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Song For The Deaf   

My Sleeping Karma : la transe ascendante


Assister à un concert de My Sleeping Karma juste après celui d’un groupe aussi énergique que Valient Thorr comme ça nous est arrivé l’an dernier au Hellfest, n’était pas la meilleure manière de faire connaissance avec ce groupe. En seulement quelques minutes, on n’est normalement pas prêt à faire cette descente de la folie furieuse à la contemplation.

Par conséquent, il était impossible d’apprécier, comme ma pomme victime de cet effet, l’ambiance distillée par ce groupe allemand de metal psychédélique, alors que, une fois bien calée avec les premiers albums du combo dans les oreilles (trois sortis entre 2006 et 2010), les chakras bien ouverts, il suffit d’arrêter tout ce que vous êtes en train de faire, de fermer les yeux et de se laisser bercer par la musique tandis que votre corps ne remue plus qu’au rythme de leurs composition.

Il aurait sans doute été plus judicieux sur le moment de laisser une chance à My Sleeping Karma en ce matin de juin 2011 pour ainsi apprécier le son de ce trio à sa juste valeur plutôt que de dire : « C’est naze ! Quand c’est que ça part ? ». Mais comme mon avis ne comptait pas à ce moment-là (ce serait un comble), ça n’a pas empêché le groupe d’aller de l’avant et quatre mois plus tard il signait avec Napalm Records chez qui – après trois albums sortis sur le label allemand de musique stoner Elektrohasch Records (un nom qui en dit long) – il fera partager son quatrième opus, Soma, le 1er octobre prochain.

Apparemment, Napalm fait attention à son Karma car ce coup relativement audacieux de la part du label n’est pas sans précédent, et ce précédent a pour nom Karma To Burn, un autre groupe qui ne manque pas de points communs avec My Sleeping Karma outre ce nom. En premier lieu, les deux formations ont l’audace de ne produire qu’une musique purement instrumentale (à quelques exceptions près chez K2B). Audace donc de la part du label que de parier sur de tels groupes qui eux-mêmes misent tout sur leurs compositions et ne cherchent donc pas à s’appuyer sur le potentiel qu’a tout chanteur dans le rock en général : être une figure de proue (surtout en live) mais aussi tout simplement avoir une voix qui apporte un chant qui peut être repris par son public. Conséquence de cela : ils n’ont aucun texte qu’on pourrait fredonner, des mots qui nous traineraient dans la tête… Mais au moins aucun des membres du groupe ne se retrouve effacé derrière la personnalité d’un frontman. Tout est basé sur la musique elle-même.

Et cette musique, c’est aussi un autre point commun entre ces deux Karma qui peuvent, l’un comme l’autre, vous mettre en transe. Même si c’est là que se trouve aussi la différence entre les deux trios. Les Américains de K2B produisent avec leur son plus stoner une transe sous le signe du feu, une transe chaude comme le goudron en plein soleil, qui vous fait tremper le maillot et vous entraîne dans un état frénétique dans lequel on voit des hommes au torse nu plein de sueur se bousculer. Les Allemands sont plus placés sous le signe de l’air avec une musique plus planante, qui donne envie de se poser par terre et d’attendre que les notes vous soulèvent.

Et l’on se pose la question : est-ce qu’on retrouvera ce même potentiel sur ce quatrième opus ? Le groupe a-t-il changé de cap musicalement en ayant passé un cap en rentrant dans la prestigieuse maison Napalm ? En soi, le combo n’a pas perdu la boussole, toujours pointée vers de plus hautes sphères et on peut déjà en juger grâce à ce titre « Ephedra », en écoute sur le site The Obelisk, ô combien difficile à écouter en travaillant tant il appelle à d’autres activités tellement plus spirituelles.



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  • My Sleeping Karma et Karma to Burn sur une même affiche, ça pourrait être sympa ! ( bon par contre, je pense que Sleeping Karma à plutôt intérêt à jouer avant Karma to Burn… )
    Bon par contre, metal psychédélique ? Assurément non, ça n’a rien de metal !

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