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Interview   

Monolord : à leur tour de briller


Depuis No Comfort, son quatrième album sorti en 2019, le power trio suédois Monolord n’a pas pu tourner autant que prévu, Covid oblige, mais ne s’est pas reposé sur ses lauriers pour autant. Après un EP, I’m Staying Home, parfait pour le confinement avec son doom maussade, il propose Your Time To Shine : plus compact, moins uniformément lourd que par le passé, volontiers rêveur voire cosmique, il n’en est pas moins sombre. Car si son titre semble à première vue plus lumineux, l’humeur des musiciens se fait plus pessimiste que jamais. Préférant la confrontation et le réalisme à la fuite dans l’imaginaire de nombre de leurs confrères, Monolord se propose de regarder le monde actuel en face, et le résultat est, comme on peut l’imaginer, particulièrement désabusé.

Voilà de quoi nous avons parlé avec Thomas V. Jäger, le chanteur, guitariste, et compositeur principal du groupe. Évoquant tant ses expériences passées qui ont forgé sa manière de voir le monde que son approche de la composition, la genèse de Your Time To Shine que l’évolution du groupe, le musicien partage ses doutes, ses satisfactions, et même quelques touches d’espoir…

« Nous avons développé notre style encore plus sur cet album. Je sais que tous les musiciens disent que leur dernier album est le meilleur, mais je suis vraiment content de celui-là, plus que de tous nos albums précédents. »

Radio Metal : Nous avions discuté il y a deux ans, pour la sortie de No Comfort. À l’époque, tu nous avais dit que tu avais déjà écrit de nouvelles chansons. Est-ce que certaines d’entre elles se sont retrouvées sur Your Time To Shine ou est-ce que ce sont de nouveaux morceaux que tu as composés depuis ?

Thomas V. Jäger (chant & guitare) : Certaines des idées étaient déjà là. Après No Comfort, j’avais terminé une chanson, mais je ne pensais pas que nous allions l’utiliser. Celles-ci ont été écrites plus récemment. L’essentiel de l’album a été écrit l’année dernière.

Entre-temps, vous avez aussi sorti un EP, I’m Staying Home, ce qui était très approprié en plein confinement…

En fait, cette chanson était un reste des sessions No Comfort. Nous l’avions enregistrée avec la voix, etc., mais au moment de compiler No Comfort, elle n’a pas trouvé sa place, donc nous avons décidé de la garder de côté et de la sortir sous forme de single. Son titre initial était « I’m Coming Home » et les paroles étaient un peu différentes ; j’en ai réécrit certaines parties, les ai réenregistrées, et ai appelé ça « I’m Staying Home » en raison de la pandémie. C’était surtout pour m’occuper. Cette chanson était prête, il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour la terminer : Esben l’avait déjà mixée, il ne manquait plus que les nouvelles paroles, ça a été très vite. Ensuite, nous avions un enregistrement live de notre performance au festival Freak Valley en Allemagne à mettre en face B. C’était chouette de sortir ces choses-là, nous n’avions jamais sorti de titres live avant, donc c’était cool.

Vous êtes un groupe très orienté live, donc comment avez-vous vécu le fait de ne pas pouvoir jouer pendant si longtemps ? Comment le fait de ne pas pouvoir tourner a affecté votre travail créatif sur ce nouvel album ?

Pour nous, ne pas pouvoir tourner a d’abord été un cauchemar. En même temps, au moment où la pandémie a commencé, nous avions déjà prévu de faire un break. Nous n’avions pas de concerts de prévus de janvier à mai, en gros. Ensuite, tout a été annulé, donc nous avons eu beaucoup de temps pour répéter et travailler sur la préproduction pour l’album. Nous avons vraiment consacré beaucoup de temps et d’énergie à tout faire de la manière la plus professionnelle possible. Nous étions en studio ou en salle de répétition de 8 ou 9 heures à 14 ou 15 heures pour travailler et essayer de nouvelles idées. C’était presque comme un travail normal. Ensuite, nous sommes allés dans un nouveau studio, qui est désormais celui d’Esben. Nous y avons répété et enregistré. Immédiatement après la sortie d’un album, nous partons généralement tout de suite en tournée. Cette fois-ci, même si nous avions une deadline, nous avons pu prendre plus notre temps. Nous n’avions pas à partir dès qu’Esben avait fini le mixage, nous pouvions vraiment travailler et nous concentrer sur l’album. C’est nul de ne pas pouvoir tourner, mais en même temps, ça nous a permis de travailler beaucoup plus sur l’album.

Comme tu viens de le dire, vous avez travaillé dans ce qui est désormais le studio de votre batteur. Est-ce que l’endroit où vous travaillez a une influence sur le résultat ?

Nous voulions juste essayer un nouvel endroit parce que nous en avions vraiment marre de notre ancienne salle de répétition qui était vraiment très petite. Esben avait mixé No Comfort, mais nous voulions l’enregistrer ailleurs, donc nous avons trouvé un ami qui avait un studio et nous y sommes allés. Pour toutes sortes de raisons, Esben a fini par mixer celui-ci aussi, mais nous l’avons enregistré dans un lieu différent d’où nous avions enregistré No Comfort, essentiellement pour changer de décor. La plupart du temps, lorsque nous commençons à enregistrer, tout est déjà travaillé et terminé, donc ce n’est pas comme si ça nous donnait une vibe pour jammer par exemple, mais évidemment, l’environnement peut toujours t’inspirer, t’aider à faire une bonne performance, ou lui donner une certaine vibe. Nous nous sentons vraiment bien dans le nouveau studio, l’ambiance et le son sont bons. Nous avons enregistré plus ou moins live, à l’exception de la batterie. Nous jouions ensemble dans la même pièce, elle est grande et spacieuse, donc nous nous y sentons vraiment bien.

Est-ce que c’est juste de dire que le rôle d’Esben dans le groupe est surtout technique et que le tien est plutôt créatif, ou alors est-ce que vous êtes tous aussi investis dans tous les aspects du travail ?

J’écris la majorité de la musique, mais ce n’est qu’au moment où nous la jouons tous ensemble qu’elle devient la musique de Monolord. Esben et Mika ont leur propre style. Nous travaillons ensemble sur les arrangements plus que sur les compositions en soi. Esben est ingénieur du son et ça nous aide évidemment à gérer nous-mêmes le versant technique du processus. Je suis aussi très intéressé par les techniques d’enregistrement, j’ai mon propre studio chez moi, nous faisons beaucoup de cette partie-là du travail ensemble. Mais pour le mixage, Esben est meilleur que moi, donc c’est logique que ce soit lui qui s’en occupe.

« Si tu passes ton temps à jouer les mêmes choses, ça devient ennuyeux, et les fans méritent une amélioration à chaque album. »

La dernière fois, nous avons parlé du fait que le groupe semblait aller dans le sens de plus de dynamiques et de variété. C’est toujours le cas pour Your Time To Shine. L’album est aussi plutôt court, surtout pour du doom. Est-ce que ça a été délibéré de votre part de faire quelque chose d’assez compact, peut-être pour que l’auditeur ne se lasse pas ?

Oui, nous avons décidé de ne pas faire plus de cinq chansons et de nous limiter à quarante minutes – je crois qu’il fait trente-neuf minutes et quelques. Tout d’abord, ces cinq chansons qui sont sur l’album étaient terminées, alors que certaines autres nous semblaient seulement écrites à demi, sans que nous voulions vraiment y ajouter quoi que ce soit non plus parce qu’elles nous semblaient terminées. Parfois, tu écoutes un album, c’est un double vinyl, et… j’ai juste envie de m’asseoir sur mon canapé sans avoir à me relever toutes les douze minutes. Mais ça n’est que mon avis. C’est un LP qui tient sur une seule face, et c’est plus dynamique, comme tu dis. Nous avons développé notre style encore plus sur cet album. Je sais que tous les musiciens disent que leur dernier album est le meilleur, mais je suis vraiment content de celui-là, plus que de tous nos albums précédents. Je suis très satisfait du résultat.

Est-ce que tu penses que c’est grâce à ce dont nous avons parlé jusqu’à maintenant, le fait que vous ayez eu plus de temps et que vous contrôliez tout le processus ?

Je crois que je suis un meilleur compositeur maintenant que je ne l’étais avant. Les premiers albums étaient une sorte de flux constant de mur de guitares. Si tu passes ton temps à jouer les mêmes choses, ça devient ennuyeux, et les fans méritent une amélioration à chaque album. Tu ne veux pas te retrouver avec un nouvel album dans les mains qui ressemble plus ou moins parfaitement au premier ou au deuxième disque du groupe. Ce serait vraiment barbant. Je crois qu’avec cet album, nous avons évolué naturellement vers quelque chose de plus aéré, plus dynamique, et j’apprécie vraiment ces chansons.

Ça semble – consciemment ou pas – lié à ce qui semble être le thème de l’album, un sentiment d’urgence qui est perceptible dans les paroles…

Sur le coup, l’album n’a pas été conçu comme un album à thème, mais après coup, maintenant qu’il est terminé, c’est presque ce qu’il semble être. Je retrouve cette vibe ou ce sujet dans beaucoup des paroles, cette espèce d’égoïsme… Il y a quelques milliardaires dans le monde qui pourraient agir pour le bien commun s’ils le voulaient, mais à la place, ils font d’autres trucs juste pour s’amuser. Ils ne se préoccupent pas du tout des personnes pauvres, malades… Ça aurait pu être l’occasion pour eux de briller [« time to shine »], c’est une manière de voir les choses.

La fin de l’album est un peu surprenante, assez brutale. Est-ce que c’était aussi une manière d’illustrer cette idée de se retrouver à court de temps ?

La dernière chanson commence et finit de la même manière. C’était l’une des dernières chansons que nous avons terminées. Il nous semblait que nous avions besoin d’un riff plus lourd quelque part dans l’album, qu’il était presque trop doux, donc nous avons essayé plusieurs riffs plus metal et nous avons trouvé celui-ci. Il n’a pas le même rythme que le reste mais il colle très bien et il est très agressif. Il pourrait aussi suggérer ce qui sera sur le prochain album, parce que j’ai l’impression qu’il y a plus à explorer dans cette direction que nous ne l’avons fait. Mais on verra bien.

Donc tu travailles déjà sur le prochain album…

Pas vraiment sérieusement, mais j’écris et j’enregistre des riffs en permanence. Je me pose pour jouer au moins une fois par jour. J’essaie d’enregistrer tout ce que je trouve, comme ça je peux y retourner plus tard et le terminer lorsque j’ai du temps ou d’autres idées. J’ai déjà quelques riffs, mais rien de très concret pour le moment.

« Ce n’est pas une question de style ou de genre, c’est un voyage, et peut-être que nous ne sommes qu’à la moitié ou qu’au tiers du chemin. Nous irons où il nous amène. »

En tant que guitariste, tu as un panel plus large sur cet album qui va au-delà des gros riffs habituels – il y a plus de solos, etc. Est-ce que tu as essayé d’élargir un peu ce qui pouvait se faire dans Monolord ?

Auparavant, au moment de l’écriture et de la composition des arrangements pour les chansons, nous pensions toujours à la façon dont nous pourrions les jouer en live. Il nous arrivait de nous dire pour certaines choses que nous aurions du mal à les jouer en live. Mais cette fois, nous nous sommes dit : « On s’en fout, nous verrons ça plus tard. » Nous avons écrit les chansons de la manière dont nous voulions qu’elles soient enregistrées. Certaines d’entre elles seront peut-être un peu différentes en live, mais c’est le principe des concerts, que ce soit un peu différent, donc je ne pense pas que ce sera un problème.

Pour toi, c’est quoi la version ultime d’une chanson : sa version album ou sa version live ?

Pour une raison ou pour une autre, je n’ai jamais été très fan des albums live, je ne sais pas trop pourquoi. Il y en a quelques-uns que j’aime beaucoup, mais c’est souvent parce que ce sont des groupes qui ont une alchimie particulière, comme Deep Purple par exemple. J’adore leurs lives, ceux de Led Zeppelin aussi, mais à part ça, j’ai du mal. Il y a des groupes comme High On Fire qui sont très intenses en concert, et c’est justement dans ce contexte que je veux les écouter. Mais ça varie d’un groupe à l’autre.

Tu as dit dans une interview que Monolord ne cherche pas à réinventer l’eau chaude : réutiliser des choses du passé et leur donner une nouvelle couleur, c’est l’une des caractéristiques du doom. Comment tu t’y prends pour continuer à te renouveler sans t’éloigner trop de ta formule ?

Je ne crois pas que qui que ce soit dans le groupe ressente le besoin de qualifier notre musique de doom, de stoner ou de quoi que ce soit. C’est plutôt que nous jouons ce qui nous plaît. Nous ne nous mettons pas de limites. Si nous voulons faire quelque chose d’autre, nous le ferons. Si nous sortions cinq autres albums, je doute qu’ils ressemblent à ce que nous avons fait jusqu’à maintenant. Ce n’est pas une question de style ou de genre, c’est un voyage, et peut-être que nous ne sommes qu’à la moitié ou qu’au tiers du chemin. Nous irons où il nous amène. Rien n’est prévu à l’avance, nous n’avons pas de limites. Mais il ne faut pas aller trop vite, ce serait trop bizarre. Nous n’allons pas nous mettre à faire du black metal sur le prochain album, ce serait un trop grand changement. Mais j’ai l’impression que nous sommes sur une piste avec cet album, c’est plus dynamique… Nous verrons où ça nous mène.

Entre ces deux derniers albums de Monolord, tu as sorti un album solo plutôt folk/acoustique, A Solitary Plan, chez RidingEasy Records. Est-ce que ça a été très différent de travailler sur des morceaux acoustiques et est-ce que ça a influencé tes compositions pour Your Time To Shine ?

Je me suis mis à jouer plus souvent de la guitare acoustique et plus généralement sans fuzz ni distorsion. Quand je fais des démos des chansons, j’enregistre peut-être dix pistes de guitare, puis j’ôte et j’ajoute des choses jusqu’à ce que j’aie trouvé la vibe que je cherchais. Cette fois-ci, j’ai retiré toutes les guitares avec distorsion de certains morceaux, qui sont devenus des couplets plus calmes ensuite. Je crois que ce qui change surtout, c’est que j’ai un panel plus large d’instruments. Certaines guitares sont accordées normalement, ce qui n’avait jamais été le cas auparavant. Pour certains morceaux non saturés, j’ai utilisé une Telecaster et une Jazzmaster. Ce ne sont pas vraiment des guitares stoner ou doom. J’ai enregistré mes trucs acoustiques ici, chez moi, à l’étage. J’ai un vieil ordinateur avec lequel je peux enregistrer, du vieux matos. J’enregistre ce que je ressens à un moment précis. Quelques mois plus tard, j’avais un album, et j’ai demandé à Daniel de RidingEasy s’il voulait le sortir et il m’a dit : « Nous devrions le faire ! » Mais je ne sais pas s’il y a un lien avec la composition de Your Time To Shine, parce que quand j’écris une chanson, je sens tout de suite si c’est pour Monolord ou pour autre chose.

Comme dans cet album solo, il y a un côté très 70s dans l’album de Monolord, autant doom classique façon Black Sabbath que plus psychédélique/cosmique. Qu’est-ce qui te parle dans la musique de cette période ?

C’est un développement naturel de mon écriture, tu peux faire plus de choses à la guitare sans saturation, comme ils le faisaient dans les années 70. Tu peux vraiment faire plein de choses avec une basse, une batterie et ce genre de guitare. Nous n’avions jamais vraiment écrit de parties comme ça avant. Je ne peux pas vraiment dire d’où vient l’inspiration, si ça vient de mon obsession pour Led Zeppelin ou d’autre chose… Je ne sais pas trop, et j’ai du mal à entendre la musique d’autres personnes dans la mienne, mais il y a définitivement beaucoup d’inspiration qui provient de tous ces groupes des années 70.

« Les hommes ont suffisamment eu l’occasion de régner sur le monde, maintenant, il est temps que les femmes s’y mettent et fassent les choses à leur façon. On verra si ça améliore les choses. »

La dernière chanson de l’album est intitulée « The Siren Of Yersinia » : yersinia, c’est une bactérie qui cause des pandémies. Dans le clip de « The Weary », il y a ces personnages qui ressemblent à un tableau de Magritte et qui sont complètement masqués. Tout ça semble être des allusions aux circonstances actuelles…

Pour le clip, nous avions l’idée de représenter des personnes qui interagissent ou se disputent sans qu’on puisse voir leur visage, sans qu’on puisse savoir s’il s’agissait d’hommes ou de femmes. Je connais la peinture dont tu parles, qui s’appelle « Les Amants », mais je crois que c’est une coïncidence. Je l’ai découverte l’autre jour, c’est vrai que c’est très similaire.

Ça allait de soi pour vous d’évoquer des problèmes actuels ?

Je pense que c’est ce que nous faisons depuis quelques albums, déjà. No Comfort et Rust étaient plutôt anti-religion, mais presque toutes les paroles étaient déjà liées à ce qu’il se passe actuellement. Nous parlons de tous ces trucs dingues qui se passent dans le monde lorsque nous répétons, et ça a une place majeure dans nos derniers disques. Certaines chansons datent d’il y a un peu plus longtemps, mais la situation est toujours la même du point de vue politique et économique, c’est toujours comme si on attendait la prochaine grosse crise, qu’elle soit économique ou que ce soit une guerre. Et puis depuis toujours, j’ai travaillé dans des écoles, et parfois, tu tombes sur des enfants qui sont vraiment en souffrance, et quand tu découvres ce qu’il y a derrière, c’est très triste. La plupart du temps – pas toujours, mais la plupart du temps –, c’est à cause des hommes, qui sont eux-mêmes en souffrance et qui le font subir à leur famille. Certaines histoires que j’ai pu voir ou entendre sont vraiment bouleversantes, et je pense toujours à ces enfants et à ces familles. Tout ça transparaît dans les paroles de cet album. Les hommes ont suffisamment eu l’occasion de régner sur le monde, maintenant, il est temps que les femmes s’y mettent et fassent les choses à leur façon. On verra si ça améliore les choses.

Il y a ces lignes en particulier : « The age of man’s come to an end. Let the age of womankind begin. » [« L’âge de l’homme touche à sa fin. Que l’âge de la femme commence. »] Est-ce que ce serait là une touche d’espoir, malgré la couleur globalement sombre et pessimiste de l’album ?

Oui, il y a un peu d’espoir là-dedans. Les jeunes entendent dire depuis des années que le monde va s’écrouler si on ne fait pas quelque chose, donc avec un peu de chance, ils ne mourront pas d’une crise cardiaque à 30 ans, ils vivront plus longtemps et feront mieux que nous…

La pochette de l’album est une photo prise par l’artiste Sin Eater où on retrouve le mélange de tristesse et de beauté de l’album. Est-ce qu’il l’a prise pour vous ou est-ce que vous l’avez choisie après coup ?

L’album était déjà enregistré et plus ou moins terminé mais nous n’avions toujours pas de pochette. Nous commencions à faire quelques suggestions pour le titre. J’avais déjà vu cette photo auparavant, elle était restée dans un coin de ma tête, et puis je suis retombé dessus, et je me suis dit que ce serait parfait si nous pouvions l’acheter pour en faire la pochette. Le titre de l’album, Your Time To Shine [À toi de briller], devient d’autant plus triste juxtaposé avec cette image. Elle peut symboliser l’échec, ou le cycle de la vie et de la mort. Aucun d’entre nous ne mange de la viande mais ce n’est pas pour ça que nous l’avons choisie, c’est plutôt une réflexion que nous nous sommes faite après coup. Elle peut être interprétée de plein de manières différentes.

Vous avez une tournée prévue avec Blackwater Holylight. Comment tu te sens à l’idée de revenir sur scène, même si, comme tu le disais plus tôt, certaines chansons auront peut-être à être adaptées ?

Nous sommes en train de commencer à répéter certaines des nouvelles chansons et pour le moment, il y a des passages qui seront un peu différents ici et là, mais ça fait du bien. Nous espérons vraiment que toutes les dates pourront avoir lieu, on ne sait jamais vraiment quand on traverse un nouveau pays chaque jour, on a toujours l’impression qu’il y aura un souci. Mais nous sommes vraiment heureux de jouer en live à nouveau. En ce moment, nous sommes vraiment concentrés là-dessus. Nous allons bientôt aller au Mexique pour deux dates, nous sommes en train de nous y préparer. Peut-être que nous allons enregistrer quelque chose d’autre cette année, mais nous ne sommes pas sûrs. Là, nous répétons pour être vraiment au top en live.

Interview réalisée par téléphone le 8 octobre 2021 par NChloé Perrin.
Retranscription : Emilie Bardalou.
Traduction : Chloé Perrin.
Photos : Josefine Larsson.

Site officiel de Monolord : monolord.com

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