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Motocultor 2012 : fil rouge du vendredi 17 août


Suivez dès maintenant via nos trois plate-formes éditoriales – le site de Radio Metal (sur lequel vous êtes actuellement, donc), notre page Facebook et notre compte Twitter – pour savoir tout du Motocultor Festival 2012 et obtenir nos impressions à brûle-pourpoint.

Nous vous conseillons de recharger cette page régulièrement car nos informations sont mises en ligne en temps réel.

Par ailleurs, sachez que les live reports de ce fil rouge seront enrichis quelques jours après le festival et nous vous proposerons également, a posteriori de l’événement, des galeries photos entièrement consacrées aux prestations des artistes.

Le camping

Les premiers éléments constituant cette couverture en direct nous ont été rapportés hier. Tandis que nous apprenions la triste nouvelle de l’annulation d’Electric Wizard pour des raisons de santé apparemment graves, notre équipe arrivait sur les lieux. En plusieurs temps, Spaceman ayant volontairement raté son train afin d’affirmer son mépris vis-à-vis des autres membres de l’équipe. Journaliste à toute heure, il nous informe qu’à 23h51 hier, un « homme nu cours dans le camping. Une partie des campeurs en sont visiblement ravis ». Le staff de Radio Metal aime recevoir des textos de Spaceman évoquant des hommes nus. Un peu plus tard dans la nuit, un homme débat sur le thème de « tu va à un festival, tu ne dors pas » en répétant inlassablement l’argument irréfutable suivant : « Si cette fille est bourrée et qu’elle fait du bruit, c’est pas de sa faute ! C’est le festival ! »

Autre curiosité : à l’entrée du camping un écriteau mentionne que les substances illicites, les animaux et les bouteilles en verre sont interdites. Pourtant, passé cette pancarte, une odeur d' »herbe » nous arrive dans les narines, un husky se repose paisiblement devant une tente et des festivaliers installent une poubelle estampillée « verre ».

9h54 : Message de Claudia, photographe pour Radio Metal : « On émerge vers 8h30 après une nuit rythmée par les ‘beuglements’ amicaux de nos amis metalleux, les discussions insensées de certains et le bruit de bouteilles de bières qui tombent dans la poubelle à verre ramenée et posée à côté de notre tente (oui le verre est interdit, oui c’est le festival du non-sens !). Spaceman et moi décidons d’aller prendre une douche. Arrivés, il y a 6 douches en places dont 5 fermées par des cadenas. Après 10 à 15 minutes une demoiselle du staff nous explique qu’il faut prendre des tickets pour accéder aux douches. Mais ses collègues sont coincés à l’extérieur et c’est le veilleur de nuit qui a la boîte avec les bracelets. Et le veilleur de nuit est introuvable. Puis la personne avant nous sort de la douche et nous annonce qu’il n’y a pas d’eau. Qu’à cela ne tienne je vérifie ses dires une minute plus tard et … ô joie, je vais pouvoir prendre une douche ! Froide, bien sûr. Douche finie, je remarque que les collègues de la demoiselle ont fini par arriver car la file d’attente pour les douches a migré vers le bar, lieu où l’on récupère les bracelets, mais seulement à partir de 10h.

Il est 9h15, Spaceman n’a pas pris de douche et, arrivés à la tente, Stan et Alastor n’y sont plus. On les a perdus. Le Motocultor commence bien…! »

10h36 : Spaceman annonce que « cela a été compliqué, mais j’ai enfin pris une douche. Cette journée est d’ores et déjà une réussite. »

Les grilles

12h04 : L’heure d’ouverture du festival approche, mais il semble qu’il y ait des complications. En effet, l’organisation semble avoir perdu le code du cadenas de l’entrée et peinerait à démonter une grille. Stan et Spaceman réussissent à rentrer pour chercher des informations sur la situation, tandis qu’un festivalier lance des knackis. Spaceman ajoute « J’en ai reçu une sur la tête », mais faillit à son devoir et ne goûte pas le met. Interrogeant l’organisation, nos reporters apprennent que le staff attend le feu vert de la commission de sécurité, sans lequel le festival ne pourra pas avoir lieu. Les concerts sont d’ores et déjà retardés.

12h30 : Message de Spaceman : « Le husky vient d’arriver. Il mange les saucisses qui jonchent le sol. Il a l’air d’aimer ».

13h08 : L’organisation annonce au public que le festival aura bien lieu et que les portes ouvriraient d’ici « maximum quarante minutes ». Tous les concerts auront lieu. « Le public attend sous un soleil de plomb » nous confie également notre reporter.

14h10 : Les portes viennent d’ouvrir. La billetterie est accessible mais pas le site en lui-même. Pour info, Ataraxie et Miseducation Of Masses auraient déjà dû jouer puisqu’ils étaient respectivement prévus à 13h et 13h45.

« Quand on chasse les reporters de RM par la porte, ils reviennent par la fenêtre. Quand on les chasse par la fenêtre, ils reviennent par la grille »

14h40 : La foule commence à rentrer sur le terrain du Motocultor.

15h11 : Les balances de premiers groupes commencent. On en sait plus sur les difficultés que rencontre le festival. Quelques semaines avant le début du Motocultor, la région a connu une période de canicule. Et il y a quelques jours, de fortes pluies se sont abattues sur le terrain, surprenant complètement l’organisation. La commission de sécurité s’est rendue sur les lieux, désormais boueux, et n’a accepté que le festival n’ouvre ses portes qu’à partir du moment où le terrain était sécurisé. Une attente qui aura usé la patience de certains groupes. Certains de ces derniers seraient apparemment annulés. Sur un autre sujet, notre équipe croise Stéphane Buriez (Loudblast) et Frédéric Leclerc (Dragonforce), accrédités en tant que journalistes pour réaliser une émission de télé.

15h37 : « On n’a que quelques morceaux, on ne sait pas pourquoi, mais les voilà ». Quoi de mieux que cette phrase pour enfin ouvrir les hostilités ? Cattle Decapitation est le premier groupe à jouer (il était à l’origine censé jouer en troisième position). Alors que la foule entre dans l’enceinte du festival au compte-gouttes, le groupe de grind offre un show carré, servi par un très bon son. La formation a le mérite d’ajouter un feeling black original à ses compos. Dommage du coup que le soleil de plomb et la faible affluence aient terni l’ambiance générale du concert. La foule est en effet épuisée par la longue attente et se contente d’accueillir le groupe poliment avec quelques cornes du diable et du headbanging. Un concert plié un peu trop vite et dans des conditions loin d’être optimales.

15h40 : Ce sont apparemment des problèmes liés à l’ouïe de Justin qui aurait contraint Electric Wizard à annuler sa tournée (Source : Stéphane Boux de My Referents Events s’étant entretenu avec l’organisation).

15h54 : Ataraxie et Misseducation Of Masses ont bien été annulés. Ce sont les Strasbourgeois d’Absurdity qui enchaînent, manifestant visiblement leur plaisir d’être là. Voire trop : le bassiste, à force de sauter de partout, finit par tomber au sol. Musicalement, Absurdity développe un metalcore teinté d’indus et de death d’une efficacité impressionnante. Le groupe réussit donc à provoquer le premier circle pit de la journée. La musique d’Absurdity est directe, ne lasse pas et est soutenue par une présence scénique incontestable qui aura comblé le public.

16h10 : Notre équipe croise Sascha Konietzko de KMFDM, en tongs, en train de décompresser sur un pouf en compagnie de sa compagne et de sa fille. Il relate les problèmes qu’a rencontré le groupe à son arrivée, jeudi 16 août, à la veille du festival. Cela commence avec un tourbus s’embourbant dans la boue et une organisation ne pouvant rien offrir au groupe à manger, si ce n’est cinq bières chaudes après deux heures d’attente et au prix de 27 euros. KMFDM s’est vu demander de décaler de deux heures son set afin que les autres groupes puissent jouer, demande à laquelle le groupe n’a pu accéder qu’à moitié car, pour des contraintes d’emploi du temps, KMFDM n’a pu accepter de décaler son set que d’une heure. On aurait pu s’imaginer un artiste excédé, mais Sascha semble patient et dans de bonnes dispositions, concluant en disant qu’il avait bon espoir sur la suite des évènements. Il fait également le point sur l’actualité de KMFDM, que nous partagerons avec vous dans un article. En fin d’interview, il nous demande de transmettre ses amitiés à Barniche.

Les deux scènes

16h30 : Dans la loge où nos reporters peuvent recharger leurs téléphones, on trouve un tas de cheveux. En effet, le bassiste de Seth s’est fait faire une crête.

16h57 : Devil Sold His Soul divise le public par ses titres trop linéaires, dont des lignes de chant clair téléphonées et, qui plus est, pas toujours justes. Le public, très peu réceptif, accusant le groupe d’être trop mou, trop pop et pas assez metal, n’a pas aidé la formation à donner le meilleur d’elle-même. Un public peut-être un peu sévère car la prestation n’était pas mauvaise, n’exagérons rien. En effet, hormis les problèmes vocaux évoqués plus haut, le set est maîtrisé et le show reste agréable.

17h36 : Le brutal death cherche à créer chez l’auditeur l’émotion de violence, soutenue par une forte puissance auditive. Incantation a souffert, dans cette intention, de guitares sous mixées qui ont malheureusement adouci le set, lui faisant perdre son intensité et son efficacité. L’aspect anarchique du son lasse le spectateur malgré l’évidente expérience de scène du groupe. Plus le concert avance, plus l’ennui progresse. L’impression d’expérience laisse donc la place à celle d’un groupe en mode « pilote automatique » avec des musiciens trop statiques. Le son s’améliore néanmoins sur la fin, mais c’est malgré tout un goût amer qui subsiste au sortir du concert.

18h46 : Stille Volke est un groupe de pagan et du pagan en Bretagne : c’est diablement logique ! Le combo fait dans le traditionnel question mise en place musicale puisque aucun instrument n’est saturé et on a droit à une batterie tapant simplement le temps. Le concert respire la bonne humeur grâce à cette musique dansante qui entraîne logiquement de nombreux concours de danse traditionnelle au sein de la foule. A l’instar de l’audience, le groupe français s’amuse et semble très à l’aise sur scène. « Quatre heure pour s’accorder… pour jouer dix minutes » dira d’ailleurs sur scène l’un des membres de Stille Volke en montrant leurs instruments traditionnels ! Si le show s’avère tout de même assez répétitif, une large partie du public ne peut cependant s’empêcher de taper du pied car cette musique est fichtrement agréable ! Une vague de douceur bienvenue en cette journée particulièrement ensoleillée.

18h54 : Trepalium sera finalement le dernier groupe à jouer au Motocultor ce soir vers 1h du matin. Prévu à 15h20 sur la Dave Mustage, la performance du combo a été décalée dans la nuit. « C’était soit ça, soit on jouait pas ! Donc on est contents ! » vient de nous confier Cédric « KK » Punda, chanteur de Trepalium. Anecdote : notre équipe a également pu s’entretenir avec le groupe Absurdity qui a remplacé numériquement Electric Wizard. Le combo français se trouvait aux Pays-Bas quand il a reçu, il y a seulement quelques heures, un coup de téléphone de l’organisation du Motocultor. Un coup de téléphone qui a eu lieu au moment où les membres du groupe étaient en train de regarder le show du rappeur Snoop Dogg ! L’appel du Motocultor était une belle surprise et a donc eu lieu dans des circonstances particulières… surtout pour un groupe de death metal.

Le fief de Radio Metal

19h26 : Le Doc reçoit un mail de Spaceman avec la photo ci-dessus et la même photo avec Spaceman à la place de Claudia. Il préfère mettre en avant la photo ci-dessus sur le site. Etonnant non ? A gauche, vous pouvez admirer la présence de Stan et entre ce dernier et Claudia vous avez notre éminent stagiaire que la Terre entière nous envie : David !

19h48 : Du blast-beat, un son crade, une voix écorchée sans oublier du maquillage noir et blanc : Inquisition fait bien du black façon vieille école. Cette musique n’est certes pas des plus inspirées – à la limite du plagiat d’Immortal et Satyricon – mais c’est emballé que l’on sort de ce concert de black metal old school. Car oui chers amis : le trve metal c’est ça ! Non initiés s’abstenir… forcément.

20h20 : Spaceman nous confie par SMS : « Franchement, par rapport au boxon du début l’organisation s’est plutôt bien rattrapée. Là ça se passe très bien depuis le début des concerts. En revanche, pas de bol pour les deux groupes qui ne jouent pas… même s’il faut préciser qu’apparemment tout a été fait dans le respect puisqu’ils auraient bien été payé avec le cachet initialement prévu ». Sinon Claudia, notre photographe, nous parle nourriture : « 18h40 : premier « repas » de la journée pour nous grâce aux gars d’Absurdity qui se sont gentiment dévoués pour aller nous chercher un bon de jambon/fromage/salami/pain. C’est de l’extrême couverture de festival ! ». Pendant ce temps, le reste de l’équipe sirote tranquillement un soda glacé dans les studios en pensant « à tous ces reporters qui vont en festivals sous un soleil de plomb et qui ne peuvent même pas s’alimenter…! ».

20h30 : Le professionnalisme et le charisme de Seth est incontestable. Suite à leur récente reformation, le combo avait pour mission de le rappeler à grand coup de riffs. Et avec ce set on ne pourrait contester la qualité du combo. Le groupe envoie à toute allure, avec férocité, efficacité et précision. Précision : le mot parfait pour ce show qui rappellerait à n’importe quel détracteur de black que ce genre peut comporter une impressionnante virtuosité. Seth est définitivement une valeur sûre de la scène black metal française. Signalons d’ailleurs que le bassiste du groupe avait été remplacé sur cette date par Arnaud du groupe Ad Patres. Ce dernier sortira d’ailleurs son nouveau disque le 3 septembre.

21h17 : Eths a mis à mal les corps au cours d’un concert sans temps morts. Candice, toujours très charismatique, déballe ses différents registres vocaux en headbangant et gruntant. Il est difficile de ne pas la regarder tant elle est indubitablement la pièce maîtresse du groupe bien que le reste du combo, très pro, assure une performance solide. Le son, d’une lourdeur maximale, fracasse les tympans et secoue les carcasses des festivaliers vidés par la chaleur. L’adhésion pour la formation est quasi totale et le show se termine avec autant de hargne et de brutalité qu’au début du set. Un des concerts du jour, incontestablement.

22h30 : Reed Mullin, le batteur de Corrosion Of Conformity, chante « Man In The Box » d’Alice In Chains a tue-tête en rentrant dans sa loge.

Metal Market

22h45 : Corrosion Of Conformity montent très rapidement sur scène avec leur stoner tout en groove comportant des passages carrément thrash voire hardcore. Dorénavant en formation de power trio – Pepper Keenan se consacre pour l’instant à Down – les musiciens se donnent à fond, jouant essentiellement entre eux avec un plaisir palpable et se mouvant fluidement sur les passages les plus lourds et les plus groovy. Des zicos qui sautent dans tous les sens ou headbangent face-à-face. Bien que moins extrêmes que la majorité des groupes de la journée, le public est plus que réceptif et le contact se fait naturellement entre les rednecks et le Motocultor. D’ailleurs, on entendra rapidement la fosse scander des « Corrosion ! Corrosion ! ». La communication verbale est minimale de la part du groupe mais, au final, elle n’est pas nécessaire à cette prestation jouissive.

22h52 : Interview de Candice de Eths. L’organisation a demandé au groupe de repousser son set a 1h du matin. Une proposition que le combo a refusé, jugeant que la situation était beaucoup trop désavantageuse. On évoque avec la chanteuse les traditionnels et bien lourds « à poil !! » qui ont été scandés par certains individus dans la foule. Candice nous répond qu’elle demande à ne pas avoir le public dans les ear monitors pour ignorer ce genre de choses qu’elle trouve désolant. Mais quand elle entend ce type de propos elle se pose parfois la question de réagir (ce qu’elle a fait à de nombreuses reprises par le passé en provoquant les individus)… ou de continuer à ignorer malgré tout. Nous avons également avec Candice une discussion intéressante à propos de l’ouverture du metal aux autres musiques qu’elle juge comme une nécessité. Plus d’infos dans un prochain article.

23h25 : Les Américains d’Immolation nous délivrent le death le plus lourd de cette première journée. Il fait maintenant nuit ce qui permet au groupe d’utiliser les éclairages à son avantage tandis que la fraîcheur de la soirée, maintenant bien avancée, pousse le public à se serrer et à sauter pour se réchauffer (ou bien est-ce la musique qui fait cet effet ?). Les brutes se donnent à fond sur scène à l’image du chanteur qui secoue son ample chevelure ou du guitariste lead qui adopte pour sa part une gestuelle extravagante en bougeant sa main droite dans tous les sens tout en soulevant son instrument à bout de bras en rythme avec la batterie. On apercevra par ailleurs Stéphane Buriez de Loudblast sur le côté de la scène, prenant visiblement son pied à observer le concert. Tu m’étonnes : quelle claque !

23h46 : Un peu plus tôt dans la soirée, notre fine équipe a eu le privilège de s’entretenir avec le très chaleureux Reed Mullin (Corrosion Of Conformity). Le batteur a été très élogieux sur Dave Grohl (Foo Fighters) puisque ce dernier, apprenant que le groupe composait de la nouvelle musique, a mis à disposition gratuitement son studio, le studio 606, pour qu’il puisse enregistrer son dernier opus sorti le 28 février dernier chez Candlelight Records. Reed nous a ensuite fait part de ses doutes passés concernant la réception de fans habitués à voir Corrosion Of Conformity évolué sous la forme d’un quatuor. Mais le fait est que le trio a eu de très bons retours. Pourtant, cela ne dérangerait pas Reed Mullin que Pepper Keenan revienne. « Il n’arrête pas d’appeler ! » nous a confié le batteur donc peut-être que cela va finir par se concrétiser. Les deux situations lui conviennent de toute façon !

23h58 : « KMFDM est en très très grande forme ! » nous dit Spaceman. « En ce moment c’est « Hau Ruck » : heavy comme c’est pas permis ! »

0h08 : La musique de KMFDM, sur scène, se ressent physiquement ! D’abord : l’anesthésie progressive du corps. Ensuite, les hallucinations où l’esprit déforme la réalité spatio-temporelle brisant ainsi nos repères. Puis l’extase, la transe, paroxysme de la folie. Un concert de KMFDM sur la scène du Motocultor se vit donc en trois temps. Ce soir, les Allemands ont imposé la dose maximum de lourdeur. Celle qui vous décroche les cervicales et vous fait fondre les oreilles. Un concert hyper efficace avec des refrains vous marquant l’esprit comme la consommation abusive de cannabis peut entraîner la schizophrénie ! Car KMFDM est une drogue musicale qui peut vite devenir addictive. C’est donc la bave aux lèvres que l’on en redemande encore une fois après que les premiers effets aient été assimilés par le corps…

0h39 : Un sample mettant en avant de douces percussions saupoudrées d’un peu de flûte annonce l’arrivée d’Arkona tel un héraut. Puis le groupe enchaîne sur une intro presque symphonique. Si vous n’êtes pas amateurs de pagan, passez votre chemin. Sinon, prenez plaisir à observer une bande de Russes surexcités sauter dans tous les sens. La chanteuse, débordante d’énergie et vêtue de peaux de bêtes, alterne chant clairs et growls à l’instar d’un de ses musiciens passant de la flûte à la cornemuse. Les samples constants rajoutent la panoplie d’instruments propres au style par dessus les traditionnels batterie, basse et guitare du combo. En conséquence, l’ensemble participe à un rendu chaleureux et convivial devant la Dave Mustage.

0h53 : Message de David reçu à l’instant : « Claudia, dans un élan de peur, a tenté de se défendre à coup de chaussure face à… un coléoptère. A noter que Spaceman a tenté de manière très galante de lui envoyer dessus ». Bon, ça sent la fin de soirée là…! Sur un autre sujet, sachez que Trepalium va commencer le dernier set du jour.

2h : Trepalium ferme en beauté cette première journée avec leur death-jazz désormais familier où les riffs thrash rappellent souvent Pantera mais avec ce groove propre au groupe de Poitou-Charentes et qui fait sa personnalité. D’ailleurs, tout se combine en une harmonie à la fois originale et prenante, en particulier lorsque l’on y ajoute le scat de Yann de Klone (dit « Le Clown ») dans « Sick Boogie Murder ». En revanche, la reprise du « I’m Broken » de Pantera, sur laquelle Julien Deyres de Gorod devait être invité, a dû malheureusement être retirée du set faute de temps.

Après cette première journée riche en émotion : c’est l’heure du dodo ! Bonne nuit à tous et à demain aux alentours de 13h pour notre fil rouge de la deuxième journée du Motocultor.

Bonne nuit !



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  • « Inquisition fait bien du black façon vieille école. Cette musique n’est certes pas des plus inspirées – à la limite du plagiat d’Immortal et Satyricon »

    Cette phrase me choque, en écoutant attentivement quelques titres d’Inquisition parmis leurs 3 ou 4 derniers albums on ne peut pas dire que cette musique n’est pas des plus inspirées, leurs compositions sont uniques dans le genre en tout cas à ma connaissance.
    On aime ou on aime pas, c’est pas grave, par contre dire qu’Inquisition ressemble à Immortal et Satyricon, là on est dans l’abération. Je vois la comparaison de la voix de Dagon avec celle d’Abbath – pourquoi pas – mais les instruments n’ont vraiment strictement rien avoir ; je pense à un titre en particulier qui a pu faire penser à Satyricon puisqu’il a un côté un peu groovy comme essaye de le faire Satyr depuis Volcano, mais ça n’a rien avoir non plus !! Il faudrait un peu plus préparer son fils rouge et écouter quelques morceaux des groupes sur CD avant de faire des comparaisons à côté de la plaque.

    Il y avait des choses plus intéressantes à dire :
    – Entrée en scène complètement foirée : le batteur arrive et ajoute une cymbale qu’il manquait à son raque
    – Le son était complètement déséquilibré : on entendait quasiment pas la voix (j’ai eu cet écho de plusieurs personnes placées à des endroits différents dont devant la régie). Ca plus le point précédent, je pense qu’on a un peu bâclé leurs balances !
    – Leur setlist était excellente : ils ont couvert la moitié de leur discographie avec quelques morceaux rarement joués.
    – Ils sont parti comme des voleurs : oui ça fait chier de traverser la France entière pour un groupe qui se barre comme ça.

    Avec tout ça, je suis plus ressorti frustré qu’emballé…

    RM nous a encore donné son avis perso alors qu’on attends des infos objectives…

    [Reply]

    Amaury/RM

    « Objectivité » par ici, « objectivité » par là… ^^

    « Leur setlist était excellente : ils ont couvert la moitié de leur discographie avec quelques morceaux rarement joués. »

    Ah bah voilà : merci de nous donner de l’objectivité ! Car maintenant, et grâce à toi Vin’Z, je vois bien mieux ce que c’est que cette fameuse objectivité que l’on apprend dans les écoles de journalisme, que tant de gens ont dans la bouche et, qu’au final, tout le monde invoque sans cesse sans comprendre que bien peu de choses sont objectives dans la vie… et d’autant plus quand on parle de musique où cette dernière est, justement et avant tout, une histoire de ressenti.

    Dans notre fil rouge, comme dans l’ensemble de nos colonnes et de l’antenne, la base c’est l’honnêteté et le ressenti. Notre reporter l’a ressenti comme ça, il l’a écrit comme ça. Tu penses que son analyse est une erreur et tu n’es pas d’accord ? C’est ton droit et tu as donc raison de nous faire part de ton analyse !

    😉

  • s’étais vraiment bien bonne ambiance bon l’organisation étais quand même moin bonne que l’année dernier mais s’étais vraiment génial vivement l’an prochain

    [Reply]

  • Sick Boogie murder !!!! Ils prétendaient pourtant sur scène qu’ils ne la joueraient plus, les bougres…

    [Reply]

  • IXequilibrium dit :

    J’ai qu’une chose a dire : A dimanche en espérant vous croiser.

    [Reply]

  • Se doucher à un fest, c’est pas métal.
    Merci pour le report, en espérant que ce fest se poursuive sous de meilleures auspices.

    [Reply]

  • pas terrible comme début , j’espère que ça va aller mieux ,

    [Reply]

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