufs à poil et la bière ou sur le Diable. Ils sont sortis du code, ont transcendé ça pour être dans la vraie vibe metal. Car le metal c’est un vrai état d’esprit et ils ont écrit sur ça plutôt que d’écrire sur un cliché. Et ça change tout, ils ne sont pas dans le cliché. C’est beaucoup plus efficace, plus réfléchi. Le son est travaillé à la main, leurs disques sont une souffrance, ils y laissent beaucoup. J’ai vu Jo juste avant le mix de Magma il se met dans des états… et les autres membres du groupe aussi. Ce sont de belles personnes et c’est un bon groupe. Il y a clairement un côté transe, ils ont des morceaux ouf comme « Global Warning » ou « Magma », très progressifs. C’est vraiment une œuvre.

« Le metal c’est : tout le monde est invité, viens comme tu es. Qui que tu sois et d’où que tu viennes, ça n’a pas d’importance. »

Aujourd’hui j’écoute de tout mais mon style de prédilection reste le punk hardcore. Tous les jours c‘est NOFX, Rancid, Sick Of It All. Beaucoup de techno aussi. Avec le punk, j’ai toujours été très attentif aux paroles car dans le punk c’est un peu comme dans les festivals metal : au bout d’un moment tout le monde a les mêmes amplis, les mêmes guitares, le même tempo et tu peux t’y perdre. Tu vas boire une bière et tu crois que c’est toujours le même groupe alors qu’il y en a eu trois ! Donc oui, les textes, les discours j’y suis encore sensible aujourd’hui. L’énergie est un truc qui me plaît et la liberté c’est ce qui me plait avant tout dans l’électronique. Jackson and His Computerband, Justice… Ce genre de groupes.

Après j’aime tellement de choses. Noir Désir par exemple, j’ai commencé à écouter au collège, à l’époque de Tostaky. Pour moi c’était avant tout de la fureur. Et ça a été mon premier contact avec les textes en français. Je me suis dis « putain on peut faire des trucs avec les textes en français ». Et c’est marrant car de Noir Désir j’en suis venu à écouter du Brel tu vois… C’est grâce à Noir Désir que j’en suis venu à approfondir plein d’artistes. Moi je venais du death, d’une culture anglo-saxonne, et ils m’ont pris et j’ai fait « putain je vais aller écouter d’autres trucs ! ». Alors j’ai pas tout aimé de ce que j’ai écouté mais j’ai eu envie d’aller plus loin. Toute ma carrière d’artiste sur scène se résume à la phrase « soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien ». TOUT. C’est mon concept quoi. Donc oui ça résonne encore. Je trouve ça tellement ouf, tellement puissant. Tu vois, c’est ultra punk quoi. C’est ce que peut dire un Leftöver Crack, les gens ambitieux sont des gens narcissiques qui ne sont pas tournés vers les autres. Donc n’ayons aucune ambition. C’est ultra punk crust. Mais finalement c’est en ayant l’air de rien qu’on est vraiment soi-même, et c’est là où on est véritablement intéressant. Donc c’est Nirvana derrière. « Come As You Are », ça m’a vraiment touché. Le peu que je connais de Bashung, c’est ça aussi. Cette capacité de jouer sur les mots. Noir Désir, au même titre que bon nombre d’autres groupes, fait partie des artistes qui m’ont donné envie. Après ce sont des choses qui s’apprennent, écrire comme Bertrand Cantat c’est un job quoi… Mais une chanson comme « Etre heureux » a été inspirée par des titres comme « Le Vent Nous Portera » ou « Un Jour En France ».

J’ai toujours été sombre dans la musique mais je suis un fan inconditionnel de Maiden. Car pour moi c’est la quintessence de la non-prise de tête, le non-sérieux, c’est très rassembleur comme musique. C’est une musique tournée vers les ouvriers anglais. Là-bas en Angleterre ce sont des demi-dieux car Iron Maiden a mis en avant une classe sociale qui n’était jamais mise en avant. Le metal c’est un peu ça : tout le monde est invité, viens comme tu es. Qui que tu sois et d’où que tu viennes, ça n’a pas d’importance. Et tu te réunis autour d’un concept, comme au Hellfest, un festival que je n’ai jamais fait malheureusement car je suis constamment en tournée. Si Skip The Use aurait eu sa place au Hellfest ? Je ne sais pas. Par contre je pense que les metalleux sont beaucoup plus tolérants qu’on ne le croit, qu’on ne l’imagine, peut-être beaucoup plus que les punks (rires) ! Je pense qu’on aurait pu y jouer et que ça se serait bien passé car NOFX, par exemple, a fait de nombreuses fois le Hellfest. De toute façon quand t’as Gojira et après Alice Cooper ou Europe ça veut bien dire qu’il y a une grande ouverture d’esprit.

« Je suis allé voir Immortal une fois et on m’a rendu ma place. Le promoteur m’a vu dans la file et il m’a dit ‘ne rentre pas’. C’était en Belgique et il m’a dit ‘je suis désolé mais vas-y pas, il y a des croix gammées, y’a des machins, y’a de la suprématie blanche' »

Le problème c’est l’extrémisme. Moi je n’aime pas appartenir à un truc parce que ça voudrait dire que je suis dépendant de la loyauté de tous par rapport au concept, et je ne peux pas mettre entre les mains de quelqu’un que je ne connais pas… Tu vois j’ai été straight edge pendant douze ans et j’étais allé voir des groupes comme Poison The Well et Arkangel, et si t’avais un blouson en cuir ou que t’allumais des clopes etc. tu sentais que les mecs avaient envie de te mettre sur la gueule. Alors je me suis dis « j’ai pas envie de faire partie de ce truc là mais en même temps Ian MacKaye ça restera une de mes idoles à vie donc j’ai gardé le concept pour moi, je fume des clopes et je bois toujours pas d’alcool et j’essaye de limiter la viande. Ma meuf est végétarienne. Après y’a des concepts et des idées que j’aime beaucoup sans pour autant dire « bah voilà je suis straight edge » parce que y’a trop de trous du cul dedans, c’est comme dans le punk, c’est comme n’importe où en fait… Comme dans un parti politique quoi, tu as toujours des ayatollahs extrémistes. Et le black metal, pfff, tout à l’heure je te parlais de Marduk, Burzum etc. tous ces groupes là il faut s’en éloigner, il faut combattre ça.

Je suis allé voir Immortal une fois et on m’a rendu ma place. Le promoteur m’a vu dans la file et il m’a dit « ne rentre pas ». C’était en Belgique et il m’a dit « je suis désolé mais vas-y pas, il y a des croix gammées, y’a des machins, y’a de la suprématie blanche » et c’est dur. Donc aujourd’hui dire « je suis fan de black metal », c’est aussi avoir conscience de ça. C’est ça qui m’a énervé, par exemple tu me parlais de Pantera, ça m’a énervé… Moi j’ai deux petites filles, leur mère est fan de Pantera et sur une tournée avec Gojira ils sont allés dans le dancing de Dimebag Darrell et elle me dit « ouais tu te dis que si tu viens avec tes filles là-bas, tu sens que ça va pas être cool ». Et on peut pas dire « oh bah c’est pas grave quand j’écoute l’album je m’en fous », bah non. C’est hyper chaud car c’est pas du tout ça le metal. Car à la base c’est ouvert à tous, et c’est l’extrémisme qui tue la musique. Donc c’est pour ça que je dis pas que je suis fan de metal, je dis que je suis fan de bonne musique et si elle est metal dans le style et si les mecs sont cools bah ça me va. J’ai aucun souci. Regarde Ghost, le chanteur avant faisait de la variété et on s’en fout ! Ca a été un des plus gros succès l’année dernière et voilà. Quand je parlais de tolérance du metal, c’est ça. Le mec est assez intelligent pour savoir d’où il vient, donc il ne joue pas au trve metalleux, mais en même temps sa démarche est différente. Moi sur le plan de la musique j’ai vraiment eu du mal à me mettre dedans, les chansons me plaisaient mais en live ça ne me plaisait pas du tout. Je trouvais ça pas assez énergique. En vrai quand j’ai vu Ghost sur scène, je voyais le concept dans lequel ils partaient mais pour moi ils n’avaient pas du tout la technicité, le savoir-faire et l’intelligence d’un Gojira par exemple. Avec Jo et Mario on n’est pas loin du génie. Gojira va encore continuer, va encore aller plus loin.

Mon nouvel album ? Ben tu vois… C’est très dur comme ça d’expliquer avec des mots ce qu’il y a dessus. (il nous fait écouter des extraits). Pour moi le metal est avant tout une musique où ça envoie une vibe et j’avais vraiment envie d’avoir une vibe un peu prog’ sur mon album. Pour moi le metal est limite une musique d’image et ce sont des ambiances à la Noir Désir que tu as sur ce disque car c’est typiquement le genre de choses que je ne pouvais pas faire si je n’étais pas en solo. J’avais l’intention de me lancer là-dedans, les autres du groupe le savaient. On ne s’est plus bien entendus sur ce qu’on voulait faire, eux voulaient vraiment faire quelque chose avec quelqu’un d’autre que moi. Voilà c’est tout, ça s’est présenté comme ça. Et finalement c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Moi je l’ai vu artistiquement quand j’ai commencé à faire des chansons, je me suis dis qu’il y avait des moyens d’expression qui me parlaient, des choses que je n’avais pas pu faire avant, ou des mix. J’ai produit le disque entièrement et il y a des passages que je n’aurais pas pu faire en groupe. Notamment des chansons que j’avais commencé à faire avec le groupe et eux étaient là « qu’est-ce qu’on peut faire avec ça tu vois ? » parce que c’est des ambiances toujours dans le côté dark que moi j’aime, le riff. Il y a des choses propres aux années 90. Des trucs avec une énergie pure et de l’harmonie dedans, et toujours le riff au cœur de la compo. A contrario tu as des choses beaucoup plus pop, car j’aime la musique populaire, rassembler.

Dans un concert tu auras de tout, des choses proches de l’urbain, du rock’n’roll et c’est marrant car il y a aussi des choses genre post-rock ou post-hardcore. Du coup pour le live on peut vraiment raconter une histoire au public, faire danser tout un public, le toucher en émotion, aller dans la full énergie, le punk, le metal prog, du coup tu te fais vraiment pas chier. Il s’agit de toutes les choses que j’ai pu écouter dans ma vie au cours de ces trente-sept ans, que j’ai emmagasinées. Même des choses urbaines. Tu vois je vis en Californie (Malibu) et c’était génial, d’autant plus qu’à la base le hip-hop c’est pas du tout ma culture, car j’ai bossé dans le studio de Dr. Dre et ça donne des choses marrantes. Car par exemple ce que tu entends actuellement est une rappeuse allemande et c’est marrant car ma fille est en classe avec la fille du guitariste de Nine Inch Nails et ça m’a donné l’idée de mélanger metal/electro/indus sur cette chanson pour finir dans l’électro pur. Je ne sais pas si elle sera sur l’album mais bon tu vois quoi, on va loin… Y’a loin d’avoir que du single radio sur cet album, il y a aussi du concept pur et c’est ça que je kiffe. Ce mélange là. Je pense que mon public va être surpris. Là j’ai certains retours sur le premier single qui disent « Oh y’a pas de rock », ils s’attendent pas du tout à écouter ce que je viens de te faire écouter mais en même temps ça va plus loin que le rock.

* La compagne de Mat a été la tour-manageuse de Gojira pendant plus de dix ans.

Interview réalisée en face à face le 27 janvier 2017 par Amaury Blanc.
Retranscription : Amaury Blanc.
Photos : Mathieu Zazzo.

Page Facebook officielle de Mat Bastard : Matbastardofficiel



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  • Il serait pas fan de Metalliquoi Mat Bastard ?

    « Le métal c 1 grand famiye, le blak maytal c pa bi1 »

    Le Hellfest, son festival metal de référence.

    Et puis associer Immortal a de l’extrémisme x) Ouais, cette histoire je veux bien, qu’il y’ait malheureusement eu de gros fachos à un concert d’Immortal en Belgique (faut-il que ces nazis n’aient rien compris au délire) d’accord mais bon, Immortal nazi, la blague.

    Et présenter Gojira comme quasi le seul groupe qui sorte du « cliché » de la bière et du diable et cracher sur Burzum derrière. Jean-Pierre j’y connais rien, quoi.

    Félicitations à Radio Metal de s’en tenir à sa ligne éditoriale, en tout cas. Changez-pas, c’est pour ça qu’on vous aime 🙂

    [Reply]

  • TRUE METALHEAD dit :

    C’est quoi cette idiotie : « Gojira est devenu un groupe de musique, ce n’est plus un groupe de metal. » ? C’est n’importe quoi !

    Et puis quand il dit que « Le metal c’est : tout le monde est invité, viens comme tu es. Qui que tu sois et d’où que tu viennes, ça n’a pas d’importance. » ? Alors ça veut dire que les concerts ne sont plus réservés aux métalleux et qu’il y a aussi des connards de rappeurs et de pédés de tecktonik qui y viennent ?

    Et le « Pour moi le metal est avant tout une musique. » ? Détrompes-toi tout de suite, mon gars, car c’est beaucoup plus qu’une simple musique !

    Et pour finir : « Et le black metal, pfff, tout à l’heure je te parlais de Marduk, Burzum etc. tous ces groupes là il faut s’en éloigner, il faut combattre ça. » ? Et bien va te faire foutre !

    [Reply]

  • Thrashmaniac dit :

    Encore un type qui cherche à ce faire victimiser pour qu’on s’intéresse à lui et ce faire un peu de pub… tout simplement…

    [Reply]

    Amaury Blanc

    Ton commentaire est frappé au coin du bon sens… surtout quand on sait que c’est nous-mêmes qui l’avons sollicité pour une interview ! ^^

    Thrashmaniac

    Ce n’est pas là où je voulais en venir. Mais sa me soûle de voir qu’il n’est pas capable de passer la moitié d’une interview sans faire de stigmatisation sur les metalleux en insinuant qu’on prône la « suprematie blanche », qu’on est des nazi et donc du coup le pauvre petit c’est limite si il risque sa vie à chaque fois qu’il vas à un concert de metal… Tout ça histoire de nous faire culpabiliser, qu’on le prenne en pitié et qu’on fasse parler de lui…

    Tout comme Lady Gaga, ce genre de personnes ont le cul entre deux chaises dans le monde musicales pour ratisser large dans le public et vendre plus… Simple technique commerciale…

    Pat

    je ne vois pas ce que ça change de l’ avoir solliciter ou pas pour cette interview . tu ne connais pas ses réponses avant d’avoir poser tes questions , j’imagine .
    « c’est l’extrémisme qui tue la musique » . De quoi il parle? L’ extrémisme le plus dangereux aujourd’hui ne se situe pas du tout dans l’univers musical ni dans les concerts de Black Metal . Je n’ai pas vu de de fan d’ Abbath , tuer des gens dans la rue à l’ AK 47 , décapiter un pauvre homme devant une caméra , exécuter un prisonnier en le faisant passer sous la chenille d’un char d’assault encore vivant toujours devant une caméra ou brûler vif des prisonniers enfermés dans une cage grillagée pour que toute la population locale puisse admirer le spectacle . Tu te trompes de cible , gars .
    non , clairement , ce communautarisme à peine déguisé dans ce discours j’me-la-raconte m’emmerde.
    sans moi .

  • Il ne dit rien de mal sur Immortal, le groupe ou la musique, il dit que l’endroit est peuplé de fachos. Tout à fait plausible, surtout en Belgique. A défaut de savoir écrire sans faire de fautes, il faudrait savoir lire. Ce type est cultivé et a ses idées. On est d’accord ou pas. Mais faisons un peu preuve de tolérance, lui qui vante cette qualité chez les amoureux du métal. 😉

    [Reply]

    toussa

    Là il associe immortal directement aux groupes cités précédemment, il en fait presque un exemple. Si ce n’était pas son intention, il n’est pas clair.

    Et qu’il ne fasse pas l’amalgame entre un groupe/un genre et son public.

    « Donc aujourd’hui dire « je suis fan de black metal », c’est aussi avoir conscience de ça. » ça = ce qu’il a dis précédemment.

    Un fan de black est un fan de musique black. Il ne faut pas faire de culpabilité par association. Un public ne représente pas un groupe, quelques fachos dans un public ne fait pas un public de fachos.

    Je te rappelles que ce qu’il écrit qu’il faut combattre les groupes comme marduk burzum etc. Je répète : en plus de dissocier l’oeuvre de l’artiste, tu peux apprécier une oeuvre sans être d’accord avec le message véhiculé, et ça c’est de la tolérance aussi je pense. Donc clairement je ne suis d’accord avec sa vision des choses, quand bien même il nous trouve tolérant et ouvert d’esprit. Mais ça vas au delà du désaccord, il faut pas dire n’importe quoi, ou être clair alors.

    Pat

    on peut être « cultivé » et être à coté de la plaque . Ce n’est pas ce type qui reprend « I was made for loving you » de Kiss à la sauce varièt’ dans un clip sponsorisé par Carrefour pour l’ Euro 2016 qui va me dire que ce que j’écoute est mal ou pas .
    Le politiquement correct s’insinue vraiment partout , y compris d

    Pat

    ^^^mauvaise manip , je continue:
    … y comrpis dans notre domaine musical favori. Qui est le plus dangereux pour le peuple ? Burzum qui s’adresse à une minorité d’ initiés ou maitre gims (qui est , je le répète , l’unité de mesure de ma médiocrité en terme de musique) diffusé de manière quasi-industrielle sur les ondes et sur les chaines musicales de la tnt ?
    Je déteste plus que tout les moralisateurs de tout poil.
    je vous laisse je vais écouter « The Voice of Steel » , le dernier album de Nokturnal Mortum , un bijou .

  • je connais pas çe mec, mais :

    « Comme dans un parti politique quoi, tu as toujours des ayatollahs extrémistes. Et le black metal, pfff, tout à l’heure je te parlais de Marduk, Burzum etc. tous ces groupes là il faut s’en éloigner, il faut combattre ça.  »

    Burzum … varg à tout de même reussit à séparer ses idées très discutables et discutés de son oeuvre. Sa musique n’as rien avoir avec des idées à l a con !

    Ensuite :

    « Je suis allé voir Immortal une fois et on m’a rendu ma place. Le promoteur m’a vu dans la file et il m’a dit « ne rentre pas ». C’était en Belgique et il m’a dit « je suis désolé mais vas-y pas, il y a des croix gammées, y’a des machins, y’a de la suprématie blanche » et c’est dur. Donc aujourd’hui dire « je suis fan de black metal », c’est aussi avoir conscience de ça »

    Non mais il craque là où quoi ? Il parle bien d’immortal ? Ce groupe que ne fait que parler d’hiver et de blashyrk dans leurs musiques ? Non mais ces gars là n’ont rien avoir avec quoi que ce soit de raciste. Immortal, c’est un groupe serieux qui ne se prend pas au serieux. Il à du confondre avec burzum, marduk gorgoroth ou j’en sais rien, mais immortal, là j’y crois pas.

    Il faut différencier artiste et public (depuis quand on aime ou on aime pas une musique pour les idées véhiculées ou pour les idées des artistes !? c’est la musique qu’on aime avant tout !), et différencier l’artiste de l’oeuvre (comme avec burzum). Et puis on peut reconnaitre aimer une chose sans approuver l’idée derrière. Il faut faire la part des choses !

    [Reply]

    toussa

    désolé pour les fautes, je me suis pas relus :/

  • C’est triste de lire ça. Le mec connait clairement le sujet mais véhicule tout les clichés (meuf à poil, alcool, satanisme, croix gammés, … ) en même temps.

    [Reply]

    Pat

    même remarque . la déclaration « Gojira est un groupe de musique , ce n’est plus un groupe de Metal  » !!!! sans déconner . je comprends très bien ce qu’il veut dire mais la formule est plus que maladroite .

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