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Interview   

MAYHEM : ENTRETIEN TRUE AVEC ATTILA


Radio Metal : Pour commencer, pourquoi as-tu coupé ta barbe ?!

Attila : C’est une question rigolote…Nous étions aux studios. C’était au milieu de nulle part, en Norvège. Un coin complètement isolé, dans un moulin…Bref un vieux bâtiment en pleine forêt. Ils l’ont transformé à l’intérieur en un studio. Mais on était tellement isolé que l’on se foutait de notre look. Donc avec Rune <(ndlr : prénom de Blasphemer, guitariste de Mayhem) on a laissé pousser notre barbe. Et trois semaines après le studio nous avons eu cette session photos. On voulait faire ça de manière très simple. On se fout de poser pour les magazines. Ca a l’air cool, mais les gens qui me connaissent savent que je ne m’arrête pas à ça. Je change souvent de look, d’apparence pour les concerts, ou pour d’autres occasions. Alors je l’ai juste coupé ma barbe…et je m’en fous ! C’est bien pour l’hiver car c’est plus chaud ! [b]Maintenant voici une question plus sérieuse. Cela fait huit mois qu’Ordo ad Chao est sorti. Comme d’habitude il y a ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas. Mais que pense le groupe lui-même de cet album ?[/b] Je pense que l’album est bon. Nous sommes satisfaits du résultat parce qu’avec cet album nous voulions rompre avec ce que nous avions déjà fait pour réaliser en conséquence un pas en avant. Pour moi un pas en avant c’est « on se fout de tout, on s’en fout du succès commercial, on s’en fout des attentes des gens, on s’en fout de ce que la production est supposée être, on s’en fout de ce qu’un groupe black métal est supposé être ». Nous sommes quatre personnalités, et nous sommes Mayhem. Les gens ont leur définition du black métal, nous sommes juste Mayhem. Ce nom est sacrément au-dessus de nous quatre. Nous avons notre but. Le message de cet album, à part Ordo ad chao et sa traduction littérale, c’est de montrer la liberté, et la liberté dans la musique. Dire qu’il n’y a pas de limites, et d’aller encore plus loin, plus profond. Notre but n’était pas de faire un album encore plus grand, de vendre plus, de le réaliser dans de meilleures conditions ou de jouer dans de plus gros festivals. Notre but était de se manifester, c’est une sorte de challenge. Et je pense qu’on l’a remporté. Il y a eu un retour moyen, et par la suite des choses bonnes se sont dites sur l’album, même si au début beaucoup pensait que ça n’allait pas dans la bonne direction. Mais si on y accorde du temps et après plusieurs écoutes, les auditeurs ont réalisé qu’apparemment les choses vont dans le bon sens ! Il faut juste s’y habituer, aller au-delà pour comprendre l’album. A la fin les retours sont vraiment bons et on a même eu de bonnes chroniques dès le départ. Je veux dire aussi que si l’album n’avait pas été détesté par plein de gens, on aurait été très surpris parce que nous voulions créer une mauvaise vibration…Je suis content aussi d’entendre que certains ne l’aiment pas ! On était surpris de voir d’aussi bonnes critiques. Je pense que l’album est très décadent. La structure musicale n’est pas faite pour se sentir mieux, c’est plus pour plonger. Si tu regardes d’autre groupes black métal ou autre ils y a parfois même des claviers et ça ne me dérange pas. Mais là où je veux en venir c’est que leur truc, la structure de la musique et la puissance de la musique est une sorte d’élévation. La mélodie est majestueuse, comme la musique classique qui s’envole. Ce sont ces éléments, cette force, cette montée dont je parle. Mais ce qu’on fait est l’opposé. Une force de descente, une plongée, une noyade. C’est d’aller plus bas. Tout l’album, le concept, est d’aller vers le bas. On s’en fout si on ne vend pas 1000 exemplaires. On doit juste le faire, on se fout du reste. Peut-être cet album n’est pas parfait, mais il faut le prendre comme ça. Le son est pourri…euh non, pas pourri, mais très différent des productions actuelles. Aussi on se fout de la production. On voulait faire, comme je dis, la musique d’abord, le message de la musique en premier, et ensuite tout le reste devait venir après. La production n’est pas une chose en soi, elle doit suivre la musique et son concept, son message. Si tu veux faire un son pourri, ou avoir une musique au delà de ce qui existe, au delà des dimensions, une musique aux structures inhumaines qu’il y a derrière nos chansons, on peut les assembler dans une production un peu foireuse. Ca devait être un son « rouillé » ; ça devait être sale, ça devait être dérangeant, déroutant, très dissonant. Je suis content que l’on se soit donné la liberté de ça. Si tu te mets l’album, tu sais que c’est celui-là, unique. Il n’y a pas un mix comme on a sur nos précédents albums. On devait faire cette chose très individuelle, très personnelle. Je suis très content et très surpris que les gens qui l’ont écouté sont plus ouverts, plus larges d’esprit pour comprendre cette musique. Ca a pris du temps mais maintenant je peux entendre des gens dire ici et là que c’est super, je l’adore, pour s’évader ! Parce que c’est vrai, quand nous créons la musique nous ne savons pas à quoi cela ressemblera. Je crée plus ou moins mes parties, Hellhammer est un monstre à la batterie et qui peut savoir ce qu’il va jouer. Blasphemer a la structure dans sa tête et Necrobutcher ajoute son feeling. Quand j’ai eu l’album j’ai aussi découvert des détails. Je l’ai écouté plein de fois et pour les gens qui aiment écouter plusieurs fois la musique, tu trouves toujours quelque chose de nouveau. C’est un album ultra décadent et on fait cette tournée où les gens sont surpris. J’interprète différents personnages sur scène. Et ça peut-être dérangeant pour certains si ils espèrent quelque-chose de old-school, normal avec des clous et qu’ils me voient comme à Bordeaux par exemple où j’étais habillé en lapin. C’était parmi la dix ou quinzaine de personnages que j’interprète. Ca a crée vraiment une atmosphère bizarre qu’on peut sentir dans l’air. Ca crée un effet, une énergie, un sentiment, une vibration. Ca ne doit pas nécessairement être de l’amour. J’aime quand c’est de la haine. Pas vraiment de la haine, mais une dissonance qui crée de l’attention. Par exemple si tu viens sur scène avec des choses très habituelles, maquillage, clous, et que tu fais un bon show, les gens vont s’en souvenir pendant quelques jours. Mais si tu fais les choses comme tu sens et hors des normes, avec un lapin ou n’importe quoi, le gens vont se demander c’est quoi ce putain de truc ? C’était quoi ça ? C’est quoi le message ? Même si je ne veux pas adhérer, il y a eu quand même un message qui est passé. A la fin les gens s’en rappelleront quand même un peu plus ou ça les touchera un peu plus. Et par-dessus tout on fait de notre mieux pour jouer cette musique. Cette chose théâtrale est juste un plus. Hier à Paris j’étais déguisé en une sorte de Général de Gaulle. Je sais que c’est un défi face au public qui s’attend à un show normal mais les gens m’ont dit que c’était quand même un bon concert, même si c’était un peu étrange. J’ai eu un problème avec ce costume parce que j’en ai utilisé aucun avant. C’est la première fois que je les mets sur scène et c’est toujours là que quelque chose ne va pas. Le truc est que je n’étais pas content, un peu fermé. Quelqu’un a filmé, ça doit être la technicienne aux lumières. Après j’ai regardé ça et j’étais surpris. C’était très bon et je ne pouvais même pas détecter les erreurs qui devaient être très mineures du coup. On a des exigences personnelles très hautes en ce qui concerne la musique. On doit se concentrer sur scène pour jouer plus vite certaines chansons. Hellhammer adore jouer tout deux fois plus vite. C’était vraiment bien de se rendre compte que ce n’était pas si mal. C’est vraiment intéressant de voir ce qui se passe dans Mayhem. C’est probablement mon influence sur le groupe. Je ne peux pas supporter quand quelque-chose est trop commun, qui se répète et qui finit par mourir artistiquement, rouillé en quelque-sorte. Toujours la même chose. Travailler et refaire la même chose encore et encore. J’apprécie la dynamique, aller en haut, puis en bas. Peu importe où tu vas. Si tu ne prends pas de risque, tu n’iras pas plus loin. Les gens sont fans…je suis si content de réaliser qu’ils sont dedans, intelligents et ouverts. Ils nous donnent des options car ils comprennent, et ils voient ce que nous sommes en train d’essayer maintenant : de remettre en question, de tout remettre en question et d’affronter le monde. Pour moi, je m’en fous. J’ai trente six ans. Je suis là-dedans depuis 1986 dans cette scène. Je joue du métal extrême depuis plus de deux décennies et je suis complètement honnête et je m’en fous de toute la merde autour. On fait ce qu’on fait et les gens qui aiment viennent nous voir, si ils n’aiment pas qu’ils ne viennent pas et ce n’est pas un problème. C’est très intéressant, parce que c’est une musique neuve. Tout ça a commencé bien avant, dans les années 50. Les gens qui vivent aujourd’hui ou commencent à écouter de la musique moderne, si tu prends le métal extreme, je ne vois pas grand monde sur les routes qui a commencé avant nous, à part Slayer…bien sûr les géants comme Led Zeppelin mais le métal extrême, Slayer, Celtic frost sont toujours sur la route, et quelques autres groupes. Mais apparemment on est l’un d’eux, et je suis fier de ça. Je suis un fan de Destruction et j’ai commencé avec ça. Mais tout ce que cela signifie pour moi, c’est pourquoi devrais-je encore faire le poser ? Parce qu’avant, quand j’étais plus jeune, il y a 15 ans, j’avais déjà ce truc derrière la tête et c’est pas super de dire ça, mais bon…Tous ces rebelles, ceux qui attendaient des choses de moi, et bien ce n’est pas du tout ce que je voulais faire. Je veux faire ce que je sens de faire, et ce n’est pas forcément ce à quoi les gens s’attendent. Je suis juste content quand je vois les fans être vraiment à fond dedans. Quand on voit ce personnage dictateur, ça fait vraiment bizarre. Je pense que le lapin aussi. A part ce mec qui est monté sur scène. Ca ne me dérange pas de le laisser monter, mais si tu stoppes mon spectacle, je ne peux pas continuer ! Si tu m’enlèves mon costume : « Hey !! Arrête voir un peu ! » c’est le show et c’est comme si tu m’enlèves la guitare, comment tu joues ? J’étais un peu irrité, mais on doit tous survivre au lapin. Le public et moi aussi. Cest pas aussi facile pour moi de venir déguisé en lapin sur la scène avec Mayhem. Je dois le faire, je ne sais pas pourquoi, le temps nous le dira. Je n’ai pas à le dire non plus, même si j’ai mon explication. C’est juste pousser les limites et aller plus loin. On verra où cela nous mènera et comment ça va s’arrêter. Si tu ne décides pas, si tu ne pars pas, tu n’arriveras jamais. Tu vois ce que je veux dire… [b]Tu as donné les réponses à toutes nos questions ! Mais il reste quelques questions te concernant toi plus précisément. En ce moment c’est la mode des retours d’anciens grands groupes comme At the Gates, Carcass…Peut-on espérer te revoir avec Tormentor sur scène ou avec un nouvel album ?[/b] Beaucoup de gens me posent cette question à propos de Tormentor… C’est vraiment super parce que nous étions un groupe et j’ai commencé à jouer de la musique avec eux en 1986 et on était sur scène cette même année. On avait un nom et on commençait à être pas mal connu en Hongrie. Puis on a splitté en 89-90. Donc le groupe n’a existé que pendant quatre ans. On a fait une démo et un album. Ca a établi ou plutôt eu des influences sur tellement de choses. Même Mayhem a joué de notre musique. Je me nourris encore de mes racines avec Tormentor. Le premier show avec Tormentor a probablement défini ma vie et j’ai compris alors que j’avais quelque-chose à faire avec la scène… C’était une sorte de concours et on continuait grâce au vote du public. C’est comme ça que ça a commencé. On avait deux chansons quand nous sommes allés dans cette sorte de Star Ac’ mais pour des groupes dans les années 80 en Hongrie. On était des gamins de quinze ans et on se présentait au premier tour. C’était mon premier concert. C’est incroyable quand Fenriz m’a dit « tu sais Attila, tu fais partie de l’histoire de Darkthrone dans le sens où nous on faisait plus du death metal lors de l’album Soulside journey. Puis on a entendu ta cassette » Parce qu’on a enregistré un truc qui n’est jamais sorti, des fans ont envoyé des cassettes et on est devenus connus ! Et il continue « j’ai entendu ta cassette et j’ai décidé de changer pour jouer du black metal » Et regarde aujourd’hui, c’est un des premiers groupes de black métal ! C’est vraiment génial d’entendre ça de gens qui te parlent honnêtement. Parce que Fenriz n’est pas le genre de gars qui dirait ça à n’importe qui. Ce n’est pas de l’ironie ! C’est vraiment super. Le problème avec notre groupe est que le guitariste est devenu quelqu’un de complètement normal. Il est dirigeant d‘une entreprise. Il m’a dit « je ne peux pas faire ça ». Qu’est-ce qui se passe si demain je vais dans ma boîte et que je leur apprends que je étais un guitariste de métal extrême, ce qu’ils ignorent complètement… » Je ne sais pas si ça constitue un problème et peu importe…On pourrais faire de très bons concerts. Ca c’est un truc. Il n’est plus dans la musique, et l’autre c’est qu’il doit bien jouer. Je n’aime pas monter sur scène et jouer de façon merdique, on n’a pas joué...je suis le seul qui continue de jouer. Et je ne sais pas non plus pour les autres. Le bassiste joue, je ne sais pas, et le batteur joue toujours, il est à Mostar en Allemagne. Mais si on veut être ensemble à nouveau, tout le monde doit revenir en Hongrie et tout le monde doit commencer à répéter. Mais pour moi, je peux jouer ce soir parce que je suis dans la musique. J’aurais peut-être à relire les paroles mais je n’ai pas à réécouter. C’est là-dedans depuis 20 ans. Ca revient tout de suite ! [b]Ce soir tu as joué « Countess Bathory » pendant les balances de Patheon I…[/b] Oui parce que le guitariste a commencé à jouer ce riff, je pourrais chanter Tormentor aussi. Sérieusement je ne me rappelle pas de tous les mots exactement, mais si je lis ça une fois, ça revient et on pourrait faire un concert de Tormentor ce soir. C’est comme je dis, je suis ouvert à propos de cette reformation, mais ça ne dépend pas de moi. J’ai essayé plein de fois de convaincre le guitariste et ça toujours été le même problème. On a essayé différents line-up, mais ce n’était pas pareil. On a fait un album obscur et magnifique avec un message très grotesque. On voulait une ambiance théâtrale. C’est un album très abstrait avec beaucoup d’éléments rock. Aujourd’hui les gens se plaignent et voudraient que Tormentor…je suis parti en Norvège en 1989 et je me rappelle que certains comme Frost « mais merde, c’est du black’n roll ! ». C’est juste du black métal, avec un peu de rock, blues rock, rock’n roll, une sorte de mélange avec des éléments hard rock. L’intention était d’aller en arrière avec la musique, mais d’aller en avant avec le message. Il y avait des gens qui ne voulaient pas comprendre, la majorité en fait. Et regarde maintenant, les gens jouent du black métal rock ‘n roll. Ca me fait bien rire ! Mais ça ne me dérange pas. Je suis influencé par plein de musiciens et on s’influence les uns les uns. C’est ainsi. [b]Quels sont les groupes qui t’ont amené à jouer de la musique ?[/b] Quand tu es gamin, tu cherches à en avoir toujours plus…J’ai commencé avec le heavy métal et après j’ai découvert le hardcore et le punk avec les Dead Kennedy’s, GBH. C’était dans les années 84, ou 85 et c’était extrême si tu compares avec les albums de l’époque. Et après vient bien sûr Venom qui m’a beaucoup influencé, puis Slayer en ensuite Bathory, un ou deux ans plus tard. Les Destruction, le premier Destruction, Sodom « inside of the Evil », Celtic Frost « To mega Therion » bien sur, le deuxième Sodom est bon « obscured by cruelty », vraiment génial, le deuxième Destruction était mortel. Certains Metallica, mais j’ai vraiment franchi le cap vers quelque-chose de plus extrême. « Fight fire with fire » est vraiment excellente sur l’album « Ride the lightning » qui est complètement renversant. Quand je l’ai écouté pour la première fois, c’était une nouvelle vision de la musique, ça m’a bien sur beaucoup influencé. Mais j’ai très vite dépassé le cadre du heavy métal avec Tormentor. On a eu des critiques vraiment mauvaises en Hongrie au départ. Trop extrême. Tout ce black métal était trop. « C’est quoi toute cette merde, ce satanisme, l’agression. Le heavy métal ça devrait être ça, et blablabla… ». Mais bien sûr on s’en foutait. Et puis il n’y avait pas que des fans de heavy métal qui venaient à nos concerts. Il y avait aussi des punks, des gens des bunkers, des skinheads. C’était le chaos et la bagarre quand on venait voir Tormentor. C’était vraiment dur et on a eu pas mal de problèmes les deux premières années, comme les Sex Pistols. Vraiment, j’ai vu coulé un paquet de sang à nos concerts. Les gens brûlaient des disques, des vêtements. Il y a de la fumée et c’était étouffant sur scène « Et merde, c’est quoi ces mecs qui brûlent leur trucs ? » Je n’ai jamais été pris dans une bagarre. Je me rappelle même une fois d’une baston avec le groupe de première partie. Un des mecs du groupe s’est ramené avec le nez en sang et il ne pouvait plus jouer. C’était un vieux groupe de hard rock et ils les ont fait jouer avant nous. Tout ça empirait pendant la première année. Les deux premières années ont été vraiment mauvaises. Il n’y avait pas de sécurité à cette époque, et la foule ne faisait pas appel aux flics, ceux du temps de la république socialiste, imagine… Du coup tout ça finissait avec une salle complètement dévastée ! Je suis content de ne mettre jamais fait frapper ou répondu à tous ces sales types. On était toujours protégés de tous ces enfoirés qui venaient à nos concerts. Mais c’était la musique, pas moi, pas nous mais ce que nous avons crée, la vibration, la musique. Je peux parler au nom de Mayhem, mais je ne suis pas Mayhem, Mayhem c’est quatre personnes qui jouent ensemble, et c’est là que ça commence. Je peux être seul, un bon chanteur, Necro, tous les membres sont des mecs tranquilles, mais ensemble…C’est la même chose pour Tormentor. On est rien. Mais quand on joue ensemble, on dégage quelque-chose, ça fonctionne. Ca se fait exactement comme ça avec Tormentor. J’ai des amis punk, dark-goth, industriel. Ces gens sont uniques et très intéressants. Tu peux aimer la musique sombre et occulte, de la musique de fou, mais c’est pas du heavy métal. Pareil quand j’ai écouté Skiny puppy, ou Front line assembly dans le début des années 80. Je me suis dit « Ouah, il y a de bonnes idées ! » : utiliser les synthetiseurs que l’on retrouve dans les musique de boites de nuit mais de manière complètement folle dans leur musique. Ils ont aussi un message assez similaire au nôtre. Après j’ai eu aussi l’influence de Karen … et toute la musique industrielle. La première fois que j’ai entendu Karen …je me suis dit « Putain, quelle musique ! ». Je me suis mis tout l’album, comme je pouvais le faire avec les Bathory. J’adore ça, c’est tellement sombre, comme les intros de Bathory et tout l’album Bathory, extrêmement mystique. J’étais complètement subjugué par ça et j’ai commencé à écouter tous ce qui était sombre. Je suis influencé par différentes scènes underground du début des années 80. Je n’ai jamais été un pur fan de heavy metal, fermé sur le heavy ou le black, même si c’est mon courant musical et que ça reste une grosse partie de ma vie : le métal extreme. Mais j’aime aussi l’industriel, le nouveau courant folk comme Death in june, aussi d’autres groupes progressif. J’ai écouté pendant pas mal de temps beaucoup d’Emerson Lake and Palmer. J’ai toujours eu ce goût d’aller en avant, de découverte, comme ça le fut avec le Van der Greff Generator. Quel groupe génial, quelle musique incroyable. J’ai eu cette période avec eux et j’ai toujours pioché ailleurs. Tout ça m’a influencé. Il y a cette chanteuse (ndlr : Si vous comprenez le nom de la chanteuse ainsi que son album dans l’interview audio : faites le nous savoir par mail! Merci !) avec son album qui m’a beaucoup influencé. J’étais complètement étonné qu’une femme puisse faire ce genre de voix. Encore maintenant elle influence ma voix, ma tonalité. Elle sonne comme une sorcière complètement en transe, complètement folle. Il faut jeté une oreille. Elle a fait d’autres trucs. Elle est capable d’autres choses aussi. Mais au début de sa carrière, c’est dément, comme pendant un rite. Une sorte de prêtresse pendant le rituel. C’est dingue ! Presque comme si cette femme était un démon. [b]Ca sonne bien ![/b] Oh oui. Entretien réalisé le 18 décembre 2007 à Lyon (France) Traduction : [b]Claude[/b] Myspace MAYHEM : [url=#http://www.myspace.com/officialmayhem"]www.myspace.com/officialmayhem[/url] [center] Vous pouvez également regarder la vidéo indispensable de cet entretien : [youtube]NVhir5O_rBQ&hl[/youtube] [youtube]9x8LesLLb6M&hl[/youtube] [youtube]88mhCYvSFzg&hl[/youtube] [youtube]_V-C5YT-uqw&hl[/youtube] [/center]



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