ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Mike Tramp : le hard rocker qui n’en était pas vraiment un


Avec son nouvel album solo, Cobblestone Street, Mike Tramp dévoile de la manière la plus sincère et authentique qui soit ce qu’il a toujours été : un artiste acoustique. Même durant l’âge d’or de White Lion ou le plus sleaze et grungy Freak Of Nature, c’est ainsi que ses compositions ont commencé avant d’être transformées et électrisées, nous dit-il dans l’entretien qui suit. Voilà pourquoi il insiste pour briser la plus fausse des idées que les gens peuvent se faire à son sujet : il n’est, à la base, pas un hard rocker. Mais peut-être est-ce précisément cette différence, cette particularité, qui a permis aux groupes de hard rock auxquels il a participé de se démarquer ? A partir de ce constat, dans l’entretien – ou plutôt la discussion – qui suit, Mike Tramp décrypte avec nous sa personnalité et son histoire. Ses propos sincères ne manqueront pas de passionner ses fans et permettront de voir ses œuvres passées sous un regard neuf et de sans doute mieux les comprendre.

Et, en parlant d’œuvres passées, Mike Tramp n’a pas lésiné sur les aveux et révélations quant à White Lion, l’album Return Of The Pride et son ex-compère Vito Bratta qu’il aimerait voir agir et réagir aux nombreuses interrogations des fans.

Dans tous les cas, Mike Tramp s’est montré très bon client face aux questions que nous lui avons posé et un homme éminemment sympathique et agréable avec qui échanger.

Nous vous laissons découvrir tout ceci ci après.

« Ce n’est pas comme si le chanteur de Slayer décidait de réaliser un album acoustique. Je suis un artiste acoustique bien avant d’être un hard rocker. »

Mike Tramp (chant) : Philippe, comment vas-tu ?

Radio Metal : Très bien et toi ?

Bien, merci !

Alors commençons l’interview ! Es-tu prêt ?

Oui. En fait, nous n’allons pas faire une interview, nous allons avoir une conversation… (Rires)

Oui, c’est un très bon état d’esprit ! L’album se dénomme Cobblestone Street et dans la chanson éponyme tu chantes que c’est dans cette rue que tu es né. Tout le monde ne se souvient pas de la rue où il est né. Qu’y a-t-il de si spécial à son propos ? Pourquoi lui avoir dédié cet album ?

Eh bien, tu sais, je l’utilise comme une métaphore. Il y a bien plus de profondeur dans cette chanson que cette simple phrase. Parce que lorsque je chante « ne disparaîs pas vieille rue Cobblestone », je parle vraiment d’une période pendant laquelle j’ai commencé à découvrir la musique, juste à la fin des années soixante, la fin des Beatles, avec une toute nouvelle vague de musique qui arrivait. Et cette période allait durer pendant les dix années suivantes. Et tout ce qui s’est passé durant cette période a grosso modo fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Et je me souviens du jour où sont arrivées les grosses machines pour couvrir Cobblestone Street d’asphalte, c’est aussi devenu la fin de cette période de ma vie, à partir de là j’ai avancé vers autre chose. Et me voici plusieurs années après, avec, dans les faits, cet album sur lequel je fais exactement ce que j’ai absorbé à l’époque.

Pourquoi avoir choisi un contexte totalement acoustique pour Cobblestone Street ?

Je sais que c’est ainsi que ce sera perçu par la plupart des gens qui l’écouteront mais le fait est que, durant toute la carrière de Mike Tramp, ceci est la manière dont j’ai toujours écrit les chansons et que c’est ainsi qu’elles ont toujours été présentées lorsque je me suis montré en studio. Ensuite nous les avons transformées en chansons de groupe et, bien entendu, cela a donné White Lion, Freak Of Nature et ensuite mon premier album solo. Mais, pour moi, il n’y a pas vraiment de différence entre ces chansons et celles que j’ai écrites à l’époque, en ce qui concerne la manière dont elles ont été créées ou écrites. Pour moi, il est juste question de dire : « Tu sais quoi ? Maintenant je ne ferai rien d’autre que le chant et la guitare. Et faisons en sorte que ce soit une approche très brute et personnelle de la manière dont Mike Tramp sonne lorsqu’il est presque tout seul. » Ce n’est donc pas l’album acoustique d’un artiste de rock. Ceci est un honnête album du compositeur et de l’artiste que je suis. Il se trouve simplement que je suis connu pour avoir été un chanteur de rock dans deux groupes. C’est donc le genre de montagne que les gens doivent surmonter pour comprendre. Mais, en même temps, il y a beaucoup de gens qui écoutent cet album et ressentent qu’il s’agit là de la chose la plus naturelle qui soit et qu’il représente qui est Mike Tramp.

Tu as une carrière solo depuis seize ans désormais, et j’y inclue le Rock n’ Roll Circuz. Ton groupe solo semble donc être ton groupe principal aujourd’hui. Est-ce parce qu’il est plus facile pour toi d’avoir le contrôle sur ton propre nom en comparaison des groupes que tu as eus par le passé ?

Pas vraiment, il n’y a aucune forme d’ego impliqué dans ce choix. Lorsque j’en ai fini avec White Lion, j’en avais aussi fini avec le son de ce qu’étaient devenues les années 80, et lorsque Freak Of Nature s’est séparé après quelques albums, je n’avais plus l’âme et l’énergie pour créer un troisième groupe et, en l’occurrence, ça aurait été mon quatrième groupe en tout. C’est comme si tu avais été marié quatre fois et que tu continuais à penser que ce sera toujours beau à chaque fois que tu recommenceras. J’ai ressenti ça en 95 lorsque j’ai commencé à écrire pour Capricorn et j’ai décidé que, à partir de ce jour, je serais un artiste solo, que je n’avais plus rien à donner à un groupe, cela prend trop de ma vie. Par exemple, dans le cas du Rock n’ Roll Circuz, au moment où je suis entré en studio, il s’agissait de deux albums solo, mais le groupe a eu un tel impact sur eux que je ne pouvais simplement plus appeler ça un album solo de Mike Tramp. C’était plus une collaboration. Même s’il s’agissait de mes chansons, le groupe a eu une trop grande influence dans la manière dont le résultat a fini par sonner.

« White Lion est fini depuis 1991 et aujourd’hui il est facile pour moi d’affirmer que c’était une erreur d’essayer de reformer, ou plus précisément, de faire une nouvelle version de White Lion. »

As-tu le sentiment que les fans de White Lion et Freak Of Nature t’ont suivi dans ta carrière solo ?

Ceux qui m’ont suivi sont des gens qui trouvent un intérêt à suivre l’évolution d’un musicien, de la même manière que ta propre vie change en vieillissant et que soudainement tu écoutes autre chose. Donc ceux qui m’ont suivi et qui ont grandi avec ma musique sont, de bien des façons, des gens qui voient la vie de la même manière que moi : le fait que tu sois naturellement guidé en même temps que tu changes, sans chercher à combattre ce changement. A la fin de White Lion, il était tout naturel pour moi d’avancer avec Freak Of Nature. Dans White Lion, j’avais déjà commencé à chanter un peu différemment à la fin, ma voix était en train de changer, etc. Donc, au lieu d’essayer de rester ce que j’étais dans White Lion à l’époque de l’album Pride, j’ai suivi le cours naturel des choses et ai participé à Freak Of Nature. Et de Freak Of Nature, j’ai été rappelé en tant qu’artiste solo au style de musique avec lequel j’ai débuté. Lorsque tu écoutes Cobblestone Street, et tout particulièrement lorsque moi-même j’écoute cet album, tu y entends Mike Tramp à ses débuts mais trente-cinq ans plus tard, bouclant la boucle.

Ce que tu fais en tant qu’artiste solo de manière générale est plus posé que ce que tu as fait dans le passé, même si on y trouve quelques chansons hard rock ici et là. Est-ce, d’une certaine manière, une certaine forme de sagesse qui vient avec l’âge qui te pousse à ça ?

N’ayant pas de meilleur mot pour le définir, je dirais que oui. Je crois que peut-être, parfois, des gens me confondent avec ce que je ne suis pas et pensent que je suis vraiment un hard rocker. C’est là où certaines personnes ont tort. Le fait est que dans White Lion, j’étais un quart du groupe, même si, bien entendu, j’étais un compositeur, un chanteur et un frontman, et dans Freak Of Nature j’étais un cinquième. Et je crois que ce qui a fait de ces deux groupes des groupes un peu différents des autres était la partie que Mike Tramp apportait. Et dans la plupart des situations, les fans ou qui que ce soit ne se rendent pas compte que ce que j’apporte à Freak Of Nature ou White Lion c’est Cobblestone Street. Mais lorsque tu retires tout et que Mike Tramp est laissé seul, c’est là que tu obtiens Cobblestone Street et la manière dont je sonne en tant qu’artiste solo. Ce n’est donc pas comme si le chanteur de Slayer décidait de réaliser un album acoustique. Je suis un artiste acoustique bien avant d’être un hard rocker.

Ceci est plus ou moins la direction qu’un artiste comme Bon Jovi a également emprunté, il suffit d’écouter son dernier album qui est très orienté FM et très posé. Te sens-tu proche de Bon Jovi et son évolution ?

Tu sais quoi ? La seule chose que j’ai en commun avec Bon Jovi, c’est que nous venons tous les deux des années 80. Mais ce que tu remarques, je crois qu’on pourrait le voir chez de nombreux artistes, peut-être pas Iron Maiden ou Saxon ou Motörhead, qui ont en quelque sorte décidé de sonner de la même manière sur chacun de leurs albums, car c’est ce qu’ils représentent. Mais pour un artiste, c’est quelque chose de très naturel d’évoluer et de ne pas continuer à écrire la même chanson ou de dire la même chose sur chaque album. Ceci est simplement le genre d’artiste que je suis. Pour autant, ceux qui ont suivi Mike Tramp n’ont pas tant le sentiment d’une différence, et je n’ai moi-même pas le sentiment qu’il y ait une quelconque différence, parce qu’il s’agit de la même personne. Il se trouve simplement que j’ai arrêté cet album avant que trop d’instruments ne soient ajoutés au mix final.

« Avec chaque projet que Mike Tramp a fait depuis qu’il a débuté, et jusqu’à ce jour, j’ai été celui à l’avoir initié et j’ai été celui qui a payé pour. Et ça, c’est terminé. »

En 2008, tu as reformé White Lion et sorti un album intitulé Return Of The Pride. Mais depuis, il n’y a plus aucune nouvelle du groupe. Est-ce que c’est à nouveau terminé avec White Lion ou…

Tu sais, White Lion est fini depuis 1991 et aujourd’hui il est facile pour moi d’affirmer que c’était une erreur d’essayer de reformer, ou plus précisément, de faire une nouvelle version de White Lion si tard dans ma carrière alors que j’ai déjà dit au revoir à White Lion en 91. Mais, malheureusement, il a fallu que j’enregistre Return Of The Pride pour regarder en arrière et me rendre compte qu’il n’avait rien à voir avec White Lion dans le son et que la seule chose qui sonne White Lion était le chant. Parfois, tu dois malheureusement aller jusqu’au bout pour réaliser qu’en fin de compte tu en avais terminé avec ce chapitre de ta vie.

Est-ce que cela signifie que White Lion est définitivement terminé ?

White Lion a été arrêté en 91 et il n’y aura aucune reformation quelle qu’elle soit. Mike Tramp est là à jouer en tant que lui-même et lorsque je joue des chansons de White Lion, je joue celles que j’ai écrites et les joue sous le format simplifié tel que je les ai écrites à l’origine. Je ne vais plus faire de tournée en tant que ou essayer d’être White Lion à nouveau.

Tu as dit que ce n’était pas White Lion mais, indépendamment de ça, que penses-tu de la musique que tu as réalisé sur Return Of The Pride ?

Tu sais, c’est une super question. Si on changeait le nom du groupe, ce serait un super album ! Imagine que tu as un verre et que ce qu’il contient ressemble à du jus d’orange mais lorsque tu le bois ça n’a pas le goût du jus d’orange. Ici, c’est la même chose : tu as un album, il est blanc et, de bien des manières, il ressemble volontairement à l’album Pride et ensuite tu écoutes la musique mais ça ne sonne en aucun cas comme White Lion. Tu reconnais éventuellement Mike Tramp de White Lion. C’est là où est la différence. Maintenant, si j’avais appelé l’album simplement Tramp, ça aurait été différent et les gens l’auraient écouté d’une manière différente. Mais dès lors que tu mets le nom White Lion dessus, tu t’attends à entendre le jeu de guitare de Vito Bratta et le chant de Mike Tramp. Ça, ça équivaut au son de White Lion, ce que je ne suis pas capable de faire et ce que je ne veux pas essayer de faire.

Serait-il possible pour toi de refaire un album avec ces musiciens, sous un autre nom ?

Eh bien, voilà encore une excellente question car ça me renvoie à ce que j’ai plus ou moins dit dans une partie de ma biographie. Si j’ai le désir et le besoin de faire un album de hard rock, je pense que ce serait un projet où Mike Tramp ne serait ni l’initiateur, ni le leader. Je veux pouvoir venir et chanter par dessus un autre groupe qui aurait, peut-être, déjà formé le concept. Parce que, dès que je deviens celui qui le démarre, ça sonne trop comme Mike tramp. Dans le cas de Freak Of Nature où j’ai laissé le groupe commencer les chansons et où j’ai fini par venir me mettre sur les chansons en ajoutant ma patte et mes mélodies, c’est là où tu obtiens ce genre de résultat final. Si j’en venais à avoir besoin d’entendre ces guitares distordues et une batterie qui tabasse, ce devra être presque comme un projet où je dis aux gars : « Commencez ces chansons et ensuite je viendrai et je commencerai à créer des mélodies autour. Je ne veux pas être impliqué trop tôt dans le projet, pour éviter que cela soit une continuation de Mike Tramp. »

A propos de Vito Bratta, guitariste de White Lion : « (Rires) Oh putain ! As-tu déjà vu Le Silence Des Agneaux ? As-tu déjà rencontré Hannibal Lecter ? »

En 2007 Vito Bratta a avoué n’avoir jamais exclu une reformation de White Lion et que cela n’avait pas été possible jusqu’à ce jour en raison de problèmes familiaux et de santé. Ceci a donné beaucoup d’espoir pour le futur. Mais ensuite rien ne s’est produit et Vito semble tout simplement avoir pris sa retraite. Qu’est-ce qui pourrait, dans les faits, aujourd’hui rendre possible une réunification du tandem Vito Bratta / Mike Tramp ?

Eh bien, c’est le genre de réponse qu’un politicien donnerait : il promet aux pauvres qu’ils dormiront dans un meilleur lit et auront plus de nourriture mais au bout du compte cela n’arrive pas. Donc, lorsque Vito Bratta dit qu’il n’a « pas exclu », il dit simplement, par omission, qu’il ne ferme pas la porte mais qu’il n’y a aucune chance au monde pour que Vito Bratta remonte sur scène et fasse un show du tonnerre avec Mike Tramp.

OK. Bien…

… Et pour finir de répondre à ta question, car tu as été un peu plus loin, il y a seulement deux ans lorsque je parlais à Vito et que nous parlions de la vie et d’autres choses, nous avons commencé à aborder le sujet de la musique et il m’a dit : « Oh, tu sais, je joue toujours de la guitare ! » Et j’ai rétorqué : « Attends Vito ! Je ne savais pas… » Mais il a précisé : « Oh, non, Je voulais dire de la guitare classique ! » Et ensuite je lui ai demandé la chose suivante : « Est-ce qu’il y aurait un espace dans ta vie pour ou bien serais-tu capable de peut-être envisager une collaboration entre nous autour de la guitare classique ? » Et il a répondu : « Oh, non, non, non, non ! Ne parle pas de ça ! » J’étais peut-être en train d’imaginer quelque chose dans la veine de l’album que Page et Plant ont réalisé au Maroc, alors qu’ils ne voulaient pas refaire Led Zeppelin, et qui était un peu différent. Le truc, c’est que c’est typique de Vito Bratta. C’est vraiment pénible pour moi d’avoir toujours à parler de lui. J’aimerais qu’il ait le cran de faire des interviews et de simplement dire la vérité. Parce que pendant plus de vingt ans, j’ai dû tout expliquer à propos de White Lion parce qu’il reste là dans son coin et n’en parle pas.

Vito Bratta semble être un homme compliqué ou, tout du moins, très discret, d’après le peu qu’on entend de lui dans les médias. Comment vois-tu sa personnalité ?

(Rires) Oh putain ! As-tu déjà vu Le Silence Des Agneaux ? As-tu déjà rencontré Hannibal Lecter ? Tu sais quoi ? L’action est bien plus parlante que les mots et Vito dit beaucoup de choses mais n’en fait rien. Je pense vraiment qu’il doit à ses fans un super site web et de vraies réponses aux questions qu’ils se posent. Il se peut que je paraisse amer ou que je donne l’impression de me payer la tête de Vito ou je ne sais quoi, mais je suis fatigué de le voir incapable d’expliquer tout ça. Ce ne sont qu’excuses après excuses !

Sur un autre sujet, y a-t-il des chances d’un jour voir revivre Freak Of Nature ?

Tu sais quoi ? J’ai essayé quelque chose l’année dernière, car cette année allait être le vingtième anniversaire du groupe et j’ai imaginé que Freak Of Nature aurait pu faire quelque chose. Mais j’ai en quelque sorte placé ça entre leurs mains, car avec chaque projet que Mike Tramp a fait depuis qu’il a débuté, et jusqu’à ce jour, j’ai été celui à l’avoir initié et j’ai été celui qui a payé pour. Et ça c’est terminé. Donc, si Freak Of Nature voulait se remettre ensemble, tout ce qu’ils auraient à faire c’est de me dire quand nous rencontrer. Car je ne ferai plus office de banque.

OK, c’est tout pour moi. Merci Mike…

Philippe, ça a été un plaisir. Merci beaucoup d’avoir testé ma mémoire et mon intégrité au sujet de ce en quoi je crois.

Interview réalisée le 25 février 2013 par téléphone par Metal’O Phil
Fiche de questions : Spaceman
Introduction : Spaceman
Retranscription et traduction : Spaceman

Site internet officiel de Mike Tramp : miketramp.dk

Album Cobblestone Street, sorti le 8 avril 2013 chez Target Records



Laisser un commentaire

  • Oui bizarre ce syndrome de parler de lui en se nommant, cela dit je l ai rencontré il y a quelques années et c est un artiste très sympa, chaleureux et franchement il avait donné un concert show case et c était génial!

    [Reply]

  • Ils se sont tapé la bise pour finir mdr ???

    [Reply]

  • Papy Wired dit :

    C’est « bizarre » comme il parle de lui à la 3e personne « Mike Tramp ci, Mike Tramp ça… ». Syndrome Alain Delon ?

    [Reply]

  • Arrow
    Arrow
    Pogo Car Crash Control @ Chaville
    Slider
  • 1/3