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Interview   

Maxeen ou l’art de la lucidité


Ici on a toujours pensé que les artistes qui débutaient pouvaient avoir de meilleures compos que certains qui existent depuis belle lurette et qui ont une forte notoriété. En termes journalistiques, dans notre activité quotidienne, ça ne s’est pas beaucoup traduit par le passé. Tout simplement parce qu’un artiste qui démarre a normalement moins de choses à dire qu’un artiste qui a plus d’expérience derrière lui. Mais cette analyse est une vraie généralité, nous le savons très bien. Et c’est ce que nous prouve encore une fois la récente interview de Wedingoth à l’instar de celle de Maxeen BLISS. Maxeen BLISS c’est du rock pêchu qui va sortir son premier album, Pornomusical Dolls, dans quelques semaines.

Maxeen BLISS est un artiste partenaire de qualité, un de plus, que nous souhaitons impérativement vous faire découvrir. Et quand on a un discours aussi intéressant et lucide que Maxeen, la chanteuse, lire cet entretien ne devient pas un conseil… mais un ordre. Alors dépêche-toi lecteur ou sinon tu passeras une journée enfermé dans le studio avec Metalo !


Radio Metal : Bonjour. Peux-tu présenter le groupe Maxeen BLISS pour nos fidèles lecteurs ?

Maxeen (chant)
: Maxeen BLISS est un groupe de filles soumises au QI de murènes. Nous sommes toutes originaires de Salopritcha en ex-Yougoslavie. Les musiciennes se sont faites opérées en arrivant en France parce qu’elles étaient persuadées qu’il fallait des poils pour faire du rock. Moi, même si c’est toujours un peu galère d’être une fille dans le milieu du riff qui tue, j’ai décidé de garder mes attributs féminins : les seins sont toujours très vendeurs de nos jours et les miens sont très beaux !

Nous vivons en communauté et nous partageons tout. Oui. TOUT. Nous cherchons actuellement des conjoints très riches pour nous entretenir. Notre passe-temps favori est de nous suçoter les orteils : nous sommes très souples. Nous vouons un culte païen à Pierre Desproges et nous étudions toute proposition sérieuse de résurrection. Nous détestons le repassage et les choux de Bruxelles et surtout repasser en mangeant des choux de Bruxelles. Nous n’aimons pas le sexisme, la misogynie et la misandrie. Nous sommes partants pour la cotation en bourse de la connerie : la bourse serait enfin un truc utile puisqu’elle permettrait aux gens intelligents de s’enrichir sur le dos des cons et non l’inverse et, par là-même, trouverait enfin une utilité concrète à la bêtise. Nous détestons les religions, les religieux et les religieuses, sauf au chocolat, et nous sommes pour l’avortement chez les stars sauf en ce qui concerne, entre autrse, Clint Eastwood et Frank Zappa (on a bien congelé le sperme de ce génie, hein ? Non ? Quel malheur !). Ces derniers ont eu la décence de nous faire une descendance talentueuse pour laquelle ils n’ont par conséquent pas ressenti le besoin saugrenu d’en faire tout un fromage…

Nos orgies d’après concert seront bientôt légendaires et ne croyez surtout pas ceux qui vous disent que nous sommes des gens normaux, aimables, avec des goûts simples, des gamins sympathiques doués d’empathie, dont le rêve ultime serait d’être sur scène tous les jours de leur vie, de joyeux chahuteurs fous de rock avides de mélanges musicaux en tout genre et prêts à se défoncer dès que les instruments sont branchés. Ceci est faux et, de toute façon, personne ne voudrait aduler une telle propension à la normalité…

Vous êtes une toute jeune formation qui va sortir Pornomusical Dolls, son premier album, dans les prochaines semaines. La date de sortie est-elle fixée ?

Non, pas encore. Ça devrait être courant novembre. Le mixage est fini et nous sommes en quête d’une boîte de mastering. Les choses devraient se débloquer ces jours-ci…

Maxeen BLISS navigue entre metal, rock et power pop. Pensez-vous parvenir à réunir ces différentes chapelles musicales, pourtant différentes, en même temps ?

Oui. En fait, je ne me pose pas vraiment cette question. Tout peut cohabiter. Dans nos morceaux, il y a le rock en ligne directrice et puis il y a tout le reste : pop, jazz, blues, musique dite « classique », musique ethnique… Les genres musicaux ne sont pas étanches, les rendre tels relève d’une règle arbitraire. Dernièrement, un grand pianiste a eu une excellente réponse à la question d’un journaliste… Herbie Hancock a sorti The Imagine Project qu’il a enregistré un peu partout dans le monde avec des musiciens très différents. Un vrai mélange des genres. Il s’est joué de tout, faisant venir des chanteurs très éloignés du jazz, faisant se côtoyer des musiciens irlandais et des musiciens indiens, le tout sur des reprises de morceaux pop ! Un vrai pavé dans la marre du jazz… Le journaliste lui demande, quelque peu perplexe : « Ce n’est pas du jazz cet album ? Vous le définiriez comment ? Dans quel genre musical le classeriez-vous ? » Herbie a tout simplement répondu avec un grand sourire qu’il fallait le ranger dans le genre « musique »… C’est fou qu’à l’heure où nous connaissons tant de façons différentes de s’exprimer en musique, il nous faille encore nous rassurer avec des étiquettes. Les retirer serait prendre le risque de découvrir autre chose que ce à quoi on est habitué et qui nous rassure, les retirer c’est risquer de découvrir que tout ce joyeux monde peut cohabiter… C’est le pied total, la liberté, alors il faut absolument s’en préserver… !

Le nom et la pochette de Pornomusical Dolls sont assez évocateurs. Votre disque est-il simplement une critique du music business ou on doit aller chercher un peu plus loin pour en comprendre réellement le sens ?

En effet, ce n’est pas que ça. Les gens avalent n’importe quoi si on leur dit que c’est ce qui est bon. Le morceau « Pornomusical Dolls » décrit cela. Le music business est tel qu’il est aujourd’hui parce que les consommateurs (j’adore ce terme, il dit tout !) le laissent faire et l’encouragent. Le morceau se termine sur cette phrase : « I am music’s cancer, but you pay so I don’t care ! » L’argent menant le monde, tant que les gens accepteront de payer pour des choses sans aucun goût, sans âme, faites à la chaîne selon un système de mode bien rodé, rien ne changera. L’album tout entier n’est pas dédié au music business, mais à tout ce qui, en ce bas monde régit nos vies de manière arbitraire et à nous tous qui laissons faire… Tous ces mots en « isme » qui, personnellement me pourrissent la vie : sexisme, machisme, racisme, intégrisme, etc, etc. La religion dans tous ses états y est en première ligne ! Entendons-nous, la foi n’y est absolument pas égratignée, mais les dogmes, les règles élevées au rang de vérités absolues, toute cette aliénation du rêve et du cœur qu’est l’institution religieuse, toutes ces horreurs que l’humain se permet d’accomplir au nom d’un dieu, le fait qu’elle entretienne les femmes dans une situation d’infériorité depuis des siècles, tout cela est quelque peu… malmené.

Plus précisément, pensez-vous que le mélange sexe/argent/musique soit aussi présent dans le rock que dans les styles à la mode comme le rap et le rn’b. Peut-on tenter des comparaisons et si oui lesquelles ?

On ne peut pas faire des généralités, les généralités sont bonnes pour empêcher toute réflexion, mais il faut être réaliste, la sainte trinité de la musique reste celle-ci : gloire, pouvoir et argent. Il faudrait être naïf pour croire qu’un style musical puisse y échapper… Les signes extérieurs de richesse sont à la mode aussi bien dans le rock que dans le rap ou le rn’b ou même la musique classique, ils ne prennent pas exactement la même forme c’est tout. Mais… « Sex, drugs and rock n’roll », ça ne date pas d’hier, on a juste oublié « money » dedans… Alors oui, les clips de rap et de rn’b nous montrent souvent des mecs avec de grosses voitures, de grosses bagouzes en or, de grosses villas et des filles à moitié nues et offertes. Je trouve ces clips à vomir, mais au moins, ils annoncent la couleur ! Ces gens ne se rendent même pas compte qu’au lieu de s’affranchir, ils deviennent de jolis outils pour les marionnettistes qui se font du fric sur leur dos… Dans le milieu du rock, c’est moins ostentatoire, mais bien présent tout de même. Les femmes n’y sont pas forcément mieux traitées dans la réalité, l’argent y coule à flots et on s’y achète aussi de grosses bagnoles et de grosses villas tout en dénonçant un monde d’inégalités, un monde où des gens crèvent encore de faim… C’est humain, c’est toute l’ambiguïté de l’humain. Si Maxeen BLISS devient un groupe en vue, nous ne refuserons pas la gloire et nous ne refuserons pas l’argent et nous continuerons à décortiquer les mécanismes de tout ce qui fait qu’à ce jour l’humain a fait des progrès techniques immenses mais que sa nature profonde, elle, n’a guère évolué depuis l’âge de pierre…


« Si Maxeen BLISS devient un groupe en vue, nous ne refuserons pas la gloire et nous ne refuserons pas l’argent et nous continuerons à décortiquer les mécanismes de tout ce qui fait qu’à ce jour l’humain a fait des progrès techniques immenses mais que sa nature profonde, elle, n’a guère évoluée depuis l’âge de pierre… »

Tu es la chanteuse du groupe et sa principale compositrice. Comment as-tu connu tes collègues et quel est ton parcours musical ?

Mes collègues ou plutôt mes potes, mes amis, j’ai mis un sacré bout de temps à les trouver. Je voulais un groupe soudé, où la discussion est de mise. Un groupe, ce n’est pas une tâche aisée, c’est un couple à la puissance X, X étant le nombre de membres du groupe, en l’occurrence cinq en ce qui nous concerne. S’il n’y a pas de communication, de respect et de confiance, ça explose. J’ai donc mis du temps pour choisir des gens qui sont non seulement d’excellents musiciens doués d’une grande écoute, mais aussi des gens avec lesquels le courant passe, des gens curieux, prêts à s’investir et à communiquer entre eux. On a nos coups de gueule, mais ils sont constructifs, alors…

La formation telle qu’elle existe aujourd’hui est toute jeune. Julian, le batteur, est là depuis un peu plus deux ans, Dom, le bassiste, depuis deux ans environ et Fred et Dav, les deux guitaristes, ne sont là que depuis novembre 2009. Il y a eu d’autres musiciens avant eux mais ça n’a pas collé. Jusqu’au mois de septembre 2009, nous étions quatre, nous n’avions qu’un seul guitariste qui a soudainement tout arrêté alors que nous venions de finir les enregistrements, que le mixage était bien avancé et que nous cherchions un guitariste soliste pour attaquer la scène à ses côtés… Il a fallu trouver deux guitaristes et tout reprendre. Ça a été un coup dur sur le moment, tant dans l’avancement du projet qu’humainement. Mais ça aura été un mal pour un bien parce que la rencontre avec Dav et Fred est un sacré coup de chance et que tout s’est accéléré depuis leur arrivée.

Mon parcours musical explique assez bien à lui seul ce mélange des styles dont nous parlions un peu plus tôt. J’ai commencé au jardin musical à 3 ans, j’ai attaqué le piano à 5 ans et je chante depuis que je sais parler… J’ai cassé les oreilles de mes parents dès ma plus tendre enfance ! Pour ce qui est du chant, j’ai commencé par le blues et le jazz ; je m’enfermais des heures dans ma chambre avec mon tourne-disque à essayer de reproduire ce que faisaient Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan ou Billie Holiday qui reste à ce jour une de mes chanteuses préférées parce qu’elle résonne au plus profond de mon âme et de ma sensibilité. J’ai découvert Hector Berlioz à l’âge de 11 ans et il ne me quitte plus depuis ; j’ai même fait ma Maîtrise et mon DEA de musicologie sur son opéra Benvenuto Cellini… A l’âge de13 ans, j’ai vécu ma propre révolution : A la maison, on écoutait Wagner, Chopin, Brel ou Brassens. Je ne vous raconte pas le choc lorsque j’ai découvert Frank Zappa, Queen et Nina Hagen chez des amis de mes parents ! De là a découlé une boulimie de rock, de tous les styles de rock, de toutes les époques du rock ! A l’adolescence, je faisais partie d’un big band de jazz et de plusieurs groupes de rock et de punk et j’écrivais mes premières compos…. L’opéra m’est tombé dessus vers 18 ans. J’ai commencé dans une petite école de musique du Val D’Oise tout en faisant des études de musicologie à la Sorbonne. Et puis j’ai tenté le concours d’entrée de la classe de chant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et j’ai été reçue. Quid de la Sorbonne ! Je ne voulais pas passer ma vie à étudier la musique des autres, je voulais la faire ! J’ai donc vécu mes quatre ans d’enfer au Centre National Sado Maso (c’est le petit nom qu’on donne à cette haute instance musicale pour laquelle j’ai développé une aversion quasi pathologique !) où je n’ai tenu que parce que j’ai refusé d’abandonner le blues et le rock en parallèle, chose qui m’a été réclamée durant ces quatre années…

Mon prix de chant en poche, j’ai pu découvrir les galères et les joies de l’intermittence et je mène toujours de front l’opéra, le blues/jazz et le rock. Depuis, je me suis intéressée aux techniques de chant indien et oriental que j’exploite surtout avec le collectif de fusion Akpé Motion. Maxeen BLISS ne pouvait être autre chose qu’une réunion de genres que soi-disant tout oppose : c’est ce que je suis !

Sur votre Facebook tu dis : « Maxeen BLISS est mon double, mon autre peau, un second cri puissant et tendre. Elle prend vie sur les cordes des guitares, dans les rugissements de la basse, dans les scansions du temps ponctuée par la batterie… ». Peut-on dire que Maxeen BLISS est ton premier vrai groupe ?

Oui parce que c’est le mien, parce que j’y ai tout mis, parce que je l’ai créé. Ce sont mes textes, mes compos, je m’y investis comme une dingue tant humainement que financièrement. Pour ce projet, je me suis mise à la MAO, à la guitare, j’ai pris des cours d’ingé-son et j’en passe… Je l’ai enregistré, je l’ai mixé avec Julian ; tous les deux, nous avons passé un mois à la conception et à la réalisation de la pochette en compagnie de photographes incroyables. La séance photo restera un immense souvenir.

Dans les autres groupes, je n’étais que la chanteuse ; là, je m’exprime pleinement.

Tu évoquais plus haut Billie Holiday, quelles sont tes influences en termes de chanteuses ? Plutôt rock et/ou pop ? Ton timbre s’apparente plus aux artistes de rock…tu partages cette analyse ?

Tu ne m’as jamais entendue chanter Besame Mucho ou Tosca ! Trève de plaisanterie, je me sens plus rock que pop, pas étonnant quand on sait que mes déesses se nomment Nina Hagen et Janis Joplin et que je raffole de Marjan Welman, de Courtney Love et de la voix de Pink (écoutez bien, cette nana a une vraie voix de rockeuse)… Chez les mecs, Robert Plant et Freddie Mercury m’électrisent totalement. Vocalement, je suis incapable de faire la part entre ce qui est inné et ce que les différentes techniques de chant que j’ai apprises m’ont apporté. Ma voix est le résultat de tout ça. Le rock me permet de m’épanouir totalement vocalement, je m’y sens totalement libre, il n’y a pas de styles et de codes à respecter à la lettre, tout ce qu’on veut c’est que ça sonne et que ça vous prenne aux tripes… D’ailleurs, on y accepte mieux le fait que je chante dans des styles totalement différents, en fait on s’en fout. Imaginez un peu la tête des gens à l’opéra et dans le jazz lorsqu’ils découvrent que je fais du rock… C’est toujours un grand moment !

En termes de développement, quels sont vos objectifs ? Comme deux autres « Artistes à Découvrir Radio Metal », vous êtes présents sur la demi-page que notre média prend dans le magazine Rock Hard de Septembre. Etes-vous en train de passer un cap sur la question de la communication ?

Oui, on passe le mode turbo ! On peut faire la meilleure musique du monde, si tant est que cela signifie quelque chose, si la communication est nulle ou naze, rien ne se passera ! Par contre, on peut être le pire des groupes et percer juste parce que la communication a été d’une rare intelligence. Le talent ne suffit pas. Donc on s’y met à fond. Julian est très très doué pour ça, il a un réel sens du visuel et sait se projeter dans le futur. Nous avons de l’ambition. Je sais que ce n’est pas bien vu de l’affirmer comme ça, qu’on est très frileux par rapport à ça en France, mais sans ambition, on ne fait rien. Et nous, on veut jouer de plus en plus souvent, sur des scènes de plus en plus belles et grandes et avec les moyens de s’offrir de vrais shows. On a tous un boulot à côté et notre rêve ultime est que Maxeen BLISS nous fasse vivre et nous permette de passer notre vie à jouer la musique qu’on aime. Pour ça, il faut de la niaque, de l’ambition et une comm’ à toute épreuve ! Comme ça, si ça ne marche pas, nous n’aurons pas de regrets, du moins, pas celui de se dire que peut-être, si on avait mis le paquet, les choses auraient pu fonctionner… Donc après avoir investi dans du matériel musical (instruments, home-studio, etc.), nous investissons dans la communication : à quoi bon faire de la musique si personne ne l’écoute ? Et personne ne l’écoutera si personne ne sait qu’elle existe… Je suis actuellement en train d’écrire le scénario du clip de Pornomusical Dolls : de franches rigolades en perspective ! Il faut, aujourd’hui, beaucoup de visuel, c’est ainsi, notre société fonctionne comme ça…

Dans cet ordre d’idée, vous marchez avec une nouvelle manageuse et êtes à la recherche d’un label. Avoir un label est-il aujourd’hui quelque chose de fondamental pour le développement de Maxeen BLISS ?

L’argent, toujours l’argent ! C’est le nerf de la guerre ! Là, on fait tout tout seuls, sans prod derrière nous ; alors un petit label qui pourrait vraiment s’occuper de nous et prendre en charge certaines parties financières, ce serait une aubaine ! C’est lourd de tout faire tout seul, ça prend un temps et une énergie folle. Même si nous avons une manageuse maintenant, nous devons quand même l’épauler, elle ne peut pas tout faire, elle aussi à un métier à côté…

Actuellement vous préparez des dates de concerts. Un show est notamment prévu au Klub le 30 septembre prochain. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous allons faire la première partie d’Anti D, un groupe de rock français bourré d’énergie et qui tourne déjà beaucoup. Nous sommes fiers de pouvoir partager la scène avec eux. Nous allons jouer des morceaux de l’album mais aussi de nouveaux morceaux ainsi qu’une ou deux reprises à notre sauce telles que « Baba O’Reilly » et « Paradise City ». Nous sommes en train de réarranger les morceaux de l’album pour la scène afin de pouvoir nous débarrasser des séquences lancées par ordinateur parce qu’elles figent un peu trop le jeu. On aime bien l’idée que les concerts ne soient pas des copies conformes de l’album. A court terme, nous aimerions bien accueillir un sixième membre dans le groupe, un claviériste. Mais les bons claviéristes qui ne cachetonnent pas sont rares et on n’a pas encore trouvé… donc, à force de tourner et de nous faire connaître, on va peut-être enfin le ou la rencontrer…!

Avez-vous déjà roulé votre bosse sur scène ou pour l’instant vous avez surtout travaillé en studio pour la préparation de Pornomusical Dolls ?

La formation telle qu’elle existe actuellement n’existe que depuis novembre 2009, c’est un bébé. Nous avons fait trois concerts. Mais nous avons tous l’expérience de la scène et nous adorons ça, c’est notre cour de récréation à nous, notre défouloir. Cette année sera plus remplie, notamment grâce à l’arrivée de notre manageuse.

Un dernier mot à rajouter ?

Tes questions étaient intelligentes. Tu es un garçon intelligent. Tu aimes les bananes ?

Interview réalisée par email en septembre 2010
MySpace Maxeen BLISS : http://www.myspace.com/maxeen.bliss



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  • Bonjour à tous,

    Bien, après quelques petits délais dus aux aléas de l’auto-production, j’ai le plaisir de vous annoncer que l’album est pressé et qu’il sera trouvable sans problème en septembre et que notre site internet va bientôt ouvrir ses portes ! Je vous tiendrais au courant !

    Merci pour votre soutien…

    Maxeen xxx

    [Reply]

  • ce que j’aime avant tout c’est son energie , son envie et ses tripes !

    En avant toute MAXEEN BLISS

    Hâte DE VOUS REVOIR EN CONCERT !

    [Reply]

  • Pornomusical Dolls: souhaitons que les mecs fans de porno et de « dolls » comprennent le message pas au premier degré, voire tout le texte et ne viennent pas pour les mauvaises raisons.
    Belles envies de casser le moule et la folie imposée, bravo! et de s’éclater avec générosité. On vous attend avec impatience!

    [Reply]

  • Que c’est beau de critiquer le « music business » quand on vend de la musique formatée …

    [Reply]

    formatée ? quel format ? 3 minutes 20 secondes, couplet refrain couplet refrain ? Ben non, pas vraiment….. Mais c’est pô grave, on ne peut pas plaire à tous…

    Et, au fait, ce n’est pas le musique business que je critique, ce sont les gens, nous, qui le laissons faire…

    Isaac

    Je ne parlais pas de durée ou de structure répétitive (heureusement vous évitez ça !) mais d’un style convenu, sans prise de risque, déjà entendu. En même temps c’est un genre quasiment impossible à réinventer et vous avez quand même le mérite de respecter ses \codes\ avec musicalité. Mais honnêtement : quoi de neuf ? Désolé d’être aussi cash mais c’est vraiment l’interview qui m’a fait réagir.

    De plus, je trouve assez étrange de critiquer les gens qui laissent faire le business musical. En effet, ils achètent la musique qui leur plait et on ne va pas leur dire d’arrêter cela sous prétexte de financer un business qui flingue la musique dans sa diversité. Le problème de base, à mon humble avis, vient tout simplement de l’éducation musicale qui se fait principalement par la radio, la télé, de façon passive et formatée. Mais peut-on leur reprocher leurs goûts musicaux ? Je ne crois pas. A qui la faute ? Vaste débat !

    Cher Isaac, je ne dis nulle part que nous avons décidé de révolutionner le genre mais de nous amuser en faisant un truc qui nous plait.

    Quant aux gens, il y l’éducation, le manque de curiosité et le choix de la facilité, entre autre, qui les poussent à ingurgiter sans réfléchir. Je ne leur reproche pas leur goût, mais je ne suis pas sûr que ce soit une question de goût, juste de paresse pour la plupart, paresse que nous connaissons tous plus ou moins puisqu’elle est dans la nature humaine. C’est la même paresse qui fait qu’on se détourne de ce qui nous est étranger et nouveau plutôt que de chercher à le découvrir, et cette paresse n’est pas que musicale ou intellectuelle… Elle est nous.

    Voilà, tout simplement, et si tu relis bien, tu verras que j’utilise le « nous » qui m’inclue aussi dedans, parce que je n’ai pas la prétention d’être autre chose qu’un être humain avec ses faiblesses et ses défauts et on sait tous qu’il y a pas mal de choses à revoir dans la nature humaine…

    Au moins, tout ceci aura permis un dialogue et c’est le plus important à mes yeux.

    Maintenant, pour le style convenu sans prise de risque, sans rancune : je pars dans des délires bien plus barrés avec le groupe de fusion dont je fais partie, ça n’en fait pas un meilleur groupe que Maxeen Bliss à mes yeux (enfin bon, convenu, tout de même, c’est un peu sévère…!). Quant à la prise de risque, j’estime qu’en faisant entendre notre musique, on prend déjà le risque comme n’importe quel artiste de se faire houspiller, et comme n’importe quel artiste, les risques, on les prend dès qu’on met le pied sur scène…

    Mais bon, nous respectons les codes avec musicalité alors, ça me va…

    Bonne continuation à toi,

    So long,

    Maxeen

    Isaac

    Plutôt d’accord avec ce que tu dis, ça change du ton de l’interview. J’apprécie l’effort de ta réponse alors merci à toi.

    Quel est le nom de ton groupe de fusion ? Voilà qui me rend curieux, j’écouterais avec plaisir.

    Maxeen

    Le group s’appelle Akpé Motion. Tu trouveras facilement sur MySpace et sur Facebook.
    Bon weekend à toi.

    Margoth/RM

    Tu sais Isaac. Il existe une façon de se battre en utilisant justement quelques bases des armes de ses ennemis. On appelle ça de la dérision. (Ultra Vomit, ils utilisent pas des éléments clichés pour les parodier?)

    Isaac

    Oui, Ultra Vomit est un bon exemple ! =)

  • Quel talent, quelle répartie Maxeen…; je te reconnais bien là!
    Félicitations à vous 5, et Toï toï pour la suite.
    Du succès, du succès et encore du succès à vous souhaiter.
    M…. pour la sortie du CD. Tenez-nous au courant.

    [Reply]

  • Maxeen tu as réellement du talent, et du chien …heureux pour toi.

    [Reply]

  • Maxeen, a réellement du talent… et du chien …

    [Reply]

    Merci…

  • Je suis très fière de mon amie Maxeen qui fait, enfin, ce qui lui permet de laisser s’exprimer son coté naturel et un peu fou!
    C’est pour ça que je l’aime!!!
    Bravo pour cette interview délirante, c’est tout toi!
    Bonne chance!!! My the Force be with you all!!!!

    [Reply]

  • Merci vous deux pour l’interview. Et la musiaue est juste terrible (bonnem efficace, pas redondante… Ca sent l’achat quand cq serq sorti)

    « Les gens avalent n’importe quoi si on leur dit que c’est ce qui est bon. »
    Vivement les campagnes de pubs pour les liqueurs seminale :).

    [Reply]

    « Vivement les campagnes de pubs pour les liqueurs seminale »

    Celle-ci est à garder dans les… anales…!!!

    Merci Flo pour ton commentaire.

    Flo

    C’est que j’ai de l’humour a ne plus savoir qu’en foutre ^^

  • au fait, si vous le désirez, vous pouvez venir nous faire un petit coucou sur Facebook…
    http://www.facebook.com/pages/Maxeen-BLISS/41567513876?ref=ts

    [Reply]

  • Et au champagne s’il vous plait !!!! Il fallait au moins ça pour notre reine du dollars !!!!

    [Reply]

  • « Tes questions étaient intelligentes. Tu es un garçon intelligent. Tu aimes les bananes ? »

    Rien que pour une perle comme ça, j’estime que Maxeen est une personne qu’il faut absolument fréquenter (et dont il faut absolument écouter la musique, bien sûr. Ce que je vais faire de ce pas).

    [Reply]

    ça m’est venu tout seul… hihihi !!!!!

    Margoth/RM

    Je suis d’accord. Juste pour avoir pris Doc’ un peu pour un con (ce qu’il est un peu, on va pas se leurrer), Maxeen grimpe beaucoup dans mon estime ^^

  •  » La séance photo restera un immense souvenir. »

    Souvenir partagé! C’est pas tous les jours qu’on prend un bain de billets comme ca 😉

    [Reply]

    Et au champagne s’il vous plait !!!! Il fallait au moins ça pour notre reine du dollars !!!!

  • Great news !

    Mais sache que nous attendons avec impatience ton vote sur l’article No Comment ci-dessus ! 🙂

    [Reply]

    c’est fait mon cher et il est clair pour moi que monsieur k Pot ne mange pas de bananes, ça saute aux yeux !
    ,
    (Qu’est-ce que j’ai soudainement avec les bananes ? Saint Anne, me voilà !!!!)

  • Hihihi !!! tu as raison, il faut savoir choisir ce qui est le mieux pour soit dans la vie….!

    Merci beaucoup pour l’article et bravo, le site est vraiment beau et clair comme ça.

    Pour info, on a trouvé la boîte de mastering et ça doit se faire la semaine prochaine, donc l’album sortira peut-être un peu plus tôt que prévu.

    A très bientôt,

    Maxeen xxx

    [Reply]

  • Merci ! Ecoute pour répondre à ta question j’aime les bananes… mais que certaines ! ^^ ohohoho !

    [Reply]

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