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CR De Festival   

METAL FEMALE VOICES FEST 2008 A WIEZE



Festival : Metal Female Voices Fest[/urlb]
Ville : Wieze (Belgique)
Lieu : Oktoberhallen
Date : 18-10-2008
Public : 2 000 personnes environ


On entre pour le premier groupe du jour, un groupe français : Markize. Même pour ceux qui ne connaissent pas, il est facile d’être convaincus par la jolie et talentueuse chanteuse, ainsi que par l’originalité des compos du groupe. Encore plus original : la reprise de « Can’t Get You Out Of My Head » de Kylie Minogue en version métal. Croyez le ou pas, ce fut excellent ! Même si quelques métalleux bornés se sont arrêtés au nom de la chanteuse d’origine…


Kells live !

Passons à Kells, deuxième groupe français de la journée. Kells est clairement un des meilleurs espoirs de la scène française, avec une Virginie qui saute dans tous les coins pour défendre un nouvel album qui verra le jour début 2009. Une bonne prestation devant un public encore peu nombreux à cette heure matinale. On notera tout de suite de très bonnes chansons comme « Gaia », ou « Mes Rêves » un tube extrait du prochain album.


Macbeth : la belle italienne !

Vient Atargatis, attendu apparemment par une bonne partie du public présent. La chanteuse arrive pieds-nus, dans une robe verte qui la fait ressembler à une petite elfe. Un bon son et une bonne énergie, même si leur prestation n’a pas cassé trois pattes à un canard. On enchaîne directement avec la première claque de la soirée : MacBeth. Le combo italien, menée par une chanteuse à la voix mi agressive et mi claire, et un chanteur à la Chester Bennington de « Linkin Park » (il faut dire ce qui est, il a exactement les même attitudes !) retourne littéralement la scène du MFVF. La révélation du jour.


Edenbridge : opération séduction ratée !

Edenbridge rentre en scène…et c’est loin d’être formidable. La chanteuse ne fait passer aucune émotion, même si sa voix est certes jolie. Le tout est un peu ennuyeux, plat…la seule chanson qui réveille un peu est l’entraînante « Wild Chase ». Une déception. Pendant ce temps-là côté backstage, on trouve le temps d’échanger quelques mots avec les membres d’Epica et l’organisation du festival. C’est ici que l’on apprend que des bouchons sur l’autoroute bloquent certains groupes tels que Diablo Swing Orchestra ou Midnatsoll…ainsi que pas mal de spectateurs.


Diablo Swing Orchestra : une prestation écourtée !

Diablo Swing Orchestra arrivera donc en retard, mais jouent quand même un mini set de 4 chansons afin d’honorer sa présence. Midnatsoll monte sur scène et annonce avec regret l’annulation de son propre concert…Ces malencontreux imprévus sont plus ou moins compensés par la présence de la plupart des groupes aux stands de merchandising. Un endroit où l’on peut noter une très bonne ambiance et des fans comblés par la rencontre avec leurs fans.

On attaque à présent les headliners du festival. A commencer par Trail Of Tears, les norvégiens venus en force pour conquérir le c?ur de tous les métalleux de Belgique ! Pari réussi si l’on prend en compte les commentaires enthousiastes à la sortie du festival ! Il est parfois dur de comprendre ce que le groupe fait là, le fait étant que la voix masculine domine largement sur celle de la chanteuse. Mais la qualité musicale est indiscutablement présente. Très mélodique par moment, la formation aime revenir à des accès de violence où les blast beats se font terribles ! Avec les TOT, nous avons droit à un groupe qui assure sur scène et ça fait tellement plaisir à voir ! Le public a juste envie de se casser la nuque en headbanguant et de les revoir aussi tôt que possible. Un super concert.


Sonja dans son costume de scène !

Suivant : L’Ame Immortelle, un groupe avec lequel on s’ennuie ferme. Mais, à sa décharge, il est difficile de passer après Trail Of Tears . Si la voix de la chanteuse est juste et puissante, les chansons sont très répétitives. Le chanteur qui accompagne Sonja a un jeu de scène horripilant qui consiste à prendre un air constipé pour sortir quelques notes de chant loin d’être faramineuses. Pourtant, le duo à quelque chose d’unique. Ils incarnent le groupe, les autres membres étant interchangeables.



Sonja live !

Par ailleurs, Sonja a l’air heureuse d’être sur scène. Elle vit ses chansons et veut les faire partager à son public. Mais le public n’est pas réceptif. De plus, Epica donnant une séance d’autographes un peu plus loin, un bon nombre de personnes a préféré quêter une signature de la belle Simone plutôt que de regarder le concert de L’Ame Immortelle . Ca n’aide pas…Mais le groupe a vraiment une ambiance qui lui est propre et qu’il parvient à retransmettre sur scène. Certaines chansons comme « Aus Den Ruinen » ou « 5 Jahre » arrivent d’ailleurs à convaincre. On notera la présence de titres accrocheurs comme « Bitterkeit », « Stumme Schreie », « Fear », « Fallen Angel », « Phoenix » ou encore « Life Will Never Be The Same Again »


Simone Simons : toujours aussi angélique !

Passons à l’un des moments les plus attendus par le public : le show d’Epica bien sûr ! Le groupe qui a été presque chaque année au programme du MFVF est la deuxième tête d’affiche en ce 18 octobre. Nous avons le droit à une entrée fracassante avec le titre « The Obsessive Devotion ». Simone est toute en beauté dans sa robe bleue et son corset. Elle est d’ailleurs ovationnée bruyamment par le public dès son entrée sur scène ! Tout de suite, on sent qu’on passe à la vitesse supérieure. Le public est totalement acquis à la cause des hollandais (la salle étant d’ailleurs remplie de T-shirts Epica…). La voix de Simone est cristalline, le son excellent et les jeux de lumière sont du plus bel effet. Petit point noir : la set-list. Trop basée sur leurs singles : « Never Enough », « Solitary Ground », ou encore « Quietus. »


Yves Huts (basse) sur scène !

Si les chansons interprétées par Epica sont très « catchy », elles sont toutefois trop faciles et sont loin d’être les meilleures du groupe. Une magnifique version de « Chasing The Dragon » sauve toutefois un peu la mise. D’ailleurs quelques changements sont opérés dans les titres, avec par exemple le rajout d’une partie de guitare du meilleur effet sur « Solitary Ground ». L’osmose entre les membres du groupe est palpable, et les quelques plaisanteries que Simone partage avec le public rendent l’ambiance sympathique. On peut légèrement regretter que le groupe ait l’air fatigué, et que l’impression de « machine » se fasse clairement sentir…Comme entendu dans le public, « quand on a vu Epica une fois, on l’a vu 10 fois ! ». En effet, les shows du groupe s’enchaînent et se ressemblent souvent, se terminant d’ailleurs toujours par la même chanson, à savoir « Consign To Oblivion ». Le groupe est cependant heureux d’être là et, comme beaucoup d’autres formations, remercie l’organisation du festival. Epica sort donc comme d’habitude de scène sous les bravos enthousiastes d’un public en grande partie comblé.


Tarja Turunen à son apogée !

Et pour finir en beauté, Tarja. Pour les gens qui auraient hiberné depuis plusieurs années, Tarja est l’ancienne chanteuse du célébrissime groupe de métal symphonique finlandais Nightwish. Virée depuis deux ans, elle tourne à présent en solo. Beaucoup de personnes ont été étonnées de voir Tarja à l’affiche d’un festival de métal : son projet solo étant très peu fondé sur la musique métal. Mais bien-sûr, nostalgie oblige, énormément de fans de Nightwish ont fait le déplacement pour voir leur ancienne icône. C’est avec plus de vingt minutes de retard (on est une diva ou on ne l’est pas… !) que les lumières s’éteignent enfin. Un rideau blanc cache la scène, et on aperçoit l’ombre de la chanteuse qui commence à chanter de sa voix reconnaissable entre mille.

Le rideau tombe, la dévoilant en même temps que ses musiciens pour une entrée assez frappante et du plus bel effet. La miss est rayonnante et reprend son habitude si particulière et touchante de saluer ses fans de la main tout au long de la première chanson. Sa très grande énergie est presque surprenante ! Ceux qui connaissent Nightwish du temps où la belle était encore présente, savent que pour obtenir un headbang (ou autre geste métalleux), il fallait se lever tôt ! Et bien là, Tarja headbangue comme une vraie rockeuse de choc ! Elle donne même des horns à un public exalté plusieurs fois pendant le show ! Bref c’est une autre Tarja qui se présente à nos yeux ébahis.


Horns up!

A la joie de tous, en plus de son single « I Walk Alone » et ses autres chansons, elle chante des anciennes compositions de Nightwish comme « Passion And The Opera », « Wishmaster » ou encore « Over The Hills And Far Away » . Une chanson appelée « The Seer » fera aussi fureur dans le public. Tarja Turunen s’assoit elle-même au piano pour une chanson qui sera un vrai moment d’émotion. Pour les amateurs de ragot, avant un de ses titres, la belle finlandaise nous fait une introduction du genre « Vous savez, certaines choses peuvent arriver dans la vie, qui vous rendent malheureuse ou furieuse… » et ce avec un petit rire sardonique ! Bon, vous l’avez compris, Nightwish n’est pas le seul à avoir écrit une chanson vengeresse à propos de la partie adverse ! Quand bien même, Tarja s’en va à la fin de son set vraiment émue et répète un bon nombre de fois « I really feel for you, thank you so much for supporting me » et remercie elle aussi l’organisation. Un tonnerre d’applaudissement la salue lors de son départ. Un véritable triomphe pour la tête d’affiche donc !


Même sans Nightwish, Tarja a la foi !

On arrive donc à la fin d’une journée éreintante mais pleine d’émotions. Nous avons eu droit à un beau festival malgré des problèmes indépendants de la volonté de l’organisation et des groupes. Les fans se dispersent en sortant de la salle, certains courent encore après Mark Jansen, guitariste d’Epica, pour quelques autographes ou photos.

A l’année prochaine Wieze !




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