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CR De Festival   

Motocultor 2016 : fil rouge du samedi


motocultor affiche juin Véritable rendez-vous estival, le Motocultor fait désormais partie de ces hauts lieux de pèlerinage pour les metalheads de France et d’ailleurs. Une fois encore, notre équipe a traversé l’hexagone d’Est en Ouest (en essayant de ne pas s’endormir dans les plaines de la Beauce) pour couvrir l’événement. A l’instar du Hellfest, nous allons essayer cette année de tenir à jour un fil rouge tout au long de ces trois journées, toutefois ne vous étonnez pas si nous prenons parfois du retard, comme le coeur la connexion internet a ses raisons et peut parfois nous jouer des tours.

Au programme : des reports, des reports, des reports, peut-être quelques anecdotes plus ou moins croustillantes, et encore des reports.

Be ready.

13h29 : Death oui, mais technique. Ce samedi commence avec Atlantis Chronicles qui s’impose riff burné sur riff burné devant un Dave Mustage déjà très remplie. Plutôt agiles de leur main gauche, les deux gratteux s’éclatent comme des gamins en shredant à qui mieux mieux. Les deux épaulent en plus ponctuellement le chanteur de quelques growls bien sentis. Ce dernier n’est bien sûr pas en reste, bien au contraire, et provoque un circle pit et autres dénuquages rugueux. Côté son, c’est correct hormis quelques petits larsens de ci de là. Efficace.

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14h10 : A 13h30 la Massey Ferguscene est déjà remplie pour acclamer Regarde Les Hommes Tomber. L’entrée en matière se fait sans attendre, nous proposant un mélange de black et de Death entraînant la fosse dans une transe totale. Le visuel mélange lourdeur et ambiant, démoniaque et imposé, laissant s’enchaîner les compositions du quintet dans une sérénité totale pour le plus grand kiff des fans de la première heure. Des riffs transcendants et puissants portés par une batterie carrée et fournie intelligemment, l’ensemble est idéal pour le frontman à la voix transpercente. Une prestation scénique sans bavure pour un show de qualité, la journée s’annonce pour l’instant très bien.

Rlht motoc2016

14h19 : Petite foule devant les pionniers d’Agressor. Délivrant un thrash / death à l’ancienne, ces derniers ont profité d’un son de très bonne facture malgré un vent tenace. Les francais démontrent une grande expérience et les titres s’enchainent sans accrocs, en dépit d’un public un tantinet amorphe. Alex Colin-Tocquaine se fait discret, se contentant d’annoncer les titres et de prendre la température du public. Reste que pour le show, Agressor ne fait pas dans la dentelle. Riffs acérés et blasts puissants, la recette traditionnelle du death continue de faire des merveilles. Agressor maitrise : simple et brutal.

14h26 : Entendu sur le camping, un débat entre deux mecs : « tout est du metal, les sous genres ça sert à rien. Metallica c’est du rock, le jazz c’est de la merde et les bigband ça date des années 70 à cause des hippies ».

15h17 : Infest c’est de la bonne humeur, une communion implacable avec le public et une force de frappe impressionnante. Programmé en remplacement du groupe de hardcore Blas’t, les bayonnais ne se dégonflent pas et envoient tout leur grindcore dans la face de la Dave Mustage. « Ça fait du bien du grindcore pour l’apéro » crie le chanteur pour poser le décors. Forcément, des morceaux très courts et des rythmes joués à 220 bpm assurent la majorité du show. Mais, le côté très intéressant des Basques est cette utilisation à la batterie de rythmes plus hardcore à certains moments (notamment vers la fin du concert) qui installent des vrais nuances. La basse bien grasse de Pat se coordonne très bien à la seule guitare et la présence scénique de Bud le leader est impeccable. Une vraie cohésion est installée notamment entre chaque morceau comme au moment de présenter le titre « Moshroom » où bud renomme le titre « Moshtente » pour marquer le coup. « Vous voulez pas qu’on fasse un apero avec du jambon et du pâté ?! » balance Bud à la foule, un vrai gars du sud-ouest. Le son est bien réparti et le pit se donne à fond, notamment au moment de réceptionner le leader qui s’en donne à cœur joie sur un slam. Une bien belle performance et comme ont dit Flo (le guitariste) et Bud pendant le concert, on se retrouve au bar à la fin du concert pour fêter ça !

15h49 : Du bon Hardcore old school, enfin ! Get the Shot est monté sur la suppositor stage pour tout retourner et c’est mission réussie dès les premiers titres. Du mosh pit, du circle, du wall of death à foison, la testostérone est au pic le plus haut pendant tout le set sans aucune interruption. Le son gras des guitares soulevé par une basse au grain gras provoque la violence dans la fosse pendant que le frontman canadien scande les chants hardcore de la discographie du combo. Rien n’arrête Get The Shot et sûrement pas la pluie survenue en plein milieu de set pour finir le concert sur un soleil radieux et réchauffant.

15h52 : Véritable monstre punk désarticulé baigant dans son bourbier noise, Fange investit la Masse Ferguscene en ce milieu d’après midi. C’est épais, ça dégouline. Ici, pas de bassiste : un trio machiniste/guitariste/batteur se charge de générer la masse musicale asphyxiante tandis que les deux chanteurs délivrent une rage frontale. Inutile ici de relever le caractère « imprécis » et crade du son : Fange cherche justement à susciter ce côté irrespirable, implacable. Le machiniste comble le moindre break avec une stridence oppressante (plus ou moins maîtrisée par la régie d’ailleurs). Oscillant entre riff incarnant un mastodon en bout de course en plein désert et cavalcade épique d’un dromadaire poursuivi par un hippopotame (si si), le combo de Rennes s’applique à enfoncer chaque morceau un peu plus loin dans nos esgourdes. Le frontman incarne très justement le pantin ballotté par ce flot rugueux avec un jeu de scène composé de spasmes alambiqués et d’ingurgitation de micro qui laisse place à des gueulantes viscérales. Au fur et à mesure du set, on regrettera peut-être la similitude des constructions qui misent principalement sur une lente décélération cathartique. Certes, c’est bien foutu mais ca reste répétitif. Globalement, le public est réceptif mais ne congratule pas plus que ca Fange qui ne s’est pas embarrassé du moindre mot envers son audience.

Fange motoc2016

16h43 : Vent de fraîcheur sur la Dave Mustage avec Giuda qui vient distribuer des tartes rock ‘n’ roll à l’assemblée. Bénéficiant d’un son top moumoute, le combo italien plonge le public dans une ambiance punk jumpy qui permet de couper l’espace d’un concert avec la fureur des consorts black, death, doom, thrash… Les musiciens étaient d’ailleurs visiblement attendus par une partie non négligeable du public qui a répondu massivement présent à l’invitation. Si le chanteur est celui communique le plus son énergie et sa bonhomie, le reste du groupe est également touché par le syndrome des zygomatiques relevés. Forza Romana.

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17h38 : Il y a une chose qui devient une tradition avec Hypno5e, c’est le mur de son envoyé droit dans la face des festivaliers. Alors oui, ceux qui ne connaissent pas la musique des francais risquent d’avoir du mal à suivre l’esprit presque schizophrénique du frontman Emmanuel Jessua. Entre passages atmosphériques et riffs meshuggesques, Hypno5e subjugue par une mise en place d’orfèvre. Les breaks sont chirurgicaux et font mouche à chaque fois. En somme le groupe continue dans la lignée du show donné au Hellfest l’an dernier : une petite lecon de musique. Ce qui est d’autant plus impressionnant reste ce qu’arrive à communiquer les musiciens tout en restant discrets. Complètement absorbés par leur musique, ces derniers n’ont nullement besoin de se mettre en avant ou d’en faire des tonnes. A ce titre, on remarque la prestation très convaincante du bassiste remplacant de Gredin, indisponible car blessé. Hypno5e puise dans tous ses albums pour fournir sa setlist, on regrette que seulement les deux premiers titres de Shores Of The Abstract Line viennent illustrer le dernier-né des francais. Cependant ce serait chipoter… Les concerts d’Hypno5e ont un peu tous la meme vocation en ce moment : rappeler qu’un monstre est en marche.

Hypno5e motoc2016

17h45 : C’est une formation bien particulière qui vient se produire au Motocultor puisque les tchèques de Pipes and Pints nous font l’honneur de leur présence. Le groupe évolue dans un style punk rock mais aux influences celtiques, donc cornemuse et tout ce qui va avec. Comme prévu et avec beaucoup de rigueur, les zicos attaquent leur set par des morceaux accrocheurs et rapides qui font danser tout le public. Le son de la supositor stage rend très bien et le soleil est au rendez vous pour ce grand moment de déconnade. La cornemuse leur apporte beaucoup de diversité et un folklore des plus déments. Pas besoin de dire que le groupe fait un carton et laissera une impression de fraîcheur dans le pit.

18h26 : Tout droit propulsé sur la Dave Mustage par le Headbang Contest, Sordid Ship se ramène armé de chemises hawaïennes, de ballons et d’un requin gonflable. Autant dire, la classe. Les morceaux s’enchaînent à toute vitesse et, s’ils ne laissent pas un souvenir impérissable, mettent l’ambiance dans la première partie de la fosse. La seconde, elle, regarde ça d’un oeil amusé. « On a des chansons trop courtes pour tenir quarante minutes, donc on va faire gagner un tee-shirt ! » S’en suit une course de matelas gonflables en stage diving entre un festivalier et le batteur, qui sombrera dans la fosse avec son navire de fortune. Bref. Un joyeux bordel.

19h22 : Goatwhore, c’est la garantie de n’avoir aucune surprise. Le groupe originaire de la Nouvelle Orléans n’est pas pret de changer de méthode : un death classique, lorgnant parfois du coté du thrash. La Supositor Stage est malheureusement attaqué par le vent qui vient ponctuellement flinguer les balances du groupe. Heureusement que ces derniers peuvent compter sur un Ben Falgost omniprésent. En réalité, le set de Goatwhore manque un tantinet de mordant. La faute peut-etre à une audience qui commence à accuser le coup. Goatwhore en live reste un classique. Ce soir, il est juste un peu poussiéreux.

Goatwhore motoc2016

20h25 : C’est une petite masterclass que Gorod a donné à tous les amateurs de death réunis sous la Dave Mustage. Les francais ont évidemment fait montre de leur impressionante technicité (le batteur Karol Diers a calmé son monde) qui, même si elle en perd quelques uns en chemin, ne peut pas laisser de marbre. Pour autant le set de Gorod n’est pas seulement une démonstration d’aisance. Le groupe arrive à asséner l’audience de quelques riffs bien sentis, à l’instar de « State of Secret ». Julien Deyres maitrise toutes formes de growls et arrive à communiquer son énergie aux spectateurs. Malgré la complexité, tout le monde est convié à headbanguer, ce qui prouve deux choses : Gorod a beaucoup d’expérience et ils sont en passe de devenir de véritables bêtes de scène. Seul bémol, une basse un peu trop ronde et discrète qui peine à se faire entendre notamment sur « Programmers of Decline ». Après l’excellente prestation d’Hypno5e et la facilité de Gorod, les français continuent de s’illustrer brillamment au Motocultor. En attendant Carpenter Brut…

Gorod motoc2016

21h15 : Voilà le moment que tous les fans de hardcore attendaient du séjour, Agnostic Front. Sans aucun doute l’un des patrons, des cadors de la vague. Né au tout début des années 80 à New York, ils font partie de ces groupes qui ne meurent jamais, un peu comme les Madball, Sick Of It All ou bien encore Suicidal Tendancies. C’est évidement sur la superbe intro d’Ennio Morricone extrait de le bon, la brute et le truand que le groupe entre sur la stage pour nous en foutre plein la tronche. C’est sur le puissant « the eliminator » que la formation commence son carnage à coup de blast beat de batterie et de riffs lourds qui entraînent tout le pit dans un chaos le plus total. Les fédérateurs « my Life, my way » et  » for my family » sont chantés par le public avec Roger Miret, pendant que les morceaux comme « police violence  » ou encore « victim in pain  » donnent des élans de folies à une majorité du public qui s’en donne à coeur joie. Le super « crucified » (du groupe Iron Cross) donne le sourire à tout le monde et fait headbanguer la foule dans les nombreux circle pit. La pépite ou plutot le hit « gotta go » est joué avec beaucoup de rigueur et les points sont levés à chaque changement de mesure. La formation new yorkaise va finir sur le morceau des Ramones  » blitzkrieg bop » qui est d’une simplicité à faire peur mais tellement bon et efficace pour finir, le pied. Pas grand chose d’autre à dire, après presque quarante ans de carrière, les vétérans de la scène sont toujours en super forme, les concerts sont de grande qualité et les setlists toujours aussi efficaces.

21h18 : Aux dernières lueurs du jour, Valient Thorr s’empare de la Massey Ferguscene et compte bien s’éclater duratnt le temps qui lui est imparti. Ca cavale, c’est du rock ‘n’ roll dopé aux amphétamines teinté de punk. Armés d’un tempo rarement en dessous de cent-soixante et fiers d’un nouvel album sous le bras depuis un mois, les musiciens diffusent nerveusement une énergie qui semble presque intarissable. Point de vue scénique, ça vagabonde dans tous les sens, ça fait des pompes pendant le solo de gratte et ça joue de la basse par terre. Sobre donc. Le son est bien équilibré et fait la part belle aux guitares enragées et aux invectives du chanteur qui est définitivement animé par une envie irrépressible d’en mettre plein les dents à l’audience. Valient Thorr n’est certainement pas avare en matière de communication, bien au contraire : chaque morceau est entrecoupé d’une leçon de vie ou d’une présentation succincte du prochain morceau qui permet efficacement de connecter la salle aux interprètes. Le public est d’ailleurs trop heureux de célébrer cette musique débridée et acclame sans réserves le victorieux Valient Thorr avant de poursuivre la soirée.

22h30 : En 2016 il peut paraître difficile de comprendre l’engouement que suscite Mayhem. Avec une qualité sonore douteuse, quinze minutes de retard et une prestation plus que bancale, une heure de Mayhem peut s’avérer un choix de running order risqué. Malgré l’aspect visuel toujours marquant, l’histoire et l’impact du combo sur l’histoire du black metal, Mayhem semble mal vieillir et presque désuet. Les fans du genre ont l’air heureux derrière leur sourire horizontal. C’est toujours ça.

Mayhem motoc2016

23h24 : Jello Biafra, du punk old school qui fait toujours plaisir. Les cinquantenaires au son de basse transperçant nous offrent ce soir un show puissant et plus qu’engagé, rabâchant les conneries du fascisme et du front national. Les Sex Pistols étant l’influence principale du combo, on se retrouve très rapidement dans une ambiance de punk en cave qui fait bouger les têtes et les points avec un sourire en coin, afin de plonger dans leur discographie au son rock punk qui fait péter les watts. Une reprise de « Holiday In Cambodia » de l’ancien groupe de Biafra, les Dead Kennedys, en morceau final laissera tout le monde heureux afin d’enchaîner sur les autres concerts avec une bonne pensée pour le punk qui n’est pas mort, et qui n’est pas prêt de l’être.

23h26 : La lumière blanche qui aveuglait le public depuis trente minutes se coupe. Les suédois se glissent discrètement sur scène pendant que se déploie l’enveloppe inquiétante de « Vicarious Redemption ». Vu la durée de ce premier péplum, on comprend très rapidement que Cult Of Luna ne va pas jouer beaucoup de titres. Mais on devine aussi qu’ils ont été choisis de manière méticuleuse et judicieuse. L’esthétique quant à elle est impeccable et dépeint sobrement une fresque teintée d’un gris froid et mécanique où les silhouettes se dessinent simplement. En termes de jeu de lumière, on côtoie tour à tour les saccades stroboscopiques et les pâles colonnes à la dérive qui balayent la voûte de la Massey Ferguscene. L’audience n’a pas le temps de digérer le premier morceau que Cult Of Luna enchaîne violemment avec « I : The Weapon ». Vertical est donc à l’honneur et va constituer le gros du set. Malheureusement les difficultés techniques surviennent : les guitares solos sont à peine audibles, le micro du chanteur fait des siennes et la tête d’ampli du bassiste ne semble plus marcher du tout. Heureusement le staff et la régie interviennent systématiquement et limitent les dégâts avec célérité. On sent que les descendants de Neurosis ne retiennent rien et subliment la fin instrumentale de « I : The Weapon » qui est poignante et serre les tripes. Un détour par Eternal Kingdom avec « Ghost Trail » maintient la tension palpable du spectacle qui amorce ensuite son final avec la pierre angulaire de Vertikal : « In Awe Of ». Le son de Cult Of Luna n’est évidemment pas laissé au hasard et percute massivement l’assemblée à l’image des deux batteries en fond de scène ou du chanteur principal Johannes Persson dont le chant est toujours aussi ciselé et écorché. Malgré les écueils techniques, on ne retiendra que la puissance et la virtuosité du combo suédois. Un constat s’impose alors : cinquante minutes, quatre titres, c’est trop court.

Cult of luna motoc2016

00h25 : Le Père fondateur. Celui qui a marqué le sentier du post-core et inspiré maints groupes comme Isis ou Cult Of Luna (tout juste sorti de la Massey Ferguscene) inonde la Dave Mustage de sa musique implacable et hypnotisante. Mais même si elle est depuis longtemps respectée, l’identité musicale de Neurosis n’en est pas moins difficile de prime abord. Avec des morceaux souvent proches de huit à dix minutes, le public doit plonger sans réserve dans les méandres qu’explorent les américains s’il veut pouvoir épancher sa soif de catharsis. Car c’est cette catharsis qui semble constituer la pierre angulaire de Neurosis. Le groupe outre-Atlantique prend minutieusement son temps pour développer des atmosphères lancinantes et mélancoliques qui viennent inévitablement se fracasser contre un mur monolithique de distorsion. Jouissif. Inutile de dire que les musiciens déroulent leur riffs mécaniques avec expérience et maîtrise. Leur son est franc et massif, comme convenu. Les lumières sont minimalistes et ne cherchent pas à évoquer quoi que ce soit et ne servent qu’à éclairer les protagonistes. Dommage, surtout quand on voit la symbiose visuelle et musicale que parvient à créer d’autres groupes comme Cult Of Luna. Mais peu importe. La masse sonore si organique nous ramène vite à la réalité exclusive du spectacle qui se joue devant nous : tout est dédié à la musique. Ni plus, ni moins. Et quelle dévotion…

Neurosis motoc2016

01h23 : Bon nombre sont ceux qui attendaient les refrains scandés de Soilwork. Arrivant avec une pêche soutenue sur scène, Le combo réveille les dormeurs avec son style à la patte très personnelle. Malheureusement, tout groupe a sa faiblesse, et il s’agissait ici sans hésitation du nouveau batteur fraîchement arrivé après le départ de son prédécesseur pour un job à temps plein chez Megadeth. La fosse n’en reste pas moins enjouée et bouge sur les riffs des presque papys jusqu’à la dernière note avant de repartir comblés par une prestation légèrement bancale sur l’ensemble mais pas moins efficace.

Soilwork motoc2016

01h26 : Ceux qui n’étaient pas prévenus ont du simplement halluciner. Carpenter Brut n’est pas du metal, mais en a tous les attributs : le sens du spectacle et la puissance. Accompagné de ses deux musiciens dont nous ne dévoilerons pas le nom, notre chef d’orchestre délivre une musique électro teintée de sonorités des années 80 à l’instar de Perturbator, Kavinsky ou Justice (sempiternelle comparaison on en convient), marquée par des breaks résolument agressifs, parfois plus imposants que ceux de certains groupes qui se sont produits aujourd’hui. Surtout, Carpenter Brut est une machine à tubes. Entre « Roller Mobster », le hit de Hotline Miami « Le Perv », « Meet Matt Stryker » et le fameux « Turbokiller », les français charment, tabassent, font lever la foule qui se prend au jeu. Sans compter l’énorme reprise de « She’s a maniac » que les festivaliers chanteront encore demain matin. Soyons-clairs le trio batterie-guitare-dj qu’est Carpenter Brut en live est à voir (et revoir). Monstrueux, point barre.

02h31 : Amenra arrive en dernier groupe de cette journée de samedi bien remplie. Les belges pratiquent un doom metal poignant et très entraînant. Bien en place dans la composition et dans l’engagement musical, les musiciens mettent un peu de temps à se mettre dedans. notamment avec Collin le leader qui regarde beaucoup derrière lui. Cependant, force est de constater que le doom et le côté très sombre de la chose sonnent très bien à 1h30 sous la Dave mustage… Le son est par moment un peu brouillon, mais ne porte pas préjudice aux rythmes lourds et lents que proposent Amenra. Un bon concert de fin qui clôture en beaute cette deuxième journée malgré certains passages un peu longuets par moment pour les non-initiés.



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