ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Nouvelles Du Front   

Metal et Cinéma : une histoire commune


Pour le dernier opus de son projet musical Puscifer – C is for (Insert Sophomoric Genitalia Reference HERE) – sorti le 10 novembre, Maynard James Keenan a fait appel, entre autres, à l’actrice Milla Jovovich, qui pose sa voix sur la chanson « The Mission ». Le groupe est en tournée aux Etats-Unis depuis le 2 mars et effectuait une représentation au Club Nokia de Los Angeles le 4 avril dernier. Milla Jovovich était bien entendu de la partie et a interprété son titre en live.

Des images vidéo du concert peuvent être consultées :

Entre deux maxi de Puscifer et en attendant une hypothétique reformation de A Perfect Circle, Maynard James Keenan fait fructifier ses vignes. Ses aventures viticoles ont même fait l’objet d’un documentaire, intitulé Blood Into Wine qui a été diffusé dans quelques salles américaines depuis le 19 février. La sortie DVD est programmée pour le printemps.

Dans ce film, quelques célébrités feront leurs apparitions publiques : Bob Odenkirk, Patton Oswalt et Milla Jovovich. Le film se concentre sur Keenan et son partenaire Eric Glomski alors qu’ils tentent de révolutionner l’industrie du vin aux Etats-Unis en créant une région de vin nouveau dans le Nord de l’Arizona. 

Dans une toute autre optique, ce n’est pas le metal qui vient vers le cinéma, mais bien l’inverse. Attention les yeux, pour ceux qui ne le savent pas encore, et pour rafraîchir la mémoire des autres :

Christopher Lee sort un album de metal symphonique, à l’âge vénérable de 87 ans. Oui, oui, 87 ans, toutes ses dents (il en a emprunté à Dracula un certains temps quand même), et maintenant metalleux. Ce grand monstre du cinéma ne cessera donc jamais de nous surprendre !

Lee avait fait part de ses projets par l’entremise d’un message vidéo. L’album concept «Charlemagne : By the Sword and the Cross» raconte l’histoire de Charlemagne, souverain du VIIIe siècle devenu roi des Francs et roi des Lombards avant d’être couronné empereur par Léon III. Lee affirme d’ailleurs être un descendant de Charlemagne. Sur son opus, l’acteur incarnera donc le roi de France Charlemagne. Le concept s’approche donc de ce qui semble être une comédie musicale. Ce disque de «metal symphonique», produit par le label Charlemagne Productions Ltd, est sorti le 15 mars en Grande-Bretagne.



L’album marque donc les débuts officiels du comédien dans l’univers de la musique metal. En carrière, il avait toutefois participé à des enregistrements du groupe italien Rhapsody Of Fire et de Manowar. 



À son âge, Lee trouve fascinant le fait d’être considéré comme un chanteur metal. Il faut toutefois noter que la plupart des extraits entendus sur le site Internet de l’acteur sont plus proches du style « comédie musicale» que du metal. Sur cet album, Lee est accompagné d’un orchestre de 100 instruments, de deux groupes de metal et d’invités. Ce ne sera pas le premier album de Christopher Lee, il avait déjà sorti en 2007 un opus intitulé Revelation. En tout cas, Christopher est heureux dans notre monde. « Beaucoup de gens me voient à présent comme un chanteur de metal. C’est très surprenant. » 

Par ailleurs, cette corrélation entre le metal et le cinéma ne s’arrête pas là. En effet, ce que l’on peut considérer comme une des musiques les plus controversées de notre temps (demandez à Christine Boutin et Philippe de Villiers), fait aussi parfois l’objet de documentaires anthropologiques passionnants, mais cependant boudés par le grand public.

Pourtant, les films se révèlent le plus souvent incontournables, mettant en lumière un univers musical extrêmement riche et varié, animé par des musiciens hors pair et entièrement dévoués à leur public. Débordant de passions et d’émotions, ces projets cinématographiques ET musicaux sont généralement réalisés par des passionnés qui veulent partager leur amour pour le metal et faire tomber les clivages et a priori qui règnent autour de cette musique.  On pense notamment à « Metal : Voyage au c?ur de la bête » réalisé par Sam Dunn et Scott McFadyen qui dévoilait d’une manière assez pertinente l’évolution du genre et sa diversité. Ce fût d’ailleurs probablement un des seuls documentaires metal à être diffusés dans les salles obscures, notamment dans un pays comme la France, en 2005.

Dans la même branche, on peut retrouver un groupe myhtique du metal d’antan, Anvil.  Avec « Anvil, The Story Of Anvil », le réalisateur Sacha Gervasi dresse un portrait touchant et d’une profonde humanité sur l’un des groupes phares du hard rock du début des années 80 ayant contribué aux fondements du speed metal. Or, le succès fut de courte durée, la montée en puissance des Big Four éclipsa irrémédiablement le quatuor canadien.

La cinquantaine passée, les deux membres fondateurs du groupe, Steve « Lips » Kudlow et Robb Reiner, sont toujours actifs et cherchent à redorer le blason d’Anvil malgré une longue traversée du désert. Le documentaire revient sur les nombreuses embûches rencontrées durant la carrière du groupe, comme si le destin s’était acharné sans relâche pour qu’Anvil disparaisse définitivement de la planète metal. Mais c’était sans compter sur la pugnacité et la détermination de Steve « Lips » Kudlow et Robb Reiner.

Le metal est également quasi-indissociable du cinéma d’horreur, et qui dit cinéma d’horreur, dit Rob Zombie… Que ce soit dans sa carrière musicale ou cinématographique, les images horrifiques font partie intégrante de son ?uvre, elles en sont même la source d’inspiration et la signature du chanteur/réalisateur. Avec La Maison des 1000 morts et The Devil’s Rejects, Zombie s’impose de manière significative dans le monde du cinéma, offrant un caractère visionnaire, mais c’est avec ses remakes d’Halloween 1 et 2 que Rob fera définitivement sa place auprès du grand public.

Côté musique, son dernier album Hellbilly Deluxe 2 : Noble Jackals, Penny Dreadfuls and the Systematic Dehumanization Of Cool est sorti dans les bacs le 2 février dernier. Rob Zombie entamera d’ailleurs une tournée, accompagné d’Alice Cooper, à partir du 26 Avril.



Laisser un commentaire

  • Cela dit Christopher Lee reste un mythe malgré tout ! Et à 87 ans on pourrait mettre ses agissements sur le compte de la sénilité…

    [Reply]

  • Saff / RM dit :

    Le seul problème avec Christopher Lee, c’est qu’il a trop collaboré avec Rhapsody Of Fire. Du coup, la première vidéo pour Charlemagne ressemble un peu trop aux affreux premiers clips du groupe. XD

    [Reply]

  • On pourrait aussi citer des documentaires comme « Somekind of Monster » (Metallica) ou « Flight 666 » (Iron Maiden), mentionner le film/comédie musicale Metal « The Pic Of Destiny » (Tenacious D), et j’ajouterais que nombre de Groupes/CDs/Tracks font références à des films et tout particulièrement à des films d’horreur…
    Pour n’en citer qu’un : « The Horror Show » d’Iced Earth dont chaque morceau fait référence à un classique du cinéma d’horreur.

    [Reply]

  • Arrow
    Arrow
    Mainstage 1 @ Hellfest - jour 3
    Slider
  • 1/3