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Live Report   

Muse et Roland Emmerich : même combat



Artistes : MuseBiffy Clyro
Salle : Le Zénith (SOLD OUT)
Ville : Dijon
Date : 02-12-2009

Compte Rendu : Julie


Biffy Clyro

Il ne restait alors plus qu’à supporter tant bien que mal la première partie afin d’enfin pouvoir accéder à l’objet de convoitise des fans ici présents : Muuuuuuuse ! Nous serrons donc poings et dents en passant la porte de la salle afin d’affronter le groupe d’ouverture, notre inconscient étant resté bloqué sur l’indigeste Noisettes qui nous avait tant agacés lors du Black Holes and Revelations Tour il y a de ça quelques années…

Mais quelle ne fut pas notre surprise quand nous entendîmes raisonner le doux hurlement du chanteur de Biffy Clyro, accompagné de guitares bien agressives ! Ajoutez à cela l’extraordinaire présence scénique du frontman, qui ne supportait apparemment pas de rester plus de trois secondes au même endroit et qui nous a notamment gratifié d’un très bon solo de guitare perché au sommet d’un ampli. Même le plus extrémiste des fans de Muse n’a pas pu s’empêcher de taper du pied sur les riffs accrocheurs de Simon Neil et de se sentir impressionné devant un tel déploiement d’énergie. Nous restions donc sur une impression enthousiaste à la suite d‘un concert de première partie dont, au final, nous n’attendions pas grand chose.


Muse (photo : Site Officiel)

Malgré cette bonne prestation, toute cette hargne, cette énergie, ce côté « pas-metal-mais-presque » de Biffy Clyro sera réduite à néant par l’apparition sur scène de Matthew Bellamy. En slim rose. Une indéniable faute de goût.

Cependant, nous lui pardonnerons cette fausse note au vu de la grandiose prestation de Muse, tant au niveau de l’interprétation musicale en elle-même qu’au niveau du spectacle visuel et de la mise en scène, digne d’un film catastrophe de Roland Emmerich. Le but est d’en mettre plein les mirettes et les oreilles pendant 2 heures. Chez Muse, pour sublimer les chansons afin d’offrir un spectacle complet. Chez Emmerich, pour masquer la non-existence de contenu digne d’intérêt et la fadeur insipide du scénario. Mais ça, c’est une autre histoire…



Entrée en scène façon Kinder Surprise (photo : page wikipédia sur Muse)

Toute l’efficacité des lives de Muse est basée sur la tension dramatique mise en place dès que la lumière s’éteint : les premières notes de « Uprising » se font entendre tandis qu’un décor fait de trois grands immeubles s’illumine petit à petit pour former un escalier sur lequel on voit tomber des formes humaines. Au moment où la tension est à son comble et que les fans commencent à piaffer d’impatience tel le Metalo devant un concert de Dream Theater (Note de Metalo : qui est cette petite impertinente ?! Faites la immédiatement renvoyer !), les membres de Muse apparaissent au centre des trois blocs, qui s’ouvrent tel des Kinder « pas-si-surprise-que-ça » pour laisser apparaître Matthew, Chris et Dominic sous l’ovation du public.

Le spectacle atteindra son apogée avec « New Born », chanson emblématique du groupe et très attendue par les fans. Les premiers accords de pianos ont à peine raisonné dans la salle qu’arrive un jeu complexe de lasers tissant un réseau arachnéen au dessus de la tête des spectateurs, tout ébahis du spectacle
En ce 2 décembre de l’an de grâce 2009, le show sera également marqué par l’anniversaire de Christopher Wolstenholme, le bassiste du groupe. Celui-ci ne s’attendait visiblement pas à l’élan de motivation du public dirigé par un Matthew Bellamy hilare, pour lui chanter un incompréhensible bien que touchant « happy beurffdaï tou youuu » .


Y ‘zont piqué les jouets de Tool !
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Musicalement parlant, Matthew reste l’inégalable vocaliste qu’il a toujours été, jouant avec sa voix de façon improbable sur des morceaux tels que « Exogenesis ». On notera à ce propos qu’il a su abandonner les inutiles fioritures dont il abusait lors des précédents lives. Les envolées lyriques parfois grinçantes ne sont donc heureusement plus d’actualité sur les anciens titres comme « Hysteria » ou « Plug In Baby » et cèdent la place à une interprétation plus sobre qui gagne en efficacité et en honnêteté. Matthew a encore muri, et on aime ça.

Dominic et Chris ne sont pas en reste : ils nous offriront une impro basse-batterie tout à fait honorable qui tient cependant plus de la démonstration technique pure que du jam. Après ceci, on ne se demande plus pourquoi Muse est un groupe apprécié des fans de metal progressif et constitue une influence importante pour des groupes au même titre que Dream Theater. D’ailleurs, la formation occultera les parties vocales de « Hysteria » pour donner la part belle à un solo de basse. A la suite de quoi, Chris, pour se soulager de l’énooorme pression qui pesait sur ses épaules, fumera une cigarette. Plus tôt dans la soirée, une femme avait fait de même au beau milieu de la foule. Elle s’était gentiment faite expulser de la salle par les vigiles… On attend toujours qu’ils aillent chercher Chris pour le mettre dehors parce non, on ne fume pas… Même si on fait partie de Muse… Et même si on a des chevilles plus grosses que des troncs d’arbres !

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Outre ce petit incident, le concert se finit comme il avait commencé : de façon grandiose. Le groupe entame « Knights Of Cydonia » alors que d’énormes ballons remplis de confettis tombent sur le public, qui frappe dedans à c?ur-joie. Les jeux de lumières font un bouquet final afin de donner aux fans un final qui les fera patienter jusqu’au prochain show. Un show qu’ils ne pourront bien sûr pas manquer parce que, décidément, Muse, c’est comme le vin, ça se bonifie avec le temps.

Setlist

Uprising
Resistance
New Born
Map of the Problematique
Supermassive Black Hole
Guiding Light
Interlude
Hysteria
Nishe
United States Of Eurasia
Cave
Helsinki Jam
Undisclosed Desires
Starlight
Plug In Baby
Time Is Running Out
Unnatural Selection
Exogenesis: Symphony, Part 1
Stockholm Syndrome
Knights Of Cydonia



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  • Ah le zenith de Dijon… Je crois bien qu’il se déplace pour que l’on ne le trouve pas! ^^
    Muse, sa fait des années que j’en ai pas écouté, sa fait bien 4ans! j’aimais assez mais j’ai découvert d’autre style de musique que j’aime beaucoup plus!
    Sinon, j’ai bien aimé ton article 🙂

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  • Hello Saff’ ^^

    Imagine le jour où on devra couvrir un festival toutes les deux dans une bourgade perdue au fin fond de la cambrousse. Meme en additionnant nos sens de la (dés)orientation, je suis pas sur qu’on arrive à bon port 🙂

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  • Je ne connais pour ainsi dire pas du tout Muse (je vois déjà venir les tomates :P), mais ce report m’a bien amusée ! Bravo, Julie !

    (C’est donc toi qui m’a piqué mon sens de l’orientation ? Pas cool, il était déjà tout pourri, alors si en plus on doit le partager…)

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