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Nouvelles Du Front   

Metallica préfère la généreuse Europe à l’alternative américaine


Metallica ne se lancera pas dans l’aventure du festival Orion Music + More cette année, on le savait depuis quelques semaines. Ce que l’on ne savait pas, c’est que le festival avait été, selon les dires du groupe, par la voix de son frontman James Hetfield au micro d’une radio texane (propos retranscrits par Blabbermouth), un « désastre financier ».

Mais de quoi parle-t-on ? A partir de quelle perte financière peut-on légitimement parler de « désastre » comme l’évoque James Hetfield ? Et si mauvaise affaire il y a eu, à quoi peut-on l’imputer ? La multinationale Metallica est-elle revenue aux préoccupations initiales underground de la survie du metal en milieu industriel hostile ? Car tout se dit aujourd’hui sur Metallica, et ce n’est pas nouveau. L’affaire Napster, entre autres, a participé à l’idée qu’une partie du grand public a pu se faire du groupe, celle d’un combo qui cherche avant tout à protéger ses arrières et qui tombera sur le moindre individu qui ne paiera pas pour se payer sa tranche de Metallica. L’autre point de vue sur le groupe diverge et voit avant tout un groupe qui a réussi et tient à faire rentrer de l’argent pour des projets toujours plus gros et participant à l’évolution du mouvement : faire un concert symphonique, un film en 3D, jouer en Antarctique…

Avec l’organisation de son propre festival sur le continent américain, Metallica s’est confronté à un problème financier qu’ils voient habituellement de l’autre côté du décor : faire face aux frais d’organisation démentiels d’un festival dont l’une des plus grosses composantes est… le cachet des artistes. Car inviter les Red Hot Chili Peppers à leur festival a dû coûter une certaine somme aux Mets, même s’ils sont de bons amis du groupe, ils n’ont pas dû venir jouer gratuitement. Et pourtant, les Four Horsemen ont réalisé une immense économie lors de l’organisation de l’Orion Music : ils n’ont pas eu à payer… leur propre cachet !

A l’aube du Download 2012 en Angleterre, Francis Zégut, notre bien connue voix française du Rock souvent bien renseigné, évoquait un cachet de six millions de dollars pour participer au prestigieux festival anglais. On a beaucoup supputé sur le montant des contrats de Metallica pour se produire en Europe. Six millions par-ci, un million d’euros par-là, pour participer au Main Square d’Arras par exemple, ou encore au moins deux millions pour venir jouer au Stade De France (le prix du billet se situait entre 50 et 90 euros, au vu de la capacité du stade de France, un simple calcul vérifie facilement cette hypothèse)… Metallica, comme Iron Maiden, affole depuis longtemps les compteurs en Europe, dépassant de loin d’autres artistes plus Mainstream comme Radiohead ou Arcade Fire qui tourneraient plus autour des 500 000 euros par participation à un festival.

Si bien évidemment, l’augmentation des cachets s’explique par l’effondrement du marché du disque, qui voit les groupes demander plus pour gagner… autant qu’avant, il y a bel et bien une dérive des cachets, cautionnés par le fait que le public metal, peut-être plus qu’un autre, est prêt à payer pour voir ses idoles à cause d’une offre de grands groupes restreinte en Europe, et par une fascination toujours existante envers les groupes américains de légende comme Metallica. Le « business-model » fonctionne d’ailleurs toujours à plein régime en Europe, puisque le prix des billets pour les festivals européens explose, les cachets avec, et la fréquentation n’a jamais été aussi grande… Sans que personne n’y trouve grand-chose à redire.

L’offre et la demande, encore et toujours. Un concept sur lequel Metallica et les autres légendes du metal surfent et qui les fait vivre grassement en Europe. Prenons l’exemple du Rock Am Ring en Allemagne, où Metallica est présent cette année : prix du pass pour le festival en 2008 : 135 €, prix en 2014 : 203.50 €. Soit une augmentation de 50.7% du prix du billet ! Les tarifs des billets au Royaume-Uni ont subi une croissance semblable avec un billet pour l’édition 2014 du Sonisphere UK qui monte à 261 euros… La France n’échappe pas à ce phénomène, les organisateurs du Hellfest ayant cédé depuis plusieurs années aux sirènes des grosses têtes d’affiches telles Iron Maiden cette année ou Kiss l’année dernière afin d’être assurés de toucher un large public et une audience minimum, pour un pass trois jours qui monte aujourd’hui à 190 euros (+18.75 % par rapport à l’année dernière), dû notamment à la présence d’Iron Maiden.

En revanche sur le continent américain, dans ce jeu économique, la donne est différente, et ce en raison d’un changement de génération. Les « anciens » fans continuent d’adorer les groupes de légende tels Black Sabbath ou Metallica, il suffit d’ailleurs de voir les chiffres de vente encore aux États-Unis le mois dernier pour des albums rentabilisés depuis bien longtemps (Black Album : 2479 disques vendus, Master Of Puppets : 1302, …And Justice For All : 1276, Through The Never – Soundtrack : 1127, Kill ‘Em All : 832). Des chiffres plutôt fous compte tenu de l’ancienneté des albums… Mais la nouvelle génération est beaucoup moins excitée à l’idée de voir Metallica live et de payer de forts tarifs pour les voir. La donne géographique joue, étant donné que les fans de Metallica étant disséminés, il est de plus en plus difficile au groupe de les réunir, vu que pour aller d’une grande ville américaine à l’autre il faut souvent faire de longs trajets. Ce qui explique en partie ce qu’avance aujourd’hui James Hetfield, quand il dit qu’il faut parfois six groupes pour remplir une salle…

Mais c’est surtout l’évolution du marché rock/metal US qui est à prendre en compte ; dans un pays ou le rock est la musique préférée (34,8% des Américains) devant le R&B, mais où l’ « alternative » (17,4%) et le metal (10,2%) tiennent des places très importantes, il n’y a pas de problème de demande, car plus de 60% des Américains écoutent des musiques affiliées au rock. Cependant, pour faire face à cette demande, l’offre est, elle, variée et riche, ne laissant aux gloires du passé qu’une place plus restreinte qu’en Europe. Le genre alternatif a ainsi petit à petit grignoté le terrain du metal et les groupes « metalliques » les plus populaires sont ceux ouverts sur d’autres styles. Ainsi, Nine Inch Nails, qui a un public essentiellement issu du metal en France, a un tout autre public outre-Atlantique. Leurs titres sont des hits radio. Ghost, avec ses connivences avec le monde pop, en est un autre exemple concret : le groupe suédois jouit d’une ferveur impressionnante aux États-Unis en comparaison avec l’Europe et touche un public venu de tous horizons, à forte proportion féminine, tout comme Deftones. Et ces groupes n’y sont pas considérés comme « metal ».

Aux États-Unis, il n’est pas rare d’entendre des formations comme Tool, Mastodon, Five Death Finger Punch, Queens Of The Stone Age ou Limp Bizkit dans les médias nationaux. Ils sont régulièrement invités dans les « late shows » des grandes chaînes et squattent les très nombreuses ondes radio fédérales et locales. Le genre alternatif a pris le pas sur le metal, et le phénomène qui fait la part belle aux anciens groupes est finalement très européen. La « nouvelle » offre en rock alternatif aux États-Unis est suffisante pour que les jeunes ne s’intéressent plus tant que ça aux anciens groupes, délaissant également pour partie le metal plus extrême.

Enfin, un panel beaucoup plus large de groupes est en concurrence : il n’est pas anormal que le public à un concert d’Eminem ou de Daft Punk soit le même que celui à un concert de Tool ou de Nine Inch Nails, ce qui est beaucoup moins vrai en Europe, où le public metal et rock alternatif est marginal et marginalisé. Les Grammy Awards qui voient la consécration de Daft Punk peuvent également voir ce même public debout pour Metallica et Nine Inch Nails. Une célébration inimaginable en France.

Metallica, puisque c’est le sujet, est donc à une place différente chez l’Oncle Sam : ils sont à celle d’un groupe mythique, qui a toujours son lot de fans, mais qui fait face à une concurrence féroce, surtout dans le cœur du « jeune » public, désormais accro à l’ « Alternative » avant le metal. Le mouvement alternatif, rejoint par certains artistes électro comme Skrillex a décroché quelque peu le metal, et Metallica, comme d’autres, en fait les frais dans son pays d’origine. En Europe, le public des festivals est souvent avant tout un public metal. C’est lui qui garnit les coursives des Rock Am Ring, Download et autres Hellfest. Un public que les organisateurs savent fidèle, communautaire, et dévoué, qui ne rechignera pas à craquer son porte-monnaie pour voir les Mets ou autre Iron Maiden. C’est aussi pour cela que même les festivals généralistes tels que le Main Square ou Les Vieilles Charrues ne se séparent pas de leur volet metal. Et cela, il y a fort à parier que les Four Horsemen aussi, s’en sont rendus compte…



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  • @Eddie
    « Maiden c’est pas excessif en concert, 50euros la place ça reste raisonnable »

    Plus le groupe a une notoriété, plus ça sera cher. Je vais encore citer le contre exemple avec EXTREME au Bataclan 45.50 €.

    Tout ça pour dire que nous n’avons pas tous les mêmes moyens, et donc le même budget à allouer aux concerts. Un gros à 70€, 2 autres à 30€ et des poussières, un Maiden à 50€ par là. Ca chiffre.

    Puis il faut quand même rappeler que l’affiche d’Orion était juste minable.
    En plus ils ont fait ça à Detroit. Ville qui a carrément déclarer faillite.
    Ils ont peut-être fait une certaine économie, mais ça montre le totale décalage de la réalité dans laquelle se trouve Metallica et NOTRE réalité.

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  • Maiden c’est pas excessif en concert, 50euros la place ça reste raisonnable quand on voit certains à 150! Après, surement que pour un festoche le manager demande plus, ils en font rarement 🙂

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  • Necrodaemon dit :

    En même temps quand on regarde les dates de tournée, les groupes ratissent les USA de fond en comble, et le reste du monde reçoit que quelques dates par pays … donc quand ils viennent on se jette toujours dessus.
    Ça serait bien, s’ils s’intéressent réellement à l’Europe, terre d’histoire et de nostalgie, qu’ils ratissent un peu plus chaque pays (entre autre la France …).

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  • HeavenNorHell dit :

    Je vais pas plaindre Metallica loin de là mais arrêtez de croire que leur cachet va directement dans leur poche « Ouahh ils sont payés 1 million ça fait 250.000 $ chacun… ». Niet. Metallica, c’est une entreprise qui fait vivre des salariés. Je ne connais pas le nombre d’employés qu’ils peuvent avoir entre ingéson, roadies, webmaster, metclub etc… Mais Metallica vient avec sa scène et les gars qui la montent. Alors oui ça peut paraître hallucinant comme cachet et effectivement, il doit y en avoir une bonne partie dans leur poche. Mais ils font vivre, et certainement bien, un paquet de gars qui bossent pour eux !

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    enfin un qui pense comme moi ! merci !

    HeavenNorHell

    😉

  • Déjà qu’il y a une disparité parfois significative entre une place parisienne et une lyonnaise (par exemple). Même groupe, même show, mais le parisien se fera saigner.

    Ca sera toujours de plus en plus cher les enfants. Après quand tu pars à plusieurs, les frais sont partagés. Puis le pass 3 jours est toujours rentabilisé par rapport aux groupes.
    Il arrivera un moment où ça se cassera la gueule. Les groupes ne sont pas dans NOTRE réalité. Les fans n’ont pas que le pass a acheté, il y a tous les à-côtés.

    Etonnant ce revers financier pour Metallica. Je pensais qu’ils étaient de bons calculateurs 😀 Comme quoi un nom ne fait pas tout dans un nouveau marché qui est ne leur était pas favorable.

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    Alex

    Plains toi va au moins tu habites à Paris. Pour voir certains groupes yen a qui à la fois se font saigner sur le prix du billet et pour le déplacement…

    Et l’argument du « rentable par rapport au nombre de groupes » tu sais même à 400 euros le fest si tu vois 40 groupes ça ferait que 10 euros c’est rentable aussi…

    Rififi

    Je l’attendais celle-ci. Oui à Paris nous sommes certes privilégiés en terme de concerts. Quand un groupe ne fait qu’une date en France, c’est à Paris (en général) et le reste du monde 😉 doit poser des congés, payer l’hôtel, le trajet… pour s’y rendre.
    Quand il fait plusieurs dates, j’ai la rage quand je vois les tarifs pour Toulouse, Lyon. Même concert, même show, même tarif pour tous en principe.
    C’est sûrement l’organisateur qui doit s’en mettre plein les poches.

    Paris, l’Europe de bonnes vaches à lait.

    C’est là que tu te trompes. Ce n’est pas une rentabilité par la quantité, mais par la qualité qu’il faut voir.
    La plupart iront voir Black Sabbath pour dire qu’il les ont vu au moins une fois.
    Si tu allais voir individuellement les 3 têtes d’affiche, tu arriverais au prix du pass, voir un peu plus ou un peu moins.
    En dessous de ça, qu’on aime ou pas il y a d’autres groupes de qualité : Megadeth, Buckcherry, Deep Purple – Status Quo (2 légendes pour les plus vieux) le retour d’Emperor, Extreme (petite notoriété avec une carrière totalement irrégulière et pourtant au Bataclan le prix fosse est à 45,50).
    Je te passe les Iced Earth, Trivium, Paradise Lost, Opeth, Sepultura, Rob Zombi, Misfits… (des groupes qui pour certains lorsqu’ils jouent à Paris doivent se situer entre 30 et 40 eur).

    Après tout est une question de goût. Y a-t-il suffisamment de groupes dont est fan et qu’on aime bien pour qu’on puisse débourser cette somme ?
    Plus les groupes qu’ils ne joueront jamais chez nous (public restreint) et les découvertes qu’on peut y faire.

    raskholnikov

    C’est plus cher à Paris parce que la location des salles pour le tourneur sont beaucoup plus chère, suffit de voir le prix d’une soirée dans un zénith ou Bercy.

    Pour conserver sa marge le tourneur augmente.
    Comme personne veut réduire sa marge (parce qu’ils sont tous gagnants quoi qu’on en dise) c’est évident que le prix monte.
    Le loueur augmente son prix, donc le tourneur aussi et l’artiste évidemment.
    Seul le public est perdant, avant pour le tarif d’un concert on en voyait 3 , maintenant faut choisir !

    Et malgré les prix j’ai toujours pas pu voir les MEts en concert, les places se vendent trop rapidement bien que le prix soit élevé !

  • Silencement dit :

    190€ le pass 3 jours + 100€ l’aller/retour en avion, c’est ridicule. Autant le ratio groupes/prix est bon, autant 290€ c’est 15% de mon salaire.

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    Skilver

    Sans compter nourriture et tout le confort sur place

  • je crois que cette année , avec un pass à 190 e , on atteint le  » maximum  » qu on puisse demander à un public europeen , meme à plus de 45 piges , on ne veut pas mettre plus…meme si ya maiden , sabbath…etc… apres quand on voit les tarifs en salle à paris , ya de quoi se faire sauter le caisson ….satriani à l olympia à plus de 100 e la place la plus chere….faut arreter de deconner quoi..

    [Reply]

    Eddie

    Faut pas oublier ce qu’a dit récémment l’orga du Hellfest les gars, l’état leur donne 40000euros et à titres de comparaison le rock en seine reçoit 1millions…l’état favorise clairement un type de musique plus qu’un autre, l’égalité pour tous les festivals de musique peu importe le genre musical, c’est ce que demandait Patrick Roy et ce n’est toujours pas en oeuvre, dans un pays où la dévise est Liberté, égalité, fraternité, ça fait peur, d’ailleurs le monde du metal correspond parfaitement à cette devise, bien plus en tout cas que le gouvernement qui en a rien à battre.
    De plus, c’est pas logique qu’un festoch qui reçoit Maiden et Sabbath et foule d’artistes internationaux reçoive moins de subvention qu’un festivale qui passe Pony pony run run et Arthur H…jveux pas cracher sur ce style de musique, au contraire, simplement faut avouer que le prix des artistes est pas le même…
    Bref, faut s’en prendre au vrai responsable, dans ce cas ce ne sont ni les groupes, qui ont raison de prendre leurs cachets, ni les orga qui font ce qu’ils peuvent pour nous offrir un bon spectacle tout en restant dans leur frais, mais il faut plutôt en vouloir au ministre de la culture qui ne veulent pas mettre de l’argent dans les musiques extrêmes, soyons honnête, simplement parce qu’ils s’imaginent qu’on est 4poivrots satanistes à écouter ça.

  • Concernant le HellFest, je pense quand même qu’Aerosmith demande un plus gros cachet qu’Iron Maiden. C’est plutôt à eux qu’on doit reprocher le prix du pass (il reste quand même mon groupe préféré, mais bon…).

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    Jack

    Je ne crois pas qu’Aerosmith ait le plus gros cachet, ce serait un peu con de la part de l’orga de placer un groupe qui n’est qu’en partie fédérateur du public du Hellfest, qui n’appartient pas au metal comme on l’entend aujourd’hui.

    C’est Maiden le plus gros cachet, pas de doute là dessus. Le groupe le plus fédérateur doit avoir le plus gros cachet c’est mathématique.

    Pour répondre au sujet de l’article Metallica revient plus cher que Maiden, Aerosmith et Black Sabbath réunis. (Source Ben Barbaud dans une ITW qui traine sur le web)

    Aerosmith s’en fout de savoir s’ils sont fédérateur en France ou pas. Ils ont annulé leur tournée l’année dernière car ils réclamaient trop d’argent et qu’on refusait leur prix. S’ils acceptent de jouer au HellFest, c’est parce qu’ils sont satisfait de leur cachet; et je ne pense pas qu’ils sont devenus plus raisonnables depuis 1 an.

    Jack

    Je ne connais pas le détail mais de toute façon les deux partis doivent être gagnants pour signer.

    Mon opinion c’est que Metallica a beau être loin devant pour le prix de son cachet, Maiden est n°2.

    Aerosmith a certainement voulu demander gros et l’orga les a envoyé balader en 2013.
    Donc soit ils ont revu leur prix soit les conditions favorables de 2014 avec d’autre groupes « metal » prestigieux (Maiden & Sabbath notamment) ont permis à l’orga d’accepter. L’an dernier avec Kiss, Def Lepard et ZZ top en tête d’affiche Aerosmith n’était pas indispensable parce que la partie « hard rock » était amplement couverte.

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