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Live Report   

Michael Schenker’s Temple Of Rock : Pour inconditionnels indulgents


12122597_1215496181810137_5690086157562616742_nAprès plusieurs passages au Forum de Vauréal ces dernières années, Michaël Schenker plante son Temple du Rock à Paris, au Bataclan. Doogie White au chant, Wayne Findlay à la guitare et aux claviers et à la rythmique piquante, Francis Buchholz et Herman Rarebell, respectivement à la basse et à la batterie. Voici pour les acteurs. Concernant le scénario, il s’agit de promouvoir le dernier album du Temple, Spirit On A Mission, mais aussi de faire vivre le répertoire du guitar hero en piochant dans ses différentes formations. Beau programme quand on sait les trésors que contient la discographie de Michaël, de UFO à MSG, en faisant un crochet par Scorpions sans oublier le petit dernier dont un titre comme « Vigilante Man » devrait prendre son envol sur scène.

Envie d’en savoir plus ? Lisez donc la suite sur cette soirée riche en surprises !

Artiste : Michael Schenker’s Temple Of Rock
Date : 3 novembre 2015
Salle : Bataclan
Ville : Paris [75]

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Le gardien du Temple

Premier motif d’étonnement, le public n’est pas au rendez-vous. La salle du boulevard Voltaire est en effet désespérément peu remplie au contraire d’autres dates françaises de l’artiste sur cette tournée qui afficheront complet ou n’auront pas été loin de l’être. Seconde surprise, 77 annoncé comme première partie ne se produira pas sur scène ; il n’y aura en fait pas de première partie. Peu de public, pas de première partie, la soirée prend une étrange tournure.

Mais la dernière surprise, très mauvaise celle-ci, viendra de la qualité de la prestation. Vraiment en deçà de ce à quoi nous pouvions nous attendre. Surtout que ce qu’avait produit le groupe à l’Alcatraz il y a quelques mois avait par exemple été plutôt agréable. Le grand air ? La Belgique ? Allez savoir. En attendant, revenons à Paris.

Il est 20H30, « Highway To Hell » d’AC/DC résonne dans les enceintes avant que « Doctor, Doctor », classique parmi les classiques, n’ouvre le bal. Dès le départ, Michaël va serrer les mains des premiers rangs. Mais les espoirs que cette entame de soirée laisse entrevoir se retrouvent vite brisés par plusieurs facteurs. En premier lieu, la qualité intrinsèque des interprétations même si sur le papier, la liste des morceaux joués a des arguments de poids. Ce soir, l’ensemble sonne plat, sans dynamisme. Même les solos que Michaël exécute malheureusement sur l’extrême côté de la scène, toujours le même, sans lumières, ne font pas mouche.

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Un temple bien fragile

Côté chant, Doogie est souvent hors registre comme sur « Natural Thing » ou « Rock Bottom » par exemple. Même les titres du dernier album ne claquent pas comme ils le méritent. Seul sursaut, « Attack Of The Mad Axeman » qui percute vraiment, désespérément seul dans un ensemble sans éclat. Par ailleurs on est en droit de s’interroger sur la raison de terminer sur « Blackout », Michaël n’ayant pas joué sur cet album de Scorpions. Un « Rock Will Never Die » n’aurait-il pas mieux fait l’affaire tout en contentant les fans du Schenk ? La reprise de « Rock You Like A Hurricane », titre au succès assuré mais loin de la discographie de Schenker, est aussi discutable.

Côté animation scénique, là aussi, rien de folichon. Doogie White n’est pas le plus grand leader qui soit et hormis de rares gimmicks comme les trois musiciens de front sur « Coast To Coast », il n’y a pas de grande émulsion sur la scène. Et ce ne sont pas les lumières qui vont sauver la mise. Toujours les mêmes tableaux, laissant les musiciens dans une espèce de pénombre usante à la longue quand ils ne sont pas noyés dans du blanc venant de l’arrière. Les spectateurs mériteraient de mieux voir leurs idoles !

Les spectateurs, parlons-en justement. Seul élément positif de cette soirée et qui compensent leur quantité faible par une grande qualité car malgré tout ce que vous aurez pu lire dans ces lignes, eux apprécient et applaudissent dès que le chanteur les y invite. Ils sauvent la soirée du naufrage complet, garants de l’ambiance de la soirée. Espérons seulement que le groupe ait été dans un mauvais soir et que les prestations suivantes auront montré plus d’entrain. Parce que si le rock ne mourra peut-être jamais, attention tout de même à ce que le Temple Du Rock ne touche pas le fond et que les lumières ne s’éteignent pas à jamais sur un artiste qui pourtant a gravé parmi les meilleurs live de notre musique, « Strangers In The Night » avec UFO et « One Night At Budokan » avec MSG.

NB : A noter l’hommage rendu à Dio en introduction à « Before The Devil Knows You’re Dead ».

Setlist :

Doctor, Doctor
Live And Let Live
Lights Out
Where The Wild Winds Blow
Natural Things
Before The Devil Knows You’re Dead
Victim Of Illusion
Lovedrive
Coast To Coast
Vigilante Man
Saviour Machine
Too Hot To Handle
Lord Of The Lost And Lonely
Rock You Like A Hurricane
Rock Bottom
Attack Of The Mad Axeman
Communion Everybody
Blackout

Live report et photos : Lost.



Laisser un commentaire

  • True Metalhead dit :

    La chanson « Where The Wild Winds Blow » a été écrite par Iron Maiden, (de l’album « The Final Frontier », sorti en 2010) !

    [Reply]

  • très surpris par ce compte rendu de la date parisienne..
    Présent aussi au jasrod moi je les ai trouvé plutôt en forme, le feeling du maître est toujours là et techniquement c’est toujours aussi impressionnant!!
    On peut toujours critiquer la setlist mais je la trouve assez variée et équilibrée
    Beaucoup d’artistes metal de la même génération ne font pas aussi bien
    Respect pour cette longevité!!

    [Reply]

  • True Metalhead dit :

    La reprise de « Where The Wild Winds Blow » d’Iron Maiden doit être pas terrible !…

    [Reply]

    Seb

    Sauf erreur, ce n’est pas une reprise de Maiden (Final Frontier), mais un original de Schenker (2013).
    J’était au concert du Jas Rod, je suis assez déçu par cette prestation, heureusement que la première partie 77′ et son revival AC/DC ont remontés l’ambiance.
    Un rapport qualité prix pas au top malgré la légende sur scène.

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